RS Fe â | k É y re YA CIF DE L'IMPARTIAL, Proprietaire ir s e, | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois ee. F. : L S La D p ; LS À N'a / RerrT 1= nu > à SAN L'Union, jai. la L la Forces F J. BUOTE, ns 2 nes pe AU te + = Redacteur, Mme. F. TJ. BUOTE Assistante. 0 Vol. 3 No. 35 Nouvelle Serie TIGNISH, ILE DU PRINCE EDOUARD, MARDI LE I4 a MARS, 1911 18 NES JE CRUGIFIX VENGE campagne anti-francaise de Mgr Fallon a eaun bon e i les canadiens francais d'Ontari pre- et des niaiseries ? J'étais là près de vous quand le Curé vous disait qu Un groups d'enfants, des tmuiers commmuniants de demain, sor jet parmi les canadiens francais d'Ontario ‘Nous dormions sur un volcan e |°t nous le savions pas”, a dit M. U. Vincent, C. R., et président | trie inconsciente et aveugle ! A cette heure, où, nent les regards de la chose publi- que et s’absorbent dans leurs affai- r2s, les catholiques sentent grandir leur devoir et leurs responsabilités. lieux’’ de rester coi. ‘‘La campagne antifrançaise de l'évêque Fallon a eu un heureux pour ne pas, désespérer, les clairvoyants détour- : taient d'uve église La gaieté moius bruyante des jeunes garçons moutraient qu'ils ga rdaient pression des paroles qui venaient de leur être dites par le prêtre cheveux blancs qui s’efforçait de | faire vibrer à l'unisson de la sienne | l'in! les jeunes â nes que la lutte attend, bientôt. Sur la place, au bas Ces marches de l'escalier, un de ces grands et pâles voyous, triste produit d'une race dégénérée et d’une éducation | sans Dieu les mains dans les poches, la casquette molle plantée sur la nu- que, un débris de cigarette mâchée à la bouche, regardait le défilé. Comme si la foi qui ces fronts eût insulté à son ignoran ce et à sa bêtise, il cria, l'air inso lent et la voix blagneuse : : | { b:illait sur! ‘Env avez-vous appris des sottises {sa foi avait une mère chrétienne. Ipour venger le Christ outragé, et | vous devriez mourir plutôt que de a Ê F de la société S. Jean Baptise. ‘‘Nous sommes reconnaissants à l’évêque Fallon de London d’avoir | soulevé cette question’ de langue et | de nous avoir donné l’occasion de! \se railler et de se méfer.’’. Lesi-} |lence de Mgr Falion sur js réceu- tes protestations faites contre lui! par les Canadiens français d'Otta- wa est très significatif. L'opinion p-rsonnelle de M. Vincent est que l’évêque Fallon a été prié en ‘hauts! marcher sur un crucifix. T'as de bla- gues que tout cela. Que je mar- cherais dessus moi !’ Les jeuues garçons regardaient tristes et froids celui dui insultait | ! si grossièrement leurs croyances. Une voix s'éleva claire et ferme ! l'oeil bri'lant une sainte indignation peinte sur son jeune visage, un en- fant de dix ans s’écria : ‘‘Un âne aussi marcherait bien sur effet dans le comté d’'Essex’’, a a- jouté M. Vincent. ‘‘Un grand nombre de Canadiens français de naissance qui n’ont jamais été ca- pables de parler un mot de français, ifort de leur mieux maintenant pour apprendre Îa langue française. Ceci est justement un cas d'histoire qui se répète. La persécution don- ne toujours plus d’ardeur et d’é- nergie à la cause persécutée ”. un crucifix.”” L'agresseur, réduit au silence et poursuivie par les applaudissements ironiques de la bande enfantine a vait pirouetté sur ses talons et par- tait l'oreille basse. Le courageux petit défenseur de LE RENADOANCE DU GAELL. Das un jourval Bruxelles par les fervents de la lan gue celtique. Je détache du rapport ce passage | d'inspiration catholique et que d°ns caractérisfique. ‘Ma conviction s’est fortifié que | la reuaissance gaélique profitera à | catholique de | l’ouest, publié en anglais, je lisais soudaine sollicitude à notre égard, le compte rendu du congrès tenu à | que la langue française est dange |reuse pour la foi. | | doute que ses chefs-d'oeuvre sont grauds fléaux qui marchent pres que toujours de pair, dévastent an- jourd’hui, l'Empire des Célestes. Ils font des victimes et en très grand nombre. Dans la seule ré- gion de Pékin, on estime que ïe On oublie sans | nombre des morts, atteint près de LS mille, avec une moyenne de deux cent par jour. Le gouverne- le XIXe siècle, le nombre des ou-|ment de l'Empire Chinois, semble vrages catholiques est tel qu’il sup.\tout-à-fait impuissant pour enrayer | porte la comparaison avec n'impor-|Ce fléau, le détruire en un mot, a.) On allègue avec une étonnante et LA PESTE ET LA famine en Chine. La peste et la famine, ces deux soit fait aux Canadiens, lbut de secourir ces malheureux. dans le Les villes de Toronto et Ontario ont déjà souscrit des sommes à ce fonds de secours, mais ces sommes u’o"it pas encore été envoyées, vu qu’on n'en a encore fait la deman- de. Apart tous les points de vues humanitaires auxquels on peut se placer pour envisager cette .ques tion, n’y a-t-il pas aussi la charit : chritienne qui nous oblige mora'e- m ut à donner promptement une © C'est à eux qu'il appartient de réveiller les indifférences égoistes, de s'opposer aux destructiona in- sensées, de rassembler pour com- battre le mal toutes les forces de vérité, de morale, d'ordre, de cha- rité dont ils disposent et dans un suprême effort, d'en appeler à Dieu pour sauverla France. Nous a- vors l’ambition d’être de ceux-là. Depuis quarante ans le Comité Ca- tholique de Défense Religieuse mè- ne la lutte sans défaillance. Ila besogné de 5on mieux. Il vou- drait faire encore davantage. Il sonne le ralliement de tous ceux qui ont la foi dans le Christ vainqueur, de tous ceux qui n’ab- diquent pas leur patriotisme sous le servage maçonnique ; il demande des armes, des subsides pour la lutte ; il sollicite des générosités qui lui permettent de porter ses ef- forts et ses secours partout où il y a une liberté religieuse à défendre, une âme française à ramener à Ka lumière. Ses jurisconsultes, ses conféran- ciers, sa ‘‘Correspondance hebdo- madaire’”” ne demandent qu'à éten- dre le champ de leur action et à te- doubler l’activité ; ils ne peuvent se résiguer dans la bataille à renoncer à une attaque ou à céder le terrain, faute de munitions. Les catholiques ont pour leurs : | de Madrid, habillée selon la derniè- l'Eglise catholique. glaise est nécessairement protestan- seph de Maïstre Châteaubriand, te (is necessarily Protestant). Bonald, Veuillot, Lacordaire, de Pour la même raison la iavgue ir-: Mun, tant d’autres, et nous baisse- laudaise et sa littérature doivent | rons pavillon. rester catholiques.”? On oublie aussi que la littérature Ceci n'est pas un dogme ; on/canadienne est d’une moralité et reste libre de refuser son adhésion ; | d'une orthodoxie qui surprennent n'empêche que l'opinion contraire les critiques, preuve que l’influence ne repose aucunement sur l'infail- |catholiqne prédomine chez nous. libité, si affirmative soit-elle. | On oublie enfin que la littérature Nos sympathies sout acquises au anglaise, d'un grand mérite, il est mouvement celtique, car les raisons | vrai, est loin d'offrir les mêmes a- invoquées, valent ‘‘à fortiori” Dir |vabteges. Je ne sais plus si c'est rous, puisqu'il ne s'agit pas de res-} Manning ou Wiseman, qui a soute- usciter une langue morte, mais de |nu que la litté:acure angiaise est maintenir une langue vivante dont | infecté de l’hérésie de Pélage. a richesse littéraire est immense. PACIFIQUE. INCENDIE A MINNEAPOLIS avait été achevé, il y a trois ans, par la compagnie ‘‘Boston Truste.’’ Un des incendies les plus désas- | hs reux qui aient visité Minneapolis: ‘ ta détruit, lundi, l'édifice du Syndi | INCENDIE D'UN COOYENT cat, sur l’ Avenue Nicollet, entre la | Cinquième et la Sixième Rue. On, calcule la perte à $1,000,000, cou- | verte en partie par les assurances. | On ne connaît pas l'origine du feu. Il était bonne heure :e matin; quand l'alarme à été donnée par des passants qui virent les flammes Le couvent Mont Ste-Marie, si- tué à deux milles à l’ouest de Plain- | field, N. J. a été détruit par le feu |le 3 du mois, et cent jeunes filles et | religieuses n’ont réussi à échapper à la conflagration qu'avec beaucoup de difficultés. Le feu prit naissance dans la cave et se répandit en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Les religieuses et leurs élèves n’ont mê me pas eu le temps de sauver ce qui ‘eut appertenait. Les pertes sont évaluées à $250,- 000. On signale plusieurs sauvetages 1emarquables. La présence d'es prit des religieuses du couvent sau- va les pensionnaires d'une panique évidente à leur 1éveil, les bonnes soeurs organisant le service de sau vetage avec diligence. Le dortoir des jeunes filles était situé dans l’aîle ouest du quatrième étage. Trois religieuses malades au lit, au deuxième étage de l'édifice, fu- sortir des fenêtres du second étage: et ce nest que vers midi que l’on a pu contrôler l'élément destructeur Les pompiers de la ville, impuis sants d'abord à contrôler Î'incen- die, demandètent à la ville de St- Paul un secours qui ne se fit pa: trop longtemps attendre. Quoiqu'il en soit, l'incendie, ac- | tivé par un,_fort veut de sud-ouest. | prit, ex quelques instants, des pro | portions telles que les pompiers ne trouvèrent plus, à la place de la bâtisse, qu’une fournaise ardente. Le travail des pompiers se ré duisit surtout à empêcher le feu de se commuaiquer aux bâtisses voisi nes, Jise produisit plusieurs ex- plosions par le ; az dans la partie sud ouest du bâtiment: D'énor- | mes pierres des trottoirs volaient en | : P 4. rent sauvéés par leurs compagnes. l'air et étaient projetées en éclats La seule partie de l'édifice qui a Re 0 nn Le échapper au désastre, est la fa- Douze personnes ont êté sauvées Se soi DOS Lait Gi ue image de la sainte Vierge. L’ima- ge subit quelques dommages. On attribue la cause de l'incendie à une défection quise serait pro sans blessures graves des étages su: périeurs pendant que les flammes faisaient rage autour d'elles. Le Syndicat était l'édifice le plus cousidérable de Minneasolis. Eri- gé en 1882 par uu certain nombre | duite dans le circuit de l'électricité, Î CE us ae Lai nc rs Le cardinal) te quelle littérature contemporaine. Vant que les victimes se fassent plus | Newman a iit que la littérature an- |Qu' on nous cite l'équivalent de jo-|n° oubreuses qu’elles ne l'ont été, 1 |lion d'êtres mourant avant ‘d'hommes d’affaires de la place, il | mière récolte ; le peuple n’ayant | : re plus expressive ces fléaux exis- {l'a fait le Dr Coahrane. depuis l’apparition de ces fléaux. Les nouvelles reçues à chaque jour, des centres commerciaux de la Chi- ne, sont toujours des plus alarman- tes, et ce fléau au lieu de diminuer, semblent s’aggraver davantage. La Chine, possède, comme on le sait, la pius grande population. Ces fléaux, s’ils continuent à faire | du ravage, comme ils l'ont fait jusqu'ici, décimeront excessive- ment cette population, ils la rédui- ront extraorainairement. On ne peut peindre d’une maniè- tant actuellement en Chine, que ne ‘Un mil- [a pre- pas la force de labourer et ne possé- dant pas nou plus, puisqu’ils sont | presque morts, d'animaux pour ce faire, Le Consul Général de Shanghaï vient de faire un vibrant appel à tous les habitants de la Chine, à quelque nation qu'ils appartien uent, pour upe souscription de $100,000, somme qui sera employée à la fourniture de vivres à ceux qui en sont privés. Cette scmme ne serait qu’aiouteé à celle données antérieurement. Il est probable, dit-on, qu'un appel oeuvres d’admirables lJlargesses. Puissent-ils «comprendre qu’il ne suffit pas d'édifier, en pleine guer- | re, mais qu'il faut défendre ses! travaux. Une expérience déjà longue leur a appris ce que coû- taient les défaites ou les capitula- tions. Que leur patriotisme et leur foi leur inspirent les sacrifices néces- saires et qu'ils nous apportent à pleines mains les ressources avec lesquelles nous ferons une résis. bole à ces éprouvés. Tly a un pro verbe qui dit :‘‘qui tôt donne, deux fois donne.”? Il ne saurait être pius juste en cette circonstance. Cette peste qui existe là-bas, ns pourrait-elle pas se transporter au Canada. Quelques-uns le disent, mais il ne faut pas y croire, la cho- se en elle-même n’ayant aucun bon sens. La Chine semble plus ou moins aussi, faire des efforts pour enrayer | ce fléau. Au lieu de former une {tance qui ‘‘lassera la patience de association nécessaire à cette fin, |l’injastice et forcera la miséricorde association qui serait chargée d'em-|de la Providence”. ployer teus les moyens usités pour | Le président : Colonel Keller. — les combattre, sur tout le pays en |Les vice-présidents : C, Groussau, entier, on concentre ses efforts sur |G. de famarzelle, P. Lerolle, C. les frontières et le 1ong des voies de Marcère, Paul No:riisson,—Le ferrées là ou les étrangers peuvent | trésorier : Hippolyte Salle. —Le se- être témoins de ce qui se passe. Et |crétaire : Cte Le Lieur. ses efforts le long de sa frontière en septentrionale, elle ne les a pas or- gauisés d'elles même. Klle a çom- pris qu'il ne fallait le faire que lois- que la Russie lui a demandé de traverser la frontière et de mettre les chinois en quarantaine le long de l'Amour. lle a organisé un certain travail, mais il n’a pas été de ‘‘d : ; effectif parait il. vers moyens.de ‘‘deveuir vite ri- e’’ qn'on offrait déjà daus ce Les journaux rapportaient, c'est Ÿ bien extraordinaire, que ces fléaux : femps-là au gens crédules. Le re- nuard, comprenant l'intérêt crois- dureront jusqu’à à la prochaire ré- sant que prenait la marmotte à Ja. On raconte qu’un jour, un re- nard et une marmotte sortirent pour se promener. Leur conversa- tion tomba finalement sur les di LA DIPTHERIE A BOSTON J épidémie de la diphtérie à Bos- | tou devient plus alarmante encore. S ize nouveaux cas ont été enre- gistrés au bursau a’hygiène. Dix de ces cas se sont déclarés dans des résidences privées. Plusieurs hôpitaux ont fermé leurs portes aux étrangers depuis hier. Un rapport du bureau d'hygiène fait connaître que 188 cas se sont déclarés en février. APPEL DU “COMITE CATHOLIQUE DE DEFENSE RELIGIEUSE” Nous recommandons tout parti- culièrement à l'attention de nos lecteurs l'appel que le *‘Comité ca- tholique de défense religieuse”” a: dresse À tous les catholiques, et, en l:s priant de donner À cet appel 1 plus large publicité, noue comp: cadence et la marche de tout le |potpe social trahit l’absense de colte. chose, lui dit: —Aimeriez-vous ma chère, profiter de la ‘‘premièré chance’ d’une affaire absolument sure ?—La marmotte ayant aussi- tôt mauifesté qu'elle était prête à saisir une si exceptionelle occasion, le renard ajouta:—Très bien ! A- lors, ma chèae, vous n'avez qu’à ouvrir la bouche, et le gâteau va y tomber; allez-y ! Et ajoutant le geste à la parole, il lui montra un suc:ulent morceau ce viande qui pendait près de là, à un buisson. Comme la marmotte allait l’at- teindre, le piège soigneusement ca ché, près duquel le Renard avait : |conduit sa compagne, se détendit : celle ci y fut prise, et le Renard |s’ enfuit avec la viande, Les Renards qui suivent votre tons plus que jamais sur leur gé- néretiX CONCOUTS : Paris, ie 2 février 1911. La France s’achemine vers la dé- principes chez l'autorité qui gou- verue. Alors que l'imoralité, l'alcoo- lisme, la passion de jouir atrophient toutes les puissances physiques et morales de la race, c’est à l’école matérialistes et athée que sont li- vrées les générations nouvelles. Une seule idée fixe subsiste dans le désarroi dela raison nationale la passion anti-religieuse, du Christ et de son Eglise, Elle seule oriente tous les actes du pouvoir et prime les plus vul | trace aujourd’hui, sont plus nom- gaires instincts de conservation. |breux que jamais, le nombre des Elle paralyse les nobles facultés plans ‘‘pour devenir vite riche” de la France, tandis qu’elle âé- | grandit toujours et le nombre des|' chaine le délire des appétits bru- |dupes grandit'en proportion. On taux. offre plus que jamais ‘‘la première Folie véritablement terrifiante chance,’ et quatre-vingi-dix neuf la haine pan qu la voit se jouer de la Pa- ou eur ent c'est le Renard qi LA “PREMIERE GHANCE” [attrape le gâteau. Cependant, si les Canadïens cher- chent sérieusement une ‘‘affaire sure” ou placer leur économies, ils. la trouveront ans les Rentes, Viæ- gères du Gouvernement Cauadien, qui, moyennant | le ‘‘payemant fait chaque mois, d'une faiblé ‘semme, leur assureront à tout! ‘âge su dela de 55 ans, un revenu quideur per mettra de faire face-aux uécessités de la vie, ct dont aucune procédu- re égale ne pourra les priver. Vous devriez vous intéresser à la chose, et demander des rensei- gnements à votre Maître de Poste ou au Snrintendant des Rentes Vi- agères, à qui vous ponvez écrire, saus affranchir vos lettres. LA JUPE HAREM La fameuse jupe Harem, le der- nier cri de la mode parisienne, la plus ridicule et ie plus grotesque, a fait son apparition À New Vork, une foule nombreuse ayant suivi en riant la femme qui en était affu- blée. À Paris la jupe Harem n’a pas de chance. Une femme qui en é- itait vêtue s'est vue suivie d’une foule qui l’a ridiculisée et insultée, Un homme alla même jusqu’à a- cheter un pânier d'oeufs qu'il dis. tribua daus la'foule et qui alla se répandre en dernière instance sur ba toilette de la pauvre moridaine. Deux femmes de la haute société ayant osé se promener dans la rue \re mode, c'est à-dire de la jape Ha- {rem, furent insultées et même me- uacées par la foule, La police dut intervenir, (LA FRANCE ET LA RUSSIE Parmi les principaux moyens dont ôn s'est servi pour attirer l’at- tention sur la prétendue impuissan- ce ou l’affaiblissement de la triple entente, notamment sur le relâche- ment présumé des liens entre la France et la Rassie, se trouve la uouvelle dispositions des troupes russes sur Ja frontière ouest de l'empire. Au printemps dernier, les jour- naux russes Ont signalé les modif cations introduites dans la réparti: tion des corps d'armée en Pologne. Ils faisaient suivre leurs informa tions de commentaires divers, De la presse, la nouvelle est j'assée dans la presse française, Ainsi présentée, elle a surpris, préoccu- pée : on s’est de mandé si les no- ! velles dispositions russes ne com: promettaient pas l’efficacité des me- sures militaires concertées entre l'état-major russe et l’état major français en cas de guerre. IL importait de ne pas laisser subsister plus longtemps un mulen tendue de nature à produirsz une impression fâcheuse sur l'opinion. Si désirable qu'il soit de garder se- crêtes certaines dispositions militai res, ilest encore plus essentiel de ne pas laisser s’affaiblir ia confiance dans des combinaisons politiques sur lesquelles repose la sécurité du pays. D'ailleurs, les secrets mili taires, comme les autres, s’éven- tnt 1apidement. Dans le cas par- ticulier, ce n’en était plus un de- puis quelques temps. Nous avons eproduit des fragments d’une étu- de du major-général allemand sur le sujet et l'analyse d’un article du colonel Goedke dans le “‘Berliner Tageblatt”’, qui prouvent que les Allemands savent suffisamment à quoi s’en tenir. Dans ces circonstances, il n'exis- tait plus de bonne raison en France eten Russie pour se taire. La ‘France militaire’ vient de publièr sur la question un entretien avec ‘une persannalité des plus particu lièrement autorisées en la matière”. Voici les Principaux passages de cette très intéressente déclaration : russe ? Mais il y a été procédé sur le conseil de l'état-major français, qui plus est, avec sa collaboration continuêlle! Le général Loffont de Lacébat le chef actuel d'état-major général, a rendu aux Russes, à cette occasion les mêmes services qu’autrefois le général de Boïsdef- fre. Les Russes ont cojié le recru- tement régional des Français, leurs procédés de mobilsation avec la collaboration du grand état-major français. Si, à l'heure actuelle, les troupes russes de couverture sont un peu moins épaisses sur la fron- tière ouest de l'empire, cela tient aux nécessités nouvelles de la mo- bilisation qui, à l’avenir, sera effec- tuée sur place. Klle y gagnera en rapidité. “Qu'on se rappeïle comme, en France, il y a quelque temps, on critiquait les lenteurs de la mobiii- sation russe ! Plus d’un mois ! Qui durant cinq ou six semaines, les seulés troupes de couverture eussent dû s'opposer à une inva- sion. Telle était la raison pour la- quelle presque tout l’armée active en Russie était constituée en trou- pes de couverture. Désormais, c'est toute l’armée qui, huit jours après la déciaration de guerre se- ra sur la frontière menacée, Voy- 'ons ! ne trouvez-vous pas que cela vaut mieux ? D'autre part, la ‘Correspondan- ce politique russe’’ a publié l’infor- mation suivante : “La campagne tendancieuse me- née par la presse allemande n’a pas été sans jeter quelque brouillard sur nos relations avec la France, en dénaturant les intentions qui ont présidé aux mesures militaires russes qui ont été prises à la fron- tière de Pologne. Quels que soient le mérite et la compétence de quelque-uns des écrivains militai- res quiont critiqué cette mesure, et sans faire observer que des au- torités aussi compétentes dans la matière ont brillament soutenu la thèse contraire, nous nous conten- terons pour l'instant de retenir ce fait on a tout fait pour ré- pandre cette conviction que Îa Russie avait agi dans la circons- tance sans prévoir son alliée, di- sons le mot, d’une façon déloyale. ‘‘Or, les renseignements puisés aux sources les plus cathégoriques et sans crainte d’être démentis, que les deux gouvernements de Pa- ris et de Saint-Petersbourg n'ont ja- mais cessé d’agir en parfait accord, que tous ce qui concerne les com- binaisons militaires continue à fai- re l'objet d'un échange de vues absolument conforme au but de l'alliance étroite contractée par les deux gouvernements et :corroborée par l'assentiment et les sympathies des deux pays. solument rien de changé, les rela- tions restent toujours fermes, aussi cordiales et à l’occasion aussi eff. cace entre les deux amis et alliés’”. Ces informations sont entière. ment dignes de foi. Nous pou- vons en garañtir l'exactitude. L'HIVER DANS L'OUEST L'ouest a un hiver des plus é. tranges cette année, Après avois établi un record du froid, ne le voi. -t-il pas en train d'établir un re- cord de chaleur à cette saison. Après avoir aubi de très gros froids et de fortes tempêtes, te’ qu'on n’en avait jamais connus de- puis plusieurs décades, février s'est montré exceptionnellement doux et la neige à commencé à disparrîtri: rapidement. Les vieillards disent que sembla - ble hiver ne s’est pas vu depu à 1877. On prédit un printemps “ bonne heure, et si le doux temp 4 continue, la récolte cette année se14 ‘La réorganisation de l'ayméa a ni E hdnd *: SR à < D Rae 2 en di. du double de celle de rat dernière, Il n’y a donc ab- . em