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Vous, laide, à malédiction ! Point de considération, Point d'amour, point d'ambition : Quelie tristesse vous acvable, Quand on est laide ! Volontiers, sans émotion, Quand viendrait la mort sezourable, On ferait sa démission, Jugeant la vie insoutenable.. Oh ! la triste condition, Quand on est laide. ft .…... AUGUSTE LENERT PLEURANT SUR UNE TOMBE Edo C'était l'heure où l'oiseau, la tète enfouie sous son aile, cesse son chant harmouieux et où les derniers soupirs de la nature a- conisante, invitent au repos Les derniers feux brillants d'un beau jour avaient disparu de- puis longtemps déjà derrière Ja forêt gémissante, semblables ax lointaines Jueurs d’un grand incendie qui s'éteint. Les brebis bélantes avaient laissé avec regret les gras pà- turages de la vallée devenue silencieuse, presque lugubre, et sur la ligne bianche du grand chemin, pas une voiture RS pas un voyageur. Ca et là sous la verte prairie, le griilon monotone interrompait seul, de temps en temps, avec une ré- gnlarité alarmaute, la silence morne de la nuit ; et non join de là, sur la lisère sombre du: bois, l'oiseau de nuit jetant sans pitié son cri de mort, aug- mentait encore l’effroi saisissant qui envahit l'âne à cette heure in ysterieuse. Au loin, dominant le vallon, se destinait, majestueux dans l'obscurité da ciel, le clocher &- lancé d’un temple chrétien. Tout près de cette humble demeure du Dieu fait Homme. une grille de fer s'ouvrait con- duisan: au milieu des tombes. En considérant la pierre blanche qui indiquait la de- mèure dernière d’un être pieu- ré ; en voyant les fcrmes touf. faes des cyprès et des saules pleureurs se dresser davs l’om- bre, incliner leurs branches vers la terre comme pour éloi- gœner toute profanation de ces tertres douloureux, on senta t un frisson involontaire parcou- rir les membres et presque des pleurs mouiller les yeux, tant |est grande et effrayante la pen- |sée de la mort ! | Tout-à-coup des plaintes na- vrantes, suivies de sanglots é- touffés, troublèrent ie silence de la tombe ; agenouillée pi- leusement sur un carré de terre bénie une jeune femme, à mys- tère incompréhensible de l’a mour, une pauvre veure se voilant le visage de ses mains et appuyée snr l’un des bras de la croix, adressait à la douce mémoire de celui qui n’était pins, une muette mais élo- quente prière au Maitre Sou- verain qui punit et pardonne. Debout à côtés, un tepdre enfant embrassait de ses mig- nons petits bras, le pied de la croix, bégayant de sa voix en- fantine les premiers mots de prière qu’il avait appris sur les genoux de son père. Regardant parfois sa mère d’un air triste,- il s'’approchait d'elle +t la forçant à lui ouvrir ‘les bras, il essuyait de ses ten: dres baisers les larmes brü- Jantes qui s'échappaient de ses paupières humides. Alors elie, de: plus en plus attendrie, étreignait amoureuse- ment sur son cœur seignant son cher enfant, en le couvrant de long baisers délirants com- me si la vue de ce gage pré- cieux que lui avait laissé la t ndresse de celui qui reposait à l'ombre dit ifs gémissants, lui eut rendu tout son bonheur en- volé. Certes, ca touchant spectacle de deux ämecs éplorées, pleu rant un être aimé, était fait pour at.irer les regards conso- loteurs du Dieu de miséricor- des et le spectateur invisible qui eut pa contempler ce ta- bleau émouvant de l'innocence et de l'amour fidèle prosternés sur la pierre humide d'un tom- beau et parlant à Ja Supréme Majesté dans un saint tremble- mert, eût certainement senti ABONNEMENT : # Ha —_————————— nn à #1.00. PAYABLE | D'AVANCE, poignante émotion et douces larmes couler de ses yeux. 1ls demeurèrent longtemps ainsi, serrés l’un contre l’autre dans une pieuse étreinte, tan- tôt levant des yeux suppliants vers Ja voûte étoilée, où se ré- vèle si bien la grandeur de ce- lui qu’ils invoquaient une fois encoreftantôt les dirigeant ver la terre humide comme pour a dresser un dernier adieu à un époux chéri, à un père regret- té !! | Bientôt on eut pu voir la mère d'ahord, puis l'enfant se baisser, imprimer leurs 1 èvres pâlies sur cette terre sans ga- zon, se lever tremblants et s’é- loigner silencieux en suivan‘ le sentier solitaire, après evoir détourné une fois entore les yeux vers la croix isolée où é- tait enfouie toute leur joie d'i- ci-bas ! La grille de fer se referma derrière eux, et le silence, un silence alarmant se rétablit. Seul, l'oiseau qui fuit la lu- mière, jetait encore au loin ses notes lugubres à travers les é- paisses ténèbres de la nuit, pendant que la brise timide sifHait tristement dans la cime éievée de la forêt sombre ! J. H. DAIGNAULT. St-Félix, Manitoba. Mai 30 1897. Do NOT FORGET TRE ee nr that we have all kinds of com- mercial Blanks on hand, cheaper than can be had eise- where. —}— Deeds, Bill ofsale, etc. The Pocket Promissary Note Book, 100 Forms, with elastic band—Price 50 cents. —Xx— STATE SC € ——_— Bill of Sale Notes in book. Price 25, 40, 60 & 75 cents per book. CR Mer Fe —X —— Receipt Forms, Nicely bound in books—39 cenis per book. Tee Notes nicely bound—Best Linen Bond Paper—40 cent per book. ep ep ——X— Notes, Bound in board cover Blue 1nk—25 per book. 10 thousand envelopes at 6 7, 8 and 10 cents per Pkgs. Big discount iv larger lots. —X — All kiñnks of commercial printing at low price. L'IMPARTIAL OFFICE TianisH, P. 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