Es PP trie SE pe LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. ———_— cs F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. L NO. 2 tes TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 20 JUIN 1901. LA MECHE D'OR 0000000XXX0000000 TROISIEME PARTIE 18 [suite.] dés à partir pour l'Angleterre ? Claude répondit d'un air pi- teux : Votre père s'est moqué de — Et nous ? demanda Clande nous en s'adressant à Julienne, qui eontemplait son amie avec atten- drissemenpt. —0h! Nous? fit la jeune —1l vous a refusé cet argent ? — Oui, Mademoiselle, dit Ser- ge ;etil en avait le droit... ...c'est avec nos seules ressources qu'il fille en £Ouriant, c'est antra faut@oarsuivre notre but. chose ! en prison, nous ! Nous n'avons pas été —Elles sont maigres, nos res sources, dit Claude, à moins de —S'ilue faut que cela pour nous engager comme matelots avoir un baiser de vous, déclara. pour traverser le détroit... Claude, je vais me livrer à ja | police. —Non, non ! ment Et elle se jeta dans ses bras. J'aime mieux vous embrasser ! fitelle vive- | ; s à —J'ai mecs économies de jeu- ne fille, proposa Julienne. Serge secoua la tête : — Merci, Madsmoiselle. Nous n'aurons pas besoin de beau- Coup. d'argent ; car il me sem- Olaude poussa alors son ami et|ble inutile de quitter la France. Thérèse dans la maisonnette, | 1! dominait peu à pen son é ainsi que Julienne, tandis que | motion, reprenant son savg Jacqnet et Zéphirin se met- taient en factior gauche. — L'est ici que vous habitez ? e 4 demanda Serge à la jeune fille | (froid, ne songeant plus qu’à à droite et à l'engagement qu'il avait pris : venger sun père | | Claude lui demanda : — Alors, que devons-nous — Non, répondit Thérèse : jai faire ? } une bonne amie, presque une — Mon cher Claude, répondit sœur, qui brave tout pour me| Serge, j'ai besoin de longtemps donner l'hospitalité. lienne ! Elle se tournait vers la fille du notaire ; celle ci dit en riant: — C'est si amusant de jouer à cache-cache ! N'est ce pas, iaade — Oui, Mademoiselle, pourvu | que ça dure pas | Il ent un long silence. Claude: n'avait allumé aucune lumière : mais la lueur pâle de ia lune arrivait dans la cabane. D'ail. leurs, ils n'avaient pas oesoin de se voir. lis éprouvaient tous les quatre une joie infinie : et, les mains dans les mains, ne parlant plus, ils oubliaient leurs douleurs, pour ne songer qu'à une seule chose, au bonheur de s'aimer. —Comme vous avez dà sonf. fuir! dit enfiu Serge. — Héias ! ense pressant contre jui, je souffrais surtout de savoir que vous aussi, vous souffriez.. Puis, ma plus horrible torture était Elle s'arrêta, n'ayant pas le courage d'achever. —Quoi donc? fit Serge. —Tout le moude m accusait, balbutia-t elle. Si vous aussi, vous alliez m'accuser ? —Oh! Thérèse !......……. En voyant le trouble de son amie, Serge se mil à genoux et déclara d’une voix vibrante : —Non, Thérèse, jamais Cru cette chose éponvan. table, non, je n'ai ] s » À E + L maigré les affirmations du jauge d'instruction ! bonne, si douce, vous fassiez capable de frapper mon père 2... En ce moment, il lui sembla qu'il voyait encore le comman- dant étenda sur jatable da marbre de la Morgue : et de k ae bi ; LL ] grosses larmes coulèrent de ses yeux. 1l murmiura : —Oh ! je te vengeral, mon père ! —Eh bien demanda Ju lienne, êtes-vous toujours déci- murmura Thérèse, ! Pou- vais-je admettre que vous, sil Chère Ju- réfléchir, j'ai besoin de savoir, ! de toi, ce qui s’est passé depuis on arrestation. Tu coasacre- s ta nuit à me le raconter ; et, mal, nous prendrons une dé- cision pour le présent. L'’es- ntiel, en ce moment, est de ramener ces demoiselles à Ja villa de M. Fourmont. devons partir ce sera toujours assez tôt demain. (Claude sor- tit et appela Zéphirin, ils se mi- rent tous en ronte, et bientôt, les deux jeunes filles, plus heu- reuses, plus eosfiantes dans l’a. venir, étaient rentrées dans cette maison, où le notaire faisait un si bon somme. l | —Maintanant, dit Serge à |Ciaude, tu vas tout me raconter: | Et ne me parle plus de fuir! Je serais indigne de ma liberté, li je ne l'employais pas à cher. cher la misérable femme qu a tué mon père ! | Claude passa en effet la nuit |à raconter à sen ami tout ce qu’- |il savait, tont ce qu'il avait ap- pris, soit de sa sœur, soit de Ju- lienne ou de Zéphirin, depuis ce jour mauditoù Angélina et Julienne étaient venues à As- nières tandis qu'on assassinail | le commandant dans son appar |tement de la rue de Rome. | Quand ileüt fini Serge de- manda : —Et, au milieu de ces intri- gues, tu n'asrien découvert qui puisse nous mettre sur la trace de Ja coupable ? — Je t'attendais pour cela ! —Merci! dit simplement Ser- ge, en lui tendant Ja main. Maintenaut que nous sommes äibres, et presque certains de n'être pas découverts, nons ar- riverons bisn à percer le mystè- re qui embarrasse si virement a police. rar 2: — La dis que catte mèshe ds ch-veux dorés ressemble abso- | iument à la couleur des che- ax de ta sœur ? —0 à l'a affirmé dans tons les Si nous jouinaux. Et je ne puis te dire combien }: suis heureux d’avoir épargné à ma chère Th rèse la cruauté d'une expérience pen- dant laquelle on aurait mis sur sa tête, pour les Comparer avec les siens, les cheveux de cette coquin: ! — Àh ! comme tu as bien fait! s'é:cia Serge violemment Our été une profanuation ! Hit tn n'asaucune idée, aucun sou p: ets — Je me suis d'mand:..… ax. cu-e-moi, sije te paris ainsi... — Parle franchement : — Ton père n'avait il quelque vieiile liaison ? —Non, non. Cela, je le ja- rerais ! — Alors, je ne sais que dire... À moins cependant ?....…. —Quoi donc ? —Non....Ri-0...… Une idse folle, ridicuie, mon ami ......…. —Laqueile ? Parle, je t'en pris ! Claude attendit un instant, puisil dit lentement avec un SITUATIONS YAGANT, WANTED. A few people in each locality to work for us at their own homes. Pieasant work, good pay, no canvassing or previous experience re- quired. IMPERIAL M'fg. Co, Lon- DON, ONTARIO, THE CRITERION. $1.00 a year. Qu£ BENT ILLUNTRATED MONTHLY MAGA- LINE OF THE KIND PUBLISHED, Its pages are filled by a brilliant ar- rayof writers and artists. Its au- thoritative, and independent reviews of books, plays music and artists, its clever stories, strong special articles, humor and verse, with fine illustra- tions make it a necessity in every in- telligent home. The very low sub- scription price—$1.00 per year—puts it within the reach of all. Reliable agents wanted in every town. Extra- ordinary induc@ments. Write for particulars. A TRIAL SUBSCRIPTION WILL PROVE IT. Write to-day for sample copy. CRITERION PUBLICATION CO. Subscription Department. 41 East 21st S1., N. Y, City. 10 cents a copy. geste de dépit : — Non iusensé qui traversait mon eer-| veau. C'était un sonpçon Et il vaut mieux que je ne t'en dise rien ; Car, dans ces choses jà, on ne doit parler qu’a coup sûr | reposait sur rien.....snr rien... te dis-je ! Et puis, 1l s'agit d'une | personne envers laquelle j: ne ;, et mon soupçon me u É : | suis peut être Pas assez impar | | | FR. | ‘ —Le nom de cette personne ? | fit Serge d'ane voix fisvreus”. | | —ÆEh' Ta le devines bien ; | répliqua Claude, sans oser pro | noncer un nom. | Mais rappelle | toitout «e que je l'ai dit ce seir et tu v:rras que ce soupçon était enfantin....…. —En, effet, marmura Serge. Cette personne ne peut pas a- voir commis le crime, puisqu’- elle n’était pas à Paris à l'heure où le erime se commettait.… Non c’est d'un autre côté quil faut ohercher..…. Tiens, dor mons. Et demain, nous repar- lierons de tout cela. 1ls s'étendirent à côté l’un de l'antre ; et bientôt Zephirin vint des rejoindre, pour prendre la petite heure de sommeil qui lui était nécessaire Le lendemain, dès que le jour se leva, avant de partir pour Paris, où il de- vait se rendre tranquillement au bureau de M. Fonrmont, le vieux soldat alla jusqu’à la gare d’'Asnières et en rapporta un paquet de journaux, qu il donna æux deux amis. Déjà, les deux s'étaient jetés sur lerécit de l'évasion de Serge. ‘L'affaire de la rne de Rome est décidé- ment inépuisable en surprises” disaient tous les journaux ; puis | ils racontaient de quelle ma-| nière le chef de la sûreté avait | écouvert une lettre, adressée | par Olaude Garancier à son ami; et qu'il avait laissé parvenir oette lettre au destizataire, daus l'espoir que, lorsqu'il essayerait de s'évader, on pourrait, en le saivant, mettre la main sur Cas... | Les deux amis en étaient là | de Jeur lecture, lorsque Serge s'arrèia pour dire à son umi : æmHrin! I! (suite à la £ive Pr£e.) +5 °5S {u assez crâ-| “ Nous enverrons à pks. bien remplis de GRAINES CHOISIES :—-Betterave, Carotte, Concombre, Fomate et Radis. Catalogue de graines et plantes, com- ment élever votre CAFE pour 2c la livre, aussi un livr qui vaut une ferme, notre traité de 50 pages sur les insectes et maladies attaquant les fruits, arbres, léwumes, etc., et leurs remèdes, le tout pour 15e. par la poste. 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