L'IMPARTIAL JEU DI LE | | ADRESSE DE M, A. DOIRON L'IMPARTIAL FoNDEB EN 1898 PRESIDENT DE L'ASSOCIATION DES INSTITUTEURS ACADIENS, l'éducation et faisons de cette con- veution la plus utile que nous ayons encore tenue. ANDRE DOIRON bonne \condaire, ce qui est certainement une fausse impression ; car celui qui, aujourd'hui, peut faire une o . 1 écriture est en avant «e Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. celui qui, sous autres rapports, pos- sède une bonae édncation, et ne peut que faire du griffonnage sur Attentat Meurtrier Revs. Pères Mesdames et Messieurs Je suis flatté de l'honneur qui m'est échu en ce que je dois présider aux séances de cette cou- vention. J'aimerais pourtant mieux être dans les rangs de cette phalange d'éducateurs que de m'’é- riger en capitaine pour la conduire. Contraire à Ja discipline militaire qui requiert que la parole du com- mandant passe loi, je demande les conseils de mes phalangites pour me guider selon les précédents créés et selon les mesures les plus sages. Il y a sept ans, mesdames et mes- sieurs, depuis que nous siègions à St. J. d'Egt-Bay, et je me demande HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. | } ABONNEMENT : «ti tes mr Les abonnements sont paya- les d'avance. ’ Annonces 10 cents la ligne ire insertion, 2 cents la ligne les insertions subséquentes. :. Toïtes communications doi vent être adressées à L'IMPARTIAL CONTRE LE PRESIDENT | MCKINLEV | Buffalo, 7—Le Président McKin- ley a reçu une balle dans l'estomac hier après-midi dans le Temple de la Musique. Un deu-! xième coup fut aussi tiré et fit aussi son effet. Sa condition est sérieuse. Il est maintenant à l'hô- pital sur les terrains de l'exposition Pan-Amméricaine. Celui quia tiré | est un étranger. Le Président a été frappé mortellement. La pre: mière balle est passée à travers le | | côté gauche et l'autre est entrée | du | | de revolver dans l'abdomen. L'assassin le papier. d'admettre que nos élèves n'écri- vent pas aussi bien que ceux d’un ? Nos soinmes forcés quart de siècle passé. Voyons, mes confrères, il nous faut porter Un peu d'attention, et de persévérance nous fera réussir. Probablement que nous pourrions porter un peu moins d'attention au remède. latin, l'algèbre, la géometrie, etc., et un peu plus à l'écriture et à l'a- cette science par excel- griculture lence. UN INSTITUTEUR L'UTILITE DU CONFESSIONNAL. TIGNISH. IL P.E L'IMPARTIAL TiGnisH 12 Sept 1901 Qu'est ce que L'INSTITUTEUR ? Ceci est une question que les contribuables de nos écoles ne se demandent pas assez souvent. C'est cependant une question qui devrait occuper leur attention : car il y va de leur intérêt et de celui de leurs enfants. Une habitude qui prédomine généralement, et qu’on pourrait considérer comme une faute impardonnable, c’est le man- que de zèle et on pourrait même ajouter, l'indifférence qui règne chez un bon nombre de parents à l'égard de leurs enfants qui fré- quentent l’école. Se basant sur l'idée fausse qu’il leur suffit de faire partir l’enfaut le matin pour l’école sans se préoccuper s’il est muni des livres nécessaires, ou s’il a _les-ii- vres, sans s'être donnés !4 peine de s'assurer s'ila préparé, à la mai-| sou, les devoirs et les leçons qui l'attendent en classe. Un bon nombre de parents abandonnent leurs enfants à leur ‘‘laiser faire’’ et ne les envoient à l’école que par : routine, ou encore, comme on dit communément ‘‘pour débarrasser la maison’’. (Ces enfants, après avoir fréquenté l‘école pour plu- sieurs termes, même pour plusieurs années ne se trouvent guère plus avancés qu'au commencement. : Alors, s'élève le cri : il n‘y a pas de progrès. On ne cherche guère à trouver la véritable cause de ce re- tardement. ‘Tout de suite. la faute si les bons et généreux acadiens qui nous recoivent si chaleureuse- ment ici nous reconnaissent encore. Nous avons grandi en nombre mais nous avons surtout fait du progrès dans les sciences pédagogi- ques. Notre association a toujours eula bonne fortune d'avoir des hommes sages et éclairés dans les membres du clergé pour nous mon- trer nos fautes et nous engager à la modération, ils ont aussi cultivé chez nous une émulation noble et digne, et une fraternelle union qu'aucune tempête politique ou sociale n’a pu altérer tant soit peu. Nous n'avons qu’une chose à déplorer. C’est que celni qui pré- sidait à nos conventions dans le passé, celui qui fut pendant neuf ans notre inspecteur, celui qui par son travail et son énergie avait relevé la langue française dans nos écoles, celui, dis-je, qui fut le guide et le bienfaiteur d’un grand nombre . ’ . . Se. > . ’ , ne prèsident était un homme bien Voici un fait qui démontre l’eff vêtu portant chapeau haut de forme |cacité de la confession, dout nos + , , , S: + À s 7.4 ele et qui s'est présenté au président |frères séparés se moquent tant. en lui serrant la main. En même | temps de l’autre main il le tirait deux fois à bout portant. L/assas- sin a été immédiatement arrêté. Il était environ 4 heures de l’a- près-midi alors que le président McKinley tenait une réception das le Temple de la Musique quand le lâche attentat a été commis. De- bout au milieu d'une foule immen- Nous lisons dans le Cleveland Universe : Le 8 juillet, l'établissement de joaillerie de William Washburn & Co., d'Anderson, Ind., était déva- lisé par des voleurs qui entr'autres choses s'emparèrent d'un cabaret de diamants. La police ne put rien trouver, malgré ses actives re- cherches. Mardi soir, M. Washburn rece- vait une lettre d'un prêtre de Chi- cago, le Père E. A. Murphy, curé d'une multitude anxieuse de lui |de l'église Ste. Marie, no, 453 ave- serrer la main, c’est au bruit des mue Wabash. M. Washbura acclamations de ce peuple loyal rendit immédiatement à Chicago, que le bras de l'assassin s’est levé. | arrivé au presbytère le Père Mur- L'assassin du Président est un! phy lui passa une boîte de bijou- Polonais nommé Léon *Czolgosso, er âgé de 28 ans, haut de 5 pieds 9! | - E pouces, pèse 160 livres, a les che- De ditle prêtre, Iiyen a trois Yu avec enthou- siasme, avec toutes les merques d'amour et de loyauté, assiégé se, qui l'entourait se ‘Je crois qu'ils vous appartien- parmi nous, celui-là a reçu sa dé-| mission. 2 à À l é Si l'association + té Va 7 È consulté, nüny non, | nous n'aurions |pas à dire aujourd’hui que nous regrettons la"démission de M. Jos. | Oct. Arsenault. Si le gouverne- ment a agi avec prudence ou non l'avenir le démontrera. Espérons que ce n’est pas le commencement de la fin de l'inspection acadienne française. L'association des instituteurs acadiens témoigne, par la voix de son président, son appréciation des hautes qualités intellectuelles de M. Arsenault, de son énergie, de son dévouement national et de son travail assidu. Ses droits à la première place parmi les institu- teurs sont incontestables. Et il remplissait ses fonctions d’inspec- teur avec soin et avec dignité. Quand à son successeur nous | est attribué au maître. En toute justice est-il raisonnable de blâmer le maître s'il ne réussit pas dans la tâche ardue qu‘il s'impose ? Non. Le maître, quelque bon qu’il soit, ne saurait réussir à moins qu’il ait la coopération des parents. Une fois cette coopération gagnée, la bonne volonté, l'intérêt, l‘assiduité à l'étude est assurée de la part des enfants. Une autre cause qui con- tribue pour une bonne part au manque de progrès, est l'habitude fâcheuse de certains parents qui se permettent d'offrir des remarques au désavantage du maître en pré- sence de leursenfants. Par exem- ple, le maître juge-t-il à propos de réprimander ou de punir l'enfant, la nouvelle en est rapportée à la avons la ferme espérance qu'il maintiendra la dignité de la posi- tion et puisqu'ilest déjà bon insti- tuteur qu’il sera aussi bon inspec- teur. Les instituteurs acadiens lui donneront leur appui, iln’aura qu'à travailler comme l'a fait M. Arse- nault pour s’'acquerir leur con- fiance. Jetons un autre coup d'œil sur le passé. À la première convention tenue iciilya septans, nous n’étions qu'un petit nombre et la timidité était notre point caractéristique le plus saillant. Aujourd’hui cette vertu ou cette faiblesse, quelle qu’elle soit, fait défaut. Nos instituteurs sont habiles dans les discussions et le mot mé- maison, et les parents, au lieu de seconder les efforts du maître dans l'exercice de son devoir, le blâment et encouragent de cette manière, les caprices de l‘enfant. Heureuse- ment tous les parents n'‘appartien- nent pas à cette catégorie, mais il est pénible de constater qu‘il en existe un trop grand nombre. Parents, songez-y, les progrès de vs enfants à l'école, dépendent de votre coopération à supporter | l‘instituteur dans l'exercice de son devoir et dans le maintien de son | autorité à l'école. | de Mo 83-LE MAL N'ATTEND PAS encore beauconp de sujets et nous | . |osons dire en Un refroidissement au rhume, du rhume à la bronchite et à la con- somption il n’yaqu'un pas, vite franchi, si l’on n'emploie pas le |COnNSTes. BAUME RHUMAL en temps, [beaucoup dans le succès de nos } | Séance que nous n'avons guère de | doute par rapport au succès de ce thode signifie quelque chose pour eux aujourd'hui. Par un singulier coup de fortune M. Jos. Oct. Arsenault appelait à nous donner une conférence le sa- vant sénateur Poirier. Il fit va'oir sor influence auprès de l'Alliance Française en notre faveur et cette société nousa fait un don chaque année qui a probablement compté réunions. Et ce n’est pas la seule faveur pourquoi l'Association est redevable à M. Arsenault. Nous avons discuté bien des questions méthoCes d'enseignement. Cette année le programme contient ouvrant cette rere. [avez UT neZ proéminent. veux châtains foncés, les ve x paul manquent, Je crois. Les trois bleus, face rasée, traits Féguliers. | diamants qui manquent vous seront | payés aussitôt que l’hcmme aura gagné assez d'argent pour vous .- " Ls rembourser. il ra Ja venait de Clevelani, Chicago et| ! duane 5 PER is ns |Somine et Je vous l’enverrat. Détroit. Ilest né à Détroit. Il a | . jee - pres : Le S ‘oleur m Oo sé son fait une confession disant qu'ilest| . ds a ,: crime et m': un anarchiste et qu'il est devenu | Ê , | : tel après avoir lu les ouvrages qu Pour sortir de sa nalheureuse Emma Goldman. Ildit qu'il n’a | ne 6 Je sus ee. Je ar : ,, +, | drais les effets. st bien contrit pas de complice, que son crime était | . =. d pr _—. ad à : : . et demande pardon. prémédité depuis trois jours et. Le P: . , ,: , s | e Père Murphy qu'il a acheté le revolver à cette -. | ve : ,: | É- l'homme fin. Il ajoute qu'ila sept frères et sœurs à Cleveland. Il parle très bon anglais, et il a déclaré qu'il ; me “Le demandé comment il ajouta venu à avec d'autres pénitents samedi après- midi. était iui Il est mainte-| nant d't:nu aux quartiers géné- raux de la police en attendant le: résultat des blessures du prési- dent. | Czolgosso ne parait pas en peine! Il l'avait supplié de prier pour qu'il fut délivré d‘un grand piche, avait fait l‘aveu de son vol et deisandé à rendre les joyaux. Le prêtre accepta la boîte de dia- ni regretter son crime. II dit qe'il! mants que le pénitent avait tiré de ! son habit, et l'individu était parti voulait changer la forme du gou- | 3 CT s ‘ en paix après avoir donné son nom vernement des Etats-Unis et que. - ; ll D de 3 , _. let son adresse. A I CT _—. Le confessionnal a dono son uti de supprimer le président, Ilne!.. ce : : S 2 sident. 06... , P : lité. Le catholique ne peut déga- donne aucun signe de démence, rer sa coustience eu ‘vérentit: dns mais 1lest trés réticent au sujet de ah eten gardant le is de Sn ë < es ete de Sa carrière. Quoique se donnant! PSN L Û | ses rapines. Il faut qu'il restitue. comm? un anarchiste, il ne dit pas! di us Lit lle de. : 4 [Pa religion, Son petit catéchisme me. ren lui dit que son repentir est vain . . | AL ; il appartient. 5e P Ê se il retient ce Qui ne lui appartient Buffalo, 9—La condition du il : à T ss … | pas, ou s'il ne répare point les torts Président ne s'améliore pas beau- | P il , _—— L.: : iqu'ila causés au prochain ! coup. { fa, Das, dans ses biens, soit dans son hor- Buffalo, 10—Le Président a pas- | , neur of sa réputation. SÈ US yuuut suit. Sa condition. s'améliore. | Correspondance | Qu'iis sont doux mais qu'ils } . sont rapides, les moments que LA FAMILLE L'ECRITURE DANS NOS | » à ÉCOLES | les frères et les œirs passent ensemble dans lurs jeuaes an- nées, réunis sous l'aile de leurs | vieux parents. On doit constater avec dou-| La famille de l'homme n'est leur que l’écriture dans nos écoles que d'un joar : le sonfile de n'est pas à l’égal des autres bran-| Dieu la disperse comme une fu ches d'enseignement. Quelle en!'mée. A peine je fils connait-il est donc la raison? Ce n'est pour- Ju père, le père le fils, le trêre la tant pas à défaut de matériaux, ni la sœur je frère ! Le parce que les instituteurs nesavent chêne voit germer ses glands autour de lui;iln’en est pas pas l’enseigner plus aiu;i des enfants des hommes. bien. CHATEAUBRIAND. À mon humble opinion une des raisons est que, nous les institu- | God Hsalth is Inmnoxible teurs, n'y portons pas assez d'at- tention. Presqu'invariablement | les élèves sont laissés à eux-mêmes * PER lar dCi ten cfihe pendant que l'instituteur s'occupe" il Lusa Liver Pills reg d'autres classes. The bowels, care constipa — M. le Rédacteur : — sœur, au moins :# Cela ne devrait .: RER + Shots ON, GY<pepsla, bitousn-ss, sick ne h-adache aud ail affections of Les enfants considèrent donc th: orgains of digestion. Price A l’œuvre ‘donc chers amis de l'écriture comme une matière se- 29 veuls, ÀAil dr'ugoists. 2 SEPT, 1901 que! FOUR RUNNING SORES, The T. Milburn Co., Limited, Toronto, Ont. Some time ago my blood got out of order and nine large boils appeared on my neck, besides numerous small ones on my shoulders and arms. Four running sores appeared on my foot and leg and I was in a terrible state. À friend advised Burdock Blood Bitters, so I procured three bottles. After finishing the first bottle the boils started to disappear and the sores to heal up. After taking the third bottle there was not a boil or sore to be seen, Besides this, the headaches from which I suffered left me and I improved s0 much that I am now strong and robust again. 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