RE ä » r = }=— Oh ! neus sommes des villa | UNE HAJIXE DE VILLAE (suite de la 1ère Page) Panline et moi, mous nous ai- mions dès notre enfanss—nos parents étaient bons amis et proehes voisins. —À vingt-qua- tre ans,—elle en avait seize, — je demandai sa main. ‘“—Va pas- ser deux ans À Paris, me répon- L> grandement sarpris d'entendre un pareil langage dans la bou- che d'un notaire de campagne. Je croyais ne plus anoir d'am- bition, et venez d'en faire maître une dans mon cœur:c'est de vous imiter en toutes ehoses, et d'être heureux par les moyens que vous avez employés pour arriver à cette douce existenee. Nous vous y aiderons, mon- dit-elle, et si tan m'aimes enaore à ten retour, je serai ta femme l’Madame Fromentin ; il vous Vous voyez sombien ma chère Yillageoise était sage ! Je revins à l'époque convenu, plus amou- reux que je jour de mon départ, et, un mois plus tard, nous vais- sions nes existences et nos fer- tunes, les quarante mille francs de rente dont je vous parlais tont à l'heure. Voilà deux ans de cela, notre lune le miel dure toujours, — j'espère même qu'elle durera encore bien des années. L'inoo- Cupation ponvait amener l'en- nui,—et l'enauiest une mala- die grave,—je me suis fait no. faire comme je me serais fait a- grivulteur, si mes études se fus- sent portés de ce eôté, non pour m'enrichir, mais pour me créer mu iravailet faire un peu de bien... Ne me considérez pas, cependant, mom cher docteur, peur un parfait notaire ; j'en prends à mon aise, grâce à mon clerc, un piockeur émérite, qui pessède son eode et son manuel de notariat comme an sous-offi- eier possède sa théorie, et de plus un bon compagnon De Paris, n1 Pauline ni moi n'avons souoi : qu'irions-nous y faire ? Le bonheur habite nous - motre toit ; e’est an hôte fantas- que et capricieux qu'il ne faut pas quitter d'une heure, sous. peine de le voir aller demander asile à un veisin plus sage. Et puis, la nature est belle dans toutes les saisens, et l’on ne se laisse jamais de la contempler. 1l n'y a que les gens qui man- quent de eœur et d'imagination pour trouver la campagne uni- forme ;-elle est ehangeante comme les flots ! Qui done s’est jamais ennnyé dans la contem- platien de l'Ovéau ? s’il en est un, je le plains sincèrement. Ce- lai là est un être ineomplet, un déshérité de Dien. Si vous n'a- vez pas laissé vetrs cœur der- rière veus, mon cher docteur, avant six mois vous partagerez mes enthousiasmes, Je l'espère, car j'ai résolu de passer ma vie dens le village où le hasard m'a sondait. Et où vons saurez, comme mous, peupier votre solitude, a- fin d'en chasser l'ennui et les regrets. Si, par hasard, an début de cette existence nouveile, la éiancolie vient vous atteindre, ne ici ; notre amitié et un peu de musique—un art divin ! —eftaceront tont trace de tris- tesse. Ah !s'écria le docteur, il tant | sieur le docteur, dit la belle suffira, si vous le voulez bien, d'ouvrir votre porte à deux bat- tants, le bonhenr y entrera tout seul. Ah ! madame, avant de fran- chir le seuil de cetie maison, Je ne croyais pas à parel! miraele ; maintenant j'ai nne foi robuste, et jo la dois au spectacle que j'ai sous les yeux, à vos encou- ragements, à vos bonnes paroles. Merci, madame, et merci égale ment à vous ami nouveau, qui avez tendu la main à un ineon- nu et j'avez traité en frère Je n'ose dire que mon cœur est grand et généreux comme je vôtre, mais j'affirme qu'il est lo. yal et sincère, et que la main que vous avez touchée est la main d'un honnête homme. Je le savais, dit M. Fromen- tin ; mon confrère (Carpentier, instruit par l'ami qui vous avait recommindé à lui, m'a appris tonte votre existence si bien 1emplie, et nous vous connais: sions Cnmme si VOUS avlez vécu dix années à nos cités. En en- trant dans cette maison, vous n'étiez pas un étranger pour nous ; vous étiez l'ami des an- ciens jours revenant au logis a- près ane ;ongue absence. Voilà, mon €her doeteur, tout le mys- tère de cette réception cordiale qui a pu vous étonner un ins- tant, et qui, maintenant, doit vous paraitre tonte naturelle. Jacques Hervey contempla ses deux hôtes avec attendrisse- ment ; il cheicha dans son cœur l'expression de sa reconnaissan: ce, et n'en trouvant point de sa- faisanto pour exprimer tont ce qu'il ressentait, il tendit l'une de ses mains au notaire, l'antre à madame Fromentin, et leur dit d'une voix émue la senl mot qui lui vint aux lèvres : Merei ! À ce moment, le domestique da notaire annonça que la voi. ture était prête. 11 est temps de partir dit M ORNE NC JEOU RER RE SAR IP TAN MPARTIAL, Fromentin Château Bernard n'est qu'à six kilomètres d'ici | mais j'ai de bonnes raisons pour que vous preniez posses-! sion de votre maison en plein jour et avec mon assistance. Le docteur Hervey se leva. Partons, ditil, paisqae vous ténez à être mon introducteur À bientôt, monsieur le doc: teur, dit madame Pauline Fro-| mentin. | Veilà une reeommandation | bien inutile, madame ; puis-je | | iqna l'on exp‘dis mettent ET TL PONT, CECI LE début, fixa vers M. Fromentin uu regard intorrog'teur ; le vi sage de eeini-oi avait une ex- pression sérieuse que le méde- oin ne lui avait pas encore été vue. Vous piquez ma curiosité, dit- il au notaire ; apprenez moi bien vite comment ce Jean Mali. corne, qui ne me eonuait pas, pent être mon ennemi. Vous allez le savoir. Vous ap- prendrez en même temps pour- quoi j'ai tenu à vons accompa- gner à Château Bernard: Mais, auparavant, il faut que js vous dise tont ce que je sais de la vie de ce Jean Malicorne. Te vous écoute. Ce personnage, paysan des plus humbles en apparence, —| Pour ceux qui ne savent pas lire sur le visage humain,—n'est ni maire, ni adjeint, ni conseiller municipal, et, cependant, maire, adjeint, conseillers municipaux et garde champêtre sont à sa dévotion. On dit même qne son influence dépasse les limites de la commune et qu’elle s'étend jusqu'au chef lieu d’arrondisse- ment. Jusqu'à quel point cette assertion est-elle vraie ? je l'i- gnore. Toutefois, je ne récuse pas complètement son exacti- tude, car je connais Ja toute- puissance de l'argent, et Mali- corne possède au moixs en pro- pre, six cent mille franos de fortune, sans compter les capi taux qui lai viennent en aide, Dieu sait d'ou. Et o’est un simple paysan ? Un simple paysan, sachant à peine écrire, mais qui joint à Ja culture de ses vignes le com- merce des biens, et tont cela sans autre livre que sa mé- moire —C'est tout simplement un phénomène que ce Jean Mali- corne ! — Oui, nn phénomène dange reux, car tous les moyens lui sont bons pour s'enrichir, pour- vu que ces moyens, presque tuujours déshennètes, ne tom- bent pas sous l'application de la loi pénale. 11 y a de par le monde,—à la ville comme à Ja compagne,—benneoup de gens dont tonte la prabité consiste à vonnaitre la loi et à en eôtoyer les périls. Mais revenons an personnage qn'ii vous importe de bien connaitre. Jean Malicorne a été tonr à tonr valet de ferme garçon re- ‘ayenret marinier, fsisant la vonduite des trains de bois flotté à Paris de | Yonne et des pays voisins, pro- fussion daus laquelle use maladr:sse, un° distraction. péril la vie l'homme, où celui «1, les pieds daus l'ean pendant tout le vo- yage, n'a, la nuit comme le jour, d'autre abri que le ciel, d'autre lit que le long train inondé qu’- il dirige. Un jour, Malicorne, qui ne se montrait que fort rare- périhle en venir au village pour trouver donc avoir an autre désir que | ment a Châteanu-Bernard, vint des cœnrs comme les vôtres \ geois perfeot'onnés, dit le no-| » taire en riant, et tous nos efforts tendent à en aagmenter le ui | celui de revenir ici au plas vite! 11 salma et monta en voiture. | Le cheval partit un grand trot. III | mier métier, celui s'y installer définitivement ; il loua ane maisonnette, un jardin et une vigne, et reprit son pre- de cultiva- teur À coup sûr, ce n'était là JEU D de! à L qu'un prétexte pour expiiquer L'allure rive de l'excellente | une aisance dont l'origine a tou- par le travail, a besoin d'ami-|1: entôâi i hs béte fut bientôt ralentie par M. jours été inconnue. Il était par- tiés, de bons conseils, et surtout | Fromentin. | 1 d'exemples salutaires ; c'est le! Allons au pas, dit, car J'ai | AR ES . a “se devoir de tous les gens de cœur bien des choses à vous appren- | es + ni mt: de bien placer les uns et de pro | dre. Château Bernard que vous | ds k dcr . _— d diguer les autres, : afin de faire allez habiter, appartient corps | Re e ne ns avec e d antagonisme entre gens un individu nommé Jean Mali. } o h bile te À j qui doiveut être unis comme | eorne Dsiotais Lls-o -n | means 1e. Re eu les doigts de la main. Le “ie Lt . | voisins lui donna sa fille en ma- : . | Vous n'aurez jamais d'ennemi . dd ll Jeur où ce but sera atteint, ja plus acharné, plus d [rage aveo nne dot de cinq mille anéé n’ : En » PAS CARGOTEUX, francs : Ja fille était à + France Waura riex à envier à plus cruel que celui sui le porte. | Hi D LAS \ encune autre mation. Et notez! —_ Moi ? * [Au gain comme son mari et dé- : É- : , à Ê bien qe je ne fais pas de cette Vous-même, mon cher dos. e eng, Ris + œuvre patriotique un apestolat, teur, et si vous n'Étlez nu rès on ménage. se *, mais tout simpisment un devoir l'homme que je suppose, c'est. Bientôt Jean Malicerne Joi- . gait à la eulture de sa vigne | une coneessien de pêehe ; il $e bre. L'homme du so!, éerasé par sd RE Tee homme et de bon ci |à.dire sans crainte et sans repro- Ps 7 toyen, on, si vous l'aimez mieux, ,h. RÉ , peris adjmdicataire, moyannant > , : je vous dirais : Tournons £ la satisfaotion d'au besoin é-|bride et eherchons un autre re- | | à groiste. |fage, votre place n'est ‘pas à |"2° #0mme insigaifiante, d'au, Vous parlez d'or, mon cher éantonnement de la rivière, et | motaire, répliqua le médecin, Jaeques | Ohâtean-Bernard. ervey, surpris de vint demeurer sur le bord de ES | ‘ — a EDR ANEDS LE frances. L'anémie — ou en d’autres mots la pauvreté du sang — est une des maladies les plus communes de nos jours. Elle affecte sans exception, les femmes de tous les âges, mais plus particulièrement les jeunes files entre 13 et 20 ans.—Etes-vous anémique ?—Etes-vous pâle et votre teint jaune? Vos yeux sont-ils cernés ? Vos lèvres et gencives sont-elles pâles au lieu d’être roses ? Votre appétit variable et faible ? Etes-vous fatiguée et essouflée après le moindre exercice ? Souf- frez-vous d'étourdissements et de maux de tête? Votre cœur bat-il violemment si vous marchez un peu vite? Etes-vous abattue, mélan- colique et faible? S'ilenest ainsi, vous êtes anémique, vous êtes sur la route de la comsomption, et par conséquent de la mort, Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent l’'anémie en faisant du sang riche, rouge et pur. Aux figures pâles et jaunes, elles donnent le rayon de “il m'a débarrassée de “ Maintenant que je suis guérie, je “ filles malades.” Elizabeth, Montréal. Melle Bertha pas non plus. S'il arrivait que vous ces femmes et qu: vous ne puissiez communication avec elles. Les Pilules Roug 11maç liblement ces languissantes et doul particulières aux femmes. force, la santé et chasse de la vie à toutes la suppression dt abondantes, la leucorrhée, mal de LS l’eau, dans une maison entre! couret jardin, soigneusement. vés. Là, il était bien chez Jui: miner ce qui se passait dans cette maison ; nulie oreille ne pouvait entendre ce amis'y di- sait ; la vie des épeux Maiiscrn: pouvait au besoin être eutouré2 du plus grand mystère. La feme me allait à la terre, le mari pas- seit ses journés sur l'eau, jetant seine, épervier, échiqnier, filets et lignes de fond, plaçant ct re- levant nasses, tramail et ver veux ; nul pêcheur n'était ni plas adreit ni plus h+urenx. Par les nuits sombres, il allait pê cher à la main,et re craignait pas de plonger dans les trou: les plus profonds, pour en reti rer leS gros poissons endormis le long d*s pierresou sons les javelines. Puis, il descendait ] cours de 1 Yonne jusqu’à Aux. erre,.offrant son poisson dans Îles villages et les grandes fermes, causant avec l'an, bavant avec l’autre, se liant tacilement avec tout le monde, s’exerçant à une mrémotechunie qui, un jeur, de. vait lui redire la fortune des uns et des autres, leurs besoins, leurs passions, leurs faiblesses et le dégré de crédit qu’il pou: yait leur accorder ; ou bien il se rendait directement à Auxerre! overcoats and ulsters is complete lea jours de marché, et cherchait à se lier avec les gros mar- Chands, les commerçants de toutes sortes et les gens qui te- naient de près onu ds loin à l’industrie du département. (à continuer) TOLEDO, ONT. Mr. Lewis Johnston of this piace was taken down with Rheumatism, had two doctors in uttendance, was getting no better. Three days after he started taking Milburn's Kheumatie Pills he was out of bed and in one week was well and able to wo about. Melle Bertha Ledoux DEPUIS NOMBRE D'ANNEES TORTUREE PAR LE BEAU- MAL ET PLUSIEURS AUTRES MALADIES. la santé, donnent de la vigueur à tout le système, ct font de la vie une bénédiction au lieu d’un fardeau. Melle Ledoux dit : “ Depuis plusieurs années j'ai beau- ‘coup souffert de grande faiblesse et du beau mal. ‘{ Je n'avais pas d’appétit, je souffrais aussi de maladie “ de foie, toujours mal à la tête, faiblesse dans les ‘# jambes, pas d’appétit et douleurs dans tous les mem- “bres. Je souffrais aussi de faiblesse et pauvreté de “ sang. Une amie m'ayant dit que le seul remède qui “ pouvait me guérir était les Pilules Roüges du Dr “ Coderre, je commençai à en prendre. Jamais je ne “ pourrai faire assez de louanges de ce remède, car toutes “de le recommander à toutes les femmes et jeunes! Nous ne publions jamais de témoignages sans ke consentement de 1: femme guérie, nous ne les achetons cause de déménagement ou autres raisons, écrivez-nous et nous ferons tout notre possible pour vous mettre en du Dr. Coderre guérissent infail- close et entourée de raiurs éle. e Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont mis fin a toutes ses Souf- Aujourd'hui, guerie et heureuse, elle publie la grande efficacite des Pilules Rouges du Dr. Coderre. douleurs dans la tête, la poitrine, les côtés et le dos, se déplaçant souvent d'un membre à un autre, mauvaise bouche, vertige, cfhstipa- ment et irrégularité des intestins, couleur jaunâtre des yeux et de la peau, mains et pieds froids, palpita- tion du cœur, appétit variable, tantôt nul, tantôt dévorant, mi- graine, bourdonnement dans les oreilles, accès de chaleurs, sensa- tions chaudes qui montent à la tête, perte de sommeil, toutes les maladies du retour de l’âge, les pieds, les mains, les jointures et le corps enflés, les maladies du foie, des ovaires, chute de ‘a matrice, prostrations nerveuses, Les Pilu- les Rouges du Dr. (Coderre peuvent être prises sans danger par les femmes enceintes, elles leur donneront des forces et aide- ront à la constitution de l'enfant ; MELLE BERTHA LEDOUX. faible jeune fille. le traitement des écriveznous pour font la demande. C'est une chance consulter lettres : mes maladies. me fais un devoir Ledoux, 150 .Ste. désiriez consulter les trouver pour | imitations que l’on oureüses maladies cœur ct nausées | f \ « | nal œil curieux ne ponvait FRE ss à \ n à The most fascinating inven- tion oftheage. Always ready : to entertain. It requires no skill to operate it and repro- duce the music of bands, or- chestras, vocalists er instru- A mental goloists, There is È nothing like it for an even- ’8 entertainment at home or in the social gath- erihg. You can sing or talk to it and it will re uce immediately and as often as desired, four song or words. Other s0-called talking machines reproduce mly records of eut and dried subjects, specially ; but the phophone is prepared in a laborato aot teû to such performances. On the Grapho- phone'you can easily make and instantly reproduce ’ecorûs of the voice, or any sound. us it con- itantliy awakens new interest and its charm is ever frèsh. 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