mines SR, Ponge des Le A EE ÉD AE e RDC RT, C IQN Cave 29 2 PART LA € TE EE un To PAL 2 © Ua ei iné défi dis Fratet RS — LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. NO. 3. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 14 FEV. 1901. 8 ANNEE. Correspondance L'ETUDE DES SGIENCES. ee Monsieur le Rédacteur :- J'ai suiviavee le plus intense intérêt le duel courtois! de M. Doiron et de M. Arsenault à propos de l’enseignement de la minéralogie dans nos écoles. 1] en est des opinions eomme des! goûts, chacun la sienne ; et ce n'est pas simplement pour éta- ler la mienne que je vous écris. C'est surtont pour vous expri:- mer le plaisir que je prends à suivre une discussion, où les contradicteurs, un professeur et un inspecteur d'écoles primai- res, formés eux-mêmes dans les écoles du peuple,se montreraient de force à nous taire sérieuse- ment réfléohir, nous autres qui avons fait des cours soi-disant complets, si l’on mous deman- dait de donner, par exemple, un aperçu de la soijence minéra- logique, tel que M. Arsenavlt vient de le faire, comme sans y toucher. dans votre numéro du 10 du courant. Un professeur de McGill on d'un Lycée français n'eut pas fait mieux. | Qu'est ce à dire ? il vaut mieux ne rien dire ; car! à parler peur essayer d'être atile aux instituteurs que l'on res pecte et que l’on aime, et que! l'on voudrait voir, autrement | que dans les palmarès, à Ja têt: de leurs rivales, on est tout de suite taxé d’enncrmi des collèges classiques intangibles, c'est à-di- re de mauvais catholique. Moi même pour avair deman dé que l'on reinaniât les cours - de collège de façon à les mettre plas efficacement à la hauteur da mouvement scientifique con- temporain, et surtout qu'on ne livrât jamais ies enfants à des professeursincompétents, même pour le latin et le grec, sous peine de péché mortel, j'ai été à peu près mis à l'index de l'opi nion bien pensante. Un journal, très dévot de Trois-Rivières, commença par décréter que j'étais ce qui me parut légèrement ex- agéré ; et une personne fort é- minente de Québec. laquelle, m'assure { On, ne se fait une ha- bitude de Ja médisance, laissa entendre, à Montréal, en pleine assemblée nuiversitaire, et dans les meilleures formes classiques, que je ne suis pas un honnête homme. Depuis cette double avanie, Je n'ose m'immiscer qu'aux écoles primaires, n'ayant évidemment pas ce qu'il fant pour plaire en haut lieu. Donc M. Boiron demande que la minéralogie soit laissée de côté pour faire place à ‘l'histoire canadienne,” à la calligraphie, etc. eto. ; et M. Arsenault, que l’une et les autres soient ensei- guées en même temps. Mais vous êtes tont près de vous entendre, messieurs. | Ajoutez à votre progrémme d'études la chimie agricole ct nous tomberons d'accord tous les trois un sectairé, |tit cours d'école de | pourra devenir un jour un mo- 11 ne s’agit pas, voyez-vous, {saient nos pères. d'étudier ces choses-1à à fond. Que l’on comprenne bien ce que l'on étudie, si peu soit-il, et ce- la sera suffisant. Un écolier qui, en se prome- nant le soir, sait distinguer et placer quelques nnes des plus belles constellations du ciel et y lire le nom du bon Dieu ; qui, daus un champ, est capable de déterminer la famille naturelle d'une fleur par l’exsmen de la fleur elle. même ; qui, trouvant des cailloux sur sa route, peut, tout seul se rendre compte s’il a affaire à un quartz, à un schiste, à un grès ou à un ealcaire, on sait, ma foi. plus long, est un plns grand savant que maint diplomé quia pâli pour avoir étudié en chambre toates ces belles choses dans de gros li- vres. Ni l'un ni l’autre, bien entenda, n'est ua astronome, un botaniste, ni un minéralo- giste. Mais le diplomé superbe, fatigué d'une étude stérile, é- puisante et sans attraits, plein de la science des mots scientifi- ques et de lui même, ne le de- viendra jamais et, aura vite dés- appris tout ca qu'ii a étudié ; tandis que l’autre se souviendra toute sa vis et avec amour des leçons apprises à même les cho- … Mon Dien, |ses ; saura dans la suite, en tirer | profit, et, n'eut il fait qu'un pe- campagne, deste savant. Les Anglais donnent à leurs enfants une jdée pratique des sciences. dans leurs écoles pri- uaires, et cela leur est d'un grand service durant le cours de leur vie. 1l est nécessaire, voyez vous, que nous appreuions de boune heure le secret de gagner notre vie. —Mais nos pères se passaient de tont cela, nons disent les routiniers de Ja ferme et des grands pensionnats ; ils vivaient tout aussi bien et aussi heureux que nous et ils allaient en pa- radis. Remontez plus haut, mes- sieurs—nos ayeux, autrefois, se nourrissalent de racines ; se vê- taient de peaux de his : fai- saient moruir leurs anciens, quand ils n'étaient pius bons à rien ; et peut être bien quel- ques-uus d’entie eux ont ils, con- nibales qu'ils étaient, mangé leurs prisonniers de guerre, ce qui ne les empêchait pas d'être fort heureux à leur ma- nière, et espérons le, d'aller en paradis ; puisqu'ils ne savaient pas mieux. Qu'est ce à dire ? Qu'il faut demeurer stationnaire ? Ne ja- mais avancer ? Reoculer tou- jours ? Nos cultivateurs, par exem- ple, tirent aujourd’hui de leur terres autant qu'en tiraient au- trefois leurs pères. cela est in- conestable. Mais ce qui est in- contestable aussi c’est que ce qui suflisait à nos pères, ilya| cent, deux cents aus, ne nous suflit plus aujourd'hui à nous. Les besoins de la vie sont plus nombreux et plus grands. Nous dépensons, nous sommes obligés de dépenser plus que ne le fai- 1l est, par conséquent, néces- saire que nous fassions rendre à nos terres plus qu’elles ne fai- saient autrefois, si nous ne vou- lons pas être des retardataires, des inferieurs, des méprisés, au milieu des populations qui nous entourent, on aller grossir la colonne deceux des nôtres qui s’en vont chercher du pain dans les filiatvres et les usines da la Nouvelle-Angleterre; Tont en app'enant bien à l'é- cole la “calligraphie” “l’histoire canadienne”, et surtout la lan- gue française, no négligeons pas ce qui nous servira plus tard, à gagner notre vie, la chimie agri- cole, par exemple, dont les cul- tivateurs peuvent tirer un sil grand parti. La minéralogie ! Et pourquoi pas, si elle peut contribuer à mettre quelqu'un des nôtres sur le chemin ce la fortune ? Notre pays aboade en richesse minière : les Anglais, les Amé- ricaius, les Allemands s’en em- parent, et nous les regardons faire ou travaillons pour eux à salaire, lorsque nous pour- rlous arriver à nous en emparer tout comme eux. La richesse, voyez-vous, ne devient une occasion de mal que lorsqu'on s’y attache désor- donnément, on qu’on en abuse. Autrement c'est un grand levier pour le bien. Personne en Aca- die n'a encore abusé de ce le- vier-là. La panvreté sans esprit de pauvreté, la dépendance, l’ab- jection devant les patrons et les contre-maitres, voila des causes de dégradation et de mal ; voi- la ce contre quo1iil faut lutter ; voiia ce dont àl faut préserver uos garçogs et nos jeunes filles, dane l'intérêt et pour la gloire de notre nationalité française. À propos de minéralogie et de la manière dont les sciences ap: pliquées sont enseignées parmi nous, il m'est arrivé une mésa- venture que Je vais vous racon- ter. C'était vers le temps où je fus précipité au sénat. Des journaux de Montréal avaient entrepris une croisade ultra-patriotique. ils deman daient à cor et à cri que les Oa- nadiens'eussent leur pleine part de places grassement rétribuées dans le service civil, et leurs coups tombaient particulière ment dru sur le directeur du bureau de géologie, M Seiwyn, qu'ils aceusaient d'être le pire parmi les ‘rancophobes ; et, un jour que je n’y.pouvais plus te- air, j'allai trouver le docteur Selwyn pour ,l’accabler de ma grande indignation. — Pourquoi n'y a-t-il pas, lui dis je, de Canadiens-françgais dans vos bareaux ? — Trouvez m'en, me répon- dit-il, qui aient assez de connais- sance de la géologie et de la mi- nérelogie pour y entrer, même aa plus bas de l'échelle, et je leur ferai très voloutiers une place ; car je déplore autant que vous et vos amis leur absence de mon département. (Je n'ose pas éorire le reste de sa réponsé, ear on tronverait encore à Trois-Rivière, que je suis un sectaire, et à Québec, un mal-honnête homme, ce qui me eontrarierait.) Deux ou trois Canadiens fran- çais, élevès de l’Ecole-du-Pla- teau, à Montréal, sont entrés, depuis, au bureau de la géologie Canadienne : 1ls s’y sont tout particulièrement distingués L'un, M. Faribault, est aujour- d'hui l'autorité la plus consul. tée sur les gisements aurifères de la Nouvelle-Ecosse ; ce qui prouve une fois de plus que ce ne sont pas les aptitudes natu- relles qui nous manquent pour devenir des maîtres, dans les sciences positives et appliquées PASCAL POIRIER Shediac N. B. le 25 janvier 1901. Carte Professionnelle Arsenault & McKenzie AVOCATS, &e. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. Arseniult, H. R. Mackenzie, Ch‘Town. ARGENT À PRETER À. À. McLean, Q. c. Attorney : at Law Brow N's BLOCK, CH'Town Money to loan at low rates. Jon T. MELLISH, MA, CHARLOTTETOWN, P. E,.I. Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York University TION ic ER CARD Dr. H. LL. Dickey, Late Clinical Assistant at Royal London Ophthalmic tlospital, Moorfields, and Central London Throat & Ear Hospital SPECIALIST—-EYE, EAR, NOSEAND THROAT OfMice- Cameron?Block. kResidence-— Richmond St. West Officice Hours— 9.80 a. m. to 1 p. m., 2 to 4 p. m,. Evenings by appointment. Eyes tested and fitted with Glasses MoDONALD & AYOGATS NOTAIRES, ETC ETC Argent a Preter Bureau { Browns’ Block Ch'town! Gaffney's. B'd'g S'Side School! & College BOOKS Of all kinds ALWAYS ON HAND CHAS. J: MITCHELL 144 Queer St. Charlottetown Opp. Prowse Bros. P. E. 1. Mail orders receive prompt at- tention. Agente for the Perry Pictures | MARTIN ES TO THE PUBLIC —X— As lhave had several years practical experience in Boston in Watch Making and Repairing And as 1 have decided to open a watchmaking, re- pairing and jewelry shop here, 1 therefore solicite the pa- tronage of the public. Your clock may be out of or- der; Your watch may not yeep good time ; You may havesome pi: ces ot ‘ljewelry which have been bro- ken ; Fetch them to me 1 will gua- .rantee you a complete job. Charges moderate L. S. PERRY. ANDREWN CURE suffer with rheumatism, sciati- ca or kidney troubles. This medicine acts on the kidneys and bowels, driving the poisons out of the system that cause the sufferings of |rheumatism and sciatica. lt Eau the appetite thus giv- ing more strength. | ANDREW'SRHUMATIO CURE is beingused more this s>ring than ever before, and everbody praise it very highly. It is made up of BARKS, BERRIES, HERBS, LEAVES AND ROOTS which when boiled down make 24 pints of medicine, so it is not expensive, besides being very efficient. 1f you safler with rheuma- tism you should give it a trial. Price 50c. a box or 3 for $1.25, mailed to anv address. Prepared only by J AGOURLIE PRINCE Country DRUG STORE SUMMERSIDE, P. E. 1. QUEEN HOTEL FORMERLY PERRY HOTEL | Queen Ntreet, Head of Queens Wharf. This new and commodious hotel is now open for business. | Throughly fitted up with all the modern improvements, this hotel offers to the public accom- | modation, which cannot be ex- celled in any other on the 1s- land. Good tables, large airy 'bsdssonie bath rooms, sample | rooms. Terms moderate. Free |coaeh to all trains and steamers. Special accommodation for corm- | mercial travellors. FRANK PERRY S’Side, Oot. 19th. 1 y. Prop. + A:or acceptable fdeas. : State if patenteg. | # À THE PATENT PU Fee Paqige RR0oRD #1.00 RHEUMATIC that has used it or is using ït, .. | is the remedy to take if yon. S'Side, | Le"