il Portraits de J .ÂHem'i Blanchard Oliver Goldsmith parCJËhânùzlçkæuu g’tu'douœdowmwme JÊÏŒn/M' Nombreuses étaient les vertus, nombreuses et variées les capacités de ce plus enqaqê, plus altruiste de nos chefs de file acadiens. Inlassablement et avec un dyna— misme inépuisable, il se dêpensait pour la cause acadienne. Parmi ses multiples talents, ce "père commun de tous les Acadiens de l'Ile” iouissait d'une mémoire vraiment prodigieuse. On n'avait qu'ä l'entendre dans ses envolées devant son petit peuple qu'il ne cessait d'harceler, d'aiguillonner ä l'action. Pour lui, la survie et l'épa— nouissement des Acadiens dépendaient moins de la réclama— tion de nos droits que de la mise en valeur de nos talents et capacités ethniques naturels. C'est, sans doute, qu'ä l'encontre de nos chefs actuels, le dévoué professeur comprenait-avec Jean Paul Sartre que "le droit n‘est jamais que l'autre aspect du devoir". En tournée de paroisse, il parlait a interminablement - sans jamais avoir recours au moindre texte préparé, sa phrase saccadée de son fameux "hein"? Les anecdotes, dates et faits affluaient au point que ses auditeurs, êba- his se demandaient d'où pouvait sortir "tout ça". Sa fidèle Ursule, souvent présente lors de ses harangues, toujours patiente et aussi taciturne que lui—même était loquace, sympathisait avec l'assistance tandis que son Henri, s'enflammant et oubliant que le temps existait, que les bancs de petite école étaient conçus non pour les pa— rents, mais pour les enfants, allait puiser dans la vie des ancêtres ces exemples de débrouillardise, vaillance et persistance qui inciteraient ä l'action les Acadiens du jour.