rene , L'IMPARTIAL. Le seul Journal Fran:ais dans °°. du Prince Edouard. Publié je Jeudi de chaque semaine. ABONNEMENT : L'IMPARTIAL un an... … $1.00 L'Impartial et Buote’s Monthly $1.30 Toutes communications, re- mises, etc. doivent être adressées à F. J. Buore, Tignish, I. P. E. es on ce ne ce «mnt : D un 0 sédbemn ve + symgut »— | L'IMPARTIATLI. TIGNIS :. 65 AV'IL 1894 ‘Le jeurral. € est Ja grande chaire du our. Dn hant de rrette chaire, l’apôtre, le prédicatenr se fait entendre. nou plus entre les murs d une église, mais à tout le monde. La presse eat immense pour le mal ; il faut qu'elle soit plus puissante pour |: bien. L'Abbé Henri Raymond ('asgrain. meme comte L'hen. S. F. Perry a de- maudé les informations sui- vantes à la chambre des com- munes : 1. Sur quelle recommanda- tion la station de Mill River a t-clle êté transférée à How- lan Read ? 2. Le gouvernement a t-il réglé d'une manière finale le compte de l'ingénieur Palmer peur les services de ce der- nier dans le détroit de Nor- thmmberland pendant l'été de 1892 ? Si le compte est réglé quel est le montant qui a été payé à Palmer ? 3. Yat-il une somme de $1.000, eu une somme quel- conque, qui n’a pas été dé- pensée sur la somme appro- priée pour réparations du brise-lame à Miminigash, I. Pr. Ke j. Le départe nent des tra- vaux publics a t-il autorisé, soit par centrat ou autrement, de draguer le long du brise- lame de Miminigash EL. P, E. ? S'il y a contrat, qui est ce qui l'a obtenu ? Quel est le mentant du contrat ? Le gou- vernement est-il satisfait qu», en permettant «le creuser ain- si, de grands dommages ne soient causés au brise-lame ? 5. Yat-ilen quelque opé- ration de faite l’été dernier dans le détroit de Nerthum- berland depuis le Cap Tra- verse au Cap Tourmentin, en vue d'obtenir des informa- tions sur la possibilité de construire un tunuel, et de mettre les ingenieurs en état de pouvoir former une opini- en de ce que pourrait couter le tunnel ? S'il en à été ainsi, à qui le contrat a t-il été don- né et qui était l’ingénieur ? Cembien d'épreuves ont été faites ? Combien a couté l'on vrage ? Est-ce l'intention du gouvernement de faire con- tinuer cet ouvrage eet été ? 6. Quel est le mentant qui a été perçu, et payé durant l’êté de 1893, au port de Tig- nish ? dde. AUX INSTITUTEURS Comme neus l'anrenciens la semaine dernière, la ques- tion suivante nous a été en- voyée par un de nes institu- teurs : Deux méthodes sent admises dans l’en seignement : la méthede ‘‘déductive” et la méthode ‘inductivr.” Quell- est celle qui couvient mieux aux commencants ? Les réponses doivent être envoyées à l'IMPARTIAL pour publicatien. LE COURANT POLITI- QUE AU NOUVEAU- BRUNSWICK. Les rumeurs politijues yoguent à pleine voile au Nouveau Brunswick, par le temps quicourt, De tous les points de la province surgis- sett des aspirants qui veulent se rendre à Ottawa, coute que conte, Dans le cas on M. Josiah W ood serait appe- jé au sénat, on dit .qne M Jairentreprendrait de rem- rterle ceraté de Westmor- | land. D'autres disent que M: Powell doit entrer dans l’a- rène. Le Trauscript de Monc- ton dit qu'on parle aussi du juge Welis. Enfin, on cite M. J W Y Smith comme étant celui dont les chances serai- ent les meilleures, vu qu'il a plus de leisir à sa disposition et plus d‘écus à mettre au jeu ; car, il ne faut pas ou- blier que ça coute gres pour avoir des votes dans West- morland, x % Même démangeaison pour les honneurs dans le comté de Kent. Le Richibucte Re- view dit que M. Urbain impot, et quant aux bestiaux, da financièrement et cemmer- cialement parlant et tant que nous serons dans la période de création industrielle, il s'impo- sera comme base à l'assiette de l'impôt. La proposition oefficicile du nouveau tarif ne s'accorde guère avec les provisions géné. rales. Les boissons et tabacs restent dans la même situation que l'an dernier, Les droits sur les produits agricoles ne subis- il y a substitution des droits ad | valorem aux droits spécifiques; | les grains sont sujets au même Johnsen, ex M. P. P. aspire | pores vivants et pores abattus, lai aussi à un siège sénatorial. | viandes et produits des ani-. | maux, ce sont les droits ad va- M. Johnson dit que ses ti- tres à un siège au sénat sent meilleurs que ceux de l'hon. J. O. Arsenault. C’est assez cru ; mais, que voulez-vous, quelque fois la vanité se joue * Arrivant ds le grand et populeux comté de Gleuces- ou y trouve une fournée d'as- pirants flambant nenfs, tous en train de se frayer an che- min qui les conduise à Otta- wa. On nemme MM. Sivreright R Young, J. Young, Stewart etc, Le Courrier de Bathurst dit que l'avocat N. À. Landry est aussi sur les rangs. M. Landry n'en est pas à son premier essai politique dans Gloucester. Deux fois déjà il a contesté le comté sans succès. Muis il y a le dicton : gare à la troisième fois. Un ceup de la fortune pourrait bien le faire sortir victorieux cette fois-ci. Si, cependant, comme ou le rapperte, M. Burns ticnt le cermté de Gloucester entre le doigt et le pouce, M. Landry doit s'at- tendre à un rade combat. Mais, d'autre part, Glouces- ter est uu comté où les Aca- diens commandent une grande majorité, et s'ils sa- vent tirer avantage de cette majorité, il n’y a rien pour empêcher M. Landry d’arri- ver à la victoire ; et il y arri- vera si les Acadiens de G'ou cester ne se laissent pas sé- duire par cet esprit de parti qui à déjà été, à plusieurs reprises, fatal aux Acadiens dans plusieurs centres fran- çais de la province du Nou- veau-Branswick. Les Aca- diens de Gloucester ont un français sur les rangs. Leur devoir ést de supporter leur compatriote. En agissant ainsi, ils feront honneur à Jeur nationalité et s’attirerent le respect des nationalités étrangères. 6 LE TARIF (De la Minerve du 28 ma's) Le nouveau tarif douanier au Canada est connu depuis hier, Ce n’est pas la révolution qu'il apporte, dans notre législation fiscale, mais l'ajustement de l'impôt à ce qu'exigent au- jeurd’hui le commerce, l’indus- trie et l’agriculture. Ce que le gouvernement a promis est tenu, le remanie- ment proposé au parlement n'offre aucun changement brus- que ou radical ; nous passons par une transition naturelle et legique d’un régime jusqu'ici nécessaire à un régime mitigé et propertionné au nouvel état de choses produit par la marche des événements depuis quinze ans. Notre pays ne peut pas se passer de protection. Il est sous ce rapport dans la même posi- tion que tous les grands pays du monde, sauf l'Angleterre, qui après avoir profité de ce sys- tème ne l’a abandonnée qu'une fois son industrie maitresse de tous les marchés. Aussi le prin- cipe protectionniste n’a pas été laissé de côté par le gowverne- ment. Depuis quinze ans l’ap- plitation de ce principe a fait notre force, 1l a relevé le C'ana- | lorem qui succèdent aux droits 1 . 1@ | lainages et des fers. même de l'age le plus avancé. | SR OR PEUR | sait la cause. | sous ce rapport est assez avan- | spécifiques. nous disions, hier, des cotons, Il ya ré- On en cée pour défier la concurrence. | | Le coke est admis en franchise, et les droits sur les instru- ments arateires sont réduits de 35 à 20p.c. La réduction to- tale des droits produira, en pre- nant comme base les importa- | tions de l’an dernier, une perte de $1,500,000 dans le revenu. Tel que revisé, le tarif est ré- duit de 2 p. c. dans son ensem- ble, ce qui le met à 2 p. c. plus bas que le tarif Wiison. Ce sera en rognant sur les dépenses, en établissant une rigoureuse économie que le gouvernement arrivera à balan- | cer le compte de J’admimistra- tion fiscale du pays. ———— LA LIGUE DE LA CROIX ST ANTOINE DE BLOOMFIELD Dimanche 25 mars. jour de Pâques, l'anniversaire de la “Ligue de la Croix ici,les mem- : bres de cette association se sont réunis, dans l’après midi, pour l'élection des officiers qui sont : Rev. F. X. Gallant, Président. F. Pitre, Alphonse Arsenault, Trésorier J. C. Doiron, Secrétaire Joseph Pineau Eusèbe Pitre Andre Martin Jerome Arsenault $ Conseillers Michael McLellan Churles Dunn Au delà de ‘40 nouveaux membres se sont enrolés à cette occasion, ce qui porte le nombre à 360. Le Rev Père Gallant et le Rev Père Burke, d’Alberton, adressèrent des paroles d’en- couragement aux membres, les exhortant à combattre vaillamment cet ennemi du geure humain, l’intempérance ; non seulement pour quelques mois ou quelques années, mais durant toute leur vie: de se tenir constamment sur la défensive contre ce tyran implacable : que l’ivrognérie est la porte par laquelle entre bien d’autres vices ; que le plus sûr moyen de se garantir de ses attaques est de teurner le dos à toutes boissons enivrantes, ce qu'il est abselument nécessaire de faire sil'on veut être bon catholique ; mériter le respect et gagner la cenfiance de ses concitoyens. Considérant ce qui s’est opéré dans cette paroisse depuis l'établissement de la Ligue, et aussi la bonne volonté que tous les paroissiens ont montré à ce dernier appel de leur pasteur, il y tout lieu d’éspérer que la belle et noble vertu de tempérance jettera de profonde racines dans cette par- oisse ; que sous l’ombrage de cet arbre majestueux, viendront s'asseoir les générations à venir, et que les fruits qu'il produira feront le bonheur dela pos- térité. MiLes L'IMPARTIAI. sent aucun changement, mais | ——!.%, Notre industrie Vice Président : Nouvelles de la Capitale. LEGISLATURE PROVIN- CIALE. [De notre correspondant spécial ] Mercrédi, le 28 mars le lieu- tenant gouverneur Howlan a ouvert la première session de la chambre sous le système d’a- malgamation. Après les démon- strations et les formalités ordi- naïires en de telles occasions, ie lieutenant gouverneur a ln le discours du trône. À l'excep- tion du paragraphe où le gou- yérnement annonce son inten- tion d’impeser des taxes, il n’y a rien dans ce discours qui soit : de grande importance. Après la lecture du discours du trône, sables au fonctionnement de la | machine gouvernementale fu- rent élus et la chambre ajourna : au lendemain. .:..29—_La Chambre s'étant as- semblée à 3.30 p. M. la lecture . de l’adresse en réponse au dis- , cours du trône fut lne par M. | Bell. Ce n’est qu’une simple ré- | pétition du discours du trône. 30, MM: McKinnon et À Pe- ters adressent la parole-en fa- vernement se propose de suivre M. Gordon, chef de l'opposition | fait un discours bien pensé ét | conclut en disant ju’il croit que | les prédictions de prosperité que | fait le gouvernement pour l'a- | venir sous le régime qu'il pré- tend établir, ne sent que des châtéaux en Espagne. M. Shaw inflige une sévère reprimande à M. A. Peters qui, dans son discours, avait fait allusion à nos cultivateurs comme d‘pen- | | | | qu'ils viennent en ville, beau- coup plus que la somme le gou- vernement se propese de leur imposer comme taxe. NOUVELLES ETRANGERES DRAME EN MER New-York, 26—On vient | d'apprendre qu'un drame poig- nant s’est déroulé à bord du steamer de :a ligno Ancoor ‘“An- choria” qui vient d'arriver de Glasgow à New-York. Parmi les passagers d’entre- | pont se trouvait un Américain du nom de James Melvin, qui revenait d'un voyage en Ecosse. Melvin avait été été frappé d’insolation, parait-il, l'été der- nier, et ses compagnons de voy- age le considéraient comme 1o- | qué, mais inoffensif. Cependant | le matin de 16 mars, les passa: | gers d’entrepont ont été jetés | dans le plus vif émoi en voyant Melvin apparaitre sur le pont et brandissant un grand couteau Chacun s'est garé de son mieux mais Melvin n’en a pas moins réussi à frapper un immigrant du nom de Charles Macklehorn. Quelques efficiers et matelots “sont arrivés sur ces entrefaits et ont essayé de s'emparer du fou. Mais Melvin a réussi à les tenir à distance avec son cou- trade, il a sauté à l’eau en pous- sant un cri perçaut. Le capitaine, M. Yaung a fait arrêter le steamer aussitot que possible et une embarquation aété mise à l’eau. Mais il n’a pas été possible de retrouver Melvin, et après une demi- heure de vaines récherches l'embarquation a été remontée. Le médecin du bord a pansé la blessure de Macklehorn, qui, heureusement était sans gravi- té quoique très douloureuse. AU BRESIL. Rio de Janeiro, 26—L'’acte du président Peixoto qni vient de remettre en vigueur les décrets imp‘riaux de 1838 et 1851 au- -torisant l'exécution sommaire | des insurgés a poussé les gou- Dit les différents officiers indispen-. Le tarif s'accorde avec ce que veur de la politique que le gou- sant inutilement à boire lors-. teau ; puis, enjambant la balus- | Mr GS PET ANR REASON 4. -de guerre portugais. ni METRE RAT NP EE UE PRE _yernements des Etats-Unis, de l'Angleterre et de l'Italie à re- commander au gouvernement brésilien d'agir avec humanité à l'égard des insurgés qui se sont réfugiés à bord des navires On croit que la mise en vigueur des an- ciens décrets est dirigée spéci- alèément contre l'amiral de Ga- . ma ef ses officiers. Buenos Ayres, 26—L'amiral Mello a été proclamé chef du gouvernement insurgé à Deste- no. On dit qu'il est déterminé à continuer la lutte contre le président Peixoto. Londres, 26—Le Times pro- teste contre l’action de Peixoto. PECHEURS EN DANGER. St Jean Terreneuve, 26—-La police vient d'arrêter l’auteur des diverses explosions qui se sont produites depuis deux ou trois mois dans cette ville et y out causé le plus vif émoi, C'est un nommé Charles Rawn, jeune homme âgé s.ule- : ment de dix-huit ans L'accusé a fait des aveux com- plets, On affirme que Rawn a été rendu fou par la lecture des ex- | ploits de Vaillant et d’autres | anarchistes parisiens et qu'il est atteint de la manie de les imiter. ERASTUS WIMAN New-York, 26—Erastus Wi- man à été interviewé ee matin à propos d'un paragraphe pu- blié récemment, où il est dit que W. G. Murdock, de Toronto avait été retenu peur le défen- dre par M. Max L. Frank, de : New-York. M. Wiman a déclaré que les noms de ces deux personnes lui étaient inconnus et de plus qu'il se reposait entiérement sur ses défeuseurs dont les journaux ont déjà publié les noms. Ce sont le général Tracy et son as- socié M. Boardman, assisté de M. J. N. Greenshisids, de: Montréal. LES PENSIONS AUX ETATS-UNIS Washington, D. C., 24—Les sommes allouées, l’année der- nière. par le congrès des Etats- Unis, pour les pensionnaires de l’armée, ont atteint le maximun soit plus de 160 millions de dollars. Dans le budget, cette année, ls réduction faite est de 14 millions et le public doit s'attendre à voir désormais une diminution gradnelle de cette taxe énorme, LES NEGRES VEULENT Birmingham, Ala, 24—Dans une conyention de nègres tenue récemment ici, et à laquelle en- viron 3000 personnes assistaient ilaété résolu qu'en vuesdu peu de progrès. accomplis “par la race noir aux Etats, il valait mieux que les nègres retour- nent en Afrique et essaient de former une grande nation. Plusieurs lignes de bateaux ont déjà offert de les EEE en Afrique quand ils seront prêts à partir Barcelone, 26—L'anarchiste Garriquez est mort en prison. Garriquez était asthmatique. 11 ayait été arrêté comme étant impliqué dans l’attentat contre le général Martinez Campos et aussi pour avoir trempé dans l'explosion du théàètae Liceo. MORT D'UN DYNAMITARD MODUS VIVEND: Washington, D. C., 26—Tout porte à croire qu'un arrange- ment quelconque sera pris par le gouvernement des Eiats-Unis sg are d'Ée mmndnr et l'Angleterre, au sujet des pé- cheries dans la mer de Behri L'entente sera conclue d'ici à prolongation du modus vivendi actuel, en attendant que le gou- vernement britannique passe les lois nécessaires pour mettre en vigueur les réglements or- donnés par la cour d'arbitrage, à Paris. L'ETE <e+c APPROCHE. IL VOUS faut un | habillement pour la saison. : N'oubliez pas de venir me voir | ayant de vous le procurer. Je | peux vous habiller aussi com- : fortablement et a meilleur mar- | ché que nul autre. D. J. DOIRON, St. Antoine de Bloomfield, 2 Avril 1894. A. POIRIER, | Marchand de Marchandises Sèches, Epicerier Quincailleries, Chaussures Farine, Thé, Tabac, ete. Tailleur. i | | | Depuis que j'ai ouvert mon | nouveau magasin, je suis daus | une position de satisfuire le | pablic mieux que jamais. Produits de toutes sortes pris- en échange pour marchandises J'ai aussi dans mon magasin un Teliphone pour la com modi té du public. ST. LOUIS, I. PE. Nov 9 93 { | | { | | À ! 4 1) | — Re QPTICA!, CO0DS, << OPrRISMT' 4% + BE CAREFUL of your eyes. Don't let them be- come strained or ‘overtaxed when the use of glasses will ob- viate any weakness or dificulty of vision. If you ned spectaelss, | the sooner you will gt thein , the greater service they will | render you. If you wil! let us | examine your sight, we can de- | termine the question of what | | | you need, and supply the pro- per glasses. 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