æ à 50e * L'IMPARTIAL l'ile du Prince Edouard. : = = __— L'IMPARTIAI, JEUDI LE 6 SEPT, 1900. D nt Û —— FONDE EN 1893 | Le seul Journal français de HEBDOMADAIRE. 8 PAGES. ABONNEMENT : | 0 PER ER Un OL US rio D Les abonnements :@mt paya- ies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère | ivsertion, 2 cents la ligne les in-| certions subséquentes. | Toites communications doi-| vent être adressées à L'IMPARTIAL | TIGNISH. L P.E L'IMPFARTIAI, TianisH 6 Sept, : 1900 Francais, Marchez Ensemble | | | { | | | | | | SZR CHARLES TUPPER, Chef du parti Conservateur, qui a adressé la parole hier, à Summerside. les fils de l'Écosse ; que nous soy-{téressant. D’excellents papiers fu- ons les fils de l'Angleterre, nous|rent lus par le président, M. Joseph devons nous rappeler que nous|S. Gallant, MM. Bruno Martin, sommes les descendants des trois | Zacharie Buote, André Doiron, et plus nobles nations qui marchent |Philias LeClerc. De vives et inté- sur le sol de cette belle province.’ |ressantes discussions eurent lieu sur De telles expressions tombant |l'à-propos d’avoir une histoire et . , | , . É | des lèvres de personnes qui dépen- | une géographie françaises et tous Les Français doivent être unis. | De fortes raisons nous invitent à| marcher d’un commun acoord. | D'abord, nous avons l'exemple que | nous ont montré nos pères, qui, | malgré tous les mauvais traitements | qu'ils ont eu à subir, ont toujours marché ensemble et souffert héroi-| quement les plus grandes adversi-| tés pour conserver leur foi, leurs coutumes et leur nationaïité. Nous | sommes leurs deoendants ; nous | habitons cette terre chérie qui les| a vu œaître et qui est le berçeau de) nos espérances. Nous appartenons | à cette même religion qu'ils nous out enseignée et que nous l'obser- | vons avec cette foi et cette piété, qui caractérise l’Acadien. Pour ces | raisons, nous devons marcher ea-| semble et ne jamais laisser échap-| per une seule occasion de revendi- | quer nos droits. Nous ne devons pas perdre de vue que malgré que nous soyons placés sur un pied d'égalité avec les autres nationali- tés qui nous entourent, quoique nous ayons droit aux mêmes privi- lèges qu'eux, il se trouve toujours des esprits étroits entichés de bi- goterie, qui prétendent toujours nous ignorer et ne se lassent ja- mais de proclamer au grand jour l’idée folle et insultante que nous leur sommes inférieurs, quoique l'expérience de tous les jours dé- montre que nous sommes leurs égaux sinon leurs supérieurs. C’est pourquoi, nous le répétons, soyons unis ét ne négligeons jamais de re- clamer nos droits en tout et pour tout. Voyons les Irlandais : voyons les Fcossais ; voyons les Anglais, et constatons de quel œil jaloux ils tiennent à leurs nationalités. Nous devons les en féliciter. Pourquoi | donc n’en ferions-nous pas autant ? L'union fait la force : belle devise qui doit être mise en pratique par ceux qui désirent se faire entendre et se faire respecter. Mais quelqu’- un nous dira : c’est inutile, mous vivons au milieu d'autres nationa- liiés et nous sommes traités comme nous le méritons. Nous sommes presque convainous de la justesse de cette remarque. Nous sommes dent en grande partie de notre sup-lopinèrent pour l'introduction de port pour les maintenir en position |ces livres si désirables dans nos ne suffisent-elles pas pour nous con- | écoles. vaincre que nous ne sommes consi- | dérés par çes fanatiques que comme | seils et très instructifs furent en- des parias, des esclaves, des gens | suite prononcés par les Révds. PP. qui doivent endurer toutes sortes | Gauthier, McDonald, Arsenault et d'insultes et ne se prononcer que|Gallant, et par MM. Placide P. quand il s'agit de faire parvenir ces | Gaudet, l'inspecteur Arsenault, esprits orgueilleux et intolérants à | Laurent A. Arsenanit, Jean O. des positions lucratives ? Pourtant, | Arsenault, Sylvain Æ. Gallant, , | é tan: nous sommes 12,000 Acadiens dans | André Doiron et autres, tous ap- Des discours pleins de sages con- | cette belle province ; nos pères ont | préciant les nobles efforts de nos été les premiers à défricher le sol|instituteurs et les exhortant à con- de cette belle province ; nous con-|tinuer dans la voie qui propage la tribuons notre part au soutien delculture de la jangue française. l'église et de l'Etat dans cette belle | Sans exagération on peut dire que province. la convention tenue à Mont-Car- 20.—Citons encore un au- | mel a remporté un succès sans pré- tre exemple, où l’insulte à notre | cédent. adresse ne cède en rien à celle qui! Il nous est impossible de donner précède. Un monsieur haut placé | un compte rendu en détails de cet- dans la société nous lançait en plei- | te grande réunion, avant d'être en ne figure ce qu’il pense des français | possession du rapport du secrétaire ne croyant pas qu'il s’adressait à qui ne tardera pas, nous l’espérons un français. Lui ayant fait remar- | à nous le faire parvenir. quer qu'il n’est pas trop difficile, Maintenant si on jette un coup d'apprendre le français, il répondit : d'œil sur le résultat de nos conven- ‘J'en ai eu assez des français à tions pédagogiques depuis leur ori- Québec.’’ Ce cher monsieur songe- | gine, nous avons un droit bien lé- t-il que les 12,000 Acadiens de l'Ile gitime de nous féliciter des pro- du Prince Edouard contribuent an- grès marquants qui y ont été opé- nuellement à son maintien ? Qu'il y rés dans l’avancement de la lan- réfléchisse, |gue française, et à plus forte rai- Ces faits que nous venons de re- son devons-nous marcher de plus later sont insignifiants, nous dira-t- en plus courageusement dans les on. Peut-être, mais tout de même, sentiers qui nous mènent à la per- ils sont signifioatifs. On reconnait fection/ En effet, nous voguons au- toujours d’où souffle le vent par le jourd'hui à pleine voile sur la mer virement de la girouette. | du progrès qui nous conduit sûre- |ment au port tant désiré de la con- L H ti C | naissance pleine et entière de no- € utieme ongres langue maternelle que des cir- iconstances inévitables ont failli [nous faire perdre à jamais. Quelle | fut heureuse l'inspiration de ceux Jeudi et vendredi passés, les 30 qui, les premiers, élevèrent la voix DES INSTITUTEURS ACADIENS et 31 août, les instituteurs acadiens |en faveur de ce mouvement natio- | ont teuu leur huitième convention nal et patriotique / De quels senti- | dans la belle paroisse de Mont- ments de satisfaction doit être Carmel. Comme les précédentes, | inondé le cœur de ces dévoués pro- , , $ ‘ cette assemblée à été patronnée | moteurs, /de constater que nos ins- d’une manière digne de ces réu- tituteurs et toute notre population nions. La plupart des instituteurs lacadienne se prêtent avec tant de et institutrices s'étaient empressés zèle à secogder les premiers efforts de s'y rendre. Du commencement | de ceux qui ont jeté les basas de à la fin des exeroices, il y eut salle cette entreprise s1 noble, si patrio- comble et plusieurs personnages tique et qui a déjà produit de si traités comme nous le méritons : maltraités trop souvent, parce que | nous sommes divisés entre nous. | Tâchons donc de nous supporter | les uns les autres, et agissons de manière à faire comprendre à ceux | qui vivent de nos deniers qte nous comptons pour quelque chose et que neus avons droit aux mêmes | considérations qu'eux. Deux incidents entre mille, de date récente, vérifient ce que nous venous de dire. Io. Au “ cours d’une grande démonstration, un de nos hommes publics du hatit de l'estra- de disait : ‘Que nous soyons les | Fa . ss b tu # distingués rehaussaient l'éclat de heureux résultats parmi nous [| | Late Clinical Assistant at Royal London Office- Cameron Block. la convention par leur présence ; C'est bien le temps de dire ici avec notamment, les Révérends P. P. l'auteur latin : Arsenault, J. A. McDonald, P. C. | LABOR OMNIA VINCIT. Gauthier, Theo. Gallant, MM. Placide P. Gaudet, Sylvain E. C ARD Gallant et autres. — — Après la leoture du procès ver- ve dit 71 dECR ENV bal de la dernière convention, le DR, H. ki DICKEY, Révérend Père Arsenault, curé de la Pre dans le style élégant Ophthalmie Hospital, Moorfields, qu'on lui sait, prononça un char- and Central London Throat mant discours de bienvenue aux c PR : br : SPECIALIST—-EYE, EAR, NOSEAND nstituteurs et autres venus de pHROAT toutes les parties de la paroisse et des paroisses avoisinantes, POUT Besideuce- Richmond St. West assister à cette belle réunion. : … x ve mor : + 13210 4 p. m.Evenings by appointment. Officice Hours— 9.30 a. m. to 1 p. m., | Damnouct ation #3 ! 4 af IN N | Wclan | meer — | Y sn cvninr aurntt lie S'Pbos. j FE, UTIGE ACFRICT AVAL HU à LUAI | lotte icwn la Gémosstration au pro-! _ , , s fi: Ci monument W'helan. jes : Ô trains speciaux avaient été mis à! la d'iposition Ge tous ceux qui dé-! sira'ent se rexdre à la métropole] s TABAC 1: starter ‘ ‘ette 3 nstratio - “ . . 2 2 2 rs pou: assister à cette démonstration est chigeé chaque ‘our par des milliers de persones. es el Riisedt es nc'etire sommninnee | . à ct ne SE silleure nue vous p'ils-18 Mure plusieurs semi CS | Parce que c’est la palette la plus grosse et la mé illeure que x I s’asionçait comme devant être! ,btenir pour 5 cents. . + 1 | sain slt « DA Ty # l'un: des plus graudes et des pius | MER. A VENDRE PARTOUT ET patriotiques qui se soient FRAIS OET NN D OUR palette de Patriot Twist est actuellement A pour ex nt £ ganisée. À midi on serendit sur le! plus grosse qu'auparavant. poinitement que l'organisation lais- terrain et on constata avec désap- sait beaucoup à désirer, Mais s'il y | hi eut défaut sous le rapport de l'or | x ganisation et du nombre de person- | récompensé par le discours pronon- | HS ÉNOS ee E«- æ, cé par M. G. V. Mclnerney, dépu- | + : : té de Kent N. B., qui fut l'orateur For prices on Flour, Salt, Binder Twine, all «Kind Hardware, Stoves, Farmers’ Boiïiers, connu comme pour être l’un des | Furniture. plus puissants orateurs de la chiam- | du jour. M. Mclnerney qui est bre des Communes se surpassa à Charlottetown et par l'élégance et par l’éloquence de son discours. Il fut suivi par MM. J. H. Beli, M. P. Summerside ; Alex. Martin, M. P. Belfast ; le sénateur Ferguson Ed. Hackett ex. M. P. Tignish ; | l'avocat Stewart et autres. L'ex gouverneur Howlan prési- dait. À ses côtés on remarquait Madame Howlan, et veuve Dame T Il faut espérer que les organisa- | 5 teurs de ce mouvement patriotique | Brace McKay & Co. S'Side, Aug 16th 1900. ; ne ralentiront pas de zèle dans! leurs démarches jusqu’à ce qu'ils J U LT. 1900 «aient realisé les fonds nécessaires à l'élévation d'un mouvement digne de feu Edward Whelan qui fut la gloire de son peuple, pendant ss The best place in the constituencvy to purchase OT WEATHER COMF vie. Horace Haszard RTS INSURANCE & MANUFACTURERS ÂGENT Representing money will go f :rther there than anywhere à Tae Western Fire Assnrance e]se and you get style as well as comfort. Où Pan y | The Commercial Union Fire IADIES Insnrance Co. | The Western Marine Assu. rance Co man Hose 17e, 20c and 30c; White Thread Gloves 1 and 50c; Net Corsets—cvery on guaranteed, 50c; Rs | À à S : : : ; ; A:so agent for Print Shirt Waists 50: np; White Pique Skirts, Crash Skirts. 75e: ] » * o Co Ltd. 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