EE E ! NU + À è Dunes UNE HAINE DE VILLAGE (suite de la lère Page) presque partout un jour de mar- ché. 1] résulte de teut cela une animation et un peu de mouve- ment dans des rues habituelle- ment tranquilles et désertes. Un peu après neuf heures, Julienne Maïlicorne sertit de ahez elle en eempagnie d'A. drienne. La distance à pareeurir pour se rendre de chez Mali à l'église était assez longus. 1! {allait traverser le village à peu près dans tonte son étendue, sans quitter la rue principale, dont la largeur était plutôt celle d'une grand'reute que d'une rue ordinaire: La nouvelle, bien inattendue, de la présence de la jeuue fille dans les rues du village, se ré: pandit cemme une trainée de poudre, et réveilla toutes Jes curiosités inassouvies ; à l'4- glise, tous les regards re pertè- rent vers elle. 11 y eut bien des distraetiens et des cehuchete- ments,ce jour-là, pendant Ja eélébration de la messe. Madame Laroche, qui était à sen banc avec ses deux enfants, fat frappée comme tout le monde de la beauté si parfaite de la jeune inconnue, du sharme sl puissant qui rayonnait en elle, et elle conçnt tont de suite peur Adrienne eette profonde sympathie que les bonnes na. tures ressentent en faveur de la jeunesse, de la beauté et de l'in- neeecnce. À la sortie de l'église, une foule nembreuse eneombrait la petite place qui se trouvait en face dn vieux monument. Lors- que Adrienne parut, tous les chapeaux se soulevèrent, et elle traversa l’étroit espace au mi- lieu d’une haie de eurieux et d'admirateurs. Plusieurs per- sonnes amies ou alliées de Ma- lisorne, vinrent saluer Julienne et profitèrent de cette oceasion peur s'enquérir auprès de eelle ei qui était la jolie demoiselle qui l’accompagnait. C'est la pupille de mon mari. dit-elle, une orpheline que nous considérons comme netre en- fant. Le retour à la maison fut si- gnalé par vingt questions sem- blables, partant de gronpes se- més le long de la reate et qui, tous, étaient désireux de voir de près la jeune fille et de suvoir qui elle était. 1l ne fut qnestion, tente Ja journée, dans le beurg de Cha teau Bernard, que d'Adrienne et de sa beanté ; les laugnes -se donnèrent un libre eonrs, et toutes les suppositions, mêmes les plus ridicules et les plus ex travagantes, trouvèrent des ap plaadisseurs parmi la popula tion. Tout ce bruit tout ee ta- page, parvint, dans l'après midi, aux oreilies de Jacques Hervey; ce fut avec un étonnement pro- fond qu'il apprit l'incident qui eecupaii les têtes dn vilage. 1] espéra que la lettre qu’Adrieane lui avait promise pour le soir, lui denuerait l'explication de la cenduite de Jean Malicorne. Vers quatre heures, allant visi- ter un malade dans une ferme située nom loin du port Mi- chaud, il entra chez ses amis Laroche. Veus avez la grande-nouvelle? lui demanda madame Larovhe. Laquelle, madame ? Jean Malieorne possédait dans sa maison une merveille de beauté, de grâces et de jeunesse, qui est sa pupille dit- on ; mais, comme ce vilain homme a tous les égoismes et toutes les avarices, il gardait ce trésor sous triple serrure. Au. jourd'hui, pour la première fois, ee trésor a été visible à l'église et dans les rues du village : en lui a presque fait mme evatiea, tant sa beauté est sympathique. Jacques Hervey était fort tronblé. - "+: - * PALE PEOPLE | cheeks rosy by using Milburn's Heart and Nerve Pills. Insufficient quantity or poor quality of the blood is one qf the evil results that usually follow any derangement of the heart. If the heart becomes weakened in any way it cannot pump the blood to the lungs as it should, there to be purified and im- pregnated with the life-giving oxygen. As a result the blood deteriorates. It loses its nourish- ing, vitalizing, health-giving qual- ities. The face be- comes pale, thin and waxen, the lips bloodless, the hands and feet cold. There is weak- ness, tiredness, shortness of breath and palpitation,. When those suffering from thin or watery blood start taking Milburn’s Heart and Nerve Pills they are assured of a cure. Every dose acts on the heart itself, causing it to beat strong, steady and regular. Every dose, too, introduces into the blood those vital elements necessary to make it rich and red. Soon the pale cheek takes on the rosy hue of health, there is strength instead of weakness, energy and activity take the place of tiredness and lassitude. Miss M. Skullion, 50 Turner Street, Ottawa, Ont., says: ‘‘I was greatly troubled with my heart, together with extreme mervousness for many years. These complaints brought about great weakness and feeling of tiredness. My blood was of poor quality, 80 muchsothat I became pale and languid. Milburn’s Heart and Nerve Pills eured me after all else failed. They built up my system, enriched my blood, strengthened my ) uerves and restored me to health.’ _. r— Vous l'avez vue ? demanda- t-il. Oai. Elle est d'un blond en- chanteur. Tout est grâce et perfection dans oette filles chai- mante. Jeme sais pourquoi je me sens peur elle une affeotion très vive ; je rondrais qu'elle fût mon amie, ma sœur. Ces pareies portaient Île ra. vissement dans la sœur du mé- decin. S'il l'eùût esé, s'il n'eût pas oraieut de déflorer son a- meur, ileût avoené à madame Laroche qu'il aimait Adrienne et qu'il était aimé d'elle. On ehangea de eenversation. Où allez vous, devteur ? À la Bernerie, madame. Vous repasserez par joi ? Oui. Eh bien, je ferai mettre vetre converé. Vous nous resterez à diner ; men mari et moi mous serons enchantes de passer la soirée avec Vous. Je nesuis pas libre de ma soirée, madame, et j'ai le grand regret de refuser votre inuita- tion. Kxonrez-moi. Vermanten ? Non, madame, dit Hervey un peu embarrassé. Allens, reprit madame La. roche en souriamt, je vois que METTENT T Tu ne nous gênes en aucune façon, Prosper ; mais nons can: sions d'une personne pour la première fois. C'est par respect pour elle que nous avons gardé le silence a ton entrée ivi. Oe pendant, si tu désires connaître notre opinion, il n'en est pas un parmi nous qui ne serait hen-| reux d'être à ta place. Comment l'entends-tu ? de- manda Prosper d'un ten khau- tain. De la meilleure façon. Oe doit être, selen moi, un grand charme que la cem;agnie d'nne si belle persenne. Peubh ! dit Prosper avec une suprême fatuité, ne saistu pas que j'ai vécu à Paris, pendant quatre ans, an milieu de toutes les célébrités du quartier latin et de la Chaussée d'Antin ? Je snppose que tu n'établis aucune analogie entre éelles-oi et celle-là ? Prosper ne répondit pas appe- la le garçon. Ce drôle mériterait d'être bà tonné ! dit le percepteur d’une voix assez élevée pour être en- temdu de tout ‘e monde. En même temps, il jeta sur la table le journal qu'il tenait à la main, prit son chapeau et sortit tout doucement, sans se hâter Lorsqu'il fut dehors, Prosper s'adressa aux personnes présen- tes. De quoi denc rent parler M. Vrignaud ? dit-il. Ma foi, va le lui demandsr, répondit Louis Bernard. Tu sais qu'on le nomme iei saint Jean Bouehed'or, parce qu'il me cache jamais sa pensée. Mais Prosper se garda bien de sourir après le percepteur. Celui ci était un eapitaine d'’A- frique qu'une blessure avait eontraint de quitter le service, et auquel on avait donné comme retraite la perception de Chà- teau-Bernard. 1l ne faisait pas bon de se frotter au brave oapi- taine, qui détestait les sots, les fats et les vantards, et Procrer le savait. Toutefois, cette espèce de dé- dain qu'avait manifesté Maii- aorne fils à l'égard d'Adrierne devait taire naître de méehantes suppositious. Il y a quelque chese, pensè- rent la plupart des personnes présentes, et ce “il y a quelque chose’ fat répété chaque fois qu'on parla d'Adrienne. (à continuer] je suis indisorète. Mais o'est 6- gal, vous êtes ua médesin bien oveupé ou... bien mystérieux Moi, madame, je sais que vous êtes la plus parfaite des temmes et la plus dévouée des amies, et je ne veux pas savoir autre chose. Un eompliment de plus, et ce sera l’aveu de vos fautes. Alors je me tais. C'est plus prudent. Vous en. trerez eu repassant ? Ouai, madame. À bientôt, alors. À tout à l'heure. Prosper Malicerne désirait gonmaître l'impression qu'avait laissé parmi les habitants du village la vue d'Adrienne. Après déjeuner, il se zendit chez Gen- drennean, et entra dane la salle désorée du titre pompeux de eafé. Tous les amis, tous les sa- telites du don Juan de Château- Bernard s'y trouvaient réunis. À son entrée, l'assemblée, de tumultueuse qu'elle était avant son arrivée, se calma tout à coup, etilse fit un grand si- lence. Mh bien ! messieurs, dit Pros- per avee cet air superbe qui é-| tait plus grotesque que digne, pourquoi ce silence ? Est-ce que Je vous gêne ? Un des plus hardis de la eom- pageis, Louis Bernard, le fils &u commissionnaire em vins, qui ne professait pas peur l'officier de santé une admiration exagérée, prit la parole. ss EE : ele véritable. 3 Carpenters’ Kidneys. - Carpentering is not an easy trade. The constant reaching up and down, the lifting and stooping over are all severe strains on the kidneys. No wonder a carpenter exclaimed, recently, that every time he drove à nail it seemed as though he was piercing his own back. He uses DOAN’S Kidney Pills now on the first sign of Backache and is able to follow his trade with comfort and profit. “I have had kidney and urinary troubles for more than three years with severe pain in the small of my back and in both sides. Icould not stoop without great difficulty, and I had severe neuralgic ain in bothtemples. Seeingthe advertisement of ns Kidney Pills, I gotabox. They have given me quick relief, removing the pain from the back and sides, and banishing the neuralgie pains from my head. The urinary difficulty is now entirely gone, I feel fresh and vigorous in the mornings. and am much stronger in every way since taking these pills.” CLARENCE E. SEEDS, Carpenter and Builder, Trenton, Ont. Mrs. Wm Herman, Roland, Man., writes : ‘I have been using Dr. For- ler's Extract of Wild Strawberry for the past six years and consider ita grand remedy for Diarrhoea and Dysentery. L'IMPARTIAL, JEUDI LE 28 DECEMBRE, 1899. = " o RER pt À eu, & F : A # # Re" Le Es AK RAT ÈTe RE RP PÉE TS JOL! Des yeux brillants, une peau claire et rose, voilà tout ce que les femmes envientet cherchent. JIes filles malades, pâles, font l'erreur de se servir de fard, de cosmétique et de poudre ; une fille ainsi colorée n’est pas jolie. Ce sont les filies en santé dont les couleurs sont naturelles qui sont jolies. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont le meilleur remède au monde. Elles donnent la fraîcheur à la peau en la rendant rose; elles rendent les yeux brillants, et donnent cette viva- cité dans les manières qui ne se voit que chez les femmes en santé. L'éloge des Pilules Rouges pour les Femmes Pales et Faiïbles n’est plus à faire ; les milliers de bons certifi- cats qui paraissent régulièrement sur les journaux en ont fait foi. Nous en publions encore quelques- uns pour les femmes qui pourraient douter. Tous nos témoignages sont exactement vrais. Nous donnons toujours l'adresse complète des femmes guéries, afin que les fem- mes qui doutent puissent aller se convaincre par elles-mêmes. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre pour les Femmes Pales et Faibles sont pour les femmes seulement ; elles uérissent toutes les maladies qui eur sont particulières : le beau mal. Elles sont également bonnes pour les jeunes filles qui sont prêtes à devenir femmes, ainsi que pour les à femmes durant le changement d'âge. Les Pilules Rouges du Dr Coderre, prises durant l’âge critique, préviennent et guérissent tous reliquats de cette dan- gereuse période. Melle CORINNE LANGLAIS, Ilés aux Grues, P.Q, Dit : ‘Ma santé était très mauvaise, je n'avais pas d’apné- tit, douleurs dans l'estomac et je souffrais de pauvreté et mpu- reté du sang, j'avais toute la figure couverte de boutons, ce qui tn'affligeait beaucoup. J'ai prisles Pilules Rouges du Dr oderre et je suis si bien que ma foi envers ce remède m'oblige à le recommander à toutes les jeunes filles. Je n'ai plus de boutons dans la figure et suis en parfaite santé.” Les Pilules Rouges du Dr Coderre, ne sont pas purgatives; un grand nombre de femmes qui sont constipées et qui veulent obtenir tous les bons effets de ces Pilules Rouges, devront prendre les Fab/ettes Purgatives du Dr Coderre; une guérison certaine est alors assurée. Ë Nous engageons toutes les femmes de bien lire les circulaires qui entourent chaque boîte de ros remèdes, car il y a sur ces circulaires un grand nombre de con- seils dite par nos Médecins Spécialistes, et il est très important que les femmes malades les sui- vent ; il ne s’agit pas de prendre un bon remède en cominettant des imprudences; les femmes | | qui prendront les Pilules Rouges du Dr Coderre bien ré gu- lièrement seront récompensées par uue bonne sante . Nous avons à la disposition des femme malades trois salons de en pas un seul sou à payer à nos Médecins Spécialistes, qui seront contents de vous voir autant qu'il vous plaira, au No. 274 rue St-Denis, Montrérl, ou 66 rue St-Jean, Québec, et au No. /41 rue Tremont, Boston, Mass., tous les jours de 9 hrs. à 6 hrs. p.m. excepté le dimanche. L Les femmes qui demeurent trop loiu, sont priées d'écrire une description complète de leur maladie à nos Médecins Spécialistes, qui pré- tent beaucoup d'attention à toutes ces correspondances qui sont aussi absolument gratuites. Des milliers de femmes de toutes les parties des Etats-Unis, et du Canada ont été guéries par nos Spécialistes, en sul- vant les conseils donnés par lettres. Ne craignez pas d'écrire, Car vos lettres sont tenues absolument con- fidentielles. Dans l'intérêt que nous avons toujours porté à votre santé, nous croyons devoir vous mettre en garde contre nos nombreux imitateurs : ce sont des jeunes gens qui ne con- naissent absolument rien de la mé- decine, qui vous offrent des pilules de toutes sortes de couleurs. Ces < jeunes gens se moquent de vous. Prenez garde, Mesdames, vous feriez mieux de vous informer avant d'en faire usage, vous verrez que nous avons raison. Une autre chose aussi, sur laquelle nous attirons votre attention, c'est les pilules que l’on vous offre au cent, à la douzaine ou à 25c. la boite ; ces pilu- 1es vous sont offertes par des pharmaciens peu scrupu- leux. Refusez-les. ; Là où on ne voudra À es vous donner les véritables Pilules Rouges du Dr Coderre, envoyez-nous 50c. pour 1 boîte, en timbre, ou $2.50 par lettreenrégistrée pour six boîtes de Pilules Rouges du Dr Coderre. 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