.< NOUVELLE SERIE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS URE PAROISSE C’EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XIIT FoNDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT a — Pour LE CANADA Un Msiiddéésoiiites DUR Six MR en db cscton votes [ Pour LES Erars-UNIS Un ds, Tactic. St | SiX MOÏS..sssoseeosesosses 75 Pour L'EUROPE a Un an. .ésoce Évedtes see ED Six MOIS.....e.s.ssesses es 1.00 Les abonnemeuts sont-payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- ral, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et piyer tous les arré- rages. Ceux qui caangent d’adresse devront nous dontier l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, ile du Prince Edouard L'IMPARTIAIT, Se Tignish, Mardi, 1 Mars 1910 Cest Etrange ! Un personnage de nationalité étrangère à la nôtre, disait, il y a quelques jours, que Son Eminen- ce Mgr. Sbarretti avait écrit une lettre à tous les jourmaux acadiens leur disant qu'il faut en finir avec leurs attaques contre les catholi- ques de nationalité différente. Ce n’est pas le cas. Le rédacteur de l’Evangeline a reçu une lettre ie 30 août dernier, mais cette lettre n’était pas pour publication, quoique certains jour- naux en ont orné leur colonne pré cédé de commentaires injurienx à l'égard de M. Landry et insultant à tout bon catholique. Si le cas était tel que veux dire le personnage ci-haut mentionné, pourquoi cette défense se limiterait- elle contre les Irlandais, les Ecos- sais, les Anglais tout ea gardant la liberté de tomber sur les Acadiens catholiques qui défendent les droits de leurs coreligionnaires ? La distinciien serait étrange, i nexplicable. Nous avons même nos doutes sur l'intervention du Délégué Apostolique. Les évé- ques sont les administrateurs de leirs diocèses, et nous ne croyons pas que le Délégué, quelle que soit la position éminente qu’il occupe en ce pays ait même songé à inter- venir directement dans 1n diocèse quelconque, autrement que par le canal de l’autorité épiscopale, dont chaque évêque est revêtu dans les limites de la juridiction. Construction d’un Entrepot Frigoritique Le gouvernement de cette pro- vince à consenti à garantir l’émis- sion de bons au montant de f25,000 pour la construction d'un entrepôt frigorifique à Charlottetown. Cet entrepôt frigorifique sera-t-il d'au- cun bénéfice en dehors de la cité de Charlottetown ? Pourtant les fonüs du gouvernement ne sont pas assez élevés pour garantir des bons de $25,000 à une maison commer- ciale qui a pour but le monopole, daus l'île, d’une certaine industrie Nos députés de campagnes ne se comprometteront pas, nous avous l'espérance, en donnant leur appui à uue telle mésure. Il peut se faire que les dépntés demeurant dans la ville de Charlottetown voient un bénéfice dans cette entreprise, mais pour nous de la campagne, nous y voyous aucun bénéfices. Il faut agir avec prudence dans cette affaire, surtout lorsqu'il y va de la dépense des deniers publics. Ne serait-il pas désirable d'obtenir l’o- pinion de tous les commerçants en dehors de la cité de Charlottetown avant de garantir ce bon de $25,- 000 ? C'est là notre opinion et nous croyons que la majorité des électeurs de la province sont de ce | dire. Des chars frigorifiques pour le transport de nos produits agricoles, fromage, etc., voilà ce que le gou- vernement devrait nous procurer et non un entrepôt à Charlottetowu, qui séra utile qu'aux citoyens de cette ville, Nous reviendrons sur cette ques- tion. | L'Appel Au Peuple L'homme, dans la première par- tie de sa vie, se développe, il gar- nit son intelligence, il fortifie son corps. Plusil croît, plus ilexige les égards dus à l'homme fait. KEn- fin, sa croissance finie, il quitte le foyer paternel et fonde une famille. C’est la loi ie la nature. Le Canada, dans la première par- tie de sa longue vie de pays, se dé- veloppe, il voit fleurir les lettres et les sciences, le commerce, l’indus- trie et l’agriculture. Plus il croît, plus il exige les égards dus à un pays organisé ; il a lutté pour le gouvernement responsable et il lui faut encore lutter. Enfiu, plus tard, lorsqu'il possèdera une popu- lation assez dense et un commerce indépeudant, il voudra être libre et il sera libre. C’est la loi de l'histoire. J'ai dit que le Canada a lutté pour le gouvernement responsable. Vous connaissez les luttes de Papi- neau, de LaFontaineet des autres. Le Canada doit encore lutter pour le gouvernement responsable. Il y a actuellement devant les députés, à la chambre des Communes, un projet de loi —créant une marine —qui change totalement la vieille, la seule politique canadienne qui existe, relativement aux conflits extérieurs. De plus, cette loi ajou- tera au budjet une forte, une très forte dépense. Le gouvernement, de complicité avec l'opposition, engage le Canada dans une voie aouvelle, pleine de responsabilités indéfinies et il exige de lui une taxe —--au moins indirec- te — d’une lourdeur insupportable. Aux dernières élections, il ne fut pas question de la création d'une marine ni de l'imposition de nou- velles dépenses illimitées. Nos dé- putés n’ont pas reçu les pouvoirs dont ils se nblent se croire revêtus. Le gouVernement doit consulter le peuple. Il nous faut eucore lutter pour le gouvernement responsable. Le gouvernement responsable re- connaît l'autorité suprême du peu ple. Il n’a donc pas le droit de la mettre, par surprise, devant le fait accompli. À. V. mes Au Senat Le sénateur MacMullen reprend le débat du bill de sir Richard Scott tendaut à règlemeuter le transport des liqueurs enivrantes et il déclare que ce bill viole l’esprit de certaines lois provinciales. Ainsi, il permet à un homme de posséder cinq gal- ions de spiritueux pour son usage personnel, et pourtaut la loi d'On- tario où elle est appliquée ne per- ment pas à un propriétaire d'hôtel d'avoir la moindre quantité d'alcool à sa disposition. Le sénateur McMullen se déclare en faveur de l'abolition des bars mais il! ne saurait défendre une lé- gislation boiteuse. Le sénateur Béique partage les i- dées de son collègue, sir Ri:hard Scott, mais il ne peut cependant supporter le bill tel que présenté. C’est aussi l'opinion du sénateur David qui dit que ce bill devrait ê- tre considérablement amendé avant qu’il lui donne son appui. Le sénateur Cloran fait remar- quer que si le bill en question était voté tel qu’il est maintenant et que si les ports maritimes du Canada se déclaraienut pour la prohibition, les | vins de France seraient exclus du Canada et que par conséquent le traité Franco Canadien serait frns. tré, ce qui ne l'empêche pas de di- re qu’ilest en faveur de la tempé- rance aussi bien quant à l'alcool que quant aux Beef steaks et au plum poudings. | Fait remarquable, l'Ile du Prin- |be Edouard est la seule province Canadienne qui soit intégralement en faveur de la prohibition et c'est la seule aussi où la population dimi- nue. Le sénateur Cloran ajourne le débat. sun J. À. JOHNSTON, M. D., C. M. Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P.E. + + “ mn Er À L'IMPARTIAL, TIGNISH, L P. E., MARDI 1 MARS 1910 2 17 ANNÉE Monseigneur Sbaretti Il paraît que le 10 février dernier un journal, protestant semble-t-il, de Montréal, avait annoncé le rappel de Mgr Sbaretti par le Souverain Pontife. A cette nouvelle, une feuille qui se nomme ‘‘Register”’ et se dit ‘‘catholic’’, mais qui est anti-romaine, répondait le 17 février par ce modèle d'hynocrisie : ‘‘Le canard de Montréal pubiié dans les journaux de To- ronto, jeudi dernier, annonçant que Son Excellence le Dé- légué Apostolique avait été rappelé par le Saint-Père, a été promptement démenti le lendemain. Le reporter ingé- nieux, qui a envoyé cette dépêche, l’a crue sans doute un habile moyen de promouvoir les intérêts de son journal. Il ne se figure pas combien ces nouveiles rendent ridicules nos journaux quotidiens aux yeux de ceux qui y cherchent des renseignements sûrs et indubitables. Pour ce qui regarde la Délégation Apostolique il semble nécessaire de rappeler une fois de plus à la press: laïque et à nos frères séparés en général, que le Saint-Père n’a jamais fait une plus grande faveur au Canaia catholique que le jour où il nons a envoyé un Délégué Apostolique et que le titulaire actuel, par ses qualités personnelles et par les 2mmenses services accomplis, s’est rendu à un tel point CHKR que son départ pour occu- per les positions plus éievées qui l’attendent naturellement (Cela regarde le S. Père, et non le ‘‘Register’’) ue pourrait pas être vu sous un autre jour que sous celui d'une calamité nationale (! ! /) Quelles que puissent être «lors les apparences indiquant we autre marche des événements, tous les catholiques canadiens (?) et aussi /a plupart des au- fres, nous en sommes sûrs, prieront avec ferveur pour que Mgr Sbarretti reste quelque lemps au moins encore avec nous pour dirigzr avec l’habileté consommée et le jugement gx’o# lui connaît, les affaires de l'Eglise canadienne, gui offre de si belles espérances’. Il est impossible d'être plus flagoreueur—ou de se mieux moquer de quelqu’un et du peuple. Nous avons dit et nous le répétons : laissons, nous, ca- tholiques avec Rome, faire le &aint-Père : il sait ce qu’il doit faire. S'il laisse Mgr Sbaretti an Canada, inclinons nous. S’il lui plaît le rappeler à Rome, bénissons-le do'1x Pontife. Nous nous sommes permis de souligner certains passages du pavé de l'ours assimilateur De fas ef nefas : cela suffit pour qui sait lire et à qui a souffert. Il est permis cepen- dunt de faire remarquer le dari du scorpien dans les der- niers mots .”’ l'Eglise canadienne, qui offre de si belles espé- rances’”. Ce qui signifie clairement que, jusqu'ici, il n’y avait rien eu de bon opéré par l'Episcopat ‘‘qui a fait le Canada et l'Amérique du Nord comme les abeilles font la ruche”’. P. S.— Au dernier moment, nous lisons cette dépêche : ‘Son Excellence Meuseigneur Sbaretti, délégué apostoli- que au Canada, va prochainement partir pour Rome. ‘Monseigneur Sbaretti, qui a eu la douleur de perdre son père, il y a quelques mois, profitera de son séjour à Rome pour régler ces affaires de famille qui réclament sa présence en Italie. ‘‘N'ous souhaitons à Son Excellence, uw bon voyage, et espérons la voir revenir bientôt parmi nous’’. —La Patrie. Devise, pour Regner! o C’est un axiome que l’assimilatenr sait admirablement mettre en pratique. Il sait non moins admirablement ap- pliquer cette autre parole : Plutôt Turcs que Papistes ! II l’& prouvé 2n Ontario par son alliance avec l'ennemi juié de l'Eglise et de l'Irlande—;’Orangisme—, Mais poursuivons quand à l’axiome : devise, pour ré- g'er ;et montrons à l'oeuvre ce misérable là où il se croit le maître. C’est à Moncton encore que nous trouverons le fait nou- veau de la méchanceté francophobe de l’assimilateur : on peut dire que chaque jour il en éclôt un. On se rappelle comment un de nos renégats, a pu parvenir à faire supprimer l’enseignement du français dans les écoles catholiques françaises de Moncton, mettant parlà en péril les âmes des petits enfants. À ces alliés dans le mal s'adresse la parole du Christ : ‘“‘Ileût mieux valu qu'ils eussent une meule de moulin au cou et qu’ils fussent préci- pités dans la mer !” Voici ce que l'assimilateur, dans la malignité de son esprit inventif contre les Français, vient de trouver : c'est une vraie idée de l'enfer. Il s’est mis en tête de soulever directement Français cou- tre Français, et de pousser quelque Jaddus quelconque à demander la création d’une seconde Succursale, à Moncton, de la Société mutuelle de 1’ Assomption : la première #’ {ant Pas assez respectueuse de l'autorité de l'assimilateur, Déjà un groupe nombreux semble adhérer à cette formation d’nne seconde succursale, à ‘‘condition, disent ces pauvres aveu- gles, que cette nouvelle succursale ne nuise pas à la pre- mière !” [a personne en vue, qui serait désignée comme président futur de cette....machine future, n’est ni plus ni moins que le ...grand Pontife du Socialisme de Moncton ! ! !... L'assimilateur ne doit plus avoir rien à envier mainte- pant . il était l'allié naturel d'un fameux mobilier ; par ce mobilier, l’allié naturel des Valseurs de l'Eglise : par ceux- ci, l’allié naturel des Orangistes de l'Ontario. De soi-mé- me, l’allié naturel de nos traîtres ; aujourd'hui, l’allié na- turel du Socialisme. . —Et nous n’avons pas le courage de chasser à coups de bâton ces êtres néfastes ?.... —O Jearne d’Arc ! ranimez en nos veines ce généreux saug de France qui produit les héros, les martyrs ! L'Enquete S'impose O- Dans l'affaire de la formation d’une nouvelle succursale de la mutuelle de l’ Assomption, à Moncton, nous devons faire remarquer la persévérance de l'assimilateur dans son oeuvre ‘le destruction de l'élément français dans cette ville et les moyens infames auxquels il a recours Il faut aussi bien tenir compte d'un fait d'importance capitale : c'est que l’assimilateur oublie toute notion de tact : qu’il foule aux pieds le voeu solennel d'obéissance en méprisant ouver- teruent les enseignements donnés par S. Exc. M gr Sbaretti dans sa lettre du 30 août 1909 rendue publique contre tout droit. Que S. Exc. le Délégué reçoive l'injure sans la relever, c'est lui seul qui est juge. Mais que le peuple français ca- EE Re poenee tholique de Moncton n'exige point, non pas seulement le rappel de cette autorité mise à sa tête par un abus révol- tant, et son remplacement par un français, c’est une inertie que l’on a le droit de dire coupable. , Nous ne voulons poiut, aujourd’hui, entrer dans tous les détails de cette triste affaire et montrer le rôle odieux joué par un membre haut placé de nos Sociétés Nationales. Ces choses viendront en leur temps et 1à où elles doivent venir. De quel droit l’assimilateur ‘‘entrave-t-il l'esprit de grâce et de liberté que reçoit tout fils de l’Eglise’’, dit Mgr Sba- retti, et que personne ‘‘ne peut entraver aussi longtemps que ce fils de l’Eglise agit selon les lois de l’ Eglise’? ? Nous avons le droit de demander une enquête sur ces faits de Moncton.- Cette enquête, respectueusement iemandée à S. Exc. Mgr Sbaretti, s'impose impérieusement. Serons-nous entend1, ou devrons nous faire porter notre respectueuse requête plus haut ? ——— Un Proces- Retentissant —Q0—- Il a été annoncé qu’un procès serait intenté par'‘L'Evyan- gélin=’’, de Moncton, aux cinq jounaux, français et auglais, des Proviaces Maritiines qui non seulement ont violé le se- cret des lettres --délit très sévèrement puni aux vieux pays —, ais en outre ont publié des articles (inspirés ou nou: on le saura)diffamatioires et de nature à nuire au pro- priétaire de ‘‘L’Evangéline,/’—Nous comptons bien que ce dernier n’oubliera pas le ‘‘Catholic Register'” qui, nous afir- me-t-on, est allé bien plus loin que les cinq journaux des Provinces Maritimes.—Qu'il nous soit permis de manifester uotre profond étonnement à la vue des lenteurs apportées à entamer les précédures. On se pose, à ce sujet, toutes sortes de questions autorisées par ces lenteurs mêmes. Au fond, il ne s’agit pas de monsieur un tel ou de tel autre: il. s’agit d'une cause nationale; le peuple a le droit de sauvegarder ses intérêts les plus sacrés, quels que soient les personnages qui pouriaient être compromis. Les Canadiens Francais ET La Mariue de Guerre (De La Croix) Indubitablement, la race cana- dienne-frauçaise, sous la pou<sée de politiciens ambitieux et cupides, marche depuis quarante ans vers sa déchéance nationale, Nous n’entreprendrons pas d’é- numérer tous les avantages que nous avons perdus et tous les droits qu’on nous a escamotés à la faveur de nos divisions et de notre insou- ciance, mais nous vous arrêterons un moment au débat sur la marine de guerre, qui se continue aux Communes. Personne ne doute que le projet de loi Brodeur n'ait été créé pour satisfaire aux exigences de l’Angle- terre. M. MacDonald, député de Pic- tou, un bon libéral, dans un mo- ment de franchise ministérielle, l’a clairement démontré ma:di dernier à la Chawbre : uiinde au Parlement les fonds vou- lus pour la construction, en Canada même, de onze bâtiments de divers types, cù s'inscriraient et se forme- raient les jeunes Canadiens qui pourraient, plus tard, combattre non seulement pour la défense du pays, maïs encore de l'empire lui- même, au besoin, à l'heure du dan- ger. L'Amirauté anglaise a donc vau- lu que le Canada se préparât à con- tribuer coûte que coûte aux guerres futures de l'Angleterre et notre pre- mier ministre, en dépit deses dé- clarations antérieures, a cédé sans conditions devaut la volonté an- glo saxonne. D'uu autre côté, la politique na- vale du chef de l’opposion est enco- re moine acceptable, parce que moins canadienne, quant à la partie concernant les vingt-cinq millions de piastres que M. Borden veut donner immédiatement à l’Angleter- re pour l'aider à perfectionner sa flotte. Eu cette occurrence, n'est-il pas vrai que, si les députés cavadiens- français d'Ottawa, au lieu d'être divisés entre eux par des rai- sons politiques très secondaires, | | faisaient un tout solide et actif, les deux camps en cause auraient au- jourd'hui à compter avec eux plu tôt qu'avec l’'Amirauté anglaise pour résoudre la question de la ma. rine de guerre au Canada ? Maïs nous reviendrons plus Jon- guement sur cette idée dans un pro- chain article. JOSNPH BEGIN. mms mes Halley et sa Comete Le monde savant et aussi le mon- de profane attendent l'apparition de la célèbre comète de 1682, con: nue sous le nom de comète de Hal- ley. Edmond Halley, dont le nom et ' 14 . ‘ “ Notre gouvernement, dit-il, de-{l observatoire de Greenwich, a pen- de soins par Halley lors de son voy- la gloire sont et resteront liés à l’histoire de cette comète, est mort le 25 janvier 1742, à Greenwick, ville suburbaine de Londres, en aval, sur la rive droite de la Tami- se, ville qui possède le célèbre ob- servatoire sur lequel sont réglées les horloges du Royaume-Uni. Nicollet, le biographe français de Halley, dit que le célèbre savant anglais, frappé de paralysie, arriva par degrés insensibles au terme de sa longue et brillante carrière. Il venait de prendre un verre de vin, lorsqu'il expira à l'âge de 86 ans, saus douleur, sans accident, mais par la seule extinction de ees for- ces, conservant jusqu'au dernier monent une expression de gaieté et de coutentement intérieur, fruits de ses vertus. Sa dépouille mor- telle fut déposée au cimetière de Saintc-Marguerite, du village de Lee, au sud du Parc de Greewick. Une pierre commémorative avait été placée sur sa tombe ; puis elle fut enlevée pour figurer dans une collection de Musée. L'amirauté anglaise dont dépend sé que c'était payer une deite de reconnaissance à la mémoire de l'illustre savant que de faire restau- rer la pierre tombale et ie la ren- dre à sa place primitive, à l’occa sion du retour de la comète qui porte le nom de Halley. C'est à l'occasion d'un voyage à Paris qu'il découvrit en 1682 entre Calais et Paris, la célèbre comète qui porte son nou et eut eusuite l’occasion de l’observer minutieuse- sement à l'observatoire de Paris, récemment érigé par Louis XIV. ; Appliquant la méthode de Newton, | Halley fit le calcul des vingt-quatre comètes observées avec peu de soin jusqu'alors. Le professeur Plassmann, de l’Académie de Munster, publie dans la Volkszeitung, de Cologne, un ar- ticle soutenant comme probable la thèse que la comète de Halley est celle que l'histoire et la science mentionnent dans les années 12 a vant Notre Seigneur Jésus Christ et 66, 141, 218, 295, 323, 451, 530, 608, 684, 760, 837, 912, 989% 1066, 1145, 1223, 1301, 1378, 1456, 1231, 1907, 1682, 1758 et 1834. Détail curieux : plusieurs grauds événements historiques coincident avec l'apparition de la comète Hal- iey : la destruction de Jérusalem, la prise de Constantinople par Maho wet II, les guerres entre Charles- Quint et François ter, le sac de Ro- me, l’assassinat de Henri IV, le si- ège de Vienne par les Turcs sous Kara Mustapha, ja gurrre de Sept Aus et l'extension Au choléra. Nous sommes donc à la veille de revoir la comète, observée avec tant age de 1682 entre Calais et Paris. Puisse ce retour coïncider avec un/heureux événement ! RE F. C. MURPHY, M. D., Médecin—Chirugien J. H. 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