4 … QT ne en mine * - at. À : + Pa tement D | ne acer. 297 nas cure Dont, | N } Question. Vous m'avez le premier |d La Veille de Noel ;avesti ment on doit agir envers un pau- vre orpholin : une bonne action en entraîne toujours d’autres; elles s’enchaînent naturellement. c'est bien décidé : aussitôt que j'au- Jui-là.'’ rai (Suite de ia 1er page) bien se course doit être rapide. Les ceris que je dessine ont l'air d’être estropiés, je ne sais pas leur donner la vie qui semble animer ce- Ces louanges ingénues du jeune enfant, et plus encore son enthou- siasme pour la peinture, firent une vive impression sur l'étranger, qui lui dit en souriant : ‘‘I1 paraît, d’a- près ce que j'entends, quetu es) aussi un petit peintre ? — Hélas ! répondit Antoine, jus- qu’à ce jour je me croyais non pas un petit, mais un grand peintre ; actuellement je m'aperçois bien que je ne sais rien du tout. —]Je voudrais bien voir tes des- sins, reprit l'artiste ; jete rendrai visite un de ces jours, et tu me les montreras. Quels sont tes pa- rents ? et où demeures-tu ? —]e ne suis qu’un pauvre orphe- lin ; mais{M. Grunewald le fores- tier u\’a adopté. —Tu es sans doute un parent, un neveu on son petit-cousin ? —Oh ! mon Dieu, non. Quand j'arrivai dans sa maisou, je lui étais entièrement étranger ; mais ce digne homme et sa femme m'ont généreusement recueilli, et me traitent comme si j'étais un de leurs enfants. —Cette bienfaisaace leur fait honneur ; mais comment cela est-il arrivé ? Raconte-moi tout cela.” Antoine fit aussitôt le récit de sa vie tout entière ; l'étranger l’écou- ta avec intérêt, et {quand il eut ter- miné, il s'écria : ‘‘Ce forestier et sa femme doivent être de bien braves gens : saiue-les de ma part, et préviens-les que dès demain j'i- rai les voir pour les remercier, au nom de l'humanité, et la charité qu’ils ont montrée à ton égard.’ L'étranger qu'Antoine avait teau, j'emmènerai Antoine en ville, et je n’épargnerai aucun soin pour en faire un artiste de talent.’ An- toine tressaillit de jie. t Cependant, lorsque, quelques L'IMPARTIAL JEUDI, LE 8 DEC. 1904. par votrz exemple, com: Ainsi terminé mes travaux au châ- jours après la voiture du prince s’arrêta devant la maison du fores- tier pour venir le prendre, ii versa bien des larmes amères. Son père adoptif le consola en lui disant : ‘Ne pleure pas, mon cher Antoi- ne ;iln'y a pas loin d'ici la ville, uous irous te voir souvent, et jours de fête, veuir nous rendre visite. Vous le lui permettrez, n'est-il pas vrai, monsieur Riedleger ? —Oh ! oni, oui, très volontiers ; et même, si cela ve vous contrarie pas, je serai quelquefois du voya- —Surtout, dit la mère, je te re- commande de ne pas manquer de veuir tous les ans passer les fêtes de Noël avec 1ous.’’ Après en avoir donné et reçu la promesse, on s’embrassa les larmes aux yeux. Antoine montra toute sa reconnaissance à ses parents a- doptifs ; ceux-ci l'exhortèrent à honorer comme ïil le devait son nouveau maître, qui montrait pour | lui des intentions si bienveillantes. Enfin Antoine partit avec le pein- tre, accompagné des bénédictions de ses parents et des tendres a- dieux de son frère et de ses soeurs. L'excellent M. Riedlenger tint parole eu tout point. Il trouvait d’ailleurs un véritable plaisir à ini- tier aux connaissances de son art uu élève qui moutrait de si heureuses dispositions. L’un et l’autre ren- daien de fréquentes visites au fores- ainsi rencontré dans la forêt se pomumait Riedlenger ; c'était un/|Quefois de rester plusieurs jours peintre distingué, arrivé depuis plusieurs jours au château de Fel- | sek pour y restaurer plusieurs an- ciens tableaux auxquels le prince attachait un grand prix: Il profitait de cette occasion pour faire quelques excursions dans les moutagnes et dessiner quelques- uns des beaux points de vue qui se rencontrent si fréquemment dans cette contrée. Dès le jour suivant il alla voir le forestier. (Ces deux hommes se conviarent beaucoup et se lièrent promptement d'amitié. Le peintre demanda à voir les des- sins de son jeune ami, que la mère ne cessaïit de lui vanter. Antoine, honteux et timide, lui disait : ‘*“Dispensez-m’'en, monsieur, je vous en prie ; vous verrez qu'ils ne valent rien du tout.” M. Ried- lenger ayant insisté, Antoine ap- porta enfin ses petits chefs-d'œu- vre, L'artiste les examina avec attention les uns après les autres, et plus d’une fois en souriant ; mais en somme il couvint que, mal- gré des défauts assez nombreux, ils étaient mieux qu'il ne: pouvait le prévoir ; ils devenaient surtout étonnants quand on savait que l’auteur n'avait jamais reçu de le- çons de dessin. “En vérité, dit-il, cet enfant a des dispositions remarquables : il y a en lui l’étoffe d’un peintre du premier ordre. Monsieur Grune- wald, confiez moi ce jeune garçon- là, je ie formerai, et il nous don- pera à tous deux de la satisfaction. —C'est dit, répondit le forestier ;: N son art et s'y perfectionner. ce que je puis faire pour y contri- eu frappant dans la :mnain de Ried- lenger en signe de consentement ; ilya déjà longtemps que je me creuse la tête pour savoir ce que je ferai de lui. Il va avoir quatorze ans : il ne lui reste plus rien à ap- prendre dans l’école d’Echental ; il est trop compatissant pour deve- nir un chasseur comme moi, et il n'est pas d’une constitution assez robuste pour être militaire ; il a vlutôt le caractère doux de sa mère que l'énergie de son père ; il faut pourtant songer à lui donner une profession quelconque. Si donc vous croyez pouvoir en faire un bon peintre, prenez-le en qualité d'élève ; mais : auparavant j’ai be- soin de savoir combien vous de- mandez pour cela. —Ce que je demande, dit vive- de proportion avec notre fortune à toine un peinire du premier ordre sans qu'il lui encoûte rien. divers ouvrages que cet intéressant | jeune homme a déjà faits pour moi m'ont été très bien payés ; j'ai mis cet argent de côté, et je le destine à | ému, éleva aussi son verre. couvrir les frais deson voyage ; mais la somme n’est pas assez for- te ; seriez-vous disposé à suppléer à ce qui manque encore ? Il serait | sarents, beau de terminer ainsi une bonne | vous dois-je pas ! Que serais-je de- oeuvre que vous avez si bien com- | venu sans vous ? Oh ! jamais je ne En disant ces derniers | pourrai m’acquitter de tout ce que mots, le peintre tendit la main au | vous avez fait pour moi, Que Dieu forestier, espérant bien que son ami | veuille vous en récompenser, et me mencée. ?? tier, et même il leur arrivait quel- dans sa maison, s'amusant à fixer Sur la toile les admirables ;, paysages que leur offrait la forêt, Le pein- tre ne tarissait pas sur éloges qu’il faisait d'Antoine. ‘‘Entre nous, disait-il à Grunewald, mon élève surpassera de beaucoup som maïi- tre.” Quelques années plus tard, M. Riedienger était encore venu passer les fêtes de Noël chez le forestier, avec Antoine, qui était devenu un jeune homme de, très bonne mine. Après le souper, le peintre resta seul avec les parents adoptifs d’An- toine, lorsque les enfants se furent retirés pour alier jouir du re:os. Le forestier et sa femme voyaient bien que M. Riedlenger avait quel- que chose à leur communiquer ; en- fin il s'expliqua en ces termes : ‘‘Tout. ce que votre Antoine pou- vait apprendre avec moi il l’a ap- pris ; maintenant il faut, pour se perfectionner, qu’il voyage, qu’il aille en Italie. Sans doute cela coûtera de l'argent ; mais la chose en vaut la peine, et ce sera un capi- tal bien employé ; je vous garantis rêts. ‘‘Il est vrai que les frais d’un tel voyage sont considérables et hors tous les deux ; mais voici ce que j'ai peusé : Antoine est bien en état de gaguer quelque argent ; ilest cependant nécessaire qu’on l’aide |; beaucoup, parce qu'il faut qu’il soit libre de son temps pour étudier Tout buer, je le ferai avec grand plaisir. Encouragé par l'exemple de bien- faisance que vous m'avez donné, je me suis misen tête de faire d'An- Les . $ É E Sanson EN: "6e voIts “ ment le peintre, qu'il u'eg soit P lui douuerait la sienne eu que ‘€8 MOYEN ; Fe vous 19 ef songer à leur avenir.” calcul de ce que le voyage pourrait coûter, et l’on résolut à l’unanimi- té qu'Autoiue se mettrait en route dès le commencement du prin- temps. Le lendemain, Antoine et son maître retournèrent à la ville. pendant l'hiver tous les préparatifs nécessaires pour le voyage du jeune artiste. cheta du drapsufñfisant pour muwir ‘son fils adoptif d’une garde-robe décente et convenable. sa malle de voyage, et la fit recou- ge. vrir à neuf d’une peau de daim. De leur côté, la forestière et ses filles se mirent à coudre et à filer avec assiduité pour préparer le trousseau du voyazeur. mencement du printemps, Antoine vint enccre passer quelques jours dans la famille du forestier, et pen- dant ce temps Grunewald fui don- na longuément pour le voyage, et les conseils dic- tés par la sagesse et la prudence, Il voulut aussi se charger lui-même d'emballer les effets de son cher Artoine. qu’apportait la forestière au mo- ment où l’on arrangeait sa malle, Antoine sentait redoubler son émo- tion.” bienfaits vous ine comblez, disait- il ; mes propres parents, s'ils vi- vaient encore, n’en feraient pas da- du jeune homme à un peintre dis- C’est ainsi que va le monde, et nous n’y pouvons rien changer ; les enfants, une fois qu’ils sont de- venus grands, doivent voyager ; et vous aussi, mes filles, vous appro- chez de l'âge oùil vous faudra! quitter la maison paternelle. pendant, et lors même que les montagnes les plus élevées et les plus profondes vallées nous sépa- reraient, nos coeurs resteront tou- qu'avec le temps ce que vous aurez jours unis. dépeusé rapportera de beaux iuté- triste que puisse être une sépara- tion sur la terre, elle n’est que mo- mentanée ; tôt ou tard nous nous! retrouverons avec une joie ineffa- | ble et éternelle dans un monde meilleur.’ bientôt à égayer sa’ petite famille, bon vin qu’il gardait depuis bien des années, donne de donner du vin aux affi- gés, ?” disait-il en riant ; et il but avec sa femme et ses enfants à la santé d’Antoine, à son bon voyage, au succès de ses études, et enfin à son heureux retour. ère ; et tous, élevant leurs verres, ils avaient les larmes aux yeux. Antoine, de plus en plus vivement votre honheur que je dois ‘désirer’ disait-il ; et les larmes coulaient le long de ses joues.’’ © mes chers ’assentiment. : touché de la boune conduite et des; prodigieux fprogrès de son fils a- doptif, regarda sa femme, qui lui fit un signe de tête affirmatif, Le forestier alors toucha daus la Main du peintre, en üisant : oui, si la somme éuécessaire n'ex- cède pas m2s moyeus, j'y consenÿ ; mais ,vOuS savez que j'ai encore Le bon Gruñewaïd, er A M A M M 0 T H D | S P L A Y ' CHRISTMAS GOODS ‘“Eh bien ! rois enfants, et que je dois aussi On fit le Le forestier et sa femme firent Le vieux Grunewald à- Second Il chercha Au com- ses instructions A chaque objet nonveau Oh ! de quels innombrables : vantage.’’ On adress: le bagage tingué auquel M. Riedlenger l’a- vait recommandé ; car Antoine a- RTC ML PTT Third Store Fourth store nager à LE First Store LES Store N Fifth store vait manifesté le désir de faire porn, toute la route à pied. Chrétien, NT. à dr son frère d’adloption et son ami EE re PTE, intime, avait eu soin de lui prépa- rer une petite valise propre à con- tenir Îles effets indispensables et d’un usage journalier. Enfin arriva le jour fixé pour le départ. Ils dîuèrent tous ensem- ble pour la dernière fois : c'était Ce-, D'ailleurs, ; quelque Cet excellent homme parvint 1 fit apporter une bouteille d’un “L’'Ecriture nous or- comblé !”? ‘Dieu le veuille !’’ dit ia foresti- ’unirent à ces voeux bienveillants ; m'en repentir. “C'est quelle reconnaissance ne agi euvirs toi, Sixth store une ,touchante fête de famille ; LAS mais fpendant le repas il régna un silence spénible et contraint. Le Dee . UT it père le remarqua, et, jetant les | ET iii yeux autour de ce petit cercle, il | dit : ‘‘Alluns, mes enfants, ne so- RES yez pas si tristes ; et toi aussi, mu LUN bonne mère, sèche tes larmes. Rs. sen ‘Tis sometimes difficult just to know what to give as a presenf at this festive season. 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HOLMAN combien mon coeur est pénétré de tous les bienfaits dont vous m'avez Ces paroles touchantes causèrent un attendrissement général. ‘‘Oui, mon cher Antoine, dit le forestier, je ne te le cache pas, et tu le sens toi-même, nous faisons beaucoup pour toi, et, en regardant mes au- tre enfants, je dirai presque que nous faisons trop ; mais je ne te le reproche pas, et je suis loin de pour ce qui regarde ma femme et moi, il nous faut bien peu de chose ; déjà nos cheveux grisonnent, et pour le peu de temps qui nous reste à vivre, j'espère bien que Dieu ne nous laissera pas manquer de pain ; mais, mon cher Antoine, si queique jour l’une de tes soeurs ou ton frè- re se trouvait dans le besoin, alors rappelle-toi comment nous avons En effet, montre toi recon- Nov. 26th., 1904 (naissant, et ne les laisse pas dans la peine. Donne-moi ta main, Antoine : n'est-il pas vrai que tu n’abandonneras pas ton frère et tes soeurs ? 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