24 de 5 mois. Le parein mathurin Renaud habitant du havre St-Pierre, la mareine Marguerite Armetchek femme d'Antoine Arghimo capitaine des sauvages Mikmaques, lesquels ont déclaré ne sçavoir signer de Breslay — gd. vre. Ce qui est intéressant avec l'oeuvre de M. Pierre Margry c'est sa fidélité ä l'original. Lorsqu'il s'agit d'une page déchirée, le copiste l'indique dans son receuil. La partie déchirée est malheureusement perdue. Là où l'original porte une tache d'encre, Pierre Margry la signale dans sa copie. Parfois on voit une feuille dont le bas est déchiqueté excepté pour une pointe sur laquelle il écrit ce qu'il trouve dans l'original. Pour ce qui est du premier mariage enregistré par l'église ä Port LaJoye de personnes de race blanche, il est daté du l7 avril 1721. Il s'agit du mariage de François du Roché et d'Elizabeth Bruneau, originaires de Bretagne, France. Il est tout probable que le nom du Roché ait été changé ä DesRoches, dans le cours du temps. Je cite ensuite la noyade d'un jeune garçon dans les ports (probablement a St—Pierre—du—Nord) dont le corps n‘a point été retrouvé. Le 3 juillet 1721... j'ai soussigné et certifie qu'Etienne Poitevin agé de 8 ans fils d'Etienne Poitevin et d'Anne Daigle a été perdu le 6 juin de la présente année dans les ports et qu'il n'a point été retrouvé Témoins: Louis LeBouve et François Boisseau pêcheurs signé de Breslay curé. Port—LaJoye ou Port LaJoie: Nous trouvons dans ce ree gistre surtout la première orthographe. "La Joie" s'épelle aujourd'hui avec "i". Anciennement on trouve un "y" â la place d'un "i" dans l'épellation des mots. L' "y" ä la place du "i" est une forme de stylisation qu'on employait autrefois. Souvent dans le registre on trouve l'épellation max pour le mois de mai - aujourd'huy pour aujourd‘hui. ParfOis on voit aussi l'orthographe Port LaJoie. L'abbé de Breslay l'emploie. Dans le cas.oû l'orthographe d'un mot donne un double "s", on voit la première lettre "s" en forme stylisée. L' "s" prend la forme d'un "f" — (exemple paroifse). L'instruction chez les Acadiens ä cette époque était presque nulle. Cela se voit lorsqu'on lit entrée après entrée et que c'est écrit que les témoins des cérémonies ne savent signer. "La mareine a fait sa croix ainsi que le père de l'enfant" ou "...lesquels ont déclaré ne sçavoir signer"