= FRA EME { 4 ni EN À SAONE PE CASA Penn SE Ph er F + (4 e er LA 7 LA MERE OX I neige a gros flocons 0 . Dans l'étroite mansarde Ou depuis bien des jours on n'a pas eu de feu Les enfants ont si froid, sur le vieux tas de hardes, Qu'ils se font tout pet Iis grelottent tous tro Demandent un refuge Sur nn maigre grabat, la bas dans l’autre coin, its pour s’échauffer un peu. is, et leurs faces livides aux étoffes sordides. Se tord, sous la douleur qui serre sa poitrine, La mère des enfants. Ce soir elle n’a point Eu de pain a manger et l’horrible famine Achève ce qu'avait commencé le malheur. * En mettant sur son front la suprême paleur. La malheureuse femme a le dernier courage De relever sa tête aux Pour prévenir la mort grands traits amaigris, que son ame présage, Si Et dire a ces enfants, que son sang a nourris, x Le dernier mot d'adieu que sa bouche murmure — Et les pauvres petits quittent leur place obscure. Le visage anxieux, ils viennent se ranger Autour du lit de paille, ou leur mère étendue, Attend patiemment l'heure qui va sonner, Et lui donner enfin la récompense due. Mais les pauvres enfants ne savent rien encore : Ils ne devinent pas ce ‘Cette fois, c'est fini, que c’est que la mort. bien fini, dit la mère : ‘Je n'aurai pas longtemps a supporter le mal ‘Qui consume ma vie “De mourir en laissan : oh ! l’horrible misère t trois enfants !” Sort fatal ! Et les petits gardant le silence, funèbres, Ecoutent le vent froid hnrler dans les ténèbres. La mère continue : ‘Oui, je m'en vais mourir. ‘Encore si je pouvais abandonner la terre ‘‘Avec le doux espoir de ne pas tant souffrir, ‘En sachant que vous êtes auprès de votre père. ‘Mais, non, je ne puis que vous confier a Dieu ; Car lui seul peut enco re vous tirer'de ce lieu. ‘Loin de me révolter contre ce qui m'arrive, ‘Et qui pourrait paraître une affreuse rigueur, ‘J'accepte le décret cé ‘leste, qui vous prive ‘De mes soins, et bénis le Très Haut dans mon cœur. «Je connais son amou ret sa miséricorde : ‘“D’amour pour sa bonté tout mon être déborde ! «Car si dans ce moment il semble détourner ‘Son visage de nous, n'est-ce pas notre faute ? ‘‘Avons-nous répondu sans jamais ajourner ‘‘Aux graces que jadis nous donnait ce doux hote ? ‘Oh ! ce n’est pas moi qui dirai que sa benté ‘Est un vain mot, sans forme et sans réalits ! «Oh ! mes pauvres en «Ces sentiments de fo fants, gardez bien dans vos ames i que je vous enseignais : +“Qu'ils demeurent pour vous comme de saints dictames “Vous indiquant le but qu'hier je vous montrais ! ‘Et n'oubliez jamais « que le Seigneur est maître, ‘“Puisqu'il est votre père et qu'il vous a fait naître. «Qui sait ? Si le Bon Dieu nous avait replacés ‘Dans les conditions ou nous étions naguère, «S'il rous avait gardé ‘Peut-être nous serio1 ‘<Assurés du bonheur La mère peut a peine, Qu'elle s’est im pesée Tourbillonne : on dira Et veux mêler sa voix ‘Pauvres enfants, ver uos palais lambrissés, is, a notre dernier jour, de voir ce Dieu d'amour.” accomplir cette tache : et la neige au dehors it que l'orage se fache a cette affreuse mort. 164 tous que je vous embrasse, «C'est mon dernier baiser : déja la mort me glace !”— «Seigneur, prenez pit ié de ces faibles agneaux, <{)rphelins sans parents, sans autre sauvegarde o «Que votre main divine ! Eloignez d'eux les maux «Du corps, surtout de ««N'entendra plus ma ‘Trouvez leur des par : l'ame : et quand cette mansarde voix, emmenez-les d'ici : ‘ents, du pain et un abri. — _«Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu !” La pauvre mère est morte. Mais ce Dieu qu'elle a mait exauça son désir : Et quand le lendemain, derrière elle la porte Du logis se ferma, son ame eut le plaisir De savoir ses enfants & sauvés de la misère : La sœur des pauvres vint leur servir lieu de mère. A. H. DE TREMAUDAN. Donahoe’s Magazine OCTOBER | was a Student in ihe American College in that city. Marie Kieckhoefer‘ in her se- cond paper on “Church Music,” | points out existing detects in {he music of the Mass, and photographs accompanies the The House of Hapsburg” is} the leading feature of the Octo- ber Donahoe's, and a most inte «| resting feature it is, covering the history ef the Heuse from its foundation in ihe little mountain castle in Argau down to its present existence as one of the powers of Europe. Às the writer, James W. Clarkson, has left no salient point unmen- tioned, the public will glean from this paper much valnable information relative to the dy- nasty now engaging the atten- tion of the worid. A fine collec- tion of engraving from rare text. The subject ‘’Anglo Ameri- can Alliance and President Mc- Kinley,” is discussed by James E. Wright, who subjects Mr. Chamberlain’s proposition to à searching analysis. Another paper of national in- terest is the “’Wolfe Tone Me: morial,” by P. O'Neill Larkin, who describes the ceremovies of the recent celebration in Du- blin. The Very Rev. Beni. J. Kai- ley contributes most interesting personal reminiscences of the “Siege and Capture of Rome by the Piedmontese in 1870,” at whicl time Father Koiley makes well-considered sugges- tions for the improvement of choirs. À promising new story, “The Pilot’s Daughter,”’ by Anna T Minogue, begins in this num- ber, and loyers of folk-lore tales will be vastly entertained by Rev. Ben]. J. Dollars “Coista Gaun Koun,’ or ‘Phantom Coach.” Another instalment of “Winona” deepens interest In the fate of the Indian maiïden. The Editor makes pertinent comment on current events in “Men and Things.” There are several ge)d poems, and a varl- ety ofother pleasing contribu tions. CANONS EN PAPIER Par une bizarre coïncidence, au moment où l’on parle de dé- sarmement, voici qu'on décour- vre un nouveau procédé de construction de canons, qui ren- drait cet engin meutrier d’un u- sage plus facile encore. C'est une revue spéciale qui donne cette nouvelle : “Une fois de plus, Krupp, le fondeur d : canons, veut révolu- tioner l'artillerie du monde. 1 vient de fabriquer, pour l'iufan- terie allemande, des cauons de petit calibre en papier. { |dable engin du monde. “1ls sont si :égers qu'un sol-|{ josteaqtinennesassass dat peut en été: “ mais 18 0ME for Families. 3 : æ We want a number of families to résistance est plus grande que & lo work for us at home, whoie 0 celle d’une pièce de campagne |#*Pare time. 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