‘ 3 »4 ds 7 L Ki et er RC Ë Fe D. | PER 2 FC IR a À Sr — cms Dr : NE re $ 4 SE À % KT Union fa. E Force Dre Er | = te y meute = LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | Fondé en 1803 par Gilbert Bnote et son fils, | F. ]. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. VOL. 5. NO. 6 13 ANNEE. mms : GEI SESASAS AIX IR SE EE SÈSÈS ÈS XX" + GUIRLANDE DE HOUBLON® à RERSSARIRIRIRIRIRIRIRIRERS RIRIRIEI D | I L'ÉCOLE DU VILLAGE Frédéric Hermann, pauvre maï- tra d'école du village de Steinach, était un des hommes les plus sages etles plus modestes qu'il y eût. Son plus grand bonheur cousistait à vivreau milieu des enfants ; et il suvait s'acquitjer avec tant de soin des fonctions honorables et méritoi- tes de sonétat, qu’il fit un bien in- fini eu formant le coeur de ses élè- ves à la religion et à la vertu, tout en leur enseignant les connaissan- ces utiles à leur vocation dans le monde, Setisfait de ses modiques émoluments, il se sentait si heu- reux dans son empire (c'est ainsi qu'il nommait souvent son toit de chaume, son jardin et son école), qu’il ne l'aurait pas chargé contre le palais d'un roi. Le petit villago de Steinach est gitné dans une contrée âpre et montagueuse. . La première fois que Hermann descendit de la mon- tagne par le sêntier qui conduisait à ce village, dont il venait d'être nommé ivstituteur, et qu’il aperçut at fond d'une gorge, entre deux! rochers et des forêts, le vieux et noirâtre “<loclier, les misérables chaumières couvertes de mousse, TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 22 JUIN. 1905. LA EPISODE À me tirer partie de l'eau stagnante | muraille latérale, une armoire vi- qui était à l'entrée de la maison et |trée renfermant la bibliothèque. d’une colline couverte de bruyéres | Amcôté oppasé se trouvait un ex- qui touchait au jardin. La prewii- | cellent piano, élégant, d'un beau ère fut métamorphosée en un char- | vernis, ct fait, comme le secrétaire, mant parterre, et l'autre en uu ver. [le fauteuii et : les autres me‘bies, ger très productif. Comme il était |eu bois de moyer. Une très belle fils d’uu jardinier et qu'il avait lui-|gravur:, prosrement encadrée, re- même beaucoup «le, goût pour tous) présentant je divin ami de l’en- ces travaux, il s'y entendait fort fance qui apptile à lui la tendre bieu et ses entreprises réussirent à | jeunesse ct qui la bénit, était sus- merveille. Bientôt tous les alen-! pendue près dé la bibliothèque ; tours de l’écele restaurée ressem- jau-dessus du piano, s'élevait une blèrent à un immense jrrdin des /gravure no moins belle, une sainte mieux entretenus. Cécile, patroine des musiciens, et, DO YOU KNOW THAT BAGKACHE IS THE FIRST SYMPTOM 0F KIDNEY TROUBLE, It is! and you cannot be too careful about it. A little backache let run will finally cause serious kidney trouble. Stop it in time. TAKE DOAN'S KIDNEY PILLS. They cure where all others fail. As a specific for Backaches and Kidney Troubles they have no equal. Here is what Trois ans après, vers l’automme, ermann fitun voyage à la ville pour s’y marier, et en ramena Sa jeune épouse. sonne sage, pieuse, intelligente et excellente ménagère : elle se nom- mait Thérèse. Son père, qui n'existait plus, avait été fonction- naire public et lui avait donné une, bonne éducation. , Après s'être préparée par le scrupuleux ‘accom- plissement de tous les devoirs la religion nous prescrit, les époux célébrèrent la noce, modesteruent et sans dépenses superflues, chez: l'oncle de la jeun: personne, prin- cipal chantre de la paroisse. Thé- rèse avait eu occasion de voir, plu- son coeur se serra. Son anxiété devint encore plus grande quant on lui montra la maisau d'école presque en ruine, €t à laquelle on! ne pouvait arriver qu’à travers une mare boucuse, qu'on traversait en posaut. les pieds sur des pierres placées de distance en distance. L'intérieur de cette habitation ré- pondait parfaitement à sou exté- rieur : le plafond était noirci par ja fumée, le plancher pourri, et les petits carreaux ronds des fenêtres telement vieux et malpropres, qu’à peine laissaient-ils pénétrer un de- mi-jour triste et sombre. La salle où se tenait la classe avait un as- pect reponssant : de larges toiles d'araignée en tapissaient les murs, et une odeur méyhitique y soule- vait le cour. Le jardin attenant paraissait assez vaste : mais ce n'é- tait, à proprement parler, qu'une maigre pelouse plantée çà et là de quelques arbres entièrement négli- gés, porductives. Cependant #0o- tre institutenr ne perdit point con- rage : ‘‘Avec l'aide de Dieu, disait- il résolument, j'espère chang2r tout cela. H entrait en -fonction avec un fonds de zèle, d'intelligence et de bonne volonté ; sous lui, un esprit sieurs années aunuravant, d'école. du village dont son futur était de- puis peu de temp; nomtné l'institu- teur, et le souveuir de cette visite la rendait toute triste ; il lui répu- gnait.beatcoup ! d'allewse confiner daxs une habitation si malsaine et si délabrée. Quoique Hermann lui eût dit qu'À présent la maison se trouvait :en bien meilleur état, elle ne s’attendaii qu'à de faibles changements, et elle paitit pour Île village de Steinach non sans éprou- ver quelque serrerment de cour. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’à son arrivée devant l'école, au lieu de la croumissante dont elle se souvewait parfaitement, elle vit un charmant parterre orné de jolies fleurs et de jeune: «1bres déjà char- gés de fruits ! La maison ‘n’était, à la vérité, couverte qu'en chaume, comme teutes celles du village ; mais la nouvelle toiture d'un jaune frais et le bleu grisâtre des murs récemment badigeonnés lui don- naient un aspect de bonheur et de propreté. J/instituteur racontant à sa jeune épouse les sacrifices que la commute avait faits pour répa- rer cette maisom, et s'excusant de ce que le peu d'épaisseur des murs n'avait. permis de ia couvrir qu'en paille, la bomme Thérése lui répon- nouveau de 4ocilité et le désir d'ap- prendre . sembièrent s'emparer de toute l’école. L'aimable institu- teur sut bientôt tellemeut se faire chérir des enfants, qu’ils le regar- aient cemme leur père ; bientôt aussi il gagna l'affection et l'estime générale des parents. Alors il fa- cile de faire accueillir ses justes ré- clanatious, et le conseil communal résolut à l'unanimité de faire res- taurer la maison. Dans ses heures de loisir, il travaillait à déraciner ds vieux arbres, à bêcher et à re- muer les plates baniles pour y 5€ mer des fleurs et des légumes et à planter partout de jeunes arbustes des meilleures espèces. l Il sut mê- | | dit : ‘‘Oh ! sois tranquille sur çe | point, mon ami ; on peut vivre heu- | reux sous tin toit de chaume quand on y remferme avec soi l'amour de Dieu, la paix et la concorde.” | En visitant toutes les pièces, son | étonnement s’accrut encore : les fe- “êtres, propres et claires comme le cristal, procuraient une vue délici- euse str-un beau et vaste jardin soigneusement cultivé ; les mu- railles étaient. blanches comme la neige ; le plancher, tout neuf, re- luisait de propreté. On voyait eu- tre deux croisées la table de travail C'était une per-|le plus apparent, on avait placé le | ’ . 4 . = . | c'était une Saiu4e-Famille. que | asile. |d'uns toile citée et six chaises de MR, GEO. H. SOMERVILLE, of Stewarton, N.B., writes: ‘I was 8o troubled with a sore back I could not get aut of bed in the mornings for over a year. I got a box of Doan’s Kidnoy Pills and before I had them half taken I could see I was deriving some benefit from them, and before I had taken them all iny back was O.K. and I have not been troubled since. ” {selon les ‘légendes, inventrice de {4 À ‘l'orgue ; etitre les deux fenêtres, | vis-à-vis de la porte, dans l'endroit plus admirable de ces tableaux : Toutes ces gravures, avec leurs jolis cadres de noyer bien poli, faisaient un ef- fet charmant sur le fond blanc de la muraille, contribuaient beau- coup à eimbelkir ce modeste et riant {ne table simple recouverte et d NE TOUSSEZ PLUS | paille formaient-le reste du ndél $ \ P R É C F lier. Hermann avait acquis upe | 7 partie de ces meubles avec le fruit LE REMEDE DU JOUR À Une Combinaison de Gomme d’Epi- À de ses épargneset-devait les autres 1 EF ; k ni à nette, de Cerises Sauvages, de à ia ‘reconnaissance de ses élèves. Mestre sè de Ordres Sur chaque fenêtre s'étendait une, raugée de pots à fleurs qui char- maient à la fois la vue et l’odorat. Cependant Hermann craignait que Thérèse, ayant habité jusqu’a- lors des appartements bien tapissés et ornés de glaces, n’aimât pas trop ces murailles toutes nues et ve re- gret Ât un peu ces belles glaces. ‘“Ah! répondit la jeune épouse lorsqu'il lui en parla, ces jolies plantes qui garnissent nos fenêtres décorent un appartement bien mieux que les fleurs peintes sur les tapisseries des riches ; elles coûtent beaucoup moins et elles ont un par- fui agréabie. Quant au manque de glaces, dis-moi, mon ami, le beau tableau de Jésus bénissant les enfants, image si convenablement placée dans la chambre-d'un insti tuteur pour Jui rappeler’ constam- ment ses saints et importants de- voirs, et surtout la ctarmaute gra- vüre de la sainte Famille, divin ex- emple de l'union et de la piété qui doivent régner dans une maison chrétienne, ne sont-ils pas à nos yeux les plus brillants, les plus u- tiles miroirs ? Et cette sainte Cé- cile, que tu as placée au dessus de ton piauo, regarde comme elle éiè- ve ses regards vers le ciel en chan- tant les louanges du Seigneur : ne te serable-t:il pas y lire, comme dans un miroir, que nous devons sanctifier l'art sublime de la musi- que eu élevant nos coeurs auciel ?”? Frappé des sages réflexios de sa jeune épouse, vivement ému, | £ Hermann la conduisit vers la jar-|# din: Depuis l'entrée jusqu’à la haie qui fermai: l’enclos, on voyait | un large chemin bien sablé, et bor- | E dé à droite et à gauche par des buissons de roses, des plans de fraisiers et de groseilliers, entre- mêlés de plates-bandes couvertes Scientifiquement préparée sous orme d’un Sirop agréable au goñt. 1 Un des remèdes les plus efficaces qui à à aient jamais été présentés au puolc, À 4 pour le soulagement immédiat et la gué- bé &1 rison des Rhnmes, Toux Bronchite, En- à rouement, Coqueluche, Croupe, Asthme & et tous les maux de la Gorge et des Poumons. +. Prise avec de l'Huile de Foie de Morue, À # la SPRUCINE est inappréciable dans les LR # premiers symptômes de la Cousomption. & En vente partout. Prix 25c, ou par : la malle sur réception du prix. Seuls Propriétaires, THE WINGATE CHEMICAL Co. 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