La deuxième Convention nationale acadienne Miscouche Île-du-Prince- Édouard les 14 et 15 août 1884 U terme de la Convention de Memramcook, en 1881, il fut décidé que la deuxième Con- vention nationale aurait lieu à l'Île- du-Prince-Édouard. Un tel choix fut sans doute motivé par la bonne et impressionnante participation des insulaires à l'événement de Mem- ramcook. La paroisse de Miscouche fut choisie comme site de la Convention surtout parce qu'elle n'était située qu'à une courte distance de Summerside et qu'elle était facilement accessible par train. Summerside était en ce temps- là reliée à la terre ferme par un bateau à vapeur qui faisait régulièrement la traversée depuis Pointe-du-Chêne, près de Shédiac. C'est donc en cette ville, sise sur la baie de Bédèque, que débarqueraient la plupart des délégués en provenance de l'extérieur de l'Ile. Miscouche était à l'époque une paroisse acadienne assez prospère. D'abord connue sous le nom de la 12 Messieurs, — l'appel qui leur est fait. \ seront traitées. et la bénédiction du ciel. 5 août 1884. Manifeste du Président Tout indique notre 2me convention nationale, convoquée à Miscouche pour le 15 du présent mois, doit être couronnée de succès. Nos compatriotes partout s'empressent de répondre à Nous espérons qu'à cette réunion de famille nous pourrons resserrer les liens qui nous unissent, aviser aux moyens à prendre pour avancer avec plus de succès encore dans la voie du progrès, apprendre à nous mieux connaître et à mieux apprécier la mission à laquelle nous a destinés la Providence. Nous avons à coeur, en convoquant cette réunion, de tra- vailler à l'amélioration de notre condition sociale et politique et à tout ce qui peut rendre meilleur notre état comme peuple. Les questions d'éducation, de colonisation, de commerce, etc., y Nous vous invitons donc à vous rendre à Miscouche pour le 15 en aussi grand nombre que possible. Efforçons-nous, surtout, par notre bonne conduite, notre assiduité au travail qui nous y attend, notre déférence pour les opinions d'autrui, et par notre union patriotique, de mériter l'approbation de nos supérieurs ecclésiastiques, l'estime de nos semblables, le respect de nos concitoyens d'origine différente, Que nous nous amuserons, j'en suis certain, que nos labeurs auront pour résultat l'avancement de notre intérêt général, j'ose l’'espérer et offrir des voeux pour la réalisation de cette attente et pour notre plus grand bien. Veuillez me croire votre serviteur dévoué, (Le Moniteur Acadien, le 7 août 1884) re PA. Landry, Président. FC L Belle-Alliance, cette paroisse avait été fondée en 1817 par un groupe d'Acadiens de la Rivière-Platte, située à peu de distance de Miscouche sur le littoral de la baie de Malpèque. À cet endroit, ils étaient locataires du Colonel Harry Compton, le proprié- taire du Lot 17. Des relations diffi- ciles se développèrent entre les Acadiens et leur propriétaire, ainsi qu'avec leurs voisins anglais, de sorte Æ 7 que la plupart quittèrent la Rivière- Platte à compter de 1812 pour aller s'établir ailleurs dans le comté de Prince. Les derniers à quitter l'endroit profitèrent d'une offre du Colonel Compton et achetèrent, en 1816, 6,000 acres de terres non défrichées pour la somme de 625 livres. Ils nom- mèrent d'abord ce site Belle-Alliance et ce possiblement afin de souligner l'heureuse entente conclue avec le