+ RE Pr UT MN NE “LES 4,5 pm es G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT —— Le | pd || bel à TR ———— ne Recit de Noel me MARGUERITE ET NINETTE Pif, paf ;—pif paf;--pif paf ;— frappe ferme, Jean, frappe dur , car il faut que ce soir les bottes de ton voisin, le riche épicier, saient ressemelées et qu'eiles lui soient rendues. C'est demain Noël, il géle à fendre les pavés, la glace cou- vre tout au dehors, et dans la demeure, ta femme malade souf fre sur son lit, et ton enfant grelotte auprès du feu éteint. Travaille pourtant, Jean tre. vaille, trop tôt hélas !in te re- POseras, car l'onvrage te man- quant, bientôt tu te reposeras auprès d'une huche vide et de vant un foyer sans feu. Car ia faible somme que tu varetirer deton travail, tu t'es engagé à la donner demain comme à compte sur le mois de “lie 10 er quetu dois,et cet argeut, ft di pas situ ne veux J O0 } à $ Tia Pr ‘ton enfant jetées sans Di + dr le pavé de la rue. TI * Xk Mais uu bruif se fait enten- dre, c'est la pofte du fond qui! Vient de s'ouvtir ; vite, Jean, renfonce tes ]Järmes ot frappe dur, pif paf 3 frappe ferme, frappe encore, fBar Ninette vient d'entrer, eb ilËne fant pas que l'enfant te floit pleurer, elle Pourrait le rdMire à sa mère. “Mes bett@ 5 sont elles prêtes. maître Jeanf ‘J'ai chaugé d'idée, JS dois par ir dans quelques heures, je L puis donc attendre —Je vaÿ avoir bientôt fini,! mousieur Benoit ; dans une dle- miheore, j'irai vous les porter, Monsieur Benoit est sorti, Jean a repris @n travail et il y met une tolig ardeur que malgré le froid, la sueur perle à son front ‘ali. —‘“Papa! papa, maman de- sande! à boire dit la petite Ni-| ette, én montrant sa tête pâle t ses lèvres bleuies.” Jeaa quitte bien vite son tra- vail, sa femme souffre ! et son ufant l'appelle ! “A boire Jean, dit la mala- ‘e, en le voyant entrer. —Et je n'ai que de l'eau ! ien que de l'eau glacée à lui vonner, murmura le ma/heu- . 'sux. Mais la pauvre femme réitère ga demande ; Jean verse moi un peu d’eau daus une (asse ; il en ôte les glaçons et il en humecte les lèvres de la malade. “Papa j'ai bien faim dit la pe tite fille, d'une voix affaiblie var un long jeûne ” Le pè re ators cherche, cherche faerche en vain. se dit-il, et plus . Ah !mais si lil ma vesl: qui me du iroid pendant le “et qui la nuit. couvre ma favre femme malade. Dès que mon travail sera terminé, j'irai js vendre et je rapporterai du, pain pour mon enfant.” Î Demain Noel jour de joie et| | de grande fête ! ja neige couvre cé ze > veste râpée,et que c'est même No. Ii tout au dehors, le givre met aux | vitres les plns fantastiques des- sins, les arbres n'ont plus de feuille et les petits oiseaux plus | d’abri, maïs n'importe, on est ei | bien près du bon feu. | Tontes les cloches des églises |se sont joyeusement mises en | branle pour annoncer au monde | chrétien la venue de l’adorable | Enfant Jésus. Les mères se préparai: à as- sister à cette mystérieuse "à splendide messe de minuit qui | laisse au fon 1 du eœur des sou- |venirs et des émotions qu'aucun |des événements de l’année ne pourront effacer. Les enfants font retentir cha- que logis de cris joyenx à la vue des cadeaux et des bonbons qui |oommencent à Jeur arriver. Chaque étage à ses joies et ses surprises. Partout enfin règnent la joie et l'allégresse ; Pourtant, ilest des logis, où nul cri joyeux ne se fait enten- dre ;où nul fem brillant ne vient échauffer le corps et ré- jouir le cœur, où la faim, l’hor- |rible faim se fait sentir, et où iles petits enfauts demandent en |pleurant un morceau de pain que leur mère, bélas ! ne peut lear deuucyr * * % Pif, paf ;—pif paf ; —le der- nier coup est enfin donné, les bottes sont achevées. Jean prend | les bottes et se dispose à sortir, lorsqu'il réfléchit que ce n'est point dans larne même qu'il ‘habite qu’il trouvera le fripier ‘auquel il veut vendre sa pauvre dans un quartier tout opposé à celai qa’habite M. Benoit ; il va donc perdre beaucoup detemps, et son enfant a faim ! Soudain il songe à envoyer Ninette chez l'épicier ; l’enfaat aura bien la force de porter les bottes. Cette idée lui semble bonne, il appelle l'enfant, lui donne la commission et quand il voit partir la petite, joyense d'être jutilo à son père, il sort à son tour. | M. Benoit possède nn vaste Let riche magasin, où une tronpe de commis servent sous ses or- 'dres : il est bien rare que sa |femme ou son enfant s'y mon- 'trent, mais aujourd'hui elles s'y |trouvent, car c'est la veille de [Noel et le magasin a pris son habit de fête. Les vastes comp- iteirs sont couveits de fruits gla- |cés, d'oranges dorées et de bon- | bons exquis. | Tout semble si beau dans ce temple de la sucrerie, que la |petite Ninette reste pétrifiée (sur le seuil de la porte, une bot- te dans chaque main. | Marguerite Bonoït a le même [Age que Ninette, mais aatant l'enfant du savetier est pâle et |étiolée, antant la fille de l’épi- cier est fraiche et rnsée : toutes les deux pourtant sont jolies, quoique d'une beauté bien dif- férente. La petite Margnerite a bon cœur var sa maman lui a appris que le bon Dieu aime que l'on line of RIES, BOOTS & SHOBS, CONFECTIONERYTY etc. 1 have also a fine lot of dry aud green Godfish selling cheap. +% ABRAM'S+VILLAGE+STORE #% des à à «+ + DS My winter-Stock is complete and cheaper than the cheapest. 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