Ve. ET. rene TN REA RÉ ne me mn 0 » { ) mers Ge PR RE SOTP 26 re en PEN EN ES, per ee un » , j Frs eee ( . he; _ L'IMPARTIAL. Le seul Journal Francais dans 21. : du Prince Edouard. Publié le Jeudi de chaque semaine. ABONNEMENT : L'IMPARTIAL un an... … $1.00 L'Impartial et Buote’s Monthly $1.30 Toutes communications, re- mises, etc. doivent être adressées à F. J. Buore, Tiguish, I. P. E. TL 'IMPARTIAT., TIGNISH, 1" VRIL 1894 “Le jeur:al. c’est la grande chaire du our. ln haut de “ette chaire, l’apôtre, le prédicateur se fuit «utendre. non plus entre les murs d une église. mais à tout le monde. La presse st iauuense pour le mal ; il faut qu’elle soit-plusgpuissante pour l» bien.’ ; L‘ A bbé Heuri Kayimond l'asgrain. On croit que les élections provinciales auront lien au mois de juin, à Ontarie_ La Gazette de Montréal dit que l'honorab'e M. Field- ing va démissionner comme premier ministre de la Neu- velle Ecosse en faveur de son cellègue l'honerable M. Longleÿ,et qu'il se portera candidat pour les Com- munes. Lord Salisbury, en écri- vant une lettre irès sympa- thique à sen adversaire de vieille date, M. Gladstone, lorsque le grand vicillard a pris sa retraite, a donné un exemple de larseur de vues qui mérite d’être signale. La tendance, dans la politique du jeur, est d'oublier que les convictions sincères sont tou- jeurs respectables. Presque la suerre civile en perspective aux Etats-Unis. La crise ouvrière «étend de plus en plus. Les Etats du Massachusetts, New-Jersey. Pennsylvanie voient une partie de leurs min-urs, tis- serands en revolie contre l’au- torite. On coinpte dejà plu- sieurs victimes, et les choses vent de mal en pis. Le ministre de l'instruction publique, ven Italie, M. Bacelli, a offert un banquet aux délégués français qui as- sistent au congrès inter- aational de méd.cine. L'am- bassadeur de France au Qui- rinal y assistait ; en a échangé plusieurs toasts conçus en termes Ge la plus franche cerdialité. Serait-ce un in- dice du rapprochement entre la France et l'Italie ? Depuis que les démocrates ent inaugure leur règne, aux Etat -Unis, ilsent perdu à peu près toutes les élections partielles quiont eu lieu. Leurs discussions au sujet du tarif quiitraine en souf- franee, depuis le mois de no- vembre dernier, n'@nt pas peu servi à rendre leur parti impopulaire. Rien d'éton- nant que leur tentative d'abandenner le principle protectionniste leur soit fatale. Encore ane révolation im- minente dans les républiques du Sud de l'Amérique. C’est au Pérou ue se déclare la crise. Le dernier président, Bermudiez, étant mort, le vice-président Solar devait lui succéder, d'après la con- stitutien péruvieune. Mais nou, le second président, Bo- gone, s'est emparé du pou- voir, er Solar est éliminé. On »,. à que nous avons publié que la ville de Halifax élit trois députés à la législature. Le shérif Archibaid a pro- clamé élus hier l'hen M. Fielding, premier ministre, M. Wm Roche, libéral, et M. William Black, conservateur. Tous trois sont pre- testants. Un Irlandais catholique, l'hon M. Power, l'orateur de l'Assemblée législative, et qui représentait Halifax depuis nemmbre d'années, a été défait par une coalition des votes protestants. Les compatriotes de M. Power ont naturellement pris fort à cœur cette injure. Ils représentent les deux cinq- ièmes de la population de la ville de Halifax. L'hon M: Fielding a lui même été tellement indigné de cette injustice faite aux Irlandais catholiques qu’il a requis la résigration de son collégue M. Roche pour permettre aux catholiques de présenterun candidat et d‘ob- tenir la représentation a la- quelle ils ont droit ‘: M. J. Oct. Arsenault, in- specteur des écoles aca- diennes nous prie d'annencer que l2 deuxième convention des instituteurs acadiens aura lieu, cette année à Eg- mont Bay. La première seance s'ouvrira le 11 juil- let, à midi, Nous ne sauriens trop ror- tement impressionner nos instituteurs sur l'importance part à Ce mouvemont natio- grès marquants à notre avan- tage. Cependant, il reste en- core beaucoup à faire. Le privilège de la lecture et de la grammaire françaises dans nos écoles est un pas dans la voie du progrès, il est vrai, mais nous avons raison de croire que sous plusieurs au- tres rapports, les enfants qui fréquentent nos écoles ont encore à lutter contre bien des obstacles qui ten- dent à retarder leurs proprès et à [es éloigner de plus en plus de l'amour de l'étude de la langac maternelle. Le comptés publics de la prevince pour l'année der- nière ont été soumis à La chambre. Le revenu annon- ce $217,473.00 et les dépen- 3es accusent la somme de 5337,415.36, laissant une dette de $119, 41536 due par la prevince. Malgré que cettes somme soit énerme, le Herard dit que ees chiffres ne sont pas corrects et ajoute que si toutes les dépenses que le gouvernement a faites pendant l’année paraissaient a leur place la somme se- rait près de $150,000. L’hon. L. H. Davies a pré- senté à la chambre des com- munes un bill en amende- ment du Scott Act. Ce bill aurait pour effet que toute décision rendue par un magistrat nommé à cette fin serait sans appel. Si un bill de cette nature deve- nait loi : il servirait à apla- nir les plus grandes diffi- cultés qui se rencontrent | dans l’exécution du Scott | Act. Perry, eu réponse à ses questions à la chambre des communes : M. Haggart dit que la sta- tion de Mill River a été parle d’un troisième candidat | | E. Burke et autres. très impopulaire, mais sou- tenu par l'armée. Une nou- velle œuerre civile est sur le | programme. sur la demande du Rev. A. M. Foster informe M. Per- ry que le gouvernement à régle le compte de M, Pal- | mer et que la somme de $7,- Nous lisous dans la Patrie : “Une vive excitation règne à Halifax, et à vrai dire dans toute la Nouvelle-Ecosse. | On a pu voir au tableau : D "ne 4 EEE T3 D: | 280 Lui a été payée. M. Ouimet dit qu’il y a en- core $455.50 qui n’ent pas : êté dépensées sur la som- me appropriée au brise-lame Les réponses suivantes ont été données à l’hon. S. F.. transportée au Howlau Read trais heures après. de s'intéresser et de prendre: mme un Li à Die ual qui a déjà fait des pro- ! | par exemple, de Miminigash. De plus, que le département des Travaux Publics n'a autorisé qui que ce soit de draguer le havre de Miminigash et qu'il n’aveit pas Connaissance que ce dra- gage eût été fait. M. Foster informe M. Perry- qu'aucune opération concernant le tunnel n'a été faite l’été der- L'IMPARTIAL. d'écrire, comment vont-ils in- struire leurs enfants? Vont-ils Es Taies croître dans leur ig- norance, et arriver à l’âge viril sans connaitre seulement la lettre de leur catéchisme, ce petit livre qui contient les prin- cipales vérites de notre religion ? Assurément non, sil y a possi- bilité. Or, quel autre moyen nier dans le détroit de Nor- thumberland, mais que c’est l'intention du gouvernement de faire continuer les travaux cet été. Sir C. H. Tupper dit qu'il n’a été rendu aucun compte du montant perçu au port de Tig- uish pour l’année 1898. Pour l’'IMPARTIAL L'ÉDUCATION Un jour un des descendants de la race de Japhet, paissant son troupeau sur les montagnes sembla entrevoir, dans le loin- tain, les tentes de ses frères. Il tendit les bras vers ce lieu cher à son cœur, et dans sa douleur, il s’adressa aux nu:g's pour le transporter; aux vents pour leur transmettre ses paroles ; aux oiseaux pour lui prêter leurs ailes ; mais, les nuages, le vent, les oisvaux passèrent outre | sans écouter se: cris. Alors, il s’adressa à son Créateur, afin qu'il lui donnât les moyens de leur communiquer ses pensées. Soudainement, un ange iui ap- parut, et lui remit une tablette couverte de signes ; “Apprend à | connaitre et à imiter ces carac- tères”” lui dit-il, ‘‘et tu auras ce que tu desires.” Par la, Dieu donnait lJ'Alphabet aux hommes. Nous voyons done par là, que l'origine, de la lecture et de l’é- criture, date de l'origine du monde; et que ces deux arts sont utiles à l'homme, puisqu'il lui viennent de Dieu même. En un mot l'éducation est un des plus grands bienfaits de Dieu à l’homme, puisqu'il le mêt à même de mieux con- naitre ce grand Etre; de con- naitre ses devoirs envers Lui, et d'apprécier plus profondé- ment la Religion qu'il à lui même donnée aux hommes, D'abord, si l'éducation est en elle même si nécessaire, il est donc du devoir des parents de faire des sacrifices pour assurer l'éducation de leurs enfants, et leur préparer un honorable ave- nir. l’éducation est nn héri- tage bien plus précicux que l'er. C’est un bien qu’on ne peut perdre, et qui est toujours prèt à aider celui qui le possède. Pensons-y, et profitons des avan tage, sans nombre qu’elle nous procure ; ou du moins, si nous ‘ne pouvons en profiter nous mêmes, faisons en sorte que nos enfants en profitent. Dieu à mis ces petits ètres, sous notre garde toute spéciale, et nous fera rendre un strict compte de notre conduite envers eux. Si vous aviez un arbre favori vous n’épargneriez | rien afin de l’amener à une ro- buste croissance, vous solgnez, serclez, vous taillez, vous en- graissez le sol où 1l doit puiser sa sêve. De même, si Dieu vous a donné des enfants, vous devez à plus juste titre, ne rien épar- gner pour les faire instruire et les élever seion Bieu et notre sainte Religion. Vous devez même les châtier, s'ils s’éloi- gnent de la ligne de conduite | que vous leur tracez. Rappelez vous ces paroles de Salomon : “Celui, qui ne se sert pas de la verge, hait son fils ;” Donc si vous laissez votre fils libre de vivre à sa guise, vous ne l’ai-. . . s 1 mez pas. Lorsqu'il arrivera à | l’âge mûr, ii sera libertin, et dé- bauché, et sera la honte et le. malheur de ses parents. Mais comme il n’est pas. de l'avantage de chaque père et mêre de posséder l’art de lireet | vont ils adopter, si ce n’est d’a- voir recours aux écoles et aux ‘instituteurs ? L’instituteur, pos- sédant les connaissances néces- saires, est plus à . portée de dé- velopper les talents et l'intel- ligence de l'enfant. Les pères et mères doivent donc leur con- fier la tâche d'’instruire les jeunes gens. Il est cependant, | de notre devoir de toujours faire le choix de bons instituteurs ; de choisir des ma tres de notre nationalité s'il est possible, et qui s'intéressent à l'avenir de la race acadienne. L'éducation est l'agence du progrès et du commerce. Si nous ouvrons les pages de l'histoire, nous en voyons les preuves. Pierre le Grand, lors- qu'il monta sur le trône de Rus- sie, trouva ses sujets plongés dans la plus profonde ignorance. Aussi ce pays quoique très po- pu:eux n’était craint d'aucun royaume voisin. Il ne possédait ni école, ni commerce, ni ma- nufacture, ni marine. Que -fait le grand Empereur à la vue de ces malheurs? Ji s'habille en simple ouvrier, laisse son pays, et s’en va en Hollande travailler dans les chantiers afin d’ap- | prendre l’art de construire des | navires. Après trois ans de rudes | et pénibles travaux, il revient | dans son pays ; où il établit des écoles et des manufactures, y | bâtit une flotte et établit un | solide commerce avec les au- | tres nations; et bientôt il voit | son royaume prendre un aspect | tout nouveau et reclamer sa | place au soleil des nations. Par conséquent, 1l est évident et palpable que l'éducation, les sciences et Les arts forment la pierre fondamentale des nations comme des royaumes. L'homme qui sait lire et écrire trouve des jouissances, ou l’ignorant ne trouve qu’ennui et déboire. 11 semble multiplier ses fa:ultés et agrandir sa nature. Mille fonctions ne peu- vent se confier qu’à lui seul. Il a un sens de plus que l’igno- ant ;, il appartient, pour ainsi dire à un rang plus élevé dans l’ordre des êtres. La lecture n’est que l’a moitie de la science indispensable ; elle commence l’homme social, l'écriture le complete. L'homme qui sait lire suit avec intêret les discu- tions politiques, les découvertes | et les inventions ces penseurs; | il lit, il classe ses idées, et les | compare, et termine toujours | par une juste décision de ses opinions. Au contraire. l’homme qui ne sait point lire ni écrire, est dans les tènèbres continue is et reste à peu près ignorant de ce qui se passe dans le monde. Il ne sait que ce qu'il apprend des autres ; il doit s’en tenir là. 11 est, si je puis m'exprimer ainsi | un sujet inutile dans la société. | On peut dire avec raison que | l’homme ignorant est le plus malheureux des humains. S'il a une requête à faire ou | un avis à demander il lui faut se servir de la main d’un autre homme ; s’il veut connaitre un peu les nouvelles qui circulent dans les journaux il lui faut en- core les emprunter de l’homme instruit. S'il a besoin d’une date quelconque, il se défit de sa memoire, et de nouveau, il doit avoir recours a | l'homme instruit. Nous pouvons donc par là conclure, que si l’ig- | norance est une chose si déploe- rable, et l'éducation si nécessaire à l’homme, il faut faire instruire nos enfants coute que coute. De ile nos jours il est très facile pour de nous precurer à nos enfants l'instruction qui leur est nécer- saire puisque nos gouverne- ments pourvoient aux frais de l’é ducation. Puisque c’est de l’école que dépend l'éducation de nos en- fants, quelques mots sur le dis- trict d'école ne serait peut être pas hors d'ordre. ANICUS (a continuer) NOTES DE LA CAPITALE LEGISLATURE PROVINCIALE [De notre correspoudant special] À mésure que les affaires se déroulent dans la chambre, les petits secrets que le premier ministre tenaient cachés au fond de son carnet pendant la cam- pagne électorale, apparaissent les uns après les autres. La question des taxes, dont ni lui, ni aucun de ses adhérents n'ont soufllé mot lorsqu'ils étai- ent en quête de l'expression populaire, est maintenant à l’ordre du jour. Si M. Peters est accusé de faiblesse sur cer- tains points, ce n’est certes pas sur Celui de n'avoir pas bien discipliné ses subordonnés à lui faire le salut sur tout ce qu'il introduit en chambre. Jamais il ne s’est vu rien de plus «er- vile. M. Peters propose, et sur le champ vingt voix font reten- tir les voutes de la salle parle- mentaire de l'éche de leurs puissantes voix eu signe d'ap- probation. De même, les affai- res vont leur train. L'opposi- tion peu nombreuse, mais qui parait mieux comprendre les besoins du pays, n'est pas oisi- ve et proteste de toutes ses for. ces contre ces mesures extraor- dinatres qui sont amenèes de- vant la chambre et dont le pays était dans la plus heu- reuse ignorance même long- temps après le 18 décembre. M. Arsenault, en parlant sur la question des .taxes, a, dans un discours logique, fait voir le manque de sincérité du gou- vernement, avant lés élections ; comment les électeurs ont été trompés par M. Petèrs qui leur avait assuré que les taxes ne formaient pas une partie de son programme. Pour tout cela, M. Peters et sa phalange sont là et paraissent avoir adopté pour principe : “might is right.” Don't forget that we have 200 vols. of choice reading which we are al- most giving away. For Sale. Co:ies of ‘“L'a bum des Modes” with Plates 35 cents, “La Mode de Paris” 35 cents These are the most Popular Fashion Journals to be had. A!s0 “The Deliniator’ 15 cents. APPLY AT THIS OEFICE. AUX SECRETAIRES DES COMMISSAIRES D'ECOLES A Nous avons en mains une quantité “d’Assessement Bills” pour Taxes Prix modérés. Hotel Eureka WATER ST., CHARL'TOWN Voiture gratis pour rencontrer teus les chars et les bateaux à vapeur. Prix modérés. Table de pre- mière Classe. C, A. 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