in | nitrens pont Jo pm. re pu ss ques a VAE jm, per MT #"* à <” or … crétin gs su % Emma ee” on dar Aréee bt # Let ke 1 2e ane dE eee es MU ee NU TS be en 4 an ré D D Lane” Ver PU ee D See Ed us " A PT SR TR OR TU DLL DR L’'IMPARTIAL JEUDI LE 4 SEPTEMBRE, 1902 “ x PULLS SE Eee ar tonne PRIE TN Sp d + te “ — er er EN >: ANT ET No ae Discours prononce a la Convention de Waltham Par l’hon. Pascal Poirier, Senateur, de Shediac, RELATIONS Les relations entre Acadiens et Canadiens ? Mais elles doivent res- ter toujours ce quelles sont au- jourd’hul ; ce quelles ont été de tous temps : cordiales et fraternel- les. Il ne doit pas, il ne peut pas en être autrement. Nous réprésentons les uns et les autres le grand effort de la France en Amérique. Nous y perpétuons sa langue, sa civilisation, sa foi. D'autres sont venus poussés par l’affreuse cupidité du lucre, et y ont fait œuvre de rapine et de sang—ce sont les Espagnols. D'autres, chassés de leur pays par l'intolérance religieuse, sont venus y chercher pour eux-mêmes une liberté qu'ils reprirent d’abord aux autres—ce sont les Anglais. Une troisième nation est venue, ” plus désintéressée que les deux au- tres, plus généreuse et portant dans son cœur et sur son front un idéal plus élevé—elle s'était donnée pour mission principale ‘‘l'extension du royaume de Dieu parmi les infidè- les.”” Cette nation c’est la France, et la France en Amérique, depuis trois cents ans, ce sont les Acadiens et les Canadiens. Les Espagnols et les Anglais se sont merveilleusement développés sur ce continent : ils y ont trouvé amplement ce pourquoi ils étaient venus—les Espagnois de l’or plein leurs gailons, les Anglais et leurs successeurs, une liberté fé- conde, qu’à leur tour ils ont ré- pandu à pleines mains dans le monde. L'idéal des Anglais valait mieux que celui des Espagnols. Aussi, en même temps que la liberté qu'ils cherchaient, Dieu, comie à Solo- mon qui ne demandait que la sa- gesse, leur a donné en surplus la richesse et la puissance. N'est-il pas évident, Messieurs, que notre mission à nous Français n’est pas toute remplie eu Améri- que, puisque nous n'avons pas €en- core recueilli toute la moisson que nos pères y ont semée ? Allez cher- cher le royaume de Dieu, leur fut- il dit, et le reste vous sera donné par surcroît. Ils sont venus, ils ont cherché, ils ont trouvé le royaume de Dieu, qu'ils ont fait partager aux tribus indigènes, comme on partage entre frères le pain et le sel ou comme on fait passer à ses amis une coupe généreuse. Mais le surcroit pro- 0 o o 0 ENTRE CANADIENS FE O—0 —0 litiques des Grecs antiques, où chaque autre. qu'un seul droit à ceux qui le pos- sèdent—l’obligation de tendre plus généreusement et plus efficace- ment la main aux frères déshéri- service rendu. histoire, le droit d'aînesse parmi les Français d'Amérique. Comme à l'aîné, quand le père de famille n’est pas là pour présider, c'est à eux que revient la première place, parce qu'ils ont joué et qu'ils sont appelés à jouer encore le premier rôle sur notre scène française. Et laissez-moi le déclarer ici, en présence d’une convention d’Aca- diens, le Canadien-Français mérite par ses aimables qualités et ses hautes vertus de présider aux des- tinée de la race française en Amé- rique. Nommer un président, ou, dans l'occurence, concéder aux (Cana- diens-Français la première place, ce n’est pas pour les autres mem- bres abdiquer leurs droits et leurs prérogatives. (C'est témoigner du désir de procéder plus régulière- ment et plus efficacement. C'est désigner le ‘‘hrimum inter acquos.”” Individuellement, homme pour homme, avec une égale instruction, vaut, toujours et partout, un Cana- dien-Français, vaut un Français de France ou des cclouies, vaut un Anglais d'Angieterre ou d’Améri- que, est l’égal en toutes choses de tout homme créé à l'image de ; Dieu, et possède essentiellement les” mêmes droits iimprescriptibles. | Insistons, Messieurs, sur cette dé- claration de principe et de droit. Il! in'y a 1à ni orgueil ni vanité. Com- |me race et comme individus ; par | notre origine française et par notre : pères venus de France nous ont lé- |gué de sentiments d'honneur et de Quoique arrivés après les Aca-| Gloucester, diens. les Canadiens-Français ont | wick, lorsque le rum, l'argent et la conquis par leur nombre, par leur|violence ne suffisaient plus à cor- influence, par le sillon lumineux et | rompre les suffrages. profond qu'ils ont tracé dans notre | jusqu’à ce qu’enfin notre ami, N. B. ACADIENS 1 « . où, pendant un très long temps, il tous les groupes avaient des droits | fut presque impossible à un candi- visite à Lowell, mardi 13 égaux, il importe dans notre fa-|dat acadien de se faire élire aux rant. mille française, que chacun soit assemblées législatives. sur un pied d'absolue égalité avec !cez plutôt À mon vieil et très excel- Une province est- lent ami, M. Rmi Benoit, que elle plus forte que sa voisine ; une perçois ici, quels moyens ont été: communauté de citoyens plus riches employés et par qui, pour l'einpê- que telle autre, cet avantage de la cher d'arriver à la députation, soit force et de la richesse ne confère à Halifax, soit à Deman- j'a- ttawa. Les mêmes procédés, les mêmes moyens—et le respect qu'il faut, avoir m'empêche de nommer ici | ces procédés et les personnes qui tés, et faibles, tout en se gardant |les ont employés contre nous—fu-' âgé de 2 ans. de faire indélicatement sentir le|rent également mis en œuvre dans! les comtés français de Kent et de au Nouveau-Bruns- | Et cela dura M. | le juge Landry, le premier et le plus excellent champion laïque des intérêts acadiens, se fit élire dans un comté en grande majorité pro- testant. re Alors seulement on avoua qu'un Acadie ou ut Français ou un Ca- nadien résidant parmi nous, pou- vait avoir autant de qualités repré- sentatives, autant d'esprit, autant de talent, être aussi digne de con- fiance, et, s’il était instruit, possé- der autant d'éloquence et de diplo- matie, pouvait enfin faire un aussi | l testant, voire mêime un Irlandais! avec les mêmes mo: eus, un Acadien | habile ministre qu'un Anglais pro- | | catkolique. Il fallut se rendre à. l'évidence. | On s’est aperçu, depuis, qu’un Acadien peut même siéger au banc! de la cour suprêine—en Acadie comme à la Louisiane—et faire un juge éclairé savant et intègre. Au point de vue politique ct ci- vil la bataille est gagnée ; nos gens ont pris confiance et les hoinimes À mettre à notre tête ne nous inat- queut pas. | han ne Hi, Mais voici que les les anciens procédés recommencent sur le terrain religieux et par à peu près les mêmes personnes. | Nous pas d'hommes, | il | n'avions selon eux, pas un seul, nous n’en: pouvions pas avoir, qui fussent di- gnes d’être députés à Ottawa, mi- nistre à Frédériéton, ou juge à la Cour Suprême. On trouve maintenant, et l'on : Ù Î i } Î | décrète ‘‘ex cathedra’’, qu'iln'y a! lorigiue acadienne ; par ce que nos pas parmi le clergé acadien, un; seul prêtre qui soit propre à faire! un évêque. C'est pour cela, dans mis, où est-il ? Quand l’avons-nous | virilité et parce que nos pères, nés l'intérêt pur de la religion, que reçu ? Les Éspagnols, les les Anglais et les Américains, qui sont aussi des Anglais, sont aujourd'hui autonoimss, ment des. Etats indépen- x. où ils sont les maîtres de ‘ st ‘de 154 leurs destinées politiques ; tanais que nous, nous avons perdu toute domination particulière sur ce coï- tinent dont tous les Etats sont dé- | sormais occupés. Jly a des Fran- çais en Amérique, mais il n'y a plus de France. Est-ce la fin pour nous ? Le règne de la France s'achève-t-il, lorsque, celui des autres nations comimence à peine ? Cela ne saurait être, mes- sieurs. Si l’ouvrier de la onzième heure reçoit souvent le salaire de LS , : celui de la sixième, il n’est écrit nulle part que l'ouvrier expert ct fidèle ne recevra pas autant que le manœuvre. Or, dans l'œuvre colonisatrice et civilisatrice de l'Amérique, les ou- É . _ +: S vriers de la France, nlissiONnaiTre et colons, ont été des ouvriers €x- perts et fidèles. C'est ici, dans la poursuite en) commun de la carrière qu'il nous reste à parcourir, de l'héritage, du len Acadie, ont ajouté à cet héri-| nous n'avons jamais eu [nos veines ; par le baptême qui Inous a faits enfants de Dieu ; par notre foi chrétienne et ca- tholique ; par notre langue fran- :çaise, la plus belle qui soit parlée |sous la voûte bleue du ciel: par nos glore1x confesseurs de ia Foi, let tous les Acadiens furent, en 11755, des confesseurs de ia Foi et de la France ; par la suite inouie ‘de malheurs quinous assaillit dès inotre première arrivée en la Nou- velle-France, qui s'est acharnée Itre histoire et qui nous poursuit hi toire tout entière, nous vaïons!de prêtre acadien, ni aux de toutes facon ce que valent les! deleine, ni à l'ile du meilleurs en Amérique. à nous durant tout le cours de no-|\tre nos prêtres canadiens. d'évêque Portugais, tage ; par le sang qui coule dans :Gans le passé, que nous n'en avons | aucuï aujourd'hui et que nous. n’en aurons jemais dans ja suite des âges, s'il en dépand d'eux. | Puisque nous sommes ici en! convention nationale, il faut bien que nous parlions de ce qui affecte | notre nationalité. Il ne saurait, | d’ailleurs, y avoir grand mal à dire | ce qu'il n'y a nul ral à faire. | Or, voici ce qui se fait—une! campagne en régle de dénigrement | contre nos prêtres | Il est désormais connu As Ca à 1 Ïrirce Ne cour- ouaïrd, niau Cap-Bretou, ii à la NOS SEIGNEURS LES ARCHIH- bons nos fronts humiliés devant | Nouvelle-Ficosse, ni au Xovveau-| | personne, cxcepte devant Dieu et | Brusswick, qui soit digne—compa- pour l'amour de Dieu. Autrement ! rativement à leurs détracteurs et pour tout autre motif, ce ne se- | —d'être évêque. :rait pas de l'humilité, ce serait del | . . LE 1 LL S l'abjection, du mensonge, de la l&-\co:staté ; pour a: j 1 | cheté. On a essayé de nous tuer, Et pour que le fait soit bien ue per:onnue n'en | (doute, “ureroit ’, que nous devons rece- | au Re RE RPNEE M un jour, que les relations | ni Propre Hi AAOME AUX OnCUONS | dont on a certainement en ceci sur- vo ! entre les Acadieus et les € doivent être cordiales et nelles. Comme dans les associations po cs -'et au Cap-Breton particulièrement, : anadiens | politiques ni aux hautes s'tuatiCns ris Ja bonne foi et la religion en-| Exmont, mont-Cnrmel et St. Timo frater-| de l'Etat. ! 4 ! Asa | fait à la Nourelle-Ecosse surtout, | CUH€. ! Ce travail maudit s’est vers leurs frères et confrères d’A- (Suite à la 6me page) acadiens : et | : aussi, jusqu'à un certain point, cou- | FABRIQUES PAR LA MAISOT. LA, TOUSSAINT & Cie à Rome! tre patronne nationale ; par notre | fax et à Chatharm. qu'il n'y Î Et surtout ne mette en | cn doute la sereine impartialité de ce ‘haut lieux, et l’on est presque par-| jugement de dégradation, on vient | venu, eu faisant longtemips croire |: je faire confirmer seion toutes | né A s , ‘et D +: dei: x . S < # “ jaux nôtres qu’un Acadien n'était jes règles par n03 amis de Québec, | Isaac Road. ne Cest du Mal d'Estomac et de Rognons Î - EE “ Le LAWRENCE, (De Notre Cortesp iQ ut Spécial) | Mile, Magzie DesRoches cst er 0 visite à l’rovideuc: R. IL., cettese- Je souffrais, dit F1. Joseph Le | Lambert, lorsque j'ai com- naine. | mencé à prendre les M. Pierre O. Berncri, PILULES rI0RO. well, étüten visite le 24 courant. 1 | de Ï,o- : ici, dinaache . L'homme doit avant tout bien digérer les vivres qu’il prend trois ois par jour, pour soutenir et aug- —. ses forces. géré n repas mal di cause des malaises et des fatigues au lieu d'apporter cette nouvelle force, courant, cette vigueur et ce bien-être | que l’homme éprouve après un | bon repas, avec appétit et | , Dane Jean J. Chia son é 2 | LE BERCEAUT—Tst née à lame Jean P. DesRoches, le 23 ue file, Le 24 courant, à Dame 5. Richard, une fill: M. Charles D. Martin et sa fa- mille sont arrivés ici le 24 de ce mois, de Providence, R. I. | Patti | îvee Ja conviction qu'il sera bien | digéré. w L'homme qui souffre de dyspep- sie se lève le matin la langue char- gée et la bouche mauvaise, il a mal au cœur, quelquefois il vomit, ses mp gofitent mauvais et digèrent très mal. Il travaille avec peine toute la journée, il est morose et malheu- reux, tous les dyspeptiques ont des idées noires. Tout homme qui a à gagner sa vie au bout de ses bras, a besoin d’un bon estomac, ou bien il ne pourra résister longtemps et sera vite obligé de laisser son travail. Le remède par excellence pour guérir ces troubles et donner de la force aux hommes faibles sont les Pilules Moro. Lisez plutôt le témoignage de M. Lambert : LA Tousx:— fist dicédé ce la! picote le 26 de ce mois, John Carey, Est décédé le 23 courant, Mar- cella Houle âgfe de 77 ans. La défunte était native du Canada. Mardi le 26 de ce mois, les haki- tants de Lawrence on eut le plaisir d'avoir le Père dela République Américaine en la personne du Pré- sident Théodore Roosvelt, il est arrêté à la gare du Sud de la ville 15 minutes. 1 y avait 20,000 À la &x a Dm BATE. ges «2 CE Le Rev. J. M. Portal ‘de la pa- roisse de Ste Anne de cett= ville a proposé d'avoir un bazar à la Sal'e de ville pendant la seriaine du :0 octobre, les recettes serent au prc- fit de la nouvelle église. AMI ACADIEN 27 Aout. O2 CRAMPS, | KR Pain in the | UV e Stomach, | SE Diarrhæa, E S x FÈ £. n Fr | r 3 S) D7 ra ” | M. JOSEPH LAMBERT. È O11C, SE “ Lorsque je commençai à prendre FL Cholera ‘« les Pilules ee De de tra- & Morbus, | “ vailler depuis troïsmois, J'étais em- Se à 4 Cholera Infanium, Seasickness, | “ Je faisais était assez dur, | _‘‘ Je souffrais de cette maladie depuis and all kincs of Summer Ccon- 5 deux ans ; c'était mon estomac et mes plaint are quickly curcd by t&king Dr. Fowler’s Extract of Wiid StrawDerry. It has been used by thousands for rognons qui me faisaient souffrir. Je ‘# continuai cependant à travailler aussi “longtemps que je pus, mais à la fin, je ‘ fus obligé de laisser mon ouvrage, ‘* m'étant impossible de travailler une ‘“ minute de plus. st C'est là qu'après avoir consulté un ‘“ grand nombre de médecins, je me ‘* decidai de prendre les Pilules Moro. ‘ Elles me firent dès le commencement ‘‘ un grand bien et en aidant xaon appé- ‘“tit et ma digestion me guérirent de ‘* mes autres troubles. Elles sont le seul ‘‘ remède qui m'’ait donné du soulage- ‘‘ ment. Pour la dyspepsie et pour don- ‘{ ner des forces à he faible, elles ‘! sont certainement la meilleure méde- “* cine possible à prendre. ’? JOSEPH LAMBERT, Augusta, Maine, | | ‘! ployé dans un moulin et l'ouvrage que | | ncarly sixty years—and we have yct to hear a complaint about its action. A few doses have often cured when ail other remedies have failed. Its Boite 174. action is Pleasant, Rapid, Reliable end Lffectual. Dr. Fowler's Extract of Wild Strawberry is tie original Bowel Complaint Cure, Les Pilules Moro guérissent aussi, à part la dyspepsie et le mal de rognons, toutes les autres mala- dies dont les hommes ont si sou- vent à souffrir, comme le rhuma- tisme, les douleurs de névralgie, les maux de tête, les humeurs, l’impureté du sang, et dès qu'un homme commence à se sentir faible, il devrait les prendre, afin de ne pas être obligé de laisser son ouvrage, comme l’a fait Monsieur LES Lambert. Re rec de la Compagnie. [rs Li | icale Moro peuvent être vus \ ins de Messe à leur bureau, 2 No. 1724 rue Ste-Catherine, tous les jours de la semaine excepté le dimanche, jus- qu’à huit heures du soir. Aux hommes qui demeurent à la cam- pagne et qui ne peuvent venir facilement à Montréal, un blanc de traitement leur sera envoyé sur demande, ainsi qu’un petit livret rempli de conseils et d'avis. Les consultations par lettres sont aussi gratuites et absolument confiden- tielles. 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