+ —à, * de 3 charm ane LA CIE. DE PUB. DE L’'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | em VOL. 5. NO. 30. CHATEAT A la sorti de la messe, la mar- quise et son mari parcoururent les rangs des étrangers assemblés sur leur passage pour saluer chacun selon sa dignité ;on s'était rangé en haie. Rien ne peut donmer une idée de ce cordon formé de personnes cou- vertes d'or et de pierreries, dont les riches parures brillaient aux rayons du seleil, qu'interceptaient seulement quelques guirlandes de verdure et de fleurs ; rien me peut non plus rendre la grâce des deux jeunes époux, et l'élégance de Ja. toilette de la mariée ; Louise avait été poudrée à blanc par le coiffeur de la cour, veuu à grands frais de Paris pour cette soleunité ; sur sa coiffure élevée, étaient posées, dans … Je-meilleur goût. de. l'époque, une guirlande de roses. blanches, , deux barbes de point d'Aleuçon et des épingles de diamant. Louise pertait une robe d’ètoffe | blauche bouillonnée de gaze, de rubans et de fleurs ; tous ces. orne- ments-étaisnt retenus. par. des uia- ments qui semblaient des perles de rosée ou de petites étoiles tombées du ciel sur la fiancée. Puis de longues - boucles d'ereilles et un lourd cellier de diamants complè- taient la richesse de la toilette ; car, ! tandis que père Jocob attachait au coude sa filie la-simple croix d'o; desa mère, le comte de Frossay attachait de même les riches dia- PR RE toux “Fondé en 1893 par Gilbert Bnate et son fils, | F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme..F. J. BUOTE, Acsistante. ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 15 FEV. 1906. AU MOULIN et fier, des traits réguliers et nobles, la modestie dans le maintien unie à une sorte d'’aisance, distinguaient Paulin de tous les autres paysans. Lorsqu'il vit la société rentrée au salon, il s'arrêta et dit à un valet : ‘Je suis Paulin, le fils du père Jacob, gros fermier de mousei- gueur. Je voulons donner tout ça à madame la marquise, dit-il ex montrant le veau : voulez-vous, monsieur le valet, dire à monsei- | gneur que Paulin est là, sous votre respect ?’’ Le.valet sortit, et, uu instant a- fprès, le comte, sa fille, Ferdinaud et le marquis de Saint-Maurice pa- rurent sous le vestibul:, devaut je- quel attendait le jeune fer-uier. A la vue de ses seigneurs, Paulin mit un genou en terre, et dit avec respect et douceur : ‘Monseigneur... voicile jeune \ veau le plus bieu venu dela ferme, ‘un sac de la plus belle farine, ct deux pigeons que notre père, ua soeur et moi, je venons vous offrir à l’occasion du mariage de uotre ne- ble maîtresse ; j'espérons que mes Iseigneurs vouiront bien accepter notre petit cadeau... —Oui, mon ami, dit le comte cn :s'approchant du jeune Paulin. | —Oui, oui, dit la mariée, nous acceptons ces jolis pigeons. —Et la bonne farine, dit le comte Ferdinand. ..—Et le veau, dit le marquis : ments de la comtesse sur son en- |mais c'est qu'il est suberbe, ce petit faut, et-les deux jeunnes filles re-, à cevalent avec la même émotion eau !... — Mais, Paulin, dit le comte, où l'éruement que leur père leur prê-! ét tou père, que je le remercie. tait. car Louise devait un jour den- ner ses diamants à sa fille aussi, comme Colette devait un denner à la sienne sa simple croix. Le père Jacob avait choisi sa place pour biem voir ;et sa place n'était pas la plus mauvaise, car le cortége ne pouvait manquer de passer devant lui, ses enfants et ses paysass:enhardi par l'accueil que le comte lui avait fait avant la cérémenie, il s'était dit qu'il pré- senterait sou veau : “ N'est-ce pas, Collette, que je peux bien dire à monseigneur. — Voilà mon veau, monseign- eur | — Et moi, mon père, comment donnerai-je mes pigeons ? — Dame, tu diras : _-Voilà mes pigeons, madame la marquise. Je m'oserai jamais, mon père, dit Gollette. R — Dame, je conceis que c'est difficile à dire ...ça. _— Paulin, dit le Jacob, tu de- vrais, toi qui es plus hardi que moi et Colette, faire nos cadeaux à nos igneurs. ; _— Je veux biem, notre père ! dit tout de suite le jeune homme en faisant signe au valet de le suivre. — Vois donc comme ilest hardi, ton frère ! dit le père Jacob avec pes le col tendu, les cux rouges, la beuche demi-close, espirant à peine, suiuait les mou- vements de Paulin avec anxiété, et pourtant, il faut l'avouer avec une sorte d'orgueil. Em eflet, le jeune paysan était u la main, la tête ornée des ux cheveux, un frout haut pius bea | ant à voir : un grand cha-; —Etta soeur, dit Louise, apr pelle-la, qu'elle me montre ces jolis pigeons elle-même.” Paulin fit signe à son père d'ap- procher ; il vint bien vite, ainsi que Colette, recevoir les remercimients du comte et de la fille. Oh ! qu'ils étaient tremblants, ces pauvres gens ! mais qu’ils étaient henreux aussi !... Le.bom {père Jacob écoutait, le chapeau bas, les yeux baissés, les paroles que fson seigneur dajgnait lui adresser, et Colette, à qui Pau- liu denna sa corbeille, se dépêcha de la déposes aux pieds de la mar- quise, car ses mains tfemblantes de bonheur ne pouvaient la soutenir. Mais le marquis se hâta de sortir les pigeons de leur prison légère, et, les ayant mis à terre, les jolies bêtes vinrent touruer autour de leur mouvelle maîtresse, ce qui charma la belle mariée et combla Colette de joie. ‘Oh ! ma petite Coiette, dit la marquise d'un ton enfantin, déli- cieux pour la jeune paysanne, comme je te remercie !... Va, mon enfant, je les conserverai, ces jolis pigeons ; n'est-ce pas, monsieur le marquis ? dit-elle eu regardant son mari. —Tant qu'ils vivront ! dit ie marquis. Ils sont si blancs, si beaux !., dit Louise : tu les as donc élevés pour moi, Colette ? —Qui, maem'selle,'' dit (Colette vivement. Teut le monde se mit à rire ; le père Jacob devint pâle. ‘Pardon, madame la marquise, dit Paulin, ma soeur s'est tromm- Et Colette devint pourpre. LS Lé RARES NE GASPILLEZ PAS VOTRE ARGENT ke LA POULE COUV £ÆAUSE-Son manquede suc. ces @ decouragé maïints éléveurs de volaïlles. Vous pouvez faire de l'argent en cleyant des poulets suivant la vraie methode—en ferez abendamment, Personne ne doute qu'il y a de l'argent dans l'élevage de poulets au moyen d'un bon Appareil Incubateur et Coureuse. Fous ceux qui se sont servis de l'Appareil Incubateur Chathum et Couveuse ont Fait de l'argent. Si vous tenez encore à l’ancienne idée que vous pouvez conduire avec succès un COMm- merce dé voiaiiles en employant une poule comme couveuse, nons aimerions raisonner AVLE VOUS. En premier lieu, + 1 pouvons vous prouver que votre perte aeluc%le en oeufs, que les vingt pou.es poudraient durant le temps que vous ies tenez à éclore et à couver, sutthirait à payer un Appareil Incubateur Chatham et Couveuse eu eingq ou six Couvecs, sans rien dire des plus grands résultats obtenus par l'usage de i Apparcii Incubateur Chatham et Couveuse. Si vouspermettez à une poule decouver, vous perdez au moins huit semaines de ponte {trois setuaines.-à couver et cinq semaines à prendre soins des pouicts), ct dans e6$ hu nes elln «aurait ‘pa pondre trois douzainez d'oeufs. Li à YA il. 1ucubateur Chatham le soin de voir x losion. Notre Appareil Incubateur No. 3 fera éclore autant d'oeufs que 20 poules couveuses, et le ‘era tuieux. Maintenant, voici une question Jd'arithmétique:— Si vous empêchez 20 poules de mdre pendant 8 semaines, com- jen argent perdez-vous si chaque pouie avait ponñdu 8 douzäines d'oeufs, quand ,les oëuis vaient 15€. la: douzainef Réponse :-=89.00 Or, lorsque l'Appareil Incubateur Chatham est -à éclote-lo-nombre d'ocufs que 2 poules pourraient éclore, il gagne une somme de 34.0) et il vous rapporte des poulets en grandes quantités, et est prêt à répéter la même chose inc étiniment. Ne pensez-vous donc pas qu'ilest pluns-avan- tageux de laisser les poüles couver et de laisser l'Appar@il licubateur Chatham s'occuper de l'écivsion ? 1i y à plusieurs autres points où l’Appareil Incubateur Chatham et Couveuse triomphe de la pou.6 vouvreuxe. La pou e couve quand elle est prête. L'Ap- areil incubateur Chathaim est toujours prêt. En faisant vos plans pour retirer une couvée à un t&:nps propice, vous aurez grande quantité de pouiels à vendre au temps où'’ils sont rares et :es prix très éievés. Si vous dépendes sur ja pouie, vos poulets atteindront maturité quand ‘ous icsautres poulelssont-piacés sure marcné t quand jes prix ne sont pas si hauts. La pouleest une mére inattentive, conduisant souyentses pouiola h .rmi l'hcrbe mouillée, dans es Lois, et autres licux où lus rats détruisent ses pelits. L'Apypareil Incubateur Chatham et Couveuse est une mèro modèie, très rarement perd-elle un pelit et elle n'est pas infestée de vermine. Tout étant considéré, il n'y a absolument aucune raison pour continuer l'emploi de la poulie cornime couveuse, tandis que tout prouve que vous devriez posséderan Appareil Incuba- teur Chatium ct Couvyeuse, Nous faisons uneoïfre tout à fait spéciale qu'il vous paicra d'étudier. Peu D’Espace Suffit à L’Elevage des Volailles. Comme de raison, si vous avez beaucoup d'espace, tant mieux, mais il y a beaucoup d'hommes et de femmes qui conduisent avec succés un commerce de voiailles dans un petit lot de village. -Quiconque a une étable ou hangar de grandeur moyenne et une petite cour, peut élever des volailles avec profits. Maix pour faire de l'argent rapidement, vous devrez ses de vous l'idée de pouvoir réussir au moyen de poules epuveuses. Vous devez ybtenir un Appareil Incubateur Chatham et {ouvreuse. Afin de premettre À tous de fare un b? lépart dans la vraie digect on st ren-sir dass | commece de volail:s, Hous fais ss Ne 0.1 out à fait spéciale qu il vous pacrad'etudier. Nous sommes en posit:on de vous servir pr ainster, B.C., Montréal, Halifax, Chathum. n e è L'Appareil Incubatewr (Cha- tham et Couveuse a créé une nouvelle ère dans l'élevage des Volailles. La Poule couveuse comme Moyen D’Eclosion a démontré qu’ellecest u#Fiasco Commercial. L’Appareil Incubateur (Cha- tham et Couveuse a toujours “prouvé qu'l-etait un faiseur d'argent. Un Commerce- facile, agre- able et profitable pour les Femmes. Plusieurs femmes gaguent actuellement leurs vies d'une manière indépendante etmettent de l'argent de côté chaque mois en.élevant des volailles avesun Appareil Incubatgür Chatham “route fem: i de Idisir À sa di oute fémme qui a un; p: 6 loisir À sa dis- position peut, sans ARE RAS expérience ouù-sans UR SOU, F'É ir dan ns de Le mi et faire de l'argent ÿle commence- ment. so Peut-être vous avez une amie qui le fait, Sinon, nous pou vous donner le nom de Eee jui co rent avec les imûêmes cutes, et furent surprises de la facilité c: de ia penses avec lesquelles les profits s accuinx- rent. Il va sans dire que je succès dépend d'un bon commencement. Vous devez commencer commeillefaut, Vousneferezjamaisd'argent, en grande quantité dans le commerce de volaille en employant des poules comme cou- veuses, Vous deyez avoir un Appareil Incuba- teur Couveuse; mais cela signifie, dans le cours des affaires ordinaires, un placement que poût-être vous n'êtes pas disposé à faire dans le moment présent, et voila pourquoi notre offre spéciale devrait vous intéresser. Si vous êtes sérieux, nous vous établirons dans le commerce de volaille sans quil vous n'en coûte un centin d'argent comptant. Si nous n'étions pas sûrs que l'Appareil Incubatenr Chatham et { s1veuse est le meilleur, et qne grâce à son aide et une somme raisonnable de travail de vot:e part, vous êtes certain de faire de l'argent, uous ne ferions pas l'offre spéciale qui suit :— NOUS EXPÉDIERONS MAINTENANT, A VOTRE GARE, TRANSPORT PAYÉ UN APPAREIL INCUBATEL.: CHATHARI ET COUVEUSE Vous neneus payez nil argent qu'après la Récolte 1906 “Messieurs,— Votre Anpareil Incubatonr No: lest parfait. J'en suis tout à fait satisfait. Je me propose d'en acheter un plus grand jan pro- chain. H. M. Loc&woop, Linäsay, Ont.” ‘““Messieurs,—Je pense œue votre Apparcik Incubateur et Couvénuse est exceitlent, J'ai obtenu 757 de trois couvées. 7. S"FTEMING, Piattsvilie, Ont.” ‘‘Messieurs.—Je n'avais j'unais vi un Appa- reil Incubateur avant êe reccvair le vôtre. . Je fus enchanté et surpris de obtenir plus de 807, c* les poulets sont robustes et p'eins de santé. Un enfant pourrait opérer l'appareil avec succts. JAS. Day, Kathweili, Man. Sy ER © 2 U}.. SERONT PAYES PAR ONT A QUI PROUVE RA QUE CE COMMENT ou MATIÈRES CHIMIQUES MUISIBLES : GARANTI pur ET EXEMPT D'ÉLÉMENTS NUISIBLES" URCFALSIPICANON | TOUT VENDEUR EST AUTORISE À RENDRE L'ARGENT À DES MUISIQLES TOUT ACHETEUR QUI AURAIT UEU DE SEM PLAINDRE. J J Y ; lat Pen Une Re- Votre Le Sunfight us est re aux TR ce autres savons, mais c’est lorsqu’ il est quiconeus at] employé suivant la méthode Sunlight _|°. 5" fie duel qu'il démontre sa plus grande su- | 5c. Lever Brpthers Limited, Toronto Achetez-le et suivez les directions. 5c. «ss , empéther de vaquer à leurs occupations. : prendra de la bonne manière. Tout ce des détails cornplets, ainsi que notre livre superbement illustré, ‘Comment faire de l'ar- gent avec des poulets.” Ecrivez aujourd'hui à Chatham. -ymptemént de nos magasins de distribution à Calgary, Brandon, Régina, Winnipeg, New Vest- Lsines à CHATHAM, ONT., et DETRO:IT, MICH: 512F The MANSON CAMPBELEL CO., Limifed, Dept. Mo.173, CHATHAM, CANADA DéBIANDEZ NOS PRIX SUR UN BON CRIBLE ET UNE FONNE BALANCE DE FERME, | vient de faire alliance avec le peu- No. 2— 120 Oeufs No. 5—240 Oeufs L'APPAREIL INCUBATEUR CHATHAM Ses succès ont encouragé une multitude à Jaire beaucoup plus d'argent qu'ils croy- aient Dos ible faire avec des poulets. Chaque Fermier devrait elever des poulets. P ue chaque fermier ‘ garde des poules ” mais, bien qu'ilsache qu'iky un certain montsul de profit dans le commerce, il y en a bien peu qui connaissent le montant d'argent qu'ils pores chaque année en mnégligeant de se ivrer au commerce de volailles d'une façon à y faire de l'argent. 5 poule comme couvense ne sers jAIAIS un succès commercial. Sa mission est de poudre des oeufs, et c'est à cette tâche qu'elle devrait être employée. La seule manière d'élever des ulets avec profit est de bien commencer, en nstaliant un À ppareil Incubateur Chatham et Couveuse. Avec un tel appareil, vous pouvez commencer à éclore sur une grande échelleen aucun témps. Vous ne pouvez obtenir voschampschaque année,m Incubateur Chatham et Couveuse vous pouvez élever des poulets dès le commencement du Priatempe jusqu à l'hiver. n assez grand nombre de. fermiers ont découvert qu'il y n de l'argent dans le com- merec des volailles et ont trouvé que.sette branche de culture était si profitable qu'ils ont instal usieurs Appareils Incubatours Cha- tham et Cou veuses. S Peut-être croyéz-vous qu'il faut beaucoup de temps ou beaucoup de connaissances techni- ve pour élever dés poulats avéc un Appareil neubateur Chatham et Couveuse. Si tel est le cas, vous vous trompez, Votre épouse ou votre fille peuvent voir à l'appareil sans les n’une moisson de savreoun Appareil + Le marché est toujours bon, est les prix ne sont jamais bas. La demande excède toujours l'approvisionnement, et à certains Lemps ce l'année, vous pouvez pour ainsi dire obtenir ge prix qu il vous plait de demander pour e jeunes poulets. Avec un Appareillncubateur Chatbam et Couyeuse, vous pouvez commencer éclare à. une époque qui ettra l'éclo-ion es poulets à un temps où l'approvisionnement. est très bas et les prix proportionnément hauts. Nous savons e il y a de l'argent dans le com- merce de volailles pour chaque fermier qui s'y e voun avez à fatre est de vous »roctrer un Appareil Incubateur Chatham et Cruveuse et le mettre en opéra‘“ion. Mais peut-être n'êtes-vous pas disposé dans le moment actuel à dépenser cet argent. Voilà pourquoi nous vous faisons une oire spéciale. EST-CE JUSTE ? : Nou . DS qu'ilyade l'argent dans l'élevage e poulets, Nous savons que l'Appareil Incubateur Cha- tham et Couveuse est sans à Nous savons qu'avec un peu de travail de votre part, vous ne pouvez manquer de faire de l'argent avec un Appâreil Incubateur Chatham et ('ouveuse. à Nous savons que nous avons fait une offre semblable l'an passé, et dans chaque cas les paiements furent faits avec pérosité et promptituée. Dans bien des cas les paiements étaient accompagnés de lettres de remercie- ments. Dons, nous n'hésitons pas à faire cette pro- position à tout homme ou ferme Ébouétes qui désirent augmenter leürs profits anauéls. Ceci rxeut réellement ue nous yons établirons dans le commerce de volailles de manière à ce que vous fassiez de l'argent dès le commencement, sans vous demander nn seul sou avant la fin-de la récolte 1906, &i nous connaissions une meilleure offre, nous la ferions. Ecrivez-nous une carte postale, nous donnant votre nom et addresse, et nous vous enverrons ‘C'est biens c'est -bien,’’ dit la jeume marquise. Et, détachant de son doigt une bague:d’or ornée d'un petit rubis : ‘‘Tiens, Colette, prends ceci en souvenir du joli cadeau que tu viens de me faire ; donme-moi ta main.” Et la belle dame passa au doigt de la fille du fermier la bague qui avait touché son doigt. Colette reçut ce présent en totm- bant aux genoux de-sa. maîtresse. ‘‘Oh ! dit-elle eu lui haisant la main, ce présent-là ne me quittera jamais.’ Un grand seigneur, témoin de cette scène, dit en rextrant au sa- lon : ‘‘La marquise de Saint-Maurice ple ! —Avec le peuple ! dirent les grandes dames présentes à ce tmo- ment, eteiles se firent raconter ce qui vemait de se passer. —C'est une enfant ! dirent les unes. —Une petite fille ! :dirent les autres. Une bosne personne .élevée simplement |! dit un duc. En C’est une véritable mobile ! dit le #3 , _ 13 ANNEE. —Comment cela, monseign-ur ? dit la jeune. comtesse’avec respec: . —QOui, madame, RE : la véritable noblesse cousiste à voir des frères dans tous les hommes Le lesdemain, dans le gran! nonde, on parla beaucoup de ]a bague de rubis donnée par la mar - quise à une fille du peuple. Leuise ne savait pas avoir fait 1ne chose si extraordinaire, en 1e connaissant par un présent de per: de prix à ses yeux l'attention de 14 betne Colette : et, tandis que cha - cun attachait à ce présent béa.- coups. d'importance, Leuise: l'âvait oublié. Mais, fle lendemain, à 14 ferme, il était aussi question de fête. 2 Le père Lagneau avait voulu ré- galer les paysans du village, À 'oc- casien de ia noce des seigneurs : et pour cela il avait invité les jeune garçons et les jeunes filles et sur- tout M. le curé, à dîner le lende- main à la ferme. On tua un mouton, on chauffa 13 lvur. on fit des fromages, en ache: 1 du vin, et l'on se mit à table. à: m- di, très disposé à rire, à chanter :t à manger surtout, lorsqu'au. cou -- rier, arrivant à bride abattue, Live terrompit le repas et dit: au-père Jacob : | “Un ordre-du roi. appelle les ur bles seigneurs et leurs. vaissaux À Paris pour aller à la guerre,..et le Hmarquis vous ordonse de lui choi- sir sur les terres de la marquise, a noble : épous:, viugt.gars. bien : x = nus pour être équipés, suivant: l’.1- sage, et servir .d'escorte au 5: i- Jgnenr.'’ Le père Jacob, debout,” sans di mot, promène ses yeux sur la je t sesse qui l'entoure, et nomme cer æ qui lui semblent les plus dign % d'accompagner les seigneurs. À leur tête; il met Paulin, son prop fils. Alors le bou curé prit un ver-e rempli jusqu'au bord d'uu vin EUE, et dit en bénissant le vin : ‘’Buvez, mes amis, dece vi l£. nit en signe de bonne intelligence, et faites serment de défendre au périldevos jours} ies nobles. mat- tres que vous avez, l'honneur d'ac- compagmer ; faites serment de me point les quitter tant que ce scra leur bon; plaisir de vous garder,’ Tous les jeunes geus, d’un {com- mun élan, firent sur la coupe le serment, et, l’ayaët vidée, ils s'em- brassèrent_et-se mirent en: deveir de partir. Oh ! alors, Colette sentit froid au coeur en voyant s'éloigner son frère, qui jamais ne l’avait quittée. Le père Jacob retenait les laries qui voulaient s'échapper de ses yeux ; et, lorsque les assistants se furent tetirés, tout tristes et «ha- grins, le père £et la fille tombèrent dans les bras l’un de l’autre et donnèreut um large cours à leur loueur. “Mon , pauvre frère !... men pauvre frère !... reviendra-t-il ? dit Celette. —Mon cher enfant, te reverral. je !...”? dit Jacob, Et tous deux sanglotaient ; male, après la première émotion de cette séparation, le père Jacob rappéla sos courage, et se dit à lui-mêmsg ÿ Eh quoi, Jacob, tu pleures, pagce que ton fils remplit sou devoir te pieures, quand tu devrais être bett- reux et fier !... On !père Jicob, n'es pas généreux, et, si la mère de cet enfant était là, elle te le : Hralt -. Alors, fort de cette pensée, # appela Colette, et lui dit : ‘Colette, tu n'es pas raison asbl ES | de pleurer parce que Paulin est pare ti: je te. défends de. pleurer, ms re VISE Louise, 7 A+ NN } | (Suite à la huitième. page) | |