Rs 7 2e pt mare um D SRE Es Ce A rene ES nan RE TT — L'Emigration Cana- dienne a tunés cherchent la gioire ici bas, qui n'est rien comparée à la gloir: du ciel. Ces senti- ments de reconnaissance De (Pour l'Impartial] sont peut-être pas si bien enra- Quelle amertume, quelle tris-|Cinés dans nos cœurs, pour ren tesse, et quelle mélancolie n'é-| dre grâce à Dieu, poar lni prouve-t on pas dans la signifi-|chanter ses louanges, et hour: cation dece mot déchirant— !tant il est Dieu ; 11 est le créa 4 Emigration. C'est la potioa vé-|teur de tant de choses subli- nénense anx cœurs de ceux qui, Mes, que leur magnifivence et ainent et qui chérissent notre |leur lumière effacent celle de ls beau et charmant pays, le Ca_|gloire acquise par ce grand gé uada ; c'est le poignard qui uéral, comme la lumière du so donne la mort à ceux qui sont leil efface celle des étoiles vraiment patriotiques, à ces su Chantons lui, ‘’Sempiterna glo jets loyaux qui ontà eœur le ria avez un sentiment de re- bien-être et l'avancement du|connaissauce, d'adoration et pays qui les a vu naitre, et qui d'amitié, et nous aurons aocom- leur a donné le berceau de l’en-|pli notre premier devoir. fance O Canada : terre chérie, tu «Canada, terre Sainte, ou resplen. nens enfouis dans ton _— des | dit la foi, trésors liumenses, des richesses Terre de dévouement de gloire et de |incalculahles, et les bras valeu vaillance, reux detes enfants les décou A tes fertiles bords sourit Ja Pro- vrent en crousent tes entrailles ; vidence, la nature t'a comblé des dons les plus rivhes et les plus bril- lauts. O terre mille fois bénie : ta puissance future est regardée comme accomplie ; ta gardes ta liberté dans les plis de ton dra peau vénéré qai a bravé les tempêtes et qui a été noirei par la famée ues canons. Puissance Et du haut de son trone, un Dieu veille sur toi.” Ah ! puissent ces mots rem- plis de sagesse, de patriotisme et de loyauté, se faire entendre. et se faire aimer, par ceux qui quittent notre beau pays, pour aller chercher fortune à l’étran- ger, où on ne la trouve guère. (les mets sont-ils remplis future! Ce n'est pas l'état finan : d'exagération on de vanité ? cier d'une mation qui la fait Mont voi Unnadies et Acs-}1t: noble et puissante. Si >ela estla base de la solidité dien s'écrie unanimement :|° TT d‘une nation, pleure, O Cauada pas d'exagération : pas de va- dr nité. Quelle autre partie du pleure: car l'énormité de la monde, où le foi, l'obéissance à | dette pablique est presque in la loi de l'glise, notre guide ealculable, tes pleurs et tes pel , é ; divin aux travers des orages de | °5 rotemberont sur ceux d 5” cette vie, est plus suivie qu’en jourd'hui, qui règlent tes affai- ce beau pays,—ce pays par ex res avec tant d'extravagance ; cellence—le Canada Oni !| mais rejouis toi O Canada : lève + . . < 3 ! car son peuple aime à suivre la. |t02 front, O na patrie ‘ta gran loi de l'Eglise, cette parole di- deur et ta puissance fatures ne vine et intaillible, qui vient de|°°n8istent pas en secl, male daus ja bonche de Dieu lui-même |l9 caractère de ton peupie et ta de celle de celui qui remplit sa[situation géographique. Le place sur la terre, notre Sorve PR apres avoir parcouru # te - rain Pontife, régnant glorieuse- | toutes les plages, s'arrête, eur ment. Nous sommes sons la|Pris, étonné et ravi dans ce protection de la Divine Provi- petit coiu béni de laterre. 1: D ni a PERS denco, et ce Dieu, toujours si|#4mire les scènes pictoresques bon, si juste et si sage, permet de tes montagnes ; les _— à ce pays de prospérer, et de s’a limpides de tes lacs magnifi grandir. C’est Lui qui donna ja| nes. qui abreuvent les rayons persévéranc. à ces courageux | du Scleil ; —ce qui ferait envie athlètes, qui pénétraient daus|*u Peintre de éracer sur le ca- la forêt encore vierge, et la nevas—Arrétons-nous ; et €xa hache à la main, faisaient re-|'1n0ns pour un moment, sices tentir ces retraites soli l'ichesses et ces grandeurs font taires, de l'écho de leur coups bondir de pu le cœnr de tes redoublés, “ces coups vain- enfants ; siles avantages que queurs portés dans ces retraites | 1 leur offres, soat acceptés. et précédant le drapeau véméri ‘Quelle est donc cette bruyante foule, # æ ee — L'IMPARTIAL JEUDI LE 18 FEV, 1902 Malheureusement, trop d'infor- [songe ; plut à Diega que ce ne|monde meilleur ? La justice jm fat qu'éphmèr- Ce ron-|piacable te jngera saus mere,” ge, qui te hante toujours est |et elle jiosera ecltaæ marque in: | devenu plus fort qn* ta nature, |éffagnbl: sur ia Lo aube ‘Ilest; et voi à queta pars ‘comme un dég'néré." Quel rude trait direz vous ? l'as plus rude que Tu vos poiudre d'jnta prochaine la chose elle mêmes :; sur il a éte opuleuce, dépriut gnivant ies conlenrs De guirlandes ornant tes luisirs| 4e ja réalité. Ah! pnisse t-il se pce faire aimer en Chaque jourates yeux dévoile un nd boat tucide. . eiles, p'us Variées que Quatre nobles coursiers a la course rapide, Les naseaux écumants, les erins!virit.s« entrent dans ce cerveau: enrubannés, , Dans un char tout doré sur la plaine ébahie, Trainent pompensement ta gran- deur enrichie, | Chacun brigne l'honreur de cban- | Tu ie trouveras sons le toit de ter ton retour, l'ancêtre, purmites amis ; ‘au-| Chez toi brillent partout, et le | près da ton et sous | pourpre et l'ambre, | Tu reçois des place's, un fauteuil a tb t 41 contents plus celles dont je mé suis servi; puisse t. 1l sa fairo coutempicr ; que ses. évhaufFs par ces rêves imagi-. Inaires Retourne-tor avant de. demande ! toi, en quoi consist - le bouheur?. déserter ta patrie, et b'réeau lioimbre da vicux hêtre* ; tu le | ‘irouveras riant, dans (où champ la chambre, | FRE d-sséché, Situ parles, soudain tes paroles! charrue a été ou la font loi, |iaissée dans le «ilion à demi-ter. Et dans les environs tu commandes! miné, et cù Les chardons, les en roi.” linauvaises herbes ont pris la Voilà. |piace de ces épis dorés, qui ja- Les eplendeurs d'un fantôme dis, du t«mps de ton père, on- qui embrasent tes désirs. |doyaient ça et là, conme pour O émigraut téméraie ! Re. remercier et récompenser Îles tourne-toi et regarde ta patrie, | peines de ses travaux. Relère toi que Uiysse fit tant pour revoir; | de get éloardissement d'opn- regarde la sourire en offrant |lracr ct de grandeur; prends ses avantages immenses, qui Courage ei mets toi à l'œavre vaudraient mieux qae tes rêves | Tes peiues, et ton tracail seront brillants qui s'échappent de toi, | Fe HRerER par des richesses im- comme l'ombre dont tu veux Périssabies. Tu reverras encore t'emparer. Tu ne vis plus doive gazon verdoyant, l'indice des temps de tes aucêtres de 1755 et richesses natritives de ton 80l. 1758 Je ne devoilerai pas se ta-| le bonheur: tu le tronveras bleau rempli de tristesse et de |souston baan ciel azuré. à côté ernanté ;: ce ront ces années | de ta mère qui a pleuré ton ab malheureuses qui ont été imbi- sence et quia vu la lampe de bés du sang des martyrs, etises jours s'éteindre per à dont la devise de ses tyrans|Peu ;tuie trouveras, p'ès du était : “Crneuté, Carnage et Pii- m4 de l'oiseau, que tu dérobais lage” 11 vaudrait mieux ne pas | dans ‘ba entauce près “du lis en divaiguer d'avantage, les | qu taigain voueillait daus la feuilles de l'histoire, eout la; | Verdare, piès du fleuve argenté mais cet acte de barbarie qui serpente &l murœure'’; tu demeurera toujours dans notre | trouveras le bouherr en c<es mémoire comme ls plus |leux, plus riant qu'ilne l'était cruel que l'ast:e du jour ou la|envorearant qua ta malneut fait reine de Ja nuit ait été té [Pre changements charmants, moin, Nos ancê'res en fuyant ces chivgemeuts de beantés et leur patris fuyaisnt leurs plus! desub:imités Réflé‘his douc! O terribles et cruels ennemis, |émigrantlarant d'eutr:prendre Toi, tu vis dans la paix et l'a bondance ; ponrquoine pas eniet nm éioigue plus tes pas. profiter ? Car au iieu du lingot |10n travail n'eurichisse tu rencontres les chagrin, le|jays étranger, mais Je tiens. lei deuil et le trépas. Toi, qui étais | est ie doux repos ; ailleurs soni désirs Que pas un ve voyage, l’objet de tes libre et fier, qui goûtais les dou les déboires 1ci est la 7 ace où ceurs de ;a vle, tu es devenu|tes m Triyrs moururent, le front un instrument, un esciave d'un courouné de ceit: auréole de autre peuple. Tu as renoncé à gloire, en défendant la patrie ét ta patrie ‘tu as laissé derrière l'autel. Demeure lonc daas tou toi ses p'aisirs, ses douceurs et|pays nata], et profite Ces avanta dans la république Américaine, | factures en Canada ue sont pas . ‘ . < ses richesses, e: tn t'es envolé|ges qui tesout offerts. Les manu- de uos rois”; c'est Lui qui a donné à ton sol, patrie bien. aimée, les moissons, et à tes bois le feuillage. Combien ne de- vons-nous pas lui être recon paissants pour toutes ces kontés ces richesses et cette manne qui nous fait vivre ? Si un grand général, sur le champ de bataille, ayant cueiili les Jan riers de la victoire, s’en revient portant cette guirlande de fleurs, symbhole de Ja conquête: quelles acclamations ! Quelles réjouis sances ! Quelle gloire! $es ad mirateurs sont prêts à [ui mon- trer une marque de leur recon- naissance eu lui Connant une bienvenue grandiose, une ré- ception vhaleurense. Les arches, symbole de grandeur et de gloire, s’érigent partout ; ]l2s lettres d'or de “Bienvenue” ca- ressent le feuillage et les fleurs : on est prêt à se jeter à ses rieds, adorer l'empreinte de ses pas ; lui Jeter des fleurs sur son passage, et même d'étendre un tapis de grande valeur pour un marche pied Pourtant, il est un être morte]. composé d'os et de chair ; il est un être, qui pieds du sang d‘aussi braves que lui, pour satisiaire son dé- Vaines louanges s'est trempé jies Dont le flot grossissant, tourbil- lonne et s’éco ule, Pour sauver de Montcalm le sacré pavillon, Sans doute a résonné le tocsin des alarmes : Chacun vole et bondit, s'apprête, prends les armes, Et court de l'assaillant, répousser l'escadron..” O : fut ce cela la caase de ce mouvement général, cette ma- ladie contagiease—le gloire, s’aplanirait surelle,son front serat enguirlandé de cette magnifique, l'auréole de loyauté et de patriotisme ; mais malheuresement, cela n'est pas. Pleurez mes yeux : O mes pauvres yeux pleurez ; car un peuple aveuglé déserte sa patrie. auréole ‘Pour demander ailleurs a des cieux étrangers, Le bien être qu'ici lui donnent ses foyers.” Emigrant téméraire : un dé sir s'empare de toi,et ce désir qu'une chimère. Tu tournes le dos vers ta patrie ; vers ce beau et charmant Ca: n'est aada, et tu cours après ce désir, il échappe à tes pas Quel est-ce désir si ardemment voulu ? Nu! autre, qae la gran mais deur et l’opulence ; car celui qui sir d'attirersur lui les regards | déserte son foyer paternel, pour du monde : et pourquoi cette|s'égarer sur des plages étran-|miiles étoiles, qui te souriraient grandeur, cette maguificence re bercé par xn vain/|l'adieu du départ vers es 4 où ton corps s’use dans leurs u- sines, et où la misère vient frap. per à ton s-uil, comme un spectre ; vient te preidre dans ses griffes aigues, et t'mporte loin des tiens, sans espérance e{ sans moyens d'y revenir. La moit, l'amie de la misère, vient ensuite frapper à ta porte, et la, O émigrant ! que ne dounerais tu pas pour ê re an milieu de tes amis cheris ; de reuervo:r une marque de d'affection ; un mot cousolant, avant que tes paupières se fer- ment pour lo1jours à la Ilumi- ère. Vain espoir : la misère lutte contre toi, etiu es forcé de te) voir endormir pour ne: parmi des étrangtrs ou l'accent | si bien connu de ton père bisn- aimé, et le mot consolant da ta mère chérie, feraient paraitre ce | long sommei}, e: long voyage! vers l'éternité, plus doux et plus heureux. Tu les entends ré sanner, Ces mots, esprit seulemont, comme | l'eau d'‘'an ruissean ser pentant, mais l'écho meurt dans l’espace immense, qui te sépare de ta patrie. Tu meurs, Oenfant égaré! et que ne dounerais tu. pas pour contempler encore une | fois ce beau ciel azuré, avec ses! ‘ecOuualssance et dans ton l en anssi grand nombre que dans la republique Américaine, mais en Canada il y a une profession honnête, honorable et plus sure que ces manufactures, puisque c'est elle quiies fait jonction: ner ; et cette prof:ssion, par ex collence, est j'agricul{ure. Com d'arpints de sont encore inhabitss dans le Cana da. Regarde le #sol riche da Nord Ouest et celui de Qaébec qui demaudent seulement tes bras valeureux pour te récom- penser plus ampiement, que tes bien terre rêves de grandeus +t d'opu lance, que #u crois ponvoir ga- gauer dans ce pays au sud de purs Soldat, ne laisse point ton drapeau sans défense, Français, jusqu'au tombeau soit digne de ta France Et toujours souviens-toi qu’uu vail. lant laboureur. En sillonnant sa terre, y trouve le bonheur. À M1CUS. GO0D HEALTH 18 1MPOSS1BLE Without regular action of the bowels. 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