r r r,, V} Ë. r» li r i. . i PAGE 2 Les Mi'kmaq- accueillirent les premiers colons français, arrivèrent en 1720. LA PETITE SOUVENANCE Saint-Pierre—du—Nord : une nouvelle voix du passé Rob Ferguson, archéologue au Centre de service de l’Atlantique de Parcs Canada Vers 1764, Thomas Wright effectua des levés de la baie St. Peters dans le cadre du projet de Samuel Holland en vue d’établir des propriétés pour le nouveau gouvernement britannique à l‘lle-du-Prince—Édouard. Grâce à ses travaux, Wright nous a légué un très précieux document d‘une époque révolue : un indice visuel de l‘établissement. aujourd’hui masqué. de Saint- Pierredu-Nord. Son plan des propriétés proposées dans le Lot 40‘ comprend un registre des parcelles laissées vacantes par l‘éviction des résidants français en 1758. On peut voir neuf fermes le long de la côte nord de la baie St. Peters dans le secteur de Greenwich. qui a été annexé au parc national de l‘lle—du-Prince- Èdouard en I998. Pendant deux ans, les archéologues de Parcs Canada. en collaboration avec le Musée canadien des civilisations, la Commission géologique du Canada. les universités Mount Allison et Mémorial, Archaeoconsulting et Epekwitk Héritage Consulting. ont cherché les traces d’un établissement humain a Greenwich. Cet établissement se serait étendu sur environ lO 000 ans. depuis l‘arrivée des premiers peuples que le recul des glaciers força à se déplacer vers d‘autres terresz. Au fil des millénaires durant lesquels des peuples des Premières Nations vécurent le long du littoral de la baie St. Peters. cette profonde vallée fluviale se transforma graduellement en la baie d‘eau salée que nous V b . connaissons aujourd’hui. L'abondance des richesses naturelles de la terre permit aux ancêtres des Mi’kmaq de prospérer. Les Mi‘kmaq accueillirent les premiers colons français, qui arrivèrent en 1720. L'année précédente. le comte de Saint-Pierre avait reçu les droits d'exploitation commerciale de l'lsle Saint—Jean et des îles adjacentes dans le Golfe du Saint-Lament. En l720. il envoya trois vaisseaux de La i Rochelle pour installer son centre administratif à Port—la-Joye et un ç établissement de péche à Saint—Pierre- ‘ du-Nord. également connu sous le nom , de Havre Saint-Pierre. Quelques années i' plus tard. cependant. la compagnie fit faillite. et le gouvemement français prit le contrôle de la colonie. Détail de A Plan of Lot No. 40 par Thomas Wright vers 1764, montrant certaines des termes françaises d’avant i758 autour de la baie St. Peters, dont 9 termes à Greenwich (carte : Bureau des archives et des documents publics de |’|.-P.—E., no d’acquisition 0758E). Saint-Pierre devint le carrefour de la population française à l'lle. Son économie reposait sur la péche et l'agriculture. et ses occupants venaient l A Plan qf Lot N0. 40 Simare in Rings Counry m rhe lsland SI. John; Same Sizefimn lhe Original F iuld Book by 77m“ 14"righr. Archives publiques de l'llc—du—Princc-Èdouard, n0 d'acquisrtion 0758B 2 Voir. par exemple. David Keenlysidc (1985). a La période palcoindicnnc sur I‘Îlc-du-Princc- Èdouard n. Recherches Amérindiennes au Québec, Vol. XV, N°5 l-2. pp. l I9-12t». r7 . W1wmeMrv