3 RS Lot d ' NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E., MARDI 8 DEC. 1908 r6 ANNÉE ne UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS ( À P Aujourd’hui, grâce à Dieu, il n'en est plus ainsi: le tu- losophie classique dans les Universités catholiques d’Eu- # VRE PAROISSE C'EST UNE MIS: [CITE d ESIE dlC IC berculeux peut guérir et aous connaissons les moyens À rope, moutrant bien que le Socialisme moderne est réelle. ? SION PERPETUELLE. LÉON XIIT | prendre pour arrèter la propagation de la peste blanche. ment le Communisme et que, si les transformations écomo- # idiote | o li est prouvé et a imis que 60 °-, des cas de tuberculose miques ont changé leurs applications, les erreurs sociales F Er the" Jet à | : ae À la destruction des poumons. autant d'empressement et de largesse que la défense mili- iwaîtresse : absolue, elle doif se substitue à Dieu ou le sup- * sonne. Et c'est avec raison l’on baptise d iuquié- taire. i EU bera l’ho les joui | que l’on baptise de ce nom inqui primer. e courbera mme vers les jouissances ter- tant un mal qui fait plus de victimes, de nos jours, que n’en Avant tout, ceux qui gouvernent le peuple et surveillent restres, les seules qu'elle puisse promettre, et étouffera toute PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE firent jadis les fléaux qui affigèrent l'humanité. ses intérêts doivent préserver sa santé en l'instrui:ant sur espérance de l'au-delà. Si l’homme renonce à l’autre vie, # SEMAINE L' Avenir du Nord a plusieurs fois entretenu ses lecteurs de les lois de l'hygiène et en le mettant en garde contre tout il ue peut le faire sans la mépriser ni la blasphémer. . # ee | ce mal, ennemi impitoyable de la vie, et de la Intte généra- ce qui peut lui être préjudiciable. Le blasphème est la base de toute exposition de leurs le et incessante que nous devons lui faire. L'éducation du peuple en ce sens droit aller de front avec ) principes chez les chefs des socialistes, surtout les collecti- ABONNEMENT | Quand nous avons abordé ici la question de l’hygiène et l'établissement d’hôpitaux, de sanatariums, etc., construits vistes. Et le conférencier cite un de leurs plus grands mat. és |. que nous avons demandé, entre autres choses, la création par l'Etat ou avec le secours de l'Etat. fres, Liebknecht. Il montre qu'en France, pour conduire RE CR | d'un ministère de l'hygiène publique, nous avions par des- Il faut, en effet, & non seulement les citoyens sachent, le peuple au Socialisme collectiviste, le geuvertiément juif sus tout en vue la préservation de notre population contre par exemple, que la tuberculose exige de minuiieuses pré- de notre pauvre mère-patrie a entrepris d2 pervertir la jeu- ei | le grand et toujours imminent danger de la tuberculose, cautions, pour en éviter la propagation, que son traitement uesse. Le conférencier donn: lecture d2 quelques passages VE Er nMe danger que seule de défense sanitaire, au moyen de l’hygiè- demande du r2pos, de l'air pur et une alimentation substan- | d’une Revue de France qu'il venait de recevoir ; et montre a SAT ue vulgarisée, peut sûrement écarter de notre chemin. tielle, mais encore ils ont besoin que l’on mette à leur por- + le danger de l’enseignement français au Nouveau-Brunswick L'occasion nous est donnée, aujourd’hui, de revenir sur tée ce traitement et le local qui le rend possible et efficace. et eu Nouvelle-Hcosse où l’on emploie, comme grammaire diniss He Une ce sujet et nous nous empressons d'en profiter. En msi les individus au courant des obligations qu'im- française, celle de Larive et Fleury, condamnée par l'épis- 4 Il se tient depuis quelques jours à Montréal, par les soins posent les lois de l'hygiène, dans toutes les actions et les si- copat de France. C'est par l’enseignement des idées mau- — de la Ligue antituberculeuse de cette ville, une exposition tuations de la vie ; en instraisant les individus sur les dan- vaises'qu’on pervertit sûrement un peuple : l’histoire de la Una. sétisite ce do Plist d'un genre tout à-fait nouveau. Son but est de mettre sous gers des maladies contagieuses et les moyens assurés de les Révoiution française est suggestive à ce point de vue. Six mOÏS.....c.50500000.75SE les yeux de l'autorité aussi bien que- de la masse populaire éviter ou de s’en guérir ; en faisant l'éducation de la masse, Que font, contre l’enseignement zeufre de cette grammai- les moyens préventifs et curatifs de l'affreuse tuberculose, surtout en ce qui concerne le fléau de la tuberci:lose qui se re dans nos deux grandes provinces, ceux qui ont charge moyens inventés et améliorés grâce anx plus abondantes lu- communique si facilement et extermine des milliers d’exis- d'âmes ?.... eo Pour L'EUROPE mières de la science et à la vulgarisation des méthodes ex- tences, à cause précisément de l'ignorance populaire ; en : N'ont-ils jamais songé qu’à laisser ainsi gâter l’enfance, Va perimeutales couronnées des plus heureux résultats. facilitant à tous la mise es pratique de la prophylaxie ils se réveilleront sur un volcan... .quand il sera trop tard ? Un an. ..1.5.166.465 26. ..$1.5 De plus, des conférences sont faites chaque jeur, à cette de la contagion après l’a voir enseignée et fait Impie et blasphémateur ; en outre, trompeur de ceux qui Six MOIS... ....sssssseses ee 1.00 exposition,. par des médecins et autres personnages d’une pénétrer dans les moeurs de la nation, l'Etat aura vérita- l’écoutent, voilà le Socialisme. , 2 es : indiscutable compétence sur la grave question de la lutte blement armé celle-ci contre la contamination de la peste Les abonnements sont payabl contre le mal immense de la tuberculose. ne et des D 6 D pra ape 2. cesse, . u #F# , Cette exposition, tenue ouverte pendant dix jours, du 18 au ent à l'assaut de l’organismé humaiu.-—Z À veuir du Nord, Le : é : mise SE 28 novembre, constitue un véritable évènement. Le gouver- Sas pen x P nr " conférence, M. Picard s'at- | AE CHA tacha à faire voir où va le Sociallsme ? + Pour cesser de recevoir le jour seur général ti race Torre: ER ee Re ÿ ; On l’a pressenté déjà parce qu’il a dit jusqu'ici 3 : . le premier ministre de la province de Québec et par un Le Sociali ÿ _ , nal, il faut donner avis au moins u’ graud soubre de personualités margéañtes du motide politi. {VTT [OMPC F ocia ne: va nécessairement, fatalemenñt, à la des- mois avant. l'expiration de son ; que et du monde religieux, les élèves des différentes mai- truction de tout ordre établi. bonnement et p:yer tous les arré sons d'éducation de Montréal, ont défilé dans les salles de is, Ni Dieu, ni maître ! voilà sa devise. Et cependant, Tages. l'exposition. r à dans l'ordre écmomique, nous Je voyons, avec stupéfaction, Ceux qui changent d’adress De sotte que nous avons lieu d'espérer que cette lecon de , ous nos lecteurs savent les efforts surhumains faits par après avoir supprimé la propriété privée, reconnaître l'Etat deviont nous donner l’ancienne aus ! choses avancera d'un grand pas l'éducation du peuple en TRE D ” péche genes en gp. CE comme seul propriétaire et seul. producteur. si bien que la nouvelle. | mat:aue/maière de l'hygiéne autituberculehsé; dé'uibime peuple, entraîner les ouvriers dans des réuuious Ni Dieu, ni maître : qui et quel sera, alors, l'Etat ? Adressez toutes lettres, corres que nous fondous sur cet évènement l'espoir que no: gou- RS sd DL % RCE #- he foi, eu es PR 2e Pre remis entre les mains de la collecti- poudances, etc., à | vernants s’intéresseront plus que jamals à organiser la dé- Vos . RL. : : Do es biens de la famille. vité pour être temporairement confié aux groupes à organi- L'IMPARTIAL feuse sanitaire et à faire prévaloir les xrauds priacipes d’hy- Lé 5 Sovédilile de. Le Firmain Picard d it. à PCR in à établir, qui aura l'audace de grouper Tignish, Ile du Prince Edouaré giène qui préserveront la sauté publique contre jes atteintes Modo /n = - ain Picard donnait, ces groupes, puis de les organiser ? - des maladies contagieuses et tout particulièrement contre les Le ; Ne Ds UC ONCE sur Le SO Chacun pour soi! voilà ce qui remplacera la Charité, L'IMPARTIAL vait le faire parce que, en Europe, il fut mêlé aux âpres c’est-à-dire la loi de l'amour, base de Ja sociabilité. Nul s- pe Tignish, Mardi, 8 Dec. 1908 Aimons et Respectons les Vieillards Les vieillards m'ont toujours ins- piré le plus grand respect et un sen timent de tendre affection. C'est que rien ue commande plus reli gieusement le respect que les che veux blancs et la douleur. I] y a dan: l’un et das l’autre dit l'Auteur des Paillettes d'or quelque chose de divin.” C'est 1. pensée de Bossuet lorsqu'il pariai de ‘‘je ne sais quoi d'incomparab! et d'achevé que le malheur et l’âge ajoutent à la vertu.”” Dans nos families canadiennes, dans les familles ouvrières surtout. a-t-on bien le respect et l'amour de: vieux parents qui se sont usés à nous préparer les sentiers de la vie: La peste blanche, c'est ainsi que l’on nomme, depuis quel- ques années, la redoutable tuberculose qui tarit la vie dans l’un de ses organes essentiels puisqu'elle s'acharne surtout ravages de la peste blanche. Sait-on qu’au Canada seulement 50,000 personnes sont atteintes de la tuberculose et que ce fléau tue 10,000 de nos compatriotes chaque aunée ? C'est effroyable et on n’y pense pas assez. La tuberculose, vulgairement appelée la :‘consomption’”, accomplit d'autant plus sûrement son oeuvre de mort qu'el- le se présente sous des dehors perfdes qui n’inspirent pas une crainte salutaire comme quelques autres maladizs con- tagieuses, par exemple la fièvre, la rougeole, la variole, la diphtérie. Le Dr Béland disait avec raison, à la Chambre des com- ‘ munes, à la dernière session, que ce mal tient son plus graud danger du fait qu’il n’annonce pas sa venue, qu'il ne révèle pas sa présence, du moins dans ses premières atteintes. ‘Il ‘permet à sa victime de circuler saus qu'on la distingue, ré- pandant partont les germes, le mal, le poison dans les rues d'une grande ville, dans les tramways, dans les chemins de fer, dans les lieux de réunion tels que les églises, les salles publiques, les écoles et les collèges. Le public semble se désintéresser de la phtisie, il éprouve un sentiment ie sym- pathie pour la malh-:ureuse victime et aussitôt que la victi- me de la tuberculose disparaît de sa présence, il se croit en sûreté,” Et pouitaut il est malheureusement d'expérience journa- liére, il est indiscutable et scientifiquement vrai que la tu- berculose se communique très aisément et promptement. peuvent être guéris. Puisqu'il en est ainsi, il faut d’abord que les gouvernements, conscients des devoirs qui leur in- combent, organisent la défense sanitaire de la nation avec luttes qui ont, finalement, abouti à l’écrasement....momen- tané du catholicisme en France, grâce à la lâcheté, au man- que d’unioi de l’infinie variété de groupes politiques se disant cependant catholiques. Il pouvait le faire en-ore, et surtout parce qu'il a su se dévouer à la cause des oppri- més....Mais ceci vien ira en son temps. Daus sà conférence, M. F. Picard montra à son audi- toire : D'où vient le Socialisme : Ce qu'il est ; Où il va. Né de l'oppression systématique, continue, du faible par le fort, ou, si on le préfère, du travail par le capital sans entrailles, il dévia, dès son apparition, de la voie de la jus- tice et, par là-même, de Ia Charité (qni est l’ Amour). Rejetant la loi naturelle, le décalogue, l'Eglise, il fut a- mené, par la logique, à biffer Dieu. Aussi se proclame-t-il athée. Le conférencier prouve qu'il n'y a point d’athées de con- viclion, mais seulement des athées en pratique, et dont le nowbre, malheurensement, augmente de jour en jour. Pour entraîner les masses. les ccryphées du Socialisme, nourris de Rationalisme et de Matérialisme, ont repris pour leur compte cet article de loi voté par la grande Révolution frauçaise de 1793 : ‘Le nommé Dieu est supprimé’’ : dans lequel sont corre binées la bêtise, la folie, la rage aveugle, stupide n’ont guère changé ! Le couférencier prouve, par les faits, que si la société supprime les droits essentiels de l'individu et s’érige em n’a le droit de commander ; et si quelqu'un osait le faire, tous ont le droit de refaser d obéir . ni Dieu, ni maîtte ! Chacun pour soi ! Ce sera le règne de la bête fauve à face humaine : et nul fauve n’est plus féroce que l'homme devenu bête fauve ! Et le conférencier, puisant dans les souvenirs de sa fa- mille, rapvelle les horreurs de Paris, de Nantes, etc., durant l'infernale Révolution française. Puisant daus ses souve- nirs persounels, il raconte les faits terrifiants des grèves de Roubaix— Tourcoing et de Fives vers 1889 ; de Charletoi et de Mons, en Belgique, vers 1885 ; de la grève de Four- mes, en France, vers 1894, où le dévouement d’un prêtre, le vénérable curé de Fourmies, sauva les ouvriers que l'ar- ufée atiait massacrer !,.,... Le partage rêvé par les Socialistes communistes ou col- lectivistes est une utopie, parce que nul n'a le droit, si nous sommes tous socialistes, de nous imposer ceci plutôt que C:la, et parce que chacun de nous a le droit absolu de ne point reconnaître celui ou ceux quil feront le partage : le peuple est seul maître ! Dans l'ordre politique, le Socialisme intégral implique le Républicanisme démocratique pur. Tous ont les mêmes droits, tous ont les mêmes devoirs. Si le peuple délégue des mandataires, ce n'est que pout veiller aux lois votées par le peuple et les faire exécuter. Ces mandataires peu- vent être révoqués quand il plaît au peuple. Le peuple n’est sujet que de lui-même. SE qui ont peiné pour nous dcnner k Rappelons-nous que la tuberculose ou phtisie pulmonaire : : n La À d d . ; de tes d : De La grande Révolution prétendit ameuer / égalité par la Essayez donc d’arrauger cela, si vous | | 5 À pain et le vêtement dans nos jeune: est une maladie chrouique du poumon causée par la péné fraternité où le inort, Dvtr-ce0il CU oélba de Mie 7 " , e pouvez !.... £ anaées, qui se sont même privés d: tration du bacille de la tuberculose et caractérisée par la for- fille supprima jés Corpotsiités dr és toc Fac SD à ei = quel doit les maudataires délégnés par le peuple Fe nécessaires pour nous procurer le mation d’innombrabies petits foyers qui ont la forme de pe- of l'otviier ‘sou doute LE D ele Life c pe 18 Je ils aux lois, à Jeur exécution ?—Ils peuvent être Fe bienfaits d’une éducation chré- tits noyaux. Non seulement le bacille de la tuberculose dé- avait eu: de loi en Hifi quelques ee ol LE SRE vet il plaît au peuple de les révoquer : ils : PRE truit la substance pulmonaire par la production de plaies et Se De Te ts er 2 é+ u’ont, par conséquent, pas la moindre autorité. Or, l’une es . . . . : . s S € k e É ps. : à ue Ne cherche-t on pas trop au con de suppuration, mais encore il produit des poisons. ele ne lienibtane: bar rigue aisnatiol 2ésnts + Sy des conditions essentielles pour qu'il y ait autorité, c'est si Os D RL Sachons bien qu'un tubercule1x peut rejeter, par les cra- pénis Ie l'échtisé avis Done j es que | autorité ait le droit de contraindre. Mais nous ne re- % qu’êtant avec instance une plac chats, une grande quantité de bacilles de la tuberculose. H y-s pebs ue bat vibet Sie Lis : D Me” connaissons ni Dieu, ni maître : c'est la base du Socialisme, # quelconque dans un refuge ? C’esi C'est là le plus sûr véhicule de ce mal redoutable. ii P se: qu elle trompe ainsi le peu- | Qui donc oserait nous contraindre ? à à coup sûr une lâcheté, quand on : Les crachats d’un tuberculeux, lorsqu'ils sèchent se vo- Le nouveau Code de lois qu'elle donna à la France et qui * # les moyens de les faire vivre ! atilisent et se répandent dans l'atmosphère sous forme de malheureusemeut, servit de base aux Codes de bi a : we ji a ‘ sd ir it s : . , ' € en des F : #4 Si vous éprouvez du mépris pour poussière très fine ; c'est ainsi ‘qu ils nc en les pou- pays, protège le riche, lui sacrifie entièrement les déshérités Le conférencier cite les chefs les plus incontestables, les "4 é les vieillards disait souvent un saint DANS ROUES CODE COURS CE BR URR, . On de la fortune. Grâce à ces lois, ouvrant la porte à tous ks plus incontestés du Socialisme : Bébel. député sosialiste TR à sr a calculé qu'un seul malade, arrivé au deruier degré de la : : ne allemand—le Keir Hardie d iasph #0 prêtre À ses paroïssiens, sondez vo- s s odibius “Mio sf M DS DE ebus, au nom de la liberté opprimant toute liberté légitime : e Keir Har ie de Prusse—,biasphémant en plein x tre Âme ; vous y trouverez un vid. pr à ss ass oidie NS 8 par une licence sans frein, on vit fleurir la doctrine néfaste, Reichstag ré 2 publiquement profession d'athéisme, au ed déjà établi ou sur le point de s’y é. Y ; . Du in dun proverbe, du Libéralisme d'Europe (qu’il ue faut pas con- nom des Socia istes du monde entier ; annonçant en plein 4 ayous par: te QUE P fundre avec celui du Cauada). ‘Le Libéralisme d'Europe parlement prussien, que fous les socialistes poussent au & tablir,”” Oh ! respectons les vieillards et les malheureux ; plus que cela : ai. mons les ! Ils nous béniront, et leur énédiction porte toujours bon heur. J'ai toujours admiré les jeunes compagnons de nos conférences de Saint-Vincent de Paul quand je les ai vus auprès des pauvres vieux mé uages, leur prodignant uve vérita ble affection de fils....et comme ces chers abandonnés devaient goû ter ces soins charitables de la pari de jeunes gens qui leur parlaient comme à leurs propres parents... La vieillesse et le malheur, com- ment ces mots font mal quand ce- lui qui les prononce ne songe pas à l’au delà de la vie ! Et comme ces mots seraient pénibles à ceux que le poids des années courbe vers la terre, si lorsqu'il passent dans la société qui doit les soulager, celle- ci s’écartait pour les laisser passer, de peur d'en être souillée ! | Je n'hésite pas à dire que telle société serait sur le chemin de sa ruine, Sa répugnance pour les vieillards indiquerait qu’elle | rongée par les vices les plus hon-| teux. | 11 "FT ISNtS Vans AY ciété ] Mais rassurons-nous, puisque, de nos jours, la tub2rculo - se est curable et que nous connaissons les moyens sûrs de nous mettre à l’abri de cette peste blanche. Eu effet, la science nous a armés contre les ravages des maladies contagieuses. Autrefois, lorsque l'ignorance prévalait, et que de terri- bles épidémies dévastaient la terre par exemple, la peste noire au 14e siècle, alors que 25,000,000 de personnes mou- rurent en Europe, ou plus tard, lorsque les grandes épidé- mies de peste s'abattirent sur Londres et sur toute l'Angle- terre où elles firent périr la moitié de la population, les hom- mes d Etat et les médecins étaient impuissants devant ces désastres. Mais daus notre siècle, où les causes des maladies sont mis:ux connues et où l'on possède enfin les moyens de sup- primer ces causes ou de les prévenir, il est du devoir de l'Etat aussi bien que de chaque individu de suivre les nou- velies conquêtes de la science et de s'emparer de ses bien- faisantes découvertes pour combattre et vaincre la contagio” des maux qui déciment l'humanité. Il n’y a pas très longtemps, des maladies comme le croup, la diphtérie, la tuberculose, étaient considérées comme in- curables et ceux qui en étaient aff gés ne voyaient plus de- vant eux que la mot. La marche de la science rend maintenant possible la gué- rison de ces maladies et il est du devoir aussi bien que de l’intérêt de tous de se munir des armes que la prophylaxie moderne met à notre portée. Avant les découvertes de Pasteur d’abord et de Koch en- suite, nou seulemeut les tuberculeux perdaient tort espoir et renonçaient à la vie, mais encore, par ignorence et sans le savoir, ils répandaient la maladie mortelle de tous cû- t/e rejette l’action de la Providence dans le gouvernement des peuples. Comme conséquence, il donna naissance au Ra- tionalisme ou règne de la raison se substituant aux dogmes : et, du Rationalisme, tomba dans le Matérialisme ou négae tion de Dieu. Les Cauons du Concile Occuménique du Vatican, princi- palement le 1 et le IV, publiés le 24 avril 1870 par la Cons- titution Apostolique Der Filius en session plenière, ont porté l'anathème contre les adeptes du Rationalisme et du Maté- riali-me : c'est-à-dire qu'ils sont maudits, Et le conféren- cier rappela qu'une partie de son auditoire avait entendu déjà quels ont les effets de la malediction de l'Eglise, cette Mère la plus tendre, la plus aimante, la meilleure des mères, Le Socialisme vient donc dn Rationalisme, ou révolte de la raison contre tout ordre établi par Dieu, révolte de la raison contre Dieu. xx Qu'est-ce que le Socialisme ? Quelle est sa définition ? Le couférencier donne plusieurs définitions : on pourrait les multiplier presque à l'infini. Il s'arrête à celle «i . ‘Le Socialisme, pour certains, consiste dans la nationa- lisation des moyens de prodnction ; dans l'a ‘ministration, par l'Etat, de i‘orire économique et principalement de la proauction et de la distribution des richesses’”’. C'est celui que Keir Hardie, député socialiste d Angle- terre, a exposé il y a quelques semaines à peine devant une foule considérable de nos bens ouvriers acadiens.... Hélas! cet enseignement désastreux commence à porter ses fruits à Moucto 1.... Le conférencier donne lecture de quelques pages do Phi- reuversement de toute autorité civile et religieuse, Puis Liebknecht, disant à son tour en o tobre 1878, au Rei:hstag : ‘’Nous avons adopté la doctrine de l'athéisme. nous nous croyons obligés de la propager et de la jeter dans les masses.”’—Le 31 décembre 1881 en cette même chambre des députés allemands, il disait : ‘Notre but, sur le ter- rain politique est la République ; sur ie terrain éconvmique le Socialisme, et sur ce qu’on appelle le terrain religieux l’athéisme”’. Et Karl Marx, fils de Juifs convertis au protestantisme, qui disait : ‘‘La religion est une idée déraisonnable du mon- de.”’ Il l'appelait ‘‘l’opiniou du peuple’’. On voit, par ces citations, que le Socialisme vrai impli- que, dans l'ordre religieux et philosophique, le Matériallsme et l'Athéisme. Ici se placé l'Internationaie, cette autre forme du Socia : lisme, qui exerce déjà ses ravages au Canada. Fondee en 1864, se distingue dès son origine par son esprit sectaire et anarchique. Elle veut brutalement le renversement de tout ordre, mais surtoct la disparition du prêtre et du soldat. Il faut voir l’adresse lue par Félix Pyat, le fougueux so- cialiste français, au meetiug de Londres le 24 février 1869 eu l'honneur de l'anniversaire de la Révolution française, et envoyée à Grant, président des Etats-Unis, (Ce n'est qu'un long cri de haine contre le prêtre et le soldat. —Le 18 avril 1870, à Paris, rue de Flandre, en une réunion publi- que à l'occasion du plébiscite, Varlin l'un des sinistres chefs de la Commune de Paris quelques mois plus tard, dit : ‘Nos exploiteurs se sont partagé les rôies. Les uns nous ont protuis la justice ultra terrestre... Aujourd’hui, tont cela doit cange: ... Le bon Dieu à fait son lemps. En voilà ASSEZ 000.0" (Suite à la 4ième pages, ) #4 TE À