Moapaussanm. mn pe AT OR É ASP RS de RTE F4 L'IMPARTIAL FOoNDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un an.......oss.ese ee +$1.00 MR Mi do scocésesese se TOR tro sctncroitS Les abonnements sont payables d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- ual, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, pondances, etc., à corTres- L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad œn L'IMPFARTIAIT, Tignish, Jeudi 16 Juillet Le Pape Mardi le 14, à cinq heures du matin, le Pape s’est réveillé ; mais il est immédiatement retombé dans un profond sommeil. mr manne Pas d'Elections Le Sun de St-Jean, Nouveau- Brunswick, rapportent que sir Fre- derick Border, ministre de la milice, a dit à l’un de ses reporters qu’il était ridicule de croire que les élec- tions générales se feraient à l’au- tomne. La Papaute Les journaux américains—sont- L'IMPARTIAL, JEUDI LE 16 JUILLET, 1908. L'Histoire du Canada PAR LE PERE PH. F. BOURGEKOIS Nous accusons réception de l’his- toire du Canada en 200 leçons. Ce joli volume est dû à la plume facile dn Rév. Père Ph. F. Bourgeois de la Congrégation de Sainte-Croix. Le plan adopté par le savant au- | (teur, de diviser son livre en courtes leçons, devra faciliter de beaucoup cette étude et sera d’un grand a- vantage à l'élève. Comme ce cours d'histoire est destiné aux écoles françaises des provinces maritimes—la province de l’Ile du Prince Edouard comme les autres—nous aurions aimé à y voir de plus amples renseignements historiques touchant notre provin- elle aussi une histoire palpitante d’ivtérêt. Nous aurions aussi fa- vorisé l’idée de traiter chaque pro- vince séparément, évitant par là la confusion causée aux élèves par l’entremélange de récits tantôt d’une province, tantôt d'une autre. C'est ce dont on s’est toujours plaint dans l'étude de nos histoires anglaises. L'histoire da Père Bourgeois contient au dela de 400 pages, bien imprimées, d’un caractère bien li- sible, Les faits y sont rapportés avec la plus grande exactitude. On y trouve une grande quantité de gravures, de cartes, et les por- traits des hommes qui ont joué les premiers rôles aux différentes é- poques. On peut se procurer cet excellent livre à la librairie Beauchemin 256 rue St-Paul Montréal. Prix, 45 cents. Les éditeurs voudront bien agréer nos plus sincères remerciements pour l’envoi d’un exemplaire de cet excellent ouvrage. ne ner ce conte mr 7 Racoptars Protestants ils inspirés ?—parlent sincèrement | des chances qu’à le cardinal Gib-; bons de succéder à Léon XIII. Les journaux italiens, re vont pas aussi loin mais sont évidem- ment du côté de la vérité. Ils dé- clarent que le cardinal Gibbons exercera une certaine influence dans le prochain conclave mais qu'il ne peut pas être question de lui pour la papauté.—ZLa Tribune. La France et L'Angleterre M. Loubet le président de la ré- publique française est à faire une tournée triomphale en Angleterre. Les Anglais font un accueil aussi sympathique aux français que ceux- ci ieur ont fait lors de la visite du roi en France. Les bonnes rela- tions entre les deux pays va leur permettre de poursuivre leurs mis- sions avec plus d'efficacité, car l’a- mitié des deux nations les plus ci- vilisées assure la paix dans l’Eu- rope. Le Cardinal Gibbons Le cardinal Gibbons, primat de la hiérarchie catholique en Amé- rique et membre du Sacré Collège de Rome, qui élira un successeur à Léon XIII, est arrivée de Balti- Depuis que Sa Sainteté Léon | XITI est malade, les journaux pro- Itestants, donnent carrière à leur imagination et ot toutes sortes de : propos ridicules à propos de ce qui |se passerait à la cour de Rome. | Les uns diseut que tandis que les | fidèles et les amis personnels de l'illustre pontife font des prières demandant sa guérison, des aspi- rants ambitieux qui convoitent le siège de Pierre attendraient la ca- tastrophe finale avec impatience. Tous ces cancans sont autant de fausses nouvelles quine tendent qu’à tromper. Rome n’a pas la | réputation de faire connaître ses 'secrets à tout venant. Les cardi- naux n’ont pas l’habitude de livrer [leurs intentions secrètes au public , | le reporter n’a aucun accès auprès du Pape ; les portes du vatican ne sont pas ouvertes au débitant de nouvelles. Donc on ne doit pas ajouter foi à ces feuilles toujours fertiles en imagination. Atten- dons les nouvelles de propres sour- ces avant de croire. Il sera temps alors. } Relations Anglo-Francaises On mande de Londres que le banquet annuel de la Société an- glo-française, qui s'occupe unique- ment de l'amélioration des rela- more à New-Vork vendredi le 10. 11 s’est embarqué ce matin à bord | du paquebot de la ligne française la ‘Touraine’ pour l’Europe. Il pourrait se faire que le cardi- nal ne se rende pas directement à Rome. Mais si le pape est encore vivant à son arrivée au Havre, il demeurera à Paris pour attendre les événements. “Croyez-vous qu'un cardinal américain sera un candidat sérieux à la papauté ?’’ a-t-on demandé au cardinal. ‘C’est un sujet sacré que celui d’une élection par le Sacré-Collège de Rome,.a répondu le cardinal Gibbons. On ne peut le discuter dans un temps comme celui-ci.’ En réponse à une autre question, il a dit que la tradition qu’un é- tranger n=sera pas élevé à la pa- pauté n’a plus aucune force au- jourd’hui. sur la côte droits devraient être pris en con-| Ajoutons que Léon XIII a des sidération par l'Angleterre, dont biens personnels qui lui viennent |;nins de fer et Canaux. l'esprit est généreux, et devraient | de sa famille, desquels biens il a que M. Sifton va suivre de près. | ment le cardinal Oreglia di San être réglés sans délai par une com- | fait un partage entre ceux de ses | Ca sonne mal. tions entre les deux pays, a eu lieu récemment au café Royal ; il comptait 250 convives. Les divers partis politiques du parlement y étaient représentés, et la cité de Londres avait délégué pour le pré- sider l'alderman Alliston, ancien shérif de la cité. Celui-ci a porté un toast au roi Edouard et à M. Loubet,, ajoutant que sice dernier va à Londres, il peut compter sur une bienvenue | cordiale et chaleureuse du dents] entier. servateur, président de la Cham-| bre de commerce de Lonüres, dit | qu'après le traité d’Utrecht, la! France a des droits incontestables | de Terreneuve. Ces | pensation ou par arbritrage. Il demande au maire de Boulogne— qui se trouvait parmi les convives — d’emporter avec lui en France le message suivant : ‘Nous désirons au fond du cœur une amitié cordiale et franche avec la France. Que nos âmes s’uuissent, et qu’il nous soit permis de tra- vailler ensemble pour le dévelop-; pement de la paix, du commerce et de la civilisation et que notre in- fluence s'exerce dans le monde en- tier pour le bonheur de l’hu- manité.”? Le Cardinal Rampolla malade D'après une dépêche de Rome au ‘‘Journal”’ les ambassadeurs vendredi auraient trouvé le Cardi- nal Rampolla enveloppé d’un châle ce ; car l'Ile du Prince Edouard a! de laine, pliée sur lui-même et se plaignant d’être malade. Le cardinal a déclaré qu'il se retirerait de la vie active au Vati- can, et qu’il ne pouvait assister au conclave. Il a dit à l'ambassadeur d’Espagne : ‘‘Je veux aller dans un monastère et me retirer du monde. Ma vie humaine finira avec celle du pape Léon.’? Le cardinal Rampolla a pleuré amèrement, mais à midi il a eu une entrevue avec le cardinal Gotti, qui a réussi à le consoler. Mer Volponi est Mort Mgr Volponi, qui avait été frap- pé de syncope, la vielle, est mort le 8 de ce mois un peu après que les médecins l’eussent déclaré en danger de mort. Quoique la maladie du pape soit le centre de l'intérêt, la mort de Mgr Volponi a attiré beaucoup l’a- tention non parce qu’il occupait le secretariat de la congrégation con- sistoriale mais par manière dont il a été frappé par la maladie et la mor‘. Quand il fut frappé il tomba sur le parquet et depuis cet instant jus- qu’à sa mort n’a pu prononcer une seule parole. la Fortune de Leon XII On estime à $20,000,000 la for- tune de Léon XIII, répartie de la sorte : Diamant, don du président Kru- ger, $1,000,000 Bague montée d’un diamant et d’un rubis, don du sultan de Tur- quie, / $100,000 Service de toilette orné de bi- joux, don du shah de Perse, $700,000 Croix pastorale avec diamant, don de la reine Victoria, $#200,000 Croix ornée de diamants, don des catholiques des Etats-Unis, $20,000 Quatre bagues montées en dia- mants, don du Khédive, #600,000 Ecrin en or, ion de l’empereur d'Autriche, $100,000 Calice orné de bijoux, don de la reine régente d’Espagne, $200,000 Statue en or de St.-Jean l’Evan- géliste, don des Chevaliers de St.- Jean, $750,000 Divers souvenirs précieux ve- nant d’autres personnes, $6,000,000 Contribution du jubilé en or, $3,000,000 Legs pendant les derniers dix ans, $11,000,000 Sa part du denier de St.-Pierre pendant les derniers dix ans, $4,000,000 $27,670,000 Donations aux pau- vres durant les der- niers dix ans, plus de $7,000,000 Balance en chiffres ronds, $20,000,000 Les Liberaux en oO Nous trouvons dans le /ournal du 9 :— Les libéraux ont eu ce matin un deuxième caucus dans le but 4e dis- cuter la nouvelle politique des che- mins de fer du gouvernement. Sir Wilfrid était présent, pas de bonne humeur. I1 a sévère- ment reproché à ses partisans de fai- re des indiscrétions. Il ne pouvait comprendre comment il se fait que le ‘Globe’ ait pu savoir, avant la Chambre, quelles sont les intentions du gouvernement au sujet du Grand Tronc Pacifique. Le pré- mier ministre a, encore une fois, perdu son sang-froid et a onblié ses ‘Sunny ways’ pour mettre à leur place les députés incapables de gar- der des secrets- Il a dit qu’a l’a- venir les ministres ne donnerait plus aux députés aucun renseigne- ment. Le gouveinement se propose de construire la section de ce chemin de fer de Québec à Winnipeg, au coût de $40,000,000, de garantir la section des prairies $13,000 par $15,000,000, de donner en subside: $25,000 par mille pour la section des côtes du Pacifique, soit $12,. 000,000. Plusieurs députés ont refusé d’ac- cepter la responsabilité d'un projet aussi gigantesque. Ils ont exprimé O mais n’était |. mille soit en tout une somme del ste Caucus a Ottawa 0 propre mouvement, puis d’expli- quer ses motifs aux députés ini- nisté iels. Aucune décision n’a été prise, mais les 1mninistres sont restés sous l'impression que leur politique a été approuvée. Cette politique sera annoncée à la Chambre lundi prochain. Les députés de l'Ouest ont sug- géré que la session soit ajournée à l’automne, et que si l’on proroge, l'indemnité de $1,500 soit payée pour le tout. La majorité se serait prononcée en faveur de cette proposition qui était désapprouvée par les ministres et ne sera pas mise en pratique. Plusieurs politiciens haut huppés disent couramment que nous aurons les élections générales à l'automne si le cabinet Roblin n’est pas victo- rieux au Manitoba. On dit aussi que, si Sir Wilfrid, doit se retirer, M. Fielding s’oppo- sera aux élections avant sa retraite. Le ministre des finances prétend que s’il devient premier ministre, il veut faire les élections sur son propre nom. Sir Wilfrid se désin- téresse de plus en plus des délihé- rations de la Chambre. Il ne fait acte de présence que quelques mi- nutes durant l'après-midi et même alors c’est M. Fielding qui dirige la discussion. Sir Wilfrid parait plus mal depuis quelques jours, l'opinion que le gouvernement de- vrait l’adopter ou le rejeter de son mais persiste à se dire en très bonne santé. Oo Des renseignements précis me donnaient la certitude qne l’expul- sion des Pères Oblats de Notre- Dame-de-Bon-Secours avait lieu hier dans la soirée. Dès huit heures 1u matin, des gendarmes étaient signalés dans toutes les directions. Une heure plus tard les routes étaient barrées, mais les paysans coutaient à tra- vers champs et arrivaient près de la chapelle où la foule grossissait d’'instant en instant. Le bourdon était mis en branleet sonnait à toute volée. Les cultivateurs quit- taient les travaux et venaient aug- menter le nombre des manifestants. A onze heures, l'ouverture du couvent est fermée à chaux et à sable, et les quarante amis des Pè- res attendent, avec es derniers, l’arrivée de la force armée. Les portes d'entrée ont été scel- lées avec les dalles des couloirs du couvent. res sont fermées de la même façon ; se sont de véritables fortifications. A 3 h. 25, les sapeurs du 7e ré- giment du génie sont signalés et arrivent un quart d'heure après à la porte d'entrée du couvent en même temps que MM. Bellendy, préfet ; Berthelot, sous-préfet ; Thomé, procureur de la Répubii- que ; Picard, juge d'instruction ; Dutaix, commis-greffier ; Robert, juge de paix ; de Joyeuse, son oreffier ; M. Duchier-Guérin, a- voué, liquidateur-adjoint, et deux commissaires spéciaux. Environ quatre vingts femmes sont rangées le long du mur et chantent des cantiques. Les gen- darmes s’avancent et veulent faire évacuer les lieux, mais ils rencon- trent une résistance désespérée. Des bagarres, des corps-à-corps se produisen* entre les manifestants et la force armée. Les ouvertures intérieu- | Persecution Religieuse en France X rO Aussitôt que l’ordre est rétabli, le procureur s’avance et annonce en vertu de quel titre il agit. Le Père Odoul, supérieur, se met à la croisée et lit une énergi- que protestation. A son tour, M. de Casteljan, avocat, proteste au point de vue juridique et fait des réserves au nom des propriétaires de l’immeuble. Après quelques explications, le procureur somme M. Odoul d’ouvrir les portes. Ce- lui-çi s’y refuse et répond qu’il ne cédera qu’à la force. Les sapeurs se mettent immédia- | tement à l'oeuvre et pendant plus | de deux heures font voler en éclats les portes et les dalles. Trouvant le travail trop dur, ils escaladent un mur, enfoncent le toit et pénè- trent par la chapelle. En même temps, une ouverture est pratiquée par la base de l'édifice avec des ar- bres servant de madriers. La mai- son est bientôt envahie par les gen- | darmes et les soldats. Les Pères, qui s'étaient réfugiés dans leurs chambres, sont expulsés et sortent accompagnés chacun de deux amis qui leur donnent le bras. La foule leur fait une chaude ovation. Le préfet est conspué à tel point qu’il désigne lui-même plusieurs manifestants qu’il fait arrêter. Des cris de : ‘‘Vive la liberté ! Vivent les Pères l”” sont poussés par les six mille assistants. Le Pere Odoul, supérieur, est re- tenu, et après interrogatoire on le conduit à la maison d’arrêt de Lar- gentière. Quelques autres arrestations sont maintenues. | Pendant l’apposition des scellées, la foule fait la haie et conspue les réprésentants de l'autorité. Jusqu’à neuf heures de soir, une ‘animation indescriptible a régné Plusieurs arrestations sont opé- | dans ta localité. 2 | rées. | (Da “Petit Journal!) ! proches qui en ont le plus besoin à, cause de leurs positions sociales. | Ses manuscrits vont aussi à ces der- | niers. Ils sont incontestablement plus précieux que les legs en ar-) Léon XIII est un administrateur | Ent qu'il a faits entre ir xs en Sir Albert Roilit, député con- de premier ordre. De goûts sim-|Comte Camillo Pecci, dont l’état de ! ples, menant une vie d’anachorête, il a su tout en donnant la plus large part possible aux exigences de l’é- tiquette pontificale, solder chaque année de son règne par des surplus. fortune est, dit-on, terre à terre. | qua Dailnmes vue mr ce sea CE Blair Resigne L'hon. Andrew Blair, à l'instar de M. Tarte, vient de se démettre de sa charge de ministre des Che- On dit Quand un Pape Meurt ——— A propos de la maladie incurable dont souffre Léon XIII en ce mo- ment et qui fait attendre sa mort d'une heure à l’autre, il n’est pas sans intérêt de rappeler le cérémo- nial qui préside à l'élection du sou- verain pontife. Une antique coutume veut que lorsqu'un pape meurt, le ca-dinal Camerlingue, c’est-à-dire le cardi- nal Chambellan, qui est actuelle | Stefano, doyen du Sacré Collège et ‘le seul survivant des cardinaux, créés par Pie IX, se rendent à la chambre de la dépouille mortelle, revêtu de ses vêtements pontificaux et entouré des cardinaux, des pré- lats et des hauts dignitaires civils. Trois fois il frappe à la porte avec un marteau d'argent. Puis il s’a- vance auprès de la couche mor- tuaire et frappe aussi de son mar- teau la poitrine et le front de l'il- lustre défunt, l’appelant à chaque coup par son nom. Le Camerlingue tombe ensuite à genoux et proclame d’une voix hau- te : ‘‘Dominus Papa noster mortuus est’ —Notre Seigneur, le pape est mort. Les intendants du Vatican pré- sentent alors au Camerlingue l’An- neau du Pêcheur et les Sceaux de la Papauté, ainsi qu’un document attestant que le pape est mort. Cette cérémonie terminée, le corps est embaumé, revêtu des vêtements de la papauté et confié aux cham- bellañs du Vatican. 11 est d’abord transpoité à la chapelle Sixtine et de là à la grande Basilique par un chemin dérobé où il est exposé pen- dant trois jours dans la chapelle du Saint-Sacrement, sur une couche somptueuse drapée de deuil. Qua- tre officiers de la Garde Noble, l’é- pée au clair montent constamment la garde autour de la dépouille, Le corps est exposé de façon à per- mettre aux fidèles de lui baiser les pieds. Pendant cette période de deuil, toutes les églises de Rome sont dé- corées de leurs vêtements funèbres et des messes sont chantées et des prières dites pour le repos de J’Âme du pontife défunt. L'on prie éga- lement pour le futur pape, Léon XIII a demandé que son service funèbre eut lieu avec le plus de simplicité possible et de très boune heure le matin, Il a même pensé à son cercueil qu’il veut en bois et sans parure. CSS Le prochain Conclave Le Vatican a reçu de tous les points du monde des dépêches des cardinaux étrangers qui annoncent qu’ils partent immédiatement pour Rome. Un des plus éloignés, le cardinal Moran, archevêque de Sydney (Nouvelles-Galles du sud), a télégraphié qu’il partait aujour- d’hui. Comme il a à faire la moi- tié du tour du globe, on doute qu'il arrive à temps pour participer au conclave. Quelques autorités déclarent que chaque cardinal a le droit de de- mander la remise du conclave à une “ate lui permettant d'’ar-iver à Rome, mais on doute que le choix d'un pape soit différé pour n’im- porte quel cardinal, EE RS L’Angleterre et le Vatican Le gouvernement anglais vient de s'adresser officiellement au cardinal Rampolla pour s'informer de la san- té du Pape. Il l’a fait à la deman- de du gouvernement de la N ouvelle- Zélande, à qui la réponse sera trans- mise par l'intermédiare des autori- tés impériales, Cette démarche équivaut à une reprise des relations diplomatiques rompues avec le Saint-Siège depuis l'établissement du protestantisme en Angleterre, En effet, le gouvernement de la Nouvelle-Zélande ne s’est pas a- dressé directement au Vatican ;ila suivi la filière diplomatique comme il doit le faire quand il s’agit de communiquer avec une puissance étrangère ; il s’est adressé au gou- vernement de la métropole qui transmettra la réponse au premier ministre Seddon. C’est là un événement d’une grande importance puisqu'il amène une puissance protestante À recon- naître officiellement la souveraineté du Pape, Pourquoi faut-il que cet événe- ment ait été déterminé par un gou- Vernement composé de protestants tandis que le gouvernement du Ca- nada a pour chef un catholique ? ane anne Abonnez-vous a L'IMPARTIAL + ?