nr emma tante een nen ren een ee a tt tentation I'IMPARTIATI, JEUDI LE 14 JUILLET, 1898. Gus La Pluie noire Avez-vous jamais parler de la pluie noire. C’est en Irlande, parait-il, que s’est produit l’autre jour cet in- croyable phénomène de la pluie noire. Le dernier numéro du “Meteorological Magazine” dé- crit longuement cette pluie co!o. rée qui aurait dû, plutôt qe dans la verte Erin, tomher aa pays des nègres. où elle n'aurait p.s risqué de tacher les habitants. L'obscurité était si grande, ra- conte la revue anglaise, que des lampes ont dù être allanmées dans les maisons aussi bien que dans les ateliers, et les oiseaux sent allés se percher comme aux abords de la nuit. Les gens du peuple croyaient même à la fin du monde et se figuraient que le bruit du tonnerre était le son de la trompette du juge- ment dernier. En réalité, il ne s'agissait point de fin du monde ni du ju- gement dernier. La pluie en question était tout simplement noircie par de la suie ou du charbon finement divisé et em- porté dans les régions supérieu- res ds l'atmosphère par les {u- mées des nombreuses usines situées dans le nord de l’Angle- terre et dans le sud de l’Ecosse : “Lette suie, raconte la revue anglaise, s'était en quelque sor- te amassée dans les couches éle- vées pendart une semaine de sécheresse et donnait des cou- chers de soleil qui rappelaient ceux que l’on a observés au mo- ment de l’éruption de Krakatoa. Un vent violent et humide en- traîna les particules de suie en suspension dans l'air vers des nimbus, qui fouruirent la pluie remarquable dont nous venons de parler.” Du moment que la pluie noire n’est point un prèsage de cata- entendu clysmes imminents, on s'y ha-! bituera probablement sans trop! de peine, et on lui trouvera méê:- me quelques avantages tels que celui de noircir les chaussures au lieu de les crotter comme fait l’autre pluie. UNE COHQUETE DE SAINT ANTOINE C'était un dimanche. Dans un riche salon de Saint Péters bourg, une jeune femme de re- gion schismatique avec ardeur à un tricot qu'elle voulait absolument finir pour lo lendemain. Tout à coup son cro- chet s'échappa de ses deigts, et il lui fut impossible de le re trouver. Les nombreux ädomesti- ques, appelés en toute hâte, se mirent à la recherche du cro: chet, le ealon fut visité et revisé en tous sens : jamais les tapis ne furent si secoués et maltrai. tés, tout fat inutile : le crochet demeura introuvable ; ce qui désola d'autant plus la maitresse de la maison, c'est quil ne follait pas songer à en acheter un autre : “à Saint-Pétersbourg, les magasins ne s'ouvrent :e dimanche sons aucun prétexte,” Sur ces entrefaites, survient. M. de G...ami de la famille et ardent catholique, Sarpris de l'état dans lequel ii trouva toute la maison, on lui raconta ce qui était arrivé. 1l réfléchit quel ques instants : ‘Que me donne- rez-vous si je retrouve votre cro- chet, dit-il à Mme V...?—Mais tout ce que vous voudrez, ré- pondit-elle vivement-Vraiment' tout ce que je “voudrai” !...Et M. de G...appuya sur ce deruier mot—Oui, certainement, tout ce que vous voudrez ; à moins que vous me demandiez une chose tellement extraordinaire quil me soit impossible de la réaliser, Non rien d’extraordinaire, par conséquent rien d’impossible, continua M. de G... Si je vous rends votre crochet, promettez- mei simplement de lire le livre! qu: je vous donnerai —Je vous le promets, as.ura Mme V...... Se mans co er san PO travaillait | | Alors, au grand étonnement de}joie immense, était-ce l'union dre justice à°la minorité, son interlocutrice, M. de G... se recueillit, s'agenouilla pour prier de nouveau, se pro- mena dans le salon encore sens lessus dessous à la suite des re- cherches qui y avaient été fai- tes : puis. tout à coup; voilà vo- tre crochet, dit-il, en s2 baissant un peu, et en retirant le crochet, caché dans la garniture de la cheminée. J'ai prié à votre in teution saint Antoine de Pa. ‘loue, maintenant, à vousile te- nir votre promesse: On devine la surprise de Mme V...Eile prit machinalement le crochet et le livre que lui ten- daït cette main amie, et, en si- lence, acheva le tricot commen- cée. Le soir venu, songoant à sa promesse, elle se mit au lit, dans le dessein de pourvoir lire plus commodément. Le livre proposé avait pour titre ‘L’En- fant,” par Mgr Dupanloup.'Quel le série de pages ennuyevsss il va me falloir parcourir, se dit Mme V...…. cependant j'ai une fille à élever cela pourra toujours m'être utile”. Elle commença sa lecture, dont les charmes vrais et profonds la captivèrent teile- ment, qu’à quatre heures du matin elle lisait encore. —Et bien, que dites-vous de mon livre, demanda le lende- main M. de G......?— Votre livre m'a fait passer une nuit blanche, répondit Mme V.……. Je livre fut suivi de la lecture de plusieurs autres ouvrages ca- tholiques : la vérité pénétra et illumina la belle intelligence de: Mme V...…. Aujourd’hui, elle et sa fille ont renon:é an schisme pour faire partie de l'église ca- tholique, et toutes deux aient à Considérer saint Antoine comme leur introductenr dans le sein de l'unité catholique. ce dont elles ne cessent de rendre grâces à Dieu par saint Antoine de Padoue. À Martyr to Diarrhoea. Tells of relief from suffering by Dr. Fowler’s Ext, of Wild Strawberry. There are many people martyrs to bowel complaints who would find Dr. Fowler’s Extract of Wild Strawberry a wonderful blessing to them. It not only checks the diarrhæa but soothes and heals the inflamed and irritated bowel, s0 that permanent relief is obtained. Mrs. Andrew Jackson, Houghton, Ont., sends the following letter: ‘“ For the : past two or three years I have been a martyr tothat dread- ful disease diarrhæa. I tried every remedy À I heard of and spent La good deal of money Btrying to get cured ÿ but all failed until I happened to read of a lady who was cured by using Dr. Fowler’s Extract of Wild Strawberry. I purchased a bottle and commenced taking it according to directions and was cured in à very short time. I cannot praise the remedy too highly for what it did for me.” SA AUUTR EXT-OF N 0 + L'Urne des Larmes Aux temps passés, on raconte qu’une malheureuse veuve, de- meurée sans aucun bien sur la terre, avait concentré toutes les affections de sa vie sur son uui- que enfant, la petite Odette, et Ile bon Dieu avait enrichi cette pauvrette de tous les dons de la grâce et de la nature, comme pour faire un paradis à la mère. Odette avait grandi en sagesse ot en âge, sans avoir jamais cou té une Jarme à personne ; par- fois, seulement, sa mère lui fai- sait nu teudre reproche quand elle tombait dans la rêverie et que ses yeux bleus se fixaient longtemps le soir au firma ment. | —Tu es distraite, mon en- | fant ? | —Le ciel est si beau ! répon- |dait l'ange. | Et une sorte de terreur s'em- | parait de la pauvre mère. | —Sice ciel qui est st beau | venait à me ravir Odette... | E!le aussi est belle et pure. lcommunia pour Ja lois, était-ce l'émotiou | | | Le soir du jour où l'enfant, première | mission. d'une plus complète avec Jésus qui se manifestait par une souffrance ? Nous nesavons, mais une fièvre ardente se déclara. Les médecins furent impuis- sants à arrêter les progrès du mal, et ans un délire où #lle répétait sans cesse : “Jésus... Le ciel... Maman’, Odette ex pira. Nul ne saurait décrire le dé- sespoir de Ja malheureuse veuve : si l'enfant avait gagné le.cie}, la mère avait perdu son paradis. En un jour, elle versa toutes les larmes que le bonheur avait empêché de couler pendant dix ans. Puis sa prière devint ardente, pleine de foi ; c'était la prière à laquelle Dieu ne résiste pas. Après le travail du jour, cette! mère désolée, enfermée en sa mansarde, loin des regards et et des consolations des ho names, p'eurait et priait encore. Chaqne matin, l'aurore la trouvait debout, elle n'avait plus vouiu reposer depuis que l'enfant ne reposait pas auprès d'elle dans le pauvre lit où elle l'avait comtemplée si souvent en son sommeil. Dieu eut pitié de tant de cha- grin et daigna écouter tant de supplications ; la veuve était pauvre et les pauvres sont tout puissants sur le cœur de Dieu. Les anges disaient déjà : —Le maitre du ciel va opérer quelque grande merveille qui étonnera le monde ! C'était la nuit ; la mère veil- lait, Cans les gémissements de sa prière, et la june, à son der nier quartier, éclairait à peine de ses tristes rayons cette scène de désolation dans la très misé- rable mansarde. *oudain la porte s'ouvre ei une clarté douce et dont l'éclat ravit les yeux, se dégage d’une apparition. —Odette ! s'écrie la mére qui reconnait son enfant, toute belle, mais sans aucun des or- uemeuats de la terre, ma fille! Et cependant elle ne bonge pas, car cette vision si douce l'appelle et la retient à ia fois. L'enfant présente en ses peti- tes mains une merveilleuse urne eu or, très brillante et qu'elle porte avec précaution, car elle est pleine jusqu'au bord. —Mère, répondit-elle, Dieu m'envoie vers toi. Voici tes larmes, il me les a toutes don- nées. O maman ! je suis bin heureuse ; ne pleure plus, car l’urne est remplie ec, si tu pleu- res encore, Dieu, pour t’exaucer et me readre à la terre, va me retirer du ciel où }j: t'attends et où rien ne nous séparera ja- mails Et la vision s'éteignit, et dans la pauvre mansarde on respira un parfum céleste. La veuve, ravie, tomba à ge- noux pour remercier Dieu, et elle disait : —S$Seigneur, que c’est beau un enfant du ciel ! Et une larme coula, mais ce n’était plus une larme de dou- leur, c'était une larme de re- connaissance. Eile ne fit pas dé- border l’urne et Odette resta au paradis Gonvernement Fiasco a — Fiasco, i2 projet de ligne rapide. Fiasco, le projet de la ligne directe française. Fiasco, le job äu Yukou. Fiasco, la fameuse politique préférentielle. Fiasco, la pol'tique d’ mie. Fiasco, les protestations d'’in- dépendance parlementaire. Fiasco, les promesses de ré- # econo- ‘duire la dette. Fias’o, les promesses de ne donner les contrats Gue par sou- Fiasco, les promesses de ren- 2 me — Fiasco, les promesses de sub- side aux chemins de fer de la Rive Su, Fiasco, les promesses de sub- ‘sides au pont de Québec. Fiasco enfin, toute la bonti- que miuistérielle d'Ottawa. Mais succès, grand succès dront sans doute les rouges qui s'arrachent les planches de la crèvhe.—Courrier du Canada. MANIFESTE LAURIER Au spectacle du sauve-qui- peut des membres libéraux du parlement, on commence à se demander, dans le public, si les électious générales ne seraient point, par hasard, plus proches qu on ne croit. En vue d’une telle surprise possible, on s'est demandé quelle serait j'attitude de sir Wilfrid Laurier devant l’élec- torat. S'il est sincère, voici le mani- feste qu’il adressera aux élec- teurs : Libres et indépendants élec- teurs du Canada. Pas de phra- ses des faits! C’est à l'œuvre que l’on connaît l'artisan. Je vous avais promis d’appli- quer enfin le programme libé- ral : J'ai gouverné avec la poli- tique des conservateurs. Je vous avais promis de ré- (duire considérablement les droits d'entrée surtout sur les |articles de consommation : j'ai [fait quelques petites réductions | pour obliger certains amis, mais en somme j'ai élevé ie tarif, sur- |teut sur les articles de première |nécessité. | _ Je vous avais promis d’envo- yer M. Mowat faire une enquête jau Manitoba : il n’est pas allé | plus loin que Toronto, où il | ‘est contenté d’une place de Ê | Lieutenant Gouverneur. \gler la question des écoles du Mauitoba de manière à faire ‘rendre pleine justice aux catho- liques : je l'ai réglée de manière |à faire plaisir à Mecarthy, à Sif. |ton et à Greenway. | Je vous avais promis que j'obtiendrais pour nos exporta- tions des farenrs spéciales en Angleterre : on m'en a offert ; mais je les ai refusées avec mag- nanimité. J'avais promis aux agricul teurs de leur donner enfin le libre-échange : je leur ai donné la protection. J'avais promis secrètement à certains manufacturiers que je maintiendrais la protection : j'ai réduit les droits sur les articles qu'ils fabriquent. J'avais Lromis de réduire les traitements des ministres ; mais lanrès müre considération, j'ai reconna qu'ils ne sont pas trop élevés...au contraire ! T'avais promis de réduire le je l'ai (nombre des ministres augmenté. | Enfin, J'ai fait beaucoup de | nromesses et suis prêt à en faire [hesmones d’autres ; toutes cel- les qu'on voudra, en somme. Quant à les tenir, c'est une au- tre paire de manches ! | Si vous étiez à ma place, vous |verriez qu'il est bien plus aisé de promettre que de tenir. Maiu- tenez-moi au pouvoir et tous les libéraux auront des places ou des contrats. M. Tarte sera le dispensateur des faveurs à l'a venir comme dans le passé : ar- 'rangez-vous pour être en bons termes avec lui : toute la sa esse poltitique se résume à ve conseil. pour les places, nous répon- |, Je ous®vais promis de ré-| duire la dette : je l’ai augmen- | tée de dix millions. Je vous avais promis de ré- duire les dépenses de quatre millions par année : je les ai jaugmentées de treize millions. | Je vous avais promis de re | | Ripans Tabules cure torpià liver. Ripans Tabules reliesn nausr Kipans ‘labules cure jiaundice You want the Best and the Cheapest. WOVEN WIRE FENCING WIRE ROPE SELVAGE. McMuilen's Fencing and Nettings combine thcse two Qualities. NO OTIIERS DO THE ONTARIO WIRE FENCING CO, Lro, Picton . Onterio, Hog Fencings at Special, Low Prices. All other varieties CHEAP. McMullen's âre the ONLY GOOD NETTINGS sold in CANADA. They are UNE QUALLED for POULTRY YARDS, TRELLIS, LAWN FENCES. Ask your Hardware Merchant for McMullen’s goods. 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