—— : , —— 7. — NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 7 JUIN 1910 TT ANUS EE UX JOURNAL CATHOLIQUE DANS | ua e de l'action, à rendre à l'E- hâte de coaduire 200 Iroquois à de la situation qu’elles ont reconquise ? C'est mal connai. UNE PAROISSE C’EST UNE MIS: SION PERPETUELLE. LÉON XIIT PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SXMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA On AMesossoossosssssse °° $1.00 BL I mere socveoc Pour LES Erars-UNIS Un Qc soc0.0006 00.81.50 Six MB éoée dés socsocos ce 75 Pour L'EUROPE DR Œ..ssscccccocccsc. 81.90 Six mois.......00000° °° 1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bennement et payer tous les arré- rages. Ceux qui chaugeni d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- £, bien que la nouvelle. Adssez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tiguish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAI, Tignisb, Mardi, 7 Juin 1910 UN SAGE PROVERBE ‘‘Dis-mois qui,tu fréquentes, je te dirai quitues’’, voilà un pro- verbe qui me ment guère. Si un compatriote fréquente un étranger à notre langue et à notre religlon, il devient vite lui-même un étrau- ger À l'une et à l’autre. C’est quand il est aiusi devenu renégat et apostat, qu'il le prouve en se mariant avec une personne qui ne parie point le français et ne profes- se point le catholicisme. Cette sorte de mariage est la grande source de la perversion nationaie et religieuse. ES) Anniversaire de Naissance Le dix de mai avait lieu, chez M. Jean ©. Bernard, Rumford Falls, Me., la célébration du quatre vingt unième anniversaire de Madame veuve Orésime Bernard. La fête avait été préparée, par les parents et amis de la bonne dame, sans lui en avoir donné connaissance, et qu'elle ne fut pas sa surprise, lors- que, arrivée à la maison, après a voir assister aux exercices du mois de Marie, à l’église, de rencontrer le grand nombre de parents et amis venus exprès pour fêter l’heureux anniversaire. Une belle adresse lue par Mlle. Marguerite J. Gal- lant fut présentée à la vénérable dame ainsi que plusieurs beaux cadeaux. Après la lecture de l'a- dresse Mme. Bernard remercia cha- leureusement tous ceux qui étaient présents pour leur agréable surprise et leur marque de délicatesse en- vers les personnes agées. La soirée setermina par de !a musique vocale et instrumentale à laqueile prirent part, l’hêroine de la fête, qui malgré son grand âge chanta avec entrain, des chants de réjouissances. M. Joseph C. Gal- lunt chanta plusieurs morceaux de musique choisie, accompagnés par Mile. Marguerite J. Gallant sur l'orgue. Cette agréable soirée se termina par le chant de ‘‘Bon Soir mes A- mis’. Es LA GE C L'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-française se porte bien. Elle vit et elle vivra. Nous allons entretenir quelques instants les lecteurs de L'Impar- TIAL de la réunion qu'ont tenue dernièrement les membres de l’A.- C. J. C. de la région de Montréal. Nous causerons plus tard, si vous le voulez bien, du congrès gé- néral quiaura lieu bientôt à Ot- tawa. Toct d'abord rappelons en deux mots que l'Association fut fondée en 1904, dans ie but de grouper les! jeunes gens et de les disposer, per! glise et à la patrie les services qu’- elles sont en droit d'attendre u’eux. Klle se compose de cercles ou grou- pes. Ces cercles sont autonomes, ils ont une constitution et des cou- tumes propres. Mais ils doivent naturellement adhérer aux Status généraux de l’ Association. Le 22 mai dernier le cercle Saint- Louis, de Montréal, convoqua une assemblée régionale. Tous les cer- cles de la métropole et de la ban- | lieue répondirent à l’appel. Les uns: furent représentés par un ou deux membres et les autres par des déié- gations nombreuses. L'assemblée a réuni à l’Union Catholique plus de :ent jeunes gens. On y célébra par une conférence le 250e anniversaire du mémorable fait d’armesde Dollard et de ses compagnons au Long-Sant. Il était consolant et bien propre à affermir les pius saines espérances cet hom- mage d’une société de jeunes gens à d’autres jeunes gens qui, à deux siècles et demi d’intervalle, avaient sauvé, par leur mort héroïque, la ville de Montréal et toute la colonie naissante. Les retraites fermées, cette oeu- vre salutaire qui a produit tant de fruits merveilleux en Kurope, fit ensuite le sujet de plusieurs dis- cours. Onse prépare à faire, cet été, une seconde retraite fermée. L'A. C. J. C. a l'honneur d’avoir introduit au Canada ce genre de retraite. Cette même assemblée protesta contre le silence obstiné du Séna- teur Kerr qui lèse un droit de notre langue en s’abstenant, contraire- ment à la tradition, d'ouvrir et de clore les sessions en français comme en anglais. Il y fut enf.u question du congrès eucharistique umiversel et du con- grès régulier de l'A. C. J. C. L'Association vit. L'Association vivra—tous ses membres sont bien résolus de lui fournir toute la sève dont elle a be- soin. Les premiers développements physiques se sont opérés; sans doute la croissance est foin d’être complète, mais elle permet tout de même aux membres de s'orienter et d'agir sans tatonnements. Kt puis, des cercles nouveau surgissent partout. Puisse l’ Acadie en produire bien- tôt ! C'est après réflexion que nous le disons. Les Acadiens doivent respecter leur bhistoire—elle leur est même aussi nécessaire que la bouée au na- vigateur. Les Acadiens ont le droit de conserver intacte la tradi- tion, mais ils sont aussi canadiens, et, àce titre, toutes les fois que l'intérêt de la religion ou celui de la race française demande le com- mun effort des deux rameaux fran- çais du Canada, ils ont également le devoir de s'unir à leurs frères les Canadiens-français. Qu'ils se rappellent que les divers groupes de l’A. C. J. C. sont autonomes. Un cercle acadien— plusieurs si possible—aurait l'a- vantage de former, d’organiser les jeunes Acadiens pour les revendi- cations locales, et, en les tenant en relations constantes avec un groupe fort, sympathique—nous pouvons l'affirmer bien haut—et capable de tout avec l’aide de ses ainés des provinces maritimes, de leur per- mettre de donner à la religion et au pays non seulement l'espérance la plus consolante mais aussi la force la plus constante. ANATOLE VANIER EE 4 Precis Historique En 1657, Français et Iroquois en viennent aux prises pour la 4ième fois. Dès l’année suivante les cinq cantons avaient résolu la ruine complète de la colonie. Pour con- jurer le danger Doilsrd des Or- meaux et 16 Français volent À la rencontre des Iroquois. Certains de la mort mais déterminés à la su- bir généreusement, ils font leur tes- tament, s’approchent des sacre. ments et en présence des saints au- tels s'engagent par un serment so- lennel à ne demander et à n’accep- ter aucun quartier et à combattre jusqu’à leur dernier souffle de vie. Après une première victoire, le 19 avril 1660, qui coûta a Dollard la vie de trois de ses compagnons la petite troupe se remet en marche pour ne s'arrêter qu’au pied du Long Sault dans un réduit en mau- vais état. Anahotaha l'avait re- joint avec 39 Hurons ainsi que Mi- tiwemeg et 5 autres Algonquins. Un détachement d'avant-garde | l'assaut de la palissade. Repous- sés avec perte ils recommencent leurs attaques aidés de 500 nou- veaux combattants. L'ardeur du combat est extrême, les privations sont excessives, tous les Hurons moins Anahotaha sont passés 4 l'ennemi, mais les Français résis- tent toujours : ils luttent ou ils prient. Les grenades s’épuisent, les ennemis entourent la palissade, on s’avise de jeter un baril de pou- dre sur les assaillants mais il re- tombe et éclate dans le fort. Pro- fitant du désordre les Iroquois mas- sacrent les derniers héros, moins un qu’ils torturèrent plus tard. Après 10 jours de siège extrêé- mement péuible la lutte prenait fin faute de combattants, mais les Iro- quois étonnés de tant d'efforts et de tant d'audace n’osèrent pas don- uer suite à leus néfaste projet. Par ce triomphe dans la mort la patrie canadienne était une fois de plus sauvée le 21 mai 1660. C’est l’usage de perpétuer le sou- venir des hérus par des monuments, Espérons que Dollaid aura bientôt le sien. C'était Réellement la Dyspepsie Cependant ils pensaieat qu’elle avait une maladie de Ceeur eu de Peumons. Le cas de Mde. Jarues Russell, de Armstrong Brook, N.B., est le cas d’un grand nombre qui souffrent réellement de dérangements de l'estomac, et qui pensent que c'est le cœur, ou quelqu'autre organe qui est malade, Elle écrivait :— “Il y a environ einq ans, je soufirais de douleurs au cœur, qui me rendaient si faible, que j'avais à peine à marcher ; la nuit j'étais obligée de m'asseoir dans mon lit, pour m'empêcher d'’étonfier. Je me fis traiter par les médecins pour la maladie de cœur. Alors la douleur se transporta dans l'épaule et mon bras gauche devenait inerte quel:uefois. Voyant cela, le médecin me traita pour une maladie de poumons. Mais la douleur allait toujours grandissante, En dernier lieu, une amie me conseilla d'écrire à Father Morriscy, je le fis et la réponse fut que je souffrais de dys- pepsie. Je me procurai une médecine qui consistait dans une boîte de tablettes. Je pris deux fois de ces tablettes et je me sentis complètement guérie, et, depuis — deux ans maintenant — je n’ai eu aucun dérangement.”’ En nettoyant l'estomac, elles remettent tout le système en parfait ordre, et il n’y a pas de moyen plus prompt de guérir l’Indigestion, la Dyspepsie, les Brûlements, et tous les genres de dérangements de l'estomac, re prenant les tablettes ‘No. 11'’ e Father Morriscy. socts, chez votre fournisseur, ou de la Father Morriscy Medicine Co., Ltd., Chatham, N.B.48F NOUVELLES D'OTTAWA Ottawa, 28.—M. W. G. Fisher, commissaire du commerce pour le Canada à Glasgow en Ecosse vient d'être transféré à Berlin. 11 sera remplacé par M. John T, Lith- graw, 2’ Halifax. Le gouvernement vient de don- ner au capitaine Bernier une éten- due de terre sur l'Isle de Baffin, Le capitaine de l’‘‘Artic’' a acheté la station de pêche de Pond’s Bay sur ce morceau de terre. La Société d'Orange a transmis aü Gouverneur-Général un protêt aussi violent que fanatique contre le projet de faire disparaître. de la formule du serment du Roi la clau- se injurieuse aux citoyens catholi- ques de l’Empire. Ce n’est pas la premiere fois que la Société d’O- range cherche à saire entrer dans le chemin du fanatisme et de la ty- rannie ceux qui détiennent l’auto- rité et qui on des vues plus nobles et plus justes que les sienne s, Le comte Grey passera le mois de juin à Québec. Ilsera probable- ment à la Baie d'Hudson si l’idée est réalisable, vers le premier août et prendra un steamer du Gouver nement à Fort Churchill en desti- nation de Québec. DEUX VIEILLARDS TUES PAR UN TRAIN M. et Mme Samuel Barr, deux septuagénaires, ont trouvé la mort en revenant en automobile du cime- tière où ils avaient décoré la tombe de leur j fille à Rävenna, Ohio. Leur auto a été frappé par un train express et les deux vieillards tués le triple moyen de la prière, de lé] qu'on ne réussit pas À détruire se|du coup, Un Avertissement Nous recevons du noble ami des Acadiens ‘une lettre da- tée de Paris le 20 mai, Nos lecteurs—et même nos con- frères catholiques de la Province de Québec—y trouveront des conseils, des avis dont la sagesse, le désintéressement les frappera. Voici des extraits de cette grave communication: ‘‘J'ai reçu votre dernier envoi déjà réexpédié. Je ne sais ce qu'il en adviendra. Mais je me figure qu’au Vati- can on fait trop de politique, en prenant au sérieux la c- médie jouée en Amérique par les Roosevelt, les Taft, etc. Roosevelt qui s’est conduit à Rome comme un goujat est dès à présent dévoilé comme un franc-maçon notoire. Mais vous verrez que personne 76 sera corrigé et qu’on continue- ra de parler de la fo/érauce admirable des religions anx E- tats-Unis. ‘Enfin nous sommes sûrs, nous, de lutter pour ia bonne cause ; Dieu ne promet pas le succès, mais il prescrit de loujours combaïtre. Si ce n'est pas nous qui voyons le tri- omphe, ce sera nos successeurs. ‘La mort d'Edouard VII est un grave événement, sur- tout, il semble, pour les institutions anglaises, qui jusqu’à présent paraissaient intaugibles. Car en ce qui concerne la politique étrangère si l'Angleterre ne veut pas tomber dans l’infériorité absolue en laissant à l'Allemagne le champ libre, elle doit persévérer dans la politique du feu Roi. ‘Quant aux Canadiens-français, qu'ils se gardent comme du feu des Etats-Unis. Pour garder leur nationalité z/ faut qu'ils gardent jalousement \eur serment à l'Angleterre. ‘Et c’est moi, Français, qui suis obligé de dire de pa- reille choses ! Mais j'estime que c’est encore le seul moyen d'être français dans l'Amérique du Nord.’ Nous avons souligné nous-même ce qui l’est, Qu'on ne perde pas de vue que notre noble ami est un Officier supé- rieur de la Marine de guerre de France et qu’il est à même de juger sainement des choses de la politique générale. L'AGADIE (DU ‘‘SOLEIL'” DE PARIS, FRANCE Certes. les [rlandais sont de nos amis. Tous nos voeux sont pour leur indépendance. Nous souhaitons qu’au mi. lieu de l'imbroglio politique qui agite en ce moment la Grande-Bretagne, ils tirent heureusement leur épingle du jeu et, pour prix de leur héroïque persévérance, ils obtien- nent leur Aome rule. Nous les considérons, et à raison des liens du sang et à raison de la communauté de la foi qui nous unissent, comme des frères. Maïs, nous n’en sommes que plus fon- dés à nous étonner quand nous voyons des Irlandais oppri- mer des Français d’origine et coopérer, avec les peuples de race anglo-saxonve, à leur faire oublier la langue de la mè- re-patrie, à leur imposer l'idiome du conséquent. Dès le règne de Henri IV, avant que les Anglais eux- mêmes eussent pris pied sur un point quelcouque de l'A- mérique du Nord. des colons français fondèrent des éta- blissements sur les territoires qui forment aujourd'hui les provinces ile la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, l'île du Prince Edouard et l’île du Cap Breton, et qui é- taient généralement désignés sous le nom d’Acadie. Les familles qui formèrent le noyan de cette colonie é- taient choisies ; elles ont donné naissance à cette race fran- çaise des provinces maritimes du Dominion canadien, qui est restée remarquable par son honnêteté, la pureté de ses moeurs, son attachement invincible à sa langue et à sa re- ligion. Quand, en 1713, l’Acadie fut définitivement soumise à l'Angleterre, les conquérents respectèrent d’abord les droits de propriété des colons. Mais leurs champs, soigaeuse- ment mis en culture, leurs fermes, leurs nombreux troue peaux et surtout les riches prés salés crées par eux pout é- lever un bétail magnifique, excitaient les convoitises des en- vahisseurs. A la veilie de la guerre de Sept Ans, en 1755, le pays fut encerclé d’un cordon de soldats qui chassèrent tons les habitants d’origine française, préablement désarmés par mesure préventive, et les poussèrent, au nombre de vingt mille environ, vers la me:, où ils furent embarqués sur des vaisseaux quiles attendaient pour les déporter et les disperser dans les diverses colonies britanniques, depuis les Carolines jusqu’à Boston. | Longfellow, par son touchant poème d'Evangéline, a immortalisé cet acte de sauvagerie, dont la cynique féroci- cité étonne même dans l'histoire des colonies britanniques. Les maiso 1s, les fermes, les domaines, furent alors attri- buées à des colons anglais. Quatre mille soldatset marins, déliés du service après la paix d’Aix-la-Chapelle, furent appelés à se fixer avec leurs familles dans ces vastes terri- toires rendus vacants. On les y tranporta aux frais du Trésor public. On donna à chacun 50 acres, exempts d'impôts pendant dix ans, et ensuite seulement soumis à la rétribution d'un shilling par an. On leur donna, en outre, 10 acres pour chaque membre de leur famille et pro- messe d’un accroissement égal à chaque naissance d’un nouvel enfant. Malgré ces avantages, les colons importés ne répondi- rent pas aux espérances fondées sur eux. Le climat de ces régions est rigoureux, parfois, sous l'influence des broulliards maritimes, insalubre. Beaucoup se dispersè- rent et émigrèment vers un ciel plus clément. Cependant, les Acadiens n'avaient qu’une pensée : reve- nir aux foyers d’où les avaient chassés la ruse et la violen- ce. Des Etats de la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle. Ecosse, à travers les fôrêts vierges, le chemin est rude. Beaucoup restèrent en route. Il en arriva Pourtant assez pour créer de nouveau centres de population. Ils forment aujourd’huiun noyau de cent cinquante mille habitants tous dejrace et de laugue françaises, profondément attachés à leur religion comme à leur idiome national. =. A leur retour, ils furent traitées en parias ; ilne leur fut pas permis de reprendre les travaux agricoles f: durent se livrer aux dures ceuvres de la mer et devinrent d'excellents marins. Peu à peu, les lois persécutrices de la foi catholique furent rapportées ou tombhèrent en désué- tude, la malveillance des ‘autorités s’atténua. Ils purent, de nouveau, tourner leur activité vers l’agriculture, source de la prospérité de leurs ancêtres. Depuis lors, ils crois- sent rapidement en nombre, en influence et en richesse. Ils ont pour les représenter des hommes tels que Mr Pas- cal Poirier, sénateur au Parlement fédéral d'Ottawa, des jurisconsultes émidents comme l'honnorable juge Landry, du Nouveau-Brunswick, des ecclésiastignes comme Mgr. Richard, proponotaire apostolique. Vous croyez peut-être qu'après un aussi long martyrolo- ge, ces malheureuses populations vont pouvoir jouir en paix tre la persistance des rivalités de races qui ont si longtemps agité l'Amérique dn Nord. Cest, aujourd'hni, sur le ter- rain des langues que se concentre la persécution, L'impé- rialisme anglo saxon voudrait qu’au bout d’une, au plys de deux générations, les descendants de tous les ni xés dans 12 Nouveau-Monde parlassent anglais. La question a pris une grande acuité au cours de ces vingt dernières années, non seulement dans les provinces du Do- minion, mais dans les Etats-Unis. Comme daus toutes les affaires qui passionneut les Auglo-Saxons, le prosélytisme religieux coopère avec le prosélytisme politique. Ils se prêtent un mutuel concours pour étendre sans cesse leur empire. Une expérience séculaire, et presque sans excep- tion, la démontré que dans les pays de domination anglaise, un Français qui répudie sa langue abandonne en même temps le catholicisme. Il s’agit donc de faire perdre aux descendants des colons français, soit du Dotminion, soit des Etats-Unis, et leur lan- gue et leur foi. La question est d'importance, comme on le voit, et si l'on ne s’en préoccupe pas en France, es hom- mes d’Etat les plus importants du nouveau continent, même le président Roosevelt, l’estiment digne d'exercer leur ac- tivité. Le président Roosevelt a trouvé, pour cette oeuvie, un collaborateur précieux en Mgr Ireland, et, dans les évêques catholiques irlandais, des auxiliaires zélés, trop zélées peut- être, car le Saint-Siège a cru nécessaire de venir en aide à certains catholiques de langue non anglaise, tels que les Ai- lemands, les Polonais, les Ruthènes. Dans plusiéurs évé- chés de l’Union, à côté du titulaire irlandais, il a placé des évêques auxiliaires destinés à satisfaire aux besoins reli- gieux des catholiques fidèles à la langue comme à la religio de leurs pères. L'Europe entière s’est soulevée au récit des violences exercées contre les enfants polonais auxquels on veut ap- prendre le catéchisme en allemand ; des faits analogues se produisent non seulement pour nos malheureux frères des provinces maritimes du Dominion, meis mêine aux Etats- Unis, dans le Maine et le Vermont, par exemple. Depuis 1880, les Acadiens, forts de leur droit, de leur nombie, de leur richesse, qui vont sans cesse croissant, ré- clament contre l’injustice du sort auquel ils sont condamnés. Ils veulent des collèges et pensionnats primaires français, des prêtres de leur sang ; ils entendent que leurs enfants reçoivent, dans l’idiome de leur mère-patrie, leur instruc- tion religieuse. Ils tiennent, à intervalles réguliers, des réunions nationales ou corventions, où ils exposent aux pouvoirs publics leurs légitimes griefs. Ils out fondé des journaux, actifs apôtres de leurs revendications. C'est en Pie X qu'ils ont placé leur premier espoir. Ils lui demandent de créer à Moncton, principal centre de po- pulation presqu'exclusivement fraaçaise, un nouveau siège avec un évêque acadien. Espérons que le Saint-Pière acquiescera à cette touchante requête, ainsi que l’a dit très judicieusement le sénateur acadien Poirier : ‘‘A Dieu ne plaise que les Acadiens per- dent jamais la foi de leurs pères ; mais si un pareil résultat devenait possible, il serait dû au clergé irlandais qui veut passée. leur imposer la langue anglaise”. Quant à nous autres, Français, nous avons tort de nous désintéresser du sort de ces rejetous sains et vigoureux de notre race, dignes vestiges de notre puissance colonisatrice Qui sait quel rôle ils sont appelés à jouer un jour dans l’aveni: de la civilisation française ? EMILE FLOURENS ancien ministre L'effet salutaire du fer dans le corps affaibli par la maladie le surcroît de travail ou l’ané- mie est bien connu. Le Ferro- vim est une préparation qui fournit cet élement précieux de la maniére la plus efficace, en combinantavecles qualités nu- tritives du boeuf, l’action légé- rement stimulante du-vin de Xèrès. Le Ferrovim coute $1 la bouteille chezles pharmaciens. : :MENTHOL PB, RE RSIER CONTRE LES DOULEURS DU DOS, SCIATICA, PLEURÉSIE, POINTS DE COTÉ, CRAMPES, NÉVRALGIE, RHUMATISME 25 sous pièce, renfermé dans des boîtes hermétiques. Rouleaux d’une verge $1.00; peuvent être coupés de différentes dimensions, Mefiez vous des imitations san valeur. DAVIS & LAWRENCE CO., Montreal. VVTISTIITITINIIIVITITETSTY - UN PENDU DEPENDU William Fortier, 19 ans, a été trouvé pendu à un arbre sur la rue Lincoln à Marlboro, Mass., avec des lanières de cuir dont onse sert pour attacher les balles de cuir pour semelles. La corde fut coupée et le Dr El- lis, se rendant coinpte que la vie n'était nas encoie éteinte, le fit conduire au poste et lui administra des cordiaux. Une heure après le perdu commença à parler. Je dé. couragement, pour chômage, a été le mobile de son acte de désespoir. mnt lnnndé LE FEU DANS CHINA TOWN Un incendie s’est déclaré mardi dans un restaurant chinois à Chi- uatown New-York et l’a complète- ment détuit. Quatre célestes ont péri au cours de ce feu, qui a eu le vol pour mobile. =) POUR COMBAMTRE LE CHOLERA On câble de St-Petersbourg que le conseil municipal vient de voter la some de $133,000 pour organiser les préléminaires de la | bataille que l’on va livrer cet été l pour combattre l'épidémie du cho- léra. On espère que c'est la dernière année épidémique, la maladie dis. parait ordinairernent Eaprès trois ans. RE Small oxydized watches, 5,00 6,00, 8,00. Small silver watches 8,00, 10,00 15,00. Gold fillkd watches 7,50, 10.00, 12.50, 15.00 up. A servicable watch for men in Nickel Case for 4.50. a Our stock of Gem and other Rings is extensive, prices 1.50, 1.75, 2.00, 2.50, 3 00, 5.00, 10,00 up to 50.00. —. A special card for taking size required will be sent on request. CR, E, W, Taylor SOUTH SIDE QUEEN'S SQUARE Charlottetown ns Frank S. Céntd CONTRACTOR & GENERAL, CARPENTER Lumber of all Kind, Shingles, Mouldings, Doors & Windows, all kind of finished lumber for build- ing purposes, supplied at short notice. Tignish, P. E. Island Sas AM at SR March 1st. 1910. 6 mos. .. j PI CIM de a ATO UE L éd TNT dr ie dd CE A en EN" PEU CUT 7 À — blister * à "4