La VeilledeNoel (Suite de ja 1er page) larmes qui inondaent nos visages au mornent où ton arrivée nous a si agréablement surpris ; assieds-toi, je vais te raconter nos malheurs. —Je sais tout, ma bonne mère, mais séchez vos pleurs ; consolez- vous tous aussi, mes chers parents, j'apporte d'excellentes nouvelles. Vos affaires sont en bon train ; mon père, soyes tranquille, per- sonne ne viendra vous troubler ici. —Comment donc cela ? explique- toi, moi fils, dit le veillard. —]'ai vu le prince, je lui ai fait un exposé fidèle de votre position et de vos malheurs. Son Altesse m'a prié de vous assurer de sa bien- veillance, et de vous engager à n’a- voir désormais aucune inquiétude. —(Comment ! tu as vu le prince ! je n’y couçois rien, En vérité, je commence à craindre que tout ceci ne soit un rêve enchanteur «u’ure cruelle réalité va dissiper tout à l'heure. —Non, mon père ce n’est point uu rêve, c’est la pure vérité : asse- yez-vous dans votre fauteuil, et vous, bonne mère, prenez ce siège- là à côté de moi, et permettez-moi de vous raconter tout cela en dé- tail.’ En même temps il Ôta son man- teau et approcha queljues sièges. Les parents, ravis de joie, le mirent au milieu d'eux. Tous les autres l’entourèrent, en le regardant, pleins d’attente et d’étonnement. Alors Antoine s’exprima en ces termes : ‘Vous devez vous rappeler que notre souverain actuel, n’étant en- core que prince héréditaire, a fait de longs voyages pour son instruc- tion ; l'Italie surtout fut le but fa- vori de ses courses. Durant son séjour à Rome, il visita une expo- sitiou de tableaux nouvellement peints par de jeunes artistes. Par- mi ces ouvrages il s’en trouva un qui fixa particulièrement son atten- tion. :l' s'informa qui en était l'auteur, et aprit avec plaisir qu’il était dû à un jeune peintre de sa principauté nommé Antoine Gro- ner. Jl me fit aussitôt appeler au- près de lui, et me traita avec infini- ment d'’affabilité et de bienveil- lance. Il me demanda je prix de mon tableau, et, avec une généro- sité digne de son rang, il me le pa- ya beaucoup au-dessus de sa va- leur, Depuis ce temps, je le vis souvent : quand il allait visiter le- monuments de Rome et ses chefs- d'oeuvre le plus renomimés, il vou- lait que je l'accompagnasse, il m'emmeuait dans sa voiture ; plus d’une fois aussi il m'adiuit à sa ta- ble. Sur ces entrefaites mourut à Rome un haut personnage qui lais- sait à ses héritiers une galerie de tableaux dont plusieurs étaient d'uu graad mérite. Cette galerie fut mise en vente. Son Altesse la visita avec moi, me consulta sur la valeur des tableaux dont il désirait faire l'acquisition, et me chargea de les acheter pour lui. J'étais en- tré en négociation your cet objet, lorsque le prince reçut la nouvelle de la mort de son père, et fut obli- gé de quitter Rome pour revenir daus ses Etats prendre les rênes du gouvernement. En partant il me recommanda de nouveau j’acquisi- tion des tableaux, me fixa le prix qu'il voulait y mettre, et me laissa uvre somme considérable. ‘(Je fis de mon mieux pour rei- plis convenablement une mission aussi honorable, et je fus assez heureux pour obtenir les tableaux à un prix bien inférieurs à celui que le prince avait fixé. Peu de temps! après, ayant visité tout ce que l’I-! talie et Rome en particulier renfer- me d’intéressant pour un artiste. je me décidai a retourner dans ma pa- | trie. Ayant appris qu'un vaisssau | allait sous peu mettre à la voile] daus le port de mer le plus voisin, | j'emballai les tableaux avec grand, soin, et je m’embarquai avec ma, collection. Après une traversée rapide, je débarquai heureusement avec mon précieux trésor ; je louai | alors une voiture que je ;ñs appro- prier au transport des tableaux, a- | fin qu'ils ne pussent être pps | gés, et, pour plus de sûreté, je ne! les perdis pas de vue, jusqu'à ce | que je fusse arrivé à la résidence. Ze | | fait. _ CO. | Aussitôt après mon arrivée, j'allai conseiller dur ton sévère, modé- à la cour. et je me fis aunoncer. Le prince sortait de table et me re- Çut dans son cabinet. ‘‘Soyez le bienvenu en Allema- one, mon cher Groner, me dit le prinee affabillité en me preuant Ja main. Eh bien! comment cela va-t-il ? et que 1u’apportez-vous de beau d'Italie ? ‘‘__Les tablanux que Votre Al- tesse m’a chargé d'acheter. ‘‘__Et combien en avez-vous ? demanda le prince avec vivacité. . ‘Je les rapporte tous, monsei- gneir. . ‘* Comment tons ! s'écrit-t-il charmant, en vérité.’ trouver tous parfaitement couser- vés; car il n'est pas seulement en out.e un connaisseur distiugué. Je lui remis en même temps les quit- tances; il les parcourut. “‘ Eh mais! s’écria-t-il, le prix d'achat est de beaucozp inférieur à celui que je vous avais fixé! Oh! mon cher, vous êtes un ho rune unique. ”’ Jele priai ensuite be me dire à qui je devras remettre le restant de la somme. ‘‘ Oh! me répondir le bon prince du ton le plus affable et en riant, je crois que vous piaisantez ; il ne peut être question de cela. Je vous dois de la reconuai. sauce ; et si vous êtes content de moi, je le suis encore bien davantage de vous. Mais vous devez être fatigué, car à peine arrivé vous avez déjà pris beaucoup de peine; allez goûter quelque repos.” ‘ On m'avait assigné un joli lo- gement au palais. Quand je fus retiré chez moi, je songeai a aller rendre visite au couseiller Miller, avec lequel je savais que vous étiez fort lié quand il n'était que garde général, et que je me souvenais d'avoir vu si so'iwvent ici lorsqu'il venait vous rendre visite. Il fut surpris de me voir, et 2 demanda par quel hasard je me trouvais en sa résidence : je le lui appris. “Vous arrivez bien à propos,’ ne dit-il ; et alors ce digne homme me raconta tous les chagrins et toutes les tracasseries .que vous suscitait M. de Schilt, le nouveau garde gé- uéral ; ii me dit encore que vous a- viez &ié obligé de venir vous-méme dans la capitale, quelles mortifica- tions vous y aviez essuyées, et eu- fin il ajouta que vous aviez dû quit- ter la ville sans avoir réussi daus vos démarches. Le récit de ces iu- fortunes me navrait le coeur, et je voulais à l'instant même me p'é- senier de nouveau chez le priuce, pour lui dévoiler les infâmes inri- gues ourdies contre vous. Le cou- seiller s'y opposa. ‘‘Atteudez jus- qu'à dema'u matin, dit-il ; je vous accompagnerai chez le priuce, au- quel nons demanderons une audien- ce particulière. Ce soir je veux m'occuper toutes les pièces justifi- catives pour triompher la cause de mon vieil ami G‘vaewald.”’ ‘Il me fut facile, le lendemain, d'obtenir uue audience pa-.iculière. Dès le début je parlai au prince de vous, de voire caractère, de voi e probité, de votre bienfaisance. L'aitachement que je vous porte me rendit éloquent ; je racontai coment j'avais é é recueilli chez vous, et j'exposai tous les bienfaits dont vous m'avez comblé, sans o- mettre les moiudres détails. Le couseiller, qui se tenait à côté de moi, me tirait de temps en temps par le pan de mou habit, et me d'- sait à voix basse : ‘Au fait, au Mais le prince, qui l’en- tendait, lui répondit en souriant : (Laissez-le-faire, la reconnaissance de ce bon jeune homme pour ses parents adopuifs me fait plaisir ; nous saurons bien à la fin où il en veut venir.” Avançant alors dans mou récit, j'ar vai à ce qui cou- cerne ce misé-able Schilt, et je dis sans ménagement tout ce que je sa- vais de lui. Je dévoilai au prince les motifs pour lesquels il est si a- charne à votre perte, en lui racon- tant comment il aurait été renfer- sat Î SES LC" +” IMPARTIAL JEUDI, rCZ-vous, vous sortez des bornes du respect que vous devez a Sou Alteesse ; jes princes n2 peuvent ê- tre tros cléments ;d’ailleurs M. de Schilt était encore fort jeune à cet- te époque, et cette circonstance ex- plique coment on put être iudul- gent envers lui. ‘Allons, mousieur Grouer, continuez, *’ me dit le prince. A- lors je tirai de mon portefeuille les lettres que vous m'avez adressées pendant mon séjour eu Italie, et qui toutes contiennent de sages conseils pour moi, et des voeux ar- LE 5 JAN, 1905. voir connu Grunewald comme un fort brave homme. Maintenant je veux exumiuyer cette affaire de plus Près, et, en atteudant qu'une ep | quêie sévère £t impartigle ait en: lieu, je veus charge de faire parve- Dir eu 1204 ny uu garde geéuéral de Schill un ordre aixsi couçu :' “Son Altesse, dyaut appris avec le! plus vi suécontenteiwent je manière iudigue dout Le guréc géméiul s'est | conduit à l'égard du forestier Gru- newald, lui défeud sévérement de | wolester désormais Je vieux fores: | tier ou sou ls,” Ceite pièce a été | aussitôt expédiée par uu exprès ; dents en faveur du prince héredi- trouvait à Rome avec moi. jouta-t-il, je me rappelle fort bien que déjà eu Italie vous m'aviez grand amateur de peinture, c'est parlé avec euthousiasme de ce bou, père ; celui qui a écrit ainsi et qui élevé uu fils come vor: doit étre un excellent homme.’ ja derui- ére lettre que je lui montrai était celle par laquelle vou: m'aunau- 'ciez le mariage de Chrétien et la promesse que vous avait faite le prince défunt de donner un jour à mon frere la pisse que veus avez oxcupée et remplie si loyaleuieut pendant voire longue carriè’e. ‘Ainsi, m'écriai-je en terminant, il faut que Votre Altesse punisse M. de Schilt, et qu'elle doune au fils du forestier la place de sou père.’ ‘M. Miller me regarda encore une fois d’us air mécouieut. ‘’Vous agissez avec trop de liberté, me dit- il. Ce n’est pas avec “e ton hardi que l’on doit parler à Son Altesse.’" Mais le paince reprit en souriant et en me frappant amicalement sur l'épaule : ‘’Ilest vrai que les cho- ses ve peuvent pas alier aussi vite que vous vous l'imaginez, jeune homme. Pour que justice soit fai- te, il faut aussi entendre le garde général.’ \ ‘Alors il aitira le conseiller Mii- ler dans l’embrasure d’une fenêtre, et s’eutretint pendant quelques ins- tauts à voix basse aveclui ; puis M. Miller se mit à écrire, pendant que le prince me conduisait d'un autre cô'é, et m'entretenait d’une coilec- tion de tableaux que son pere lui a laissée, et qu’il me chargea de re- toucher. ‘ Je w’eu charge avec ie plus grand piaisir, répondis-je ; inais je prie Votre ÂAitesse de m’accorder la permission de ue m'occuper de ce travail qu’eprès les fètes. Com- me c’est la veille de Noët que jai vu pour la première fois mes repec- | tables parent edoptifs, je voudrais eucore les revoir il: mème jour, sur- tout maiutenaut qu'ils se trouvent dass uue position si doulourese, et que je puis leur porier des conso!la- tions et de bounes nouvelles. ‘‘__Rien de plus juste ; la recou- naissance filiale est le premier des devoirs ; mais vous reviendrez a- près les fêtes, je compte sur vous’ Sur ces ent'efaites, le conseilier Miller, ayant fini sou travail, le r-- wit au prince, qui le signa. Nons primes congé de Son Altesse, qui me chargea de vous assurer de sa bienveillance, et nous pariimes, ‘Le bou M. Miller me recondui- sit jusqu'à mon logement eu zne fé- licitant sur l’heureuse issue de cet- te audience.” Mais, ajouta-t-il, comme vous avez parlé au prince | |Je faisais mille efforts pour vous ar- rêier, et vous ne faisiez aucune ai- tention à mes signes ; l'excès de votre tendresse filiale peut seul, vous servir d’excuse. D'eilleurs le chemin le plus droit est toujours le plus court.'” ‘Je demandai olors au conseiller | ce que le priuce avait décidé à votre | égard, et ce qu'il lui avait fait é-| crire. Après avoir longcemps ré- sisté à mes instauces, il me coufa sous le sceau du secret que le p'ia- ces'était plaint à lui dece qu'on avait voulu lui faie commeiire uue injustice en dépouillant le vieux Grunewald de sa place de foresi'er. ‘“‘L'anêté, a ajouté le prince, est là, sur mon bureau ; mais je ne mé à la maison de force si le prince défunt n'eût été à son égard d’une excessive indulgence. l'ai pas encore signé, malg é tout ce qu'on a fait pour m'y engager. J'hésitais, parce que je croyais «Jeune homme, me dit alors le bien me rappeler coufusémeut d'’a- car le priuce a ajouté : avec transport ; mais voilà qui est taire, mon protecteur, qui alors se | went à coeur qu'ou laisss le plus | Le: ‘Aussitôt il donna l'ordre qu'on prince entendi avec intérêt la Jectu- | geus eu repos." transportât les tableaux au palais, re de ces passages : il me demaudu: où ils furent déballés sous ses yeux. même avec bouté la permission de | Je vous saluer bien awicah ment de Les prince était enchanté de les lire ces lettres en entier. ‘Oui, a-! “J'ai vive-, proiwptemeut passible cs braves ‘M. Miller m'a chargé en outre | sa pa:tl,et de vous dir: que, sans. aucuu doute, l'euguèie ordonnée par le priuce touruera à voire avan- tage, et qu’alors la plece de fores tier ve peut échapper à voire fils.’’ Peudaut ce récit, le vieux Gruve-! wald et 1ous ies syembres de la fa-| wille avaieut plus d'uue fois essu- yé des laries d'uiteudiissemeut. Ah ! cher Aufeijuc, s'écria le vieil-: lard, quel bonheur que Dieu t'ait ratueué s1 à propos pour déjouer les iutrigues des iéchants qui vou- laieut uous perdre ! Actuellement livrous nous à Ja joie, ajouta-t-il en se levaut et en dlant je voile qui cachait le tableau de la yaissance de Jésus-Christ. Puis, adressant au ciel uu regard de recqnuaissan- ce, ii s'écria : ‘‘’Mescenfants, unis- sons-nous à l'hymue des anges : Gloire à Dieu dans ls ciel, et paix sur la terre à tous les koimincs dont le coeur est pur !”’ IX La vertu récowpensée. Quand Antoine eut achevé son récit, ii s’iuforiua avec intérêt de la sauté de ses parints. En consi- déraut leurs cheveux blancs et leurs rides nombrenses, il remar- qua avec une péuible émotion com- bien Is soucis et les chagrins les evaient prématurément vieillis : ais il ue témoigna pas combion ces changements l'affectaieut pour ue pas alliger sa famille, D'un autre <ôté il vit avec satis- faction que Chrétieu, Catherine e: | Louise étaient à la fleur de l'âge et | jouissaieut d’uue brillante santé. Il coma de caresses les deux eu- fants de son trère Clrétieu, et ne put s'empêcher de s’écrier : ‘‘À- vec quelle rapidité le tewps s'é- coule ! IJ y a dix-huit sus que Chrétieu, Catherige et moi uous étions à l'âge de ces enfants ; Louise était plus jeuxe encore ; maintenant ce sont Ces WariuQLS QUI ont pris uotre place.'’ {lue pou- vait se lasser de contewyder et de caresser ces eufouts. Joburdie par l’aimable fauiliarité de sou enucle, la petite Clara se plaiguit de u'a-| voir pas eucore reçuses étrenues de Noël... ‘‘Parce que, dit le jeune François eu interrompant sa soeur, ce vilain garde général nous a gâté notre fête ; c’est uu véritable Hé- rode, un ennemi des enfants.” Sa mère le réprimada de cette saillie de méchanceté enfantine. ‘‘Et toi, mou oncle, dit à son tour la petite Clara, nous apportes- tu quelques <adeaux de Noël ? —]Je n’ai pas wauqué de penser à vous, mes aitmables eufants ; mais il faut attendre que ma malle soit arrivée.’ Les enfants furent très satisfaits de cette réponse, et prirent pa- tience. À cet iustant on servit le souper ; | mais l'excès du plaisir que tous les membres de cette vertueuse famille éprouvaient en se voyant encre uue fois réunis à ce festin de fa- mille fit qu'on parla beaucoup plus qu'on ne mangea. seuls firent honneur au repas, et immédiatement après ils demau- dèreut à alier se coucher, tandis que tous les autres restèrent encore à converser. (a svivre) MECANICIENS ET OUVRIERS Pour eulever des mains la grais- se, l'huile, la peinture, la rouille, etc., etc., le Savon de Gaudron ‘‘Masiter Mechanic’s’’ est sans ri- val. Ce savon cicatrise les plaies et assouplit la peau. Albert Toi- te Soap Co., Montréal Mfrs, Les enfants |! ASSUREZ-VOUS UN RENENU CONFORTABLE AU MOYEN D'UN L'Elevage de volailles par l’Appareil Incubateur Chatham est une occupa- à remplir. bons prix pour les poulets. quand elle devrait pondre. six douzaines d'oeufs. 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The Ontario Government, in Railway, inaugurated a vigorous policy of restocking with fish many of the lakes in nuorthern Ontario, | where: there was any chance of a idepletion, and the sncecess which |has attended their efforts has been laarked. Jnring the summer sea- so: (his year uG less than 5,305 pa- rent bass were captured and trans- ported from Lake Krie to the seve- ral Gistricis that are visited by the (Graud Truvk three years ago ex- press}y for the transportation of li- ve fish for this purpose and it has been used each suivmer in the pro- pagation of this good wuork. This year three car loads of bass, nor = less than 12 inches in lengh and many weighiig {wo and three, pounds, were planted in.the Mus- koka lakes, two carloads in Lakes Siincoe and Couchiching, one car- load in the Lakes of Bays region, one carload in Balsam Lake (one of the Kawartha group in Victoria county), ani a carload in the lakes along the Canada Atlantic Railway in Algonquin Park. These car- loads contained in each instance, from 500 to 700 fish. In addition to the planting of the parent fish, a carioad of 5,000 bla:k bass fiuger- lings was placed in the Lake of ‘Baye region, The results of eaci hipment have been most gratif- ying, and the summer tourist and angler have appreciated the move-. meut and look forward to better sport in these waiers in the future. Vin des Carmes Vin par excellence pour répare |les forces perdues et .FORTIFIER TOUS LES FAIBLES. Bon pour tous les Âges et les DEUX SEXES, ILES MEILLEURS MEDECINS | Recommandent fortement le |Vin des Carmes 4 Price 25 cents per bottle, } | A, Te ussaint & Cie! QUASEC ss + ee | conjuuction with the Grand Trunke” T. 2 CEE Le em x 4 Ur j és.