À meme ogg ne ju PEU he. corn « "t > eg a" CES st 4 7" FONDE EN 1893 DANS L'INTERET ABONNEMENT : UNAN 5100 DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN SIX MOIS 90€ HEBDOMADAIRE F. J, BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISH Vol 3 No ‘7. Tignish, Ile du Prince Edouard, Mardi le 29 Dec. 1914. 22ieme Annee. eo d Æ D æ M € e Organe, dans la langue francaise, du Parti Liberal des Provinces Maritimes. } ve gr Li re ne RON et ne CZ onne € eureuse Annee a tous nos Lecteurs “<=: ) sr” ——<"__ < lutions intérieures formentées par! NOEL D'AMOUR les sectes qui ont allumé la guerre Kite ue à REVES DE NOEL internationale ? Comment par- . KR NN SES GÈ KR \ù , : L à Dans le défilé des équipages bruy- Sp NN RK RN viendia-t-on à les empêcher de ré 4 NT A © ps > Ù À aliser leur plan de bou'eversement suis, qui passaient, au, sortir de la K ( ke | 0 | Voici Noël : Je rêve à l'humble maisonnette sébaules:3 messe de minuit sur le grand boule- RE. Qi NN | Des simples et des inconnus. ae RU vard montréalais, une tête brune NN N À Je rêve un bon gros feu de cèdre et d'épinette k *% + apparût, saluant d'un sourire et ed s Pour ch ‘uffer les pieds qui sont nus. Quant à nous, chrétiens de toutes | d'un signe. } races, prions avec le Pape de la] Jeanne ! : É ds à Paix pour que sa voix soit écoutée| Richard Mérat resta interdit figé Je rêve que les bons, dont ls ra __— |taudis qu’il u'est pas encore trop|sur place, dans la contemplation ” - Cr 7. _—. 458 tte tard. muette et trop rapide de l'adorab'e Et que les petiots sans famille et sans mère : Doit On ; M do less sise Comme catholiques enfants de créature qu’il venait d'entrevoir, L ris l'immense famille religieuse, dont admirable rève.de séduction, d'ir- #“ le Pape est 1 chef sacré, souvenons |radieuse beauté ! Je rêve que les morts : nos cher vieux et nos vieilles, nous, dans ce moment de crise et| Depuis le jour où l’humble étu Viennent comme un rendez zons, d'angoisse, qu'il vaut mieux obéir |diant, chez le père de Jeanne, daus d Les ho'nmes vigoureux et les femmes vermeilles, à Dieu qu'aux hommes, à la voix | un bal, l'avait rencontrée, son coeur \ Pour manger le pain avec nous. Je rêve qu'aux détours sinistres de la route On ne voit plus person Je rêve qu’il n’est plu n® errer; s de grand Âme en déroute, Ni de beaux yeux faits pour pleurer. Je rève pour les fils de la noble souffrance, . La promesse des jours plus beaux; Je rêve plus d'amour, surtout plus d'espérance, Et moins d'oubli sur les tombeaux. du représentant de Dieu qu’à celle des hommes de guerre à cutrance. Le Vicaire du Christ sait. pour quoi nou; devous prier et travailler en vue de la Paix. Les homtües de la guerre à ou trance ne veulent pas écouter la voix de la Paix, qui est celle du Christ. Ils obéissent aveuglément à leur passion de vengeance. Pendant que le Pape prêche le pardon &es offenses et la charité chrétieune “14 « ü ; . Jen treles peuples, les homes de la guerre à ouijance fout, sans le sa Je rêve un avenir radieux et prospère. voir peut être, le jëm.de la 1évolu Pour mon pays et pour nos lois ; tion et des sectes révolutionnaires. Je rêve un Canada qui gare et qui vénère Sachous, nous catholiques, hom Ses doux cantiques d'autrefois. ‘ » BLANCHE LAMONTAGNE.: D LS ee Le Pape et la paix . « sesseur de Pie X, père des comme le furent tous les Le suc chrétiens Vicaires du Christ sur la terre, vieut, cans sa première encycliq'ie, de prêcher aux homme de bonne volonté la paix, au milieu des fu- reurs d'une guerre qui peut deve- nir mondiale. | Voilà quatre mois que l'Europe presqu’entière est en fea—feu al lümé par les ennemis occuites de la piix, par les conspirateurs crimi nels de la Révolution, qui ne ces: sent depuis longtemps de semer la guerre afin de détruire la civilisa tion chrétienne, la liberté chrétien- ne et le droit chrétien. Si les peuples en guerre ne Sa- vent pas cela, les Papes le savent. Depuis près de 200 aus ils dénon- cent lesartisans secrets de la guerre civile et de la guerre internationale; ils dénoucent les mystérieux pé- cheurs en eaux troubles et en eaux sanglantes ; ils denouçent aux peu- ples, aux états, aux souveraius les sociétés secrètes qui boule:ersent le moude Le premier dees Papes, Clé- meut XII, en 1738, dévoilait la maçonnerie qui, depuis 1721, pre- parait, en France, une révoluticn sauglante qui éclata cinquante et uu an après, pour faire ensuite, le tour du monde, après une incubation commencée à Londres en 1737 et continuée en France pendaat 68 ans. Les re états, les souve- raius ont refusé d'écouter les Papes I!s ont refusé de détruire les socié- tés secrètes, la maçonnerie, révolu- tionnaire, auti-chrétienne, et liber- ticide, alors qu’il était encore dans leur pouvoir de il’extriper et de sauver la civilisation, la liberté, la paix du mouile. Aujourd'hui, les sectes secrètes sont les maîtresses du monde mo- derne. Il n'est qu’elles ne travaillent, liberment, à révolutionner de fond en comble, par tous les moyens en leur pou- yoir, aucun pays | Et les peuples, les états, les sou- verains, qui ont refusé de détruire la maçonnerie, sont condamnés à la destruction par la maçonnerie. * *X *% La guerre européenne a été allu: mée par les sectes secrètes. Le crime de Serajevo a mis le feu aux poudres accumulées sous le ré- gime de ja paix armée. Le crime est l'acte des sociétés secrètes. | L'héritier du trône d'Autriche, qui fut assassiné, avair été con damné à mort, en Suisse, par des |couspirateurs occultes, dès 1912. Il devait mourir sur les marches du tiône, par l'ordre des sectes se- | crètes . ...Les sectes secrètes ont [vonie, préparé, fait éclater le guer re européenne. | Voilà la vérité. * *X *% Peut-on espérer qu’au milieu du fracas épouvantable de cette guer- re, essentiellement révolutionnaire, la voix de Benoît XV sera plus é- coutée, plus obéie que celle de Pie X s’efforçant, avant de mourir, de conjurer l'effroyable fléau ? Reste-t-il encore, dans ies peu- ples, les états, les souverains, assez de christianisme pour se tourner vers la Paix, pour se rendre aux |voeux, ets aux supplications. du | Saint Père des chrétiens ? | Les quatre mois écoulés depuis ‘le premier acte de la guerre n'ont lils pas yu verser assez de sang et de larmes, s'accumuler assez de dé- | sastres et de ruines ? | Peuples et souverains vont ils |s'obstiner à faire le jeu de la révo- |lution mondiale dont ils devien- | dron: fatalement la proie, s'ils con- | 'tinuent leur oeuvre d'éxtachien) tion. de vengrance, et de fureur a- | troce ? | Quaud les peuples se seront é- puisés ; quand ou aura massacté, | de part et d'autre, des millions d'hommes. la fleur de la jeunesse et de l’âge mûr ; qraud fon aura dépeusé le dernier sou, que reste- ra-t-il aux états et aux souverains é ne goss 8 TR PAGE À PT + ON AS US à . } pour résister aux assauts des révo- | mes de paix, et de bonne volonté, faire le jeu-de la Paix, sachons dire tout haut : Da nobis pacem ; tra vaillons avec le Pare pour la trêve de Dieu !! 1,. Hacault. ENNUYANT (Du Bien Public) Ou peut n'avoir pas les moyens de recevoir tous les bons journaux, c'est admis. Mais est ce qu'il n'arrive pas souvent que Monsieur griffoune un ‘‘refusé’”’ sur ur bon journal pour des raisons d'evtant ? Quand on a les moyens de s’a bonuer à des journaux sans valeur morale ou autre ; quand on sait que la bonne presse est ‘une oeuvre nécessaire, qu’elle doit être encou ragée et soutenue, autant que pos sible, par tous les catholiques dignes de ce nom ; quand, pour satisfaire l'orgueil, la gourmandise, l’intem pérance sous toutes ses formes, on dépense sans ccmjter, pourquoi donc écrire ‘‘refusé,’’ sur le bon journal ? Pourquoi ? Les susceptibilités politiques font souvent commettre de ces mesquineries là, sans doute; mais la vraie répouse et la plus or- dinaire, au point d'interrogation, si vous désirez l'avoir, allez {chez vos amis et vos connaissances, et voyez ; ou bien encore rappelez simplement vos souvenirs. À la place du journal {qui vise à moialiser ses lecteurs en les instrui sant, et quia été ‘‘refhsé,'’ vous trouverez, les trois quarts du temps des bottes de papier au milieu des quelles des enfauts, ;eunes et vieux cherchent des récits de scandaless des contes stupides enluminés ds | jaune et de rouge, des portraits de bandits, d’actiices et de chieus ‘cé lèbres, C'estque, voyez vous, un jour- nal sais images, sans scandales, saus teintures, est un jourral ‘‘en- vuyant.’’ Casadien. POUR des Ewprunts G’argert POUR l'achat, la verte ou l'ex change de terres. POUR assurances surtoutes sortes | de propriétés, pour hypotêques tes- taments, deeds, etc., etc, {allez voir W. D. Sumner TIGNISH, I. P. Er était sans cesse amour fou. Elle, riche, courtisée, adorée c’é- tait absurde de l'aimer. Ilétait s loin de la gracieuse jeune fille par sa pauvreté, la médiocrité de son existence, ahtour de cette grâce où papillonnaient et plastronuaient tant de jeunes gens qui brillaient par leur fortune, leurs titres ou leurs oeuvres. Et plus ikcherchait à se convain- cre de son deuvre, plus sa pensée y retouruait, käntise douloureuse où sou amour puäsait un délicieux bon heur. É : La figure de madone, les yeux torturé#par cet limpid profonds, les cheveux troplburds per les Mages gracien. ses du visage de sa brune appati tion d'un soir, illuminait toutes les arcades de son âme et semblait lui dire: . ‘‘Viens ! je t'attends, je suis à toi !”’ Jeauve ! Une fois encore, il l'avait revue dans une soirée, D'élégants cava- liers se pressaient autour d'elle, l’entourant, spirituels, enjoués. Comme il aurait voulu être gai prencre part à la danse, couduire le cotillon ! et voilà qu’une immense envie de pleurer l'avait pris et il s’enfui, bien loin, fou de douleur, hatelant. Come il avait pleuré ‘| Quand le coeur d’un homme souffre d'amour, tout son être vibre de douleur. Sterling, l’m lasting flavor.” “The best gum in the world is has ever had the same pure and Popuiar actress, recently seen ‘as leading woman in “TheGovernor’s Boss,” says : sure. No other The finest Depuis lors, il ne l'avait pas fai vorisé sa rencontre. Il avait souffert sans une parole, sans un murmure, avec le calme muet d'une ‘âme bri. sée, Et voilà que ce soir au sortir de cette messe éblouissante, sous le ciel frémissant diétoites brillantes, Jeanne lui apparaît, frileuse caline et seule dans l’emmitoufflement du lourd chariot encombré de four rures. Jeanne ! Est ce un rêve ? La voiture s'ar- rête et une voix plus douce que la douceur des luths qui ont modulé les vieux Noëls, tout à l'heurs, l'ire vite à monter. ! ne sait que balbutier. C'était si gentil, ce taprice de feuime et si bê- te de refrser. ‘Je vous ramène chez vous M. Mérat.”’ alore. Un silerce, un loug silence. “Vous semblez triste ?’? ‘Comment ne le serais-je pas quand chaque jour de ma vie est une lutte pour l’existence et contre mon coeur. J'ai mal place mon rêve Un mur d'or et de préjugés me sé- pare de celle que j'adore... Et la voix de Richard tremble d'émotion, eu formulant cette ph:ase. votre secret ? | — Non, mademoiselle, je n’aipas eu cette démence, Fi Alors, êtes vous sûr qu’on jvous a pas déniué ? 4x —Est ce que vous avez dévoilé Compare this new and better gum piece for piece With any- other. See how much cleaner and purer STERLING books all through. STERLING 5 as pure as the very best materials, greatest care and clean, spick-and-span factories can make it. velvety smoothness and prevents crumbling. The delicious, original mint flavor is found in no other delightful, healthful STERLING gum. THE STERLING GUM CO., OF CANADA, Mexican chicle gives STERLING an exquisite gum. Try pure, LIMITED, TORONTO —Oh ! mademoiselle le miracle en est impossible. Mais voilà qu’une larme perle au ‘coin de la paupière de Jeanne. Une petite main tremblante s’abaudonne dans celle du jeune homme qui a compris et Jearne sanglote: ‘ Je sais tout, mon Richard. Vou lez-vous que je sois votre femme ?'’ Des baisers fous couvrent les gauts parfumés, Je museau de la petite bête de fourrure, les cheveux noirs, les chers yeux, de petits bai sers légers comme des violettes, comme des sonneries d'argent, vraies sonneries de l'amour et cu bouheur. Ils pleuvent, purs et ar dents, et Richard voudrait crier Le voilà tout près de celle qu’il Lson bonheur à tous. Noël ! No ! chantent les cloches. Et le traineau s'arrête. Jeanne murmure : ‘‘Aimez moi toujours’’ | au jeune homme qui descend, pris de vertige, ivre de bonheur. Noël ! Noël ! chantent les cloches. AFF FI RS VIN DE MESSE SAINT MJARE. : : Archerêché de Québec, rer acût 1913 Après m'être assuré que la fabrication du v in de messe dit de SAINT: NAZAIRE, vendu par la maison A. TOUSSAINT & CIR, se fait toujours sous la surveillance immédiate d'un prêtre ec mpétent, | Das, sur le rapport de ce dernier, à renouveler 1’ à ce vin liturgique dans mo circ dur é ME Ps SRE ta; “ Aus