jésS Le seul Journal Français dans ’. ? du Prince Edouard. Publié le Jendi de chaque semaine. ABONNEMENT : L'IMPARTIAL un an... $1.00 L'Impartial et Buote’s Monthly $1.30 Toutes communications, re- mises, etc. doivent être adressées à F. J. Buore, Tignish, I, P, E. L'IMPARTIAL. TIGNISR, 2 AOUT 1593 On célébrera le 15 octobre prochain les noces d'argent épiscopales du cardinal Gib- bons. M. George Johnson, chef du département des statisti- ques à Ottawa, vient d‘adres- ser à tous les députés de la Chambre des communes une lettre leur: demandant quel- ques notes sur l'origine des noms des paroisses et des cantons de Jeur comté res- pectif. Deux cent cinquante sol- dats et marins français sont partis pour Chantiboun, ville située près du golfe de Siam, que la France va occuper temporairement selon les sti- pulations de l'ultimatum sup- plémentaire récemment ac- cepté par Je gouvernement siamois. Les Français accupe- ront aussi la rivière sur la- quelle Chantiboun est située, Cette ville est à 175 milles de Bangkok et fait un Com- merce considérable avec la Chine, On vient de commencer à Rome le second acte des pro- cédures concernant la canoni- sation de cinq Francais, les PP, Olivain, Ducoudray, Can bert, Clerc et de Bengy, martyrisés sous la commune. La première série des pro- cédures a eu lieu à Paris, pour les soins dfune commis- sion d'enquête qu'institua, le 16 octobre 1872, l'archevêque de Paris. Après vingt ans d'informations canoniques, la Congregation romaine com- pétente est officiellement sai- sie, Son prémier examen 3 en lieu le 19 avril, Le monument de Jeanne d'Are, que le statuaire Mer- cié vient de terminer, sera rochainement dirigé sur snrérey L'üllustre héroïne est re- présentée. dans sô0n costume de paysanne, nutête, écoutant la. voix" qui lui ordonne de marcher ; mais elle regarde lu côté de son village, qu'el- e regrete de quitter. Elle a jeté sa quenouille à es pieds à côté d'un petit gneau dont les pattes de de- ant, pasées sur sa robe, sem- lent vouloir la retenir. Derrière Jeanne d’Are, le on génie de la France, per- mnifé par un chevalier du oyen age, revêtu de l'‘ar- ure, le casque de sa visière levé, — Ce chevalier remet d'une in à l‘héroïque Lorainne pée vengeresse et de l'autre montre l’ennemi, L‘ensemble du monument d’un effet très imposant. e monument qui a près vingt-cinq pieds de haut eut être transporté par le min de fer et est actuelle- it en route pour 5a desti- on traïné par des boeufs. APPEL a Le Vote sous la Nouvelle Loi. Comme il y a toute apparence que les électeurs de cette pro- vince seront appelés aux poils avant qu'il soit bien longtemps, nous croyons à propos de don- ner ui aperçu L la loi, récem- nent passée au gouvernement local, ayant rapport aux élec- tions. D'abord, le nouveau parle- ment sera composé de trente membres comme auparavant, dont quinze auront le titre de Conseillers et les quinze autres d'hommes: d’Assemblée(Assem- | Pour avoir droit de | voter pour un Conseiller, il faut | 1: domaine de l'xagération. qi'-u être … possesseur de hien- | ‘là de 3000 personnes y ont ris fonds pour la valeur de trois cinq piastres. | réinouies du j ‘ur, n'étant pas arrivé. Sn "n "| :4 grand’m -2: commencz à 1euf cation à drnit à deux votes, l'un | blymen). cents vingt Celui qui jouit de cette qualifi- pour un Conseiller et l'autre Signé par le commissaire (over- seer) de chemins Mais ce certificat n'accorde pas le droit de voter pour un Con- seller. Il faut done bien remar- qQuer que celui qui a du bien pour trois cents vingt-cinq pi- astres peut voter paur un Con- seiller et en même temps pour un Assemblyman; tandis que. celui qui vote en vertu d'un. reçu de chemin, n‘a qu'un vote C bd ur J'uccasion par le R:v, EF. X, et ne peut voter que pour un Assemblyman. nent ceux droit de voter. fédéral. he 04 Ge > LA SITUATION. Depuis quelque temps, la brise politique dans notre di- vision électorale ne fait que passer d'un point cardinal à l’autre avec une rapidité vrai- ment étonnante. Les conven- tions se sucoèdent à pas de | “’®*le poids des mets Les ‘lus flat- géant. Ce que l’on croit établi sur des bases solides aujourd‘ ! vint l'heure de l’encan M. I, S, Chais- | sm monta sur l'esrade, et par ces | manières attrayantes réussit à ‘enir hui s'écroule demain avec un fracas à faire tressaillir les coeurs. De quelque côté qu'on se tourne, on se heurte con- tre un candidat qui veut ab- solument vous persuader qu'il est, ou qu'il devrait être le héros du jour, et qui, en vous passant, vous lance un regard scrutateur, essayant de péné- trer vos plus secrètes pensées pour y découvrir ce que vous | croyez de lui. | En vérité, le bouleverse- ment est son comble. Es- pérons, pourtant, qu'avant que le son de la trompette qui mène au combat se fasse entendre les choses seront sur un meilleur pied, et qu‘on nous aura Ôté de dessus les bras, au moins une demi- 7. d'aspirants super- flus. A propos du sénateur Montgomery dont le nom fut primitivement fran- qgais, J'mpartial se demande si le gouvernement fédéral ne r$parera pas un petit oubli, une petite iniquité en nommant au siège sénatorial désor- mais vacant, les députés Arseneault ou Perry? Pourtant, nous ne sommes pas gourmands. Le Nonveau-Brunswick pour une population de 65,000 ames en compie UN. La Nouvelle-Ecosse en compte, pOur 45,000 Acadiens, Zero. Evidemment et, à fortiori, ‘Ile du Prince-Edouard pour 11,900 n‘en possède pas et n'en aura que le jour ou la justice et la vérité, au lieu d'etre sur le pignon des palais et des temples, sera dans le coeur des gou- vernants. Or, quand cet age d'or vien- dra, le Nouveau-EBranswick, aura deux sénateurs, la Nouvelle.Fcosse | ‘1€ diacre et sou:-liacre. | Éait Sa Grindeur Mgr. McD mald Ensuite vien- qui sont exclus du | À cette classe | ie par le Rev. S, Arseneault, assis- appartiement tous ceux qui re-. ürent un salaire annuel de $100 et au dessus du gouvernement | nn eemen | teurs au gout, ! finfare faisait entendre des morceiux d :ux ausui et l‘{l: du Prin::-E Jouard choi-ira le sien dans la foule de ses Acadiens distingué :. Mais,quand..…...? | L Evavgel!ne | CELEBRATION DE *NOTRE FEIE NATIONALE, ‘LE 55 AOÛ, A BLOOMFIELD. La Fête Acadienne qui a eu iui. mardi, à B'oomfeld a 6é céléb.ée avec une magniäcence digne de l'oc- casion. Maigié le temps qui s’annonca peu pr pice 1: veil.e et le matin n'êm” de liée, ce qui fut la cause qu'un srand uembre ne s'y rendit pas, on eut cependant dir, sans entrer, dins vart, La cliche, par la béaédiction d- L quil, devaient commenger les cé. L= Rev. S. Boudrauit curé houres, | d'Eygmort Bay, officia, sasisté des pour un Assemblyman La seule | condition réquise pour voter | peus un Assemblyman est de produire à l'officier rapporteur | devant lequel on vote un reçu | ML ne Le è | Éait M.îre de cé émonies, assis é certifiant | qu'on a dument fait la corvée. Eev:, McLean de a Grande Rivère et J, J. McDonald de Kivkora, com: Au tac Le Rev. A.E, Burke ès Rev D, and J McDonald. Le Rev J. Chaisson D. D. cu'ê de Pa mer Road, précha le sermon de cir. constancr en fia qais. et disons qu'il tuus 4 6 rarement accordé le pri- + ége dé:outer une allocuton qui : É aut si vivement le cœur des f'él.:. (Quaat au choeur, jrmais on a euten- ren de gemblabl: dans notre é. .lis ,etilest fort douteux s’il p:ut se f.ire qu lque chose de mi:ux en f it de musique dans aucune paroisse ds la p'ovince. La messe, arrangé - Gral'ant, curé de la paroiise fut chen êe avec entrain. Le choeur é ait ormé comme sui : P'eia orchestre, di- 6 d: MM. L. J. Arteneaul' Thé dore Gallant, A. Johason et J G:llart. so- histes : ss p'ano, mde; Nazaire Pitre et MI], Judith Pitre; tenor, M. N1. pnleon Doiron , baryton, M. Andié Martin : Basse Prof. F Pitre, MAJ... 7, D'aron tenait l'orgue. A 1ès a messe ily eut procession “sl nneie sur ls terrain de église, | écé é+ de 11 fanfir-, suivie des imembr:s8 de l1 Lisue de Ja croix de Blowmfeld, puis de la bannière de ignish et das paro ssiens de là mê'n. place et «rfin de 1: foule des assis nts. Dans l'après mid:, il y eut d vers .‘ausement:, L-s tab] s de rair.f :his- +. ments É’aient abondan'es : t pliaient De temps à autre la c'oisis de son répertrire. Lorsque -utour de Zui la foul: qui ache é-ent géné. e 1: ement, Un: des parties du programme at- tendue avec la p'us grai.de impat'en- ce était celle ou i'un devait yentendre des d'acours qui seraient bouillants de sentiments pairiiiques. Mais sur ce point, nous avons 66 un peu dé,a- join 6, Les discours gnt été beaux et é'oquents, 1] est vrai, mais ua peu entichés d: cette iaterminable politi- que qui s'introduit partout sgrs céré- monie. Pendant toute la journé= l’ur- dre le plus parfait a régné, et il est juste de faire mention honorable des des bons paroissiens de Bloomfeid ct de tous ceux ont assisté a cette fête pour la sobrié.é qui a prévalu depuis + commencement jusqu'à la fia-chose malheureusement rare de ros jours en de t:l'es occasions. l,es recettes ont € é $1000- Notre vaillant curé le Rev. F. X. Gallant a droit a notre plus vive reconnaissance pour avoir conduit à bonne fin cette belle fête qui l'emporte sur toute autre démon- stration en ce genre qui ait jamais eu lieu dans cette province, Communiqré LA CRISE ve New-York, 22 —La situation devient très critique par le fait que certaines banques refusent de prêter même de petits montants d'argent à leurs clients réguliers, On prétend que, siles ban- ques pouvaient rencontrer les faibles demandes de ceux qui ne sont pas obli- gés de retirer la balance qui leur reste en espèces au comptant, la situation serait de beaucoup améliorée. Quoi que toutes les banques ne refusent pas de faire honneur aux chèques de leurs clients, l‘on peut dire sans crainte que la grande majorité est dans le cas conttraire. D'ou, l‘on peut conclure que la crise financière aux Etats-Unis traverse en ce moment, sa période la plus critique. 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Richa dson a 6 é vendus pas la ban- que d'épargnes de Isominster pour | $r4 350 à MM, Tilton et Cook, Cets c mauufacture a cou é lors de sa cou- s:euction 75 o@0 dullars. Harrrorp—La cimpagnie de tè- les et m surcs de New Bij ain à Con- _éd'é tous ses empl yé:. samed' deï- | 1uer, pour 4n temps iiCéterminé Lawrence. — La manufacure su'- ton à averti ses ouvriers qu'Ill: fer- ‘vera ses p res pour deux scma:nés, À partir du 13 courant, Cette mauu- t.cture emploie 125. personnes. LewisToN—LAi manyfaeture L:wis- in a f-riué ses ports p‘ur d'ici à un mois. La manufacture a es cominan - jes pour trois moi, mais vu l1 dé ressiun drs affii.es et la diff ui 8 tohienir d: l'arge: t des b-nque-, elle | p #8 + attendre un peu. La manufac- are Avon q'ii a des c rmmandes pour ie mois et qi enyloe 120 personnes à fern 6 ses pris p ur }:s nêm:s ral- 5 D$ Que la manufacture Lewi:ton, De son cô 6, i’Ir dép ndart dit : Cette s-maine;,les mañufactur:s sui- van es: 6 foncti nnen! pis: Ameiïican ! linen, Anawsn. Barnaby, F 1 River Fa torp, F int, Granite Kerr Thiead, King Ph'ip, L.urel L ke, Meracomet, Michard B rder, Robeson, Seaconne', Wampanoag et Weeiamoe. C's c mpagnie: em, 1 ient environ 8 000 pers nnes e! | 8 :aisx hehdomaà- daires s é êvcn! à $70,000 ou 90,000. D — — Personnel du College St Dunstan, Pour l’unné: 1893 94, le persunael lu Collé.e Si. Dunyau se comjose comme sui! : Rev James Morrison, Ph. D,, D. D., Ricuur, Pr fcsseur de Ph losuphie Mentale, Rhé'orique rt Grec, Rev. Al-xinder J McD ugsl, Vice Rec:eur, Professeur de Latin, Li: é- ‘âture et Sciences Rev. Ignatius KR. A. McDorald Pirectcur des Etudes, Professeur de l{au es Mati:émitiques, Grec et Latin. M. Jimes C M:ckinnon, Prates- “eur de Lai, Gicx, Algebre et H.s- otre, M. J Bernard Pratt pref sseur de Latii Aoglaus, Mattémaitiques et S i- ences. M Gühert Gaudet Profrs:eur de la Tenue d’s Livres, Commerce, Arih- nu é:que. Frurgais et Mati é natiqu ss, M. Austin Fraser, Professeur a'an- gel Mathé a.tiques, Fras ç:is et His- to:Te. , M Daniel J. Cameron Profe:s-ur C'Anglais et Cours P:é6 sratoire, M. Jimes G:ll-nt, Proiesseur de Muiqu: e Fraiç:s, P. Conroy M. D. Medecin du Col lége. Le co'lége St Dunstan fut fondé en l'an 1855. La marche progressive de e‘t+ institution dans l’enseign=mr nt des arts et des sciences, depuis son 6 ablistemen:, lui a arqn's le priv lége de s'aff ]'«1 à l'universi é Laval. Ainsi, nos jeunes gens de t2len s qui c'é‘ire- r‘ient poursuivre l'é‘ude des hautes sciences peuvent maintenant atteindre ce but G'une manière aussi avanta, guse en allant au co) êze St. Duas'an qu'en sllan' à l'université Lav2l nê ne La rentiè: des é èves au cul'ése St, Dunstan aura lieu le 11 S:ptembre. LEON XIII ET LA QUESTION OUVRIERE New Yorks, 12—Le World publia un ié ézramme qui lui est sy éciale- ment adresié de Rome. C'est la traduction abiéée d’une encyciique : du Pape Léon XITI qui va êre pro- chainement Jancé: sur la question du travail : “Les Constiutiors ct les Lois cnt : leur fondement dans le caractère et les traditions des nations et des peu- ples. Elles sont l'œuvre de Dieu à travers les sid:les, comme le prouve l’histoire de chaque pays. Mais toute loi qui s’écarte de la religion ou tend à la dé‘ruire ne peut ê.re que mauvaise et doit périr avec le temps. “La société n’est pas d'invention humaine, mais d'aspiration divine, cer le véritable contrat social n'est pas simplement un droit entre un homme et un autre homme, mais entre l’homme et Dieu. L'individu qui remplit son devoir envers Dieu, ne peut faillir de remplir son devoir envers la socié:é. d; PE, CE we”, tif RO RE à ee à Re at quatre Urtbai raais est mn les cir: Lan Blanc! mit à , feu se qui en 10es I secour forces rnère mm 110: de la: une i« quelle véieat chair « mé li ! et des lui pre leur ar n0r'e l'aprè ce tem " Ses re cimeti. Out {ré a ca hol de rê ont bu lice d Il : vases s la sac dont i journe sanctu de :ra mn. v EFFI wo: ive d en da! On catast uan, L la Le Koug compl ent pt At on dé. pont. hu la haut D' A « DB nr groui D: ééu ! av'ic Qu ren! | desc il fai 1 steam "feu ; dluue “bord +purel de 1 Cu) Li