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La semaine | Loch ma soeur Adélaide nouS sait une lettiede denx écoilers » de Misconche-Felix et Azade. La rage m2 montait à la gorge (quand j'entendais ma sœur lire que dans l'école de Miscouch les écoliers lisaient dans Île troi- |siéme, le quatrième et jusque dans le cinquième Hvre fran- çais, Sans compter la grammai- re française et le reste, et de | voir que dans notre école, que le monde d'au loin ereit être lune grande école, le français a été balayé dehors. Je deman- | dais à Adélaide qui était le |maitre d'école de Miscouche. | Elle me dit: je ne sais pas. Je | vais demancer à ma mère. Elle | passa dans la chambre de ma mère qui finissait de dire son :chapelet en ‘rançais. Après qu’- elle eut fait le signe de la eroix en français, ma sœur dit: Ma- man. qui est ce qui vst le maitre d'école de Miscouche ? C'est jun M. Loiron, répondit maman. un fronçuis, Ma chère enfant, les gens de Miscouche ne sont pas si peureux que ceax d'ici. 11s ue se laissent pas taener par le bout du nez par deux ou trois uigauds qui ne savent ni le français ni l'anglais, mais qui, tout de même, veulent cmpé- cher nos enfants d'apprendre uotre bell: langue française. Je ne me sentais plus de colère quaud ma sœur me raconta tout cela, et je dis, ça se sont des gens quise respectent et qui ne se laissent pas virer la conscience à l'envers pour faire plaisir à deux ou trois qui se foutent de nous. Ma lettre est déjà tiop Jcn- gue, mais jécriral encore, si vous me l’accordez. Dans ma prochaine lettre. je vous parlerai de la jolie manière dont notre “teacher” anglais voudrait nous | faire prononcer les mots fran- çais. C’est tout simplement abominable, seulement que d'y penser | Votre tout dévoué | Justin | \ L'INSTRUCTION DES \V FILLES LAN ! Donnez à vos fille une bon- ne instruclion élémentate Enseignez-leur à préparer lun repas convenable, à travail. | ler, à repasser. à raccommoder là faire des bas, à coudre, à at- itacher des boutons, à tailler ‘une chemise et un habit : qu’ lelles sachent enire les repas et qu'ane bonne cuisine écono- mise les dép:nses du pharma- da médecin. | Apprenezieur qu'une pius- itre se compose de cent centins ; que pour épargner il faut ui. penser molns que ce que l'on gagne et que quahd on dépense plus, que l'on a on marche à la misère. Qu'elles sichent que robe de toile payée va imi:ux qu'une robe de soie prise à crédit. icien et { | Qu'’elles apprennent vite à : co »pter et à faire le releve de |eurs dép'nses. Dites-leur bien qu’un Hon- bile tablier et cheinte;s est nête oavri»r en manches de d'établissement lui tite place dans l'existence. Que leur oui soit oui, que ‘eur nn soit non. —Jourml d’ Hygiène. UN VICAIRE AB CE MAND Un candidat | vational libé- ral allemand faisait un dis- cours-programme à Ierbede, village presque entièrement protesta”t. Ne s'avise-t-il pas de parler des‘ doctrines. im- morales des jésuites?" Aussitôt un vicaire, l'abbé Væcnter, se lève, demande la parole et pese à l'orateur ces trois questions: 1. Avez-vous déja vu ‘uñ jésuite ? 2. Avez-vous déjà assisté au sermon d'un Jésuite ? 3. Avez-vous déjà lu un livre de Jésuite? Le candidat se froubla, mais poussé par labbe, fut obligé de répoudre négative- ment. l Ce fut une déroute, ct le vicaire obtint presque, une ovation de cette population plus qu'à moitié protestsnte L’'INDIFFERENCE Bien des gens, qui ne savent rien, reprochent à la vérité d’être intolérante. Il fant s'ex- pliquei sur ce mot. On dirait, à les citendre, que la vérité et l'erreur sont deux êtres qui peuvent traiter d'égal à é- gal; deux reines, teutes deux legitmes, qui deint vivre en paix chacune dans son rey- aume; deux divinités qui se partagent le monde, sans que l'une ait le droit d'arracher sen domaiie à l‘autre. De la l'indifférence, qui est le tri- omphe de Satan; la haine lui plait, mas ne lui suflit pas: il lui faut lindifférence. L‘indifference est une haine d‘un genre à part: haine froi- de ct durable, qui se masque aux autres et quelquefris à elle-même derrière un air de tolérance car l'indifférence n‘est Jamais réelle. Elle est la haine doublée du mersonge. Il faudrait aux hommes, pour vomir chaque jour con- tre la vérité un torrent d'in jures ardents, une certaine dé‘ermination qui n'est pas dans leur caractère, Le parti qu'ils prennent, c'est de ne prendre aucun parti, Et pour tant la baine qu crie est bien plus explicable, (tant donné le péché originel que :a haine qui se tait. Ce qui nr'é- toune, ce n‘est pas d‘enteudre le blasphême sortir ‘“‘une bouche humaine.. ce qui me plonge dans une stupétaction absolument inexprimable, c'est la neutralité. ERNEST HELLO. Lord Rosse passe, parmi les Anglais, ses compatriotes, pour | le inéchinieté le plus capable du Royaume-Uni. 11 est cer- tainement le plus originai. L'autre jour, comme 1l pas- salt en se promelant à côté d'uue usine, il entra dans une place ouverte où fonetionrait une machiue d'une grande puis sance. Après avoir regardé la dite machis=he peudant quelques instant, il secoua la tête comme si l'une ou l'autre chose lui eut dépla, tira sa montre, compta les tours du grand volant et atten- dit. Intrigué, ie machiniste de demanda | pourquoi il attendait là immo- fois plus estimable qu'une dou- | zaine de poseurs ct d'imbéciles. comme un pieu et quelle é- en fait la cause de ses signes de e.nt désapprobation. —0h ! répoudit le lord, je ne veux lien critiquer ; j'attends Apprenez-leur à aimer leurs! seulement que vetre machine enfants et en i les créatures. Si vous en avez le moven, | faites-leur donner des leçons de musique et de peinture ; mais retenez bien que ces arts d'a- grément ne sont LS eecon- | dair:s et t'ennent une lien pe- général toutes | vole en l'air. —Et qui vous fait suppo- nt 2 — LA chose est bien simple… «vec cette vis qui n: tient plus (Scrou lonche, d’après certain dictionnalre)ce sera un miracle si l'engin fonctionne encore dix : | sôni : mais [minntes. Le-machiniste s'aperçoit que | e.et sécrig: fént, von: aviez ai- LE | vemr? APE TE 2 0'ést, répondié os ai, que je n'ai j: AMaisS FM -UUC Ma- chine de cette forcé volant, ©! | dé cette belle occ asion pour s tisfaire ma curiosité. ” Quell: idée de chat sanva- o& | m2: +: grrr e ce 2 =" = & = mme 5 x) DRE ESS PSRS GC LE —Decombign de pièces se compose c2 loge ment à lotier ? —De trois pièces avec fené- tres sur la ruë, et une cuisine qui reçoit Le jour param cabi- net noir ! Mlle Marguerite, une jolie blonde, fille du vieux loûp de mer, le capitaine Pamphile, est en vacances. —Tiens, fillette, Jui dit hier? le capitaine, -bourre moi ma pipe. —Mais.…......petit père, je ne sais pas! —Comment? mille Es tu ne sais pas bourrer une pipe ? .…..Mais qu'est ce qu'on —Comment va ta. femme? * —De plus entbêtante ! —Plante-la là. —Jamais ! ....…..tu ne la connais pas, elle repousserait! Toto veut être il sera grand et ille dit à tout le monde. — Mais, mon petit ami, lui objecte, pour l'éprouver, un familier de la anaisen, sais-tu bien que les soldats vent à la guerre, et que si tu y en aura peut être un autre qui te tuera ? , Toto, se redressant fièrement: — C'est moi qui sera l’autre! Un jeune campagnard naif et candide va consulter une somnambule extra-lucide sur le sort qui lui est réservé. La pythonisse répond ; — Vous souffrirez de la mi- sère jusqu à 30 ans. —Et après ? répond i’nomme, des champs. — Après ? vous y serez ha- bitué. Un quémandeur persévcute le directeur d'une ompagpie d'assurances. 2 M tres chats à fouetter. —S$i vous voulez, je les Joue- tterai à votre place, vous pour: eZ ainsi penser à moi. Bébé «san lit. 1i est très sérieux- Il appelle son petit Der. —Pis pépère, quand on rêvt c'est le petit Jésus qui nous moatre des images, vrai, À l'école. me a-til de dents? Totor — Pli:in sa bouche, m'sieu. Trop fin. e père, a table. 11 n'ya pas de règles sans exception, pas une, entendez-vous ? Gugusse— Moi, j'ef vounais une, behdant. Le père.—Laquelle 2... Gugusse.—C'est tonjours ce- lui qai a besoin de se faire r:- ser qui doit aller ch:z le bars bier:; il ne pourrait - charger personne de_la comimission. La mamau—Notre (Grugusse devient trop.fin ! | Singulisr app:l. Directeur d'une troupes de comédiens. ambulants, à so personnel ; “Vous s1yez qué demain aurà livu Ja répétition de notre nouveau drame. ves amis désial:nt venir sur Î: ‘pourquél attendiez vous si léngtem n ke res LT vous apprend donc au couvent?" CHE Ter bien vrai. { 1 i {scène comme figurants, ils se-! Iront bien accuelilis: il nous! | ù Tableau ! | | 11 y a des gens dont la arts | Ca . - . | estincorrigible Ce matin, un individu, mourant de fair, Directeur d'unë ménagerie ;! YOU MAY! BUY For étrange visiteur à raison, 1l|faut beaucoup de vagabouds a Watch or article of a vlery at palit, serre les freins, arrète la'qans la scène de la rue. a less price than we you, but the Cali SUPPIY lis are they as good, and he lient me demander une place | having ordered and paid the morceaux. et'je voulais Prior )ù 4 soldat quand vas, il y! —Je ne puis m'occuper de vous en ce moment; j'ai d'au- Vrai 2 L: Maitre.—Co: mbien r hoin- quelconque ; je jai offre une niesinéenre : il lui suffisait, à chaquêé représentation, de mettre sa tête dans la gueule | de mon grand lion... Ce n'est! pas faticuant, cela, et cepen- es “LE LS _: dant ce fainéant a refusé ! Jeu de mots cruel. Mine Q...,veure d'un officier s’est remariée avec un bon | gros notaire. | —Ah!lui disait-elle l autre jour, mon cher Emile, tu ne se- rais pas-aujourd’hui mon mari si ee pauvre Eugène n'avait pas-été tué à la guerre ! Et le notaire d'un air con- vaincu : —Que c’est cruel, la guerre! Eu sur l’écriteau d’un PRE vre aveugle : “Bonnes âmes charitables, n'ayez pas honte de ne me donver qu’un sou, Je suis a- veugle.” suis —Mon Dieu! Que je sot ! : — Monsieur vous êtes un im- pertinents — Pourquoi” l'avouer vous- éme alors. | | —C'est que je le disais sans le penser. —C'est que je le pensais SanF | le dire. | | Madame passe une serère. inspection de Ses apparte- .ments. —-Joseph !- «Madame ? —kRegardez ce: meuble... Voilà au moins six mois qu'il n’a été épousseté. Madame, fait Joseph très! digne, voilà six mois que cette poussière ess -Jà......1] y en a que trois que je suis ici. | -Cette poussière incombe à mon prédécesseur. | — Moi, j'aime beaucoup Ma- dame de Prétantai Elle est si gare! — Oui, mais un peu mordan- de, depuis quelques jours sur- tout. —Cela ne me surprend pas, etle vient de s'acheter un rate- lier complet. Chez un boucher loval : Qu'est-ce que ce morcean ? | _—{C'est de Ia culotte de bœuf. id — Et celui-ci ? — C'est de. Ja culotte ce va- che. —Comment, le bœuf et la vache portaient la culotte; qui .| donc était le maitre de la mai- son ? | — Àlors tuas eu deux prix ? —Oui, para. —Lesquels ? | — D'abord, le prix de mémoi- re, —Et-l'antre ? — Ah ! l’autre, je ne me rap- pelle plus! En France, l'impôt foncier s'appelait autrefcis le vingtiè- me. Un brave homme qui avait dix-neuf enfants ct qui était trop pauvre pour payer l'im- pôt, écrivit au 10: : | —Sire, j'ai dix-neuf enfants, d‘iznez m'exempter du “vingt- fième?”, 1 Brillante soirée chez un den- | \tiste. Celui-ci fait danser une da-| m°> d'un cert:in âge. Le cen- tiste est galant, la dame sourit, | tout-à-coup äl s'arréte. —Qe voïs-je madan.e! Vous | Si porter un râtelier qui ne vient, | pas d': che: met, a sparkling precious gem stones ‘il ustrates th choicest scenery duty 1t is not always easy 10 return amd exchange Not +50 with us as it's only a short dis- tance to Charlottetown il your orderis not exactly as yon ‘wvish. 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