p Vère chrétienne. L'IMPARTIAL, JEUDI, LE 24 MARS. 1904 Une To ane d'Or O————— VIEUX CONTE CANADIEN —— Q ——— (TV? Joe Laroche,un ‘‘draveur’’ qui ne se connaissait pas de maître, fort comme un cheval, bon comme du pain d’habitant, mais superstitieu« et crédule dans les grands prix, a- vait entendu raconter l’histoire de ce Canadien qui avait reçu d’un chef sauvage, en récompense d’un service rendu, un navire chargé... de diamants. 11 trouvait cela un peu difficile à avaler. ‘‘De l’or ou de l'argent, disait-il, cela pass:rait encore, mais des diamants ! Il n’y en a peut-être pas autant que cela chez tous les bi- joutiers du Canada !’’ Cependant il goba la pilule lorsqu'on lui mon- tra un livre où la chose était rela- tée tout au long noir, sur blanc, im primé à Montréal, P. Q. A partir dece moment, il devint tout rêveur. Depuis des années et des années il travaillait comme un esclave, et, malgré cela, il avait toutes les peines du monde à join- dre les deux bouts. Ilen perdit l'appétit et le sommeil, et, à force de ‘‘jongler,’’ il finit par se dire qu'il ferait n'importe quoi pour posséder une simple petite tonne d'or. Quand on a des idées pareilles, on est en route pour l'asile ou pour le péniteucier. Pour son grand malheur, Joe se wit à boire. ‘‘L'esprit qu’on vent avoir gâte celui qu'on a,” dit un proverbe ; l'esprit en bouteilles sur- tout produit souvent cet effet. Le pauvre homme consulta des som- nambules et des tireuses de cartes, qui lui suggérèrent l’idée de ven- dre son âme au diable. Il commença par jurer que ja- mais il ne ferait un pareil marché, puis, toujours obsédé par l’infer- pale tentation, il finit par décider de se rendre, à l'heure de minnit, à un endroit où disait-on, messire Sa- tan avait son bureau de recrute- rent. ” Corame de raison, quand on part ainsi pour gioire et la fortune, on prend quelque chose ; et Joe en prit si bien, que sa tête était lourde et ses jambes faibles lorsque vers onze heures du soir, il partit pour le mystérieux rendez-vous. Il faisait très-froid ; un vent de nord-est chassait devant lui des lambeaux de nuages, semblables à de gigan- tesques suaires. Des légions de vieilles sorcières à cheval sur des’balais, passaient dans l'air en poussant des cris rauques ; dans l’une d’elles Joe crut recon- naître sa belle-mère. Des feux-fol- lets dausaieut sur les chemins, pré- cédant de quelque pas à peine le voyageur solitaire, qu'ils parais- saient chargés de guider. Assis sur la margelle d'un puits ibændonré, dernier vestige d'une ferme détruite par les civilisateurs anglais à l'époque de la conquête du Canada, un vieux diable boi- ‘teux, chauve et décrépit, attendait. Joe n’en menait pas large com- me on dit. On peut bien parler du diable quand il n’est pas là; mais sa présence n’inspire jamais d’i- dées felâtres, même lorsqu'on at- tend de lui la réalisation de ses rêves. ——— Les Coreens Les Coréens sont des gens tran- quilles, courtois, respectueux du droit d'autrui, sages, enfin un peu- ple rangé sous tous rapports. Pourtant, dit M. Rosny, de l'Aca- démie française, les mœurs core eunes n’ont pas toujours été aussi douces et paisibles s'il faut en croire une curieuse légende du pays où il est raconté comment les Coré- ens sont arrivées à être si polis. La voici : C'était vers l’année 1061 avant Le roi et législa- teur régnant alors, Ki-Tja, se plai- gnait amèrement de l'esprit vicieux et querelleur de son peuple. Après beaucoup d'efforts futiles pour pro- pager la politesse et la douceur dans le pays, il eut recours à l'arti- ice pour introduire ces vertus dans —Mon pauvre Joe, dit le citoyen du sombre royaume, tut’en fais ac croire comme la plupart des hu- mains quite ressemblent. Tu t'i- magines que je cours après les âmes, alors que les sept péchés ca- pitaux m'en fournissent par ceu- taines de milliers ! Voyons, que veux-tu pour la pauvrette à laquel- le ta caresse d’ivrogne sert d’en- veloppe ? —On m'a dit, répondit le dra- veur que vous m'en donneriez bien dix tonnes d'or. Et il leva ses doigts, à seule fin de prouver qu'il savait ce qu’il vou- lait. — Pourquoi pas une barge? ri- cana le diable. Avec la vie que tu mènes je t’aurai pour rien avant cinq ans d'ici. —Mon bon diable supplia Joe, rien qu’une tonne ! —Soit, reprit le boiteux, je t'ac- corde ce que tu demandes, en con- sidération des services que tu me rends...Car, tu le sais, n'est-ce pas? tes ‘‘bons’’ exemples m'atti- rent des clients....Va chez toi, tu trouveras l'or convrité. Je ne te fais signer aucun papier, car 1u ne sais pas écrire et je ne veux pas de ta croix ! Va! Dans deux ans j'irai te prendre. —Deux ans ! c'est bien court. —C'est comme tu voudras ! Joe accepta, rentra chez lui et trouva dans sa chambre à coucher un enorme tas de pièces d’or. À partir de ce moment ce ne fu- rent plus pour lui que fêtes et ‘““brosses’’ sans fin. Les amis ne lui manquèrent naturellement pas, on le flattait, on lui trouvait de l'esprit, on lui présentait des adres- ses, on ne parlait que de lui dans les les journaux. Mais, une aunée passe vite et deux années aussi. Un jour qu’il remuait à la pelle ses beaux jaunets pour les empè- cher de moisir, il sentit brusque- ment un odeur de souffre. L'or disparut et à sa place le vendu vit le diable en personne. Alors Joe, pris de peur, jette un grand cri et...se réveilla. Ilse tata, se mordit le bout du doit, se plaça devant un mirroir pour s’as- surer s’il était réellement de ce monde, et, tout joyeux, jura de changer de vie. I1 tint parole, travailla comme un bon, s’éloigna des mauvaises socié- tés, vécut en chrétien. Les imbéciles désireux de faire un pacte en règle avec le diable sont très-rares. Il n’en est pas de même de ceux qui, voulant s’enri- chir coûte que coûte, ne reculent devant aucun moyen, si malhon- nête qu’il soit, pour arriver à leurs fins. Ceux-là sont plus qu’ils ne le pensent, possédés par le démon de l'or. Auront-ils le bonheur, au mo- ment suprême, de sortir de leur sommeil de mort, de réparer les in- justices commises, de racheter leur pauvre âme ? Bien avisés sont ce::x qui ne s’ex- posent pas à des dangers de ce genre ! JEAN DES ERABLES les relations sociales. Il fit une o- bligation à tout Coréen de porter dans la rue un grand chapeau en porcelaine, quelques trois pieds de diamètre, puis il menaça d’une pu- nition sévère toute personne qui laisserait tomber et ainsi briser sa coiffure de porcelaine, pour quelque raison que ce fût. L'effet de cette ordonnance fut merveilleux ; la crainte de briser son chapeau de porcelaine transforma le Coréen en un modèle de prudence. Les que- relles ne se virent plus, et cette po- litesse nouvellement acquise, d’a- bord toute extérieure et forcée, de- vint bientôt une habitude et une qualité nationale. ’’ Abonnez-vous a L'Impartial ! S 4 Sida "as ‘ Revue Canadienne a ——— MARS 1904 a SOMMAIRE gnault. L'abbé Jj.-A.-M. Brosseau ptre. Etude critique du hvre de M. E. Demolins. XXX....Les Oubliés, William { Coinbe. J.-M. Leleu....Causerie artisti- que : Sainte Marie Madeleine. J. C. Chapais....Un problème d'économie sociale. —Il. Edmond De Nevers....La part des circonstances dans ia formation du caractère Américain. A.-B. Routhier......Québec et ses approches : Québec la nuit. Gustave Cirilli......Le Sphinx. —III. Thomas Chapais......A fravers les faits et les oeuvres. A.-L. Notes bibliographiques. ILLUSTRATION Chapu......Moïumeut d'Henri Régnault. Ary Scheffer ,s.+s-Sainte Marie Madeleine, portrait. Illustrations de M. Jean-B-Lagacé. Portrait ; Henri Régnauilt. Articles : Henri Régnauit : Salomé. Exécution sous les rois maures Is Oubliés : Le docteur Syntaxe se livre à ses réflexions. Le docteur Syntaxe part en vo- yage. Le docteur Syntaxe consultant le poteau indicateur. Le docteur Syntaxe attaqué par des brigands. Un problème d'économie sociale : La moisson. Le Sphiux ; Berthe installée à sa fenêtre. | Le Sphinx. pe T0 KNOCK GUT COLDS And cure them in an hour with- out resorting to nauseous drugs just use fragrant healing Catarrho- zone—the most pleasant, prompt and certain cure for colds ever dis- a vered. No medicine to take, you simply breathe the balsamic vapor of Catarrhozone. It never fails to root out the worst colds and is so simple and convenient to use that no one can afforé to be without it. Carry a Catarrhozone inhaler in your pocket, use it occasionally and you won’t have colds. Com- plete outfit $r.00; trial size 25c. ms THE DELINEATOR The April Delineator is an un- commoniy interesting magazine, from the standzoixt of both fashion and literary features. Almost as good as a trip around the world, educationally, promises to be th: pictorial series Around the World in Eighty Pictures, the first install- ment of which appears in this num- ber. Nordica in Holiday Time is the subject of an enjoyable paper by William Armstrong in the Pri- ma Donna series. Landon Kui- ght’s Romance of a Pair of Blue- birds is astory that will appeal strongly to love:s of Nature, and to all women Dr. Grace Peckham Murray's article ou the care of the ears and nose will be of deepest in- terest. in Bezuty for Ashes, Al- lan Sutherland tells of an interes- ting experiment that has been tried in several large cities of changing unbeautiful vacant lots into garden spots. The Influence of Frills, by Dolf Wyilarde, and White Man, by Alice MacGowan, are delight- ful short stories, finely illustrated, and there is a dramatic chapter of by Agnes Surbridge. In addition there are entertaining stories and pastimes for litle folks by Albert Bigelow Paine, Gabrielle E Jack- sou, Lina Beard, and others, and sor eve1y phase of the household information of a practical charater. _ Avez-vousune idée? Sioui, demandez 206. “ Guide des Inventeurs,” pour savoir comImsi 1 s'obtiennent les paisntes Informations fou:u'€s : gratuitement. MEN ER236 7 & MERSLLCPN, Fxpert | . fEdif-eN vw urx ::°7r. Montres { Bureaux: tant : Bai d, Washingtue, D 4 Jean-B. Lagazé....Henri Ré- sant} ads Conan? “man À NOYEA IEMLLIREE POUR LES FEMMES DE SE GUERRE des Grande science Médecins Spécialistes de la Cie | Chimique Franco-Américaine. VALEUR [HCORDARABLE DE LEURS SERVICES CB QU'ILS OùT FAIT POUR MADANE LEA ROSE Comme toujours, les Pilules Rouges guérissent les femmes malades. D'une de mes amies, j'ai obtenu un questionnaire de la Oie Chimique Franco-Américaine sur lequel j'ai donné une description de ma maladie et que j'ai ensuite envoyé aux Médecins Spécialistes, Je souffrais de- puis un grand nombre d'années et quatre médecins qui m’avaient traitée chacun leur teur, ne m'avaient app.rté aucun soulagement, Les con- serls que je reçus, en retour de ma lettre et aussi les Pilules Rouges dont je fis usage, me ramenèrent vite à la santé. Je suis grasse, rou- geaude, forte et heureuse, puis surtout bien reconnaissante des bons conseils que m'ont d'nnés les Médecins Spécialistes de la Cie Chimi- que Franco-Américaine, Mad. L£a Rose, 57 Hall avenue, Newport, R. L Comme nous savons qu’il y a un grani nombre de femmes pâles* faibles, souffrantes et malheureuses qui ne peuvent obtenir de soula” gement de leur médecin, que nous pourrions guérir si elles nous con- sultaient, mais qui se trouvent dans l'impossibilité de venir à Montréal à cause de la distance, nous publions ci-après un blanc de questions qu’elles pourront remplir et nous envoyer. Elles recevront, par le retour de la malle, tous les bons conseils et les avis salutaires qu’elles auraient si elles se présentaient à nos bureaux, et dont elles ont besoin pour le rétablissement de leur santé, Mad. LÉA ROSE. QUESTIONNAIRE POUR CONSULTATION GRATUITE, Dute et ou de TON oise sécccavit be …..... ns snconentnmeutes 0 0000 00000000 000 0000004 000000 coeen0eeve Vos noms, Âge, occupati n et adresse COIMPÈTE, es socsne svsvns cvconosne 00008 000000 200006000 200060 260000 600852088 sante a hene Sos 00e eds pad es VF eut aus SRE ssc000 so0008 so00e où 000600 0006 vo0n00 sp500e 0 000 000060 500000 020008 066088 Etes-vous maride 2... soses so00 s080e sesosoose ennnsnnn enonncene consonnes soneneee coene000e 20000009 000000000 000000000 De quoi souffrez-vous et depiis combien de temps 2... ss sosssunes consonnes scooesese sossosesgeneensens \ LLLLRELEL D 0 0 NN 0 00 0000000 00000000 DR nono voue. ocre. coton sssspténe sé sn0000 050008 00008 000 06000 poovne 00000080 20000006 01000 200008 00000000S +5°550 500060880000 50060008 °ESSSESES issus bless iratéetirer: bee so ssn6be pus névesvéonne 000 206000 00000 200800 00000008 505500 V9D00S 505606 250008 600660880 Etes-vous sujette aux maux de tête et aux étourdissements ?,...., 4e sesss sesses susven seven sonos 00008 sov00s Souflrez-vous de la poitrine, tonssez-vous et avez- Vous déjà eu des crachements de sang ..........s .sosssese Avez-vous des palpitations et des faiblesses de cœur 7...........................,........ sn coee0ee 20000000 1 Avez vous des douleurs au creux de l'estomac: vos vivres digèrents-ils bien ?,...., ss sesses souuse sossousse Avez-vous des enfants 2... ébbge Siete s vous. Combien ?.... 0508 0.065 05008 nee son000000 conn0000s Quel âge a le dernier ?....... secs severe sovses oo es vmrhir sen reines NE 000000 00000000 00000008 20000000 Avez-vous atteint le retour de l’âge et à quelle époque 2... de RRRELLRENEEE ELLE IRELELLLLLRELLELLLELLRELLLELLEL EX] en voue 0 DO RO 0 nn nn ce conne Avez-vous des douleurs dans le dos et le bas-ventre 2... sde x stone ses tuésrbesshanbédtot ste ..... - nt nome en sr. LNRRRRLRERLILENELLLET] one here eee ...... ......... CLÉERERENELLLILILENLILLLLLLE] Soufilrez-vous de la vessie ? ....... Re 0 0 nn none LERLRLRLRMER EL LLLREELLLILLRELLILLINLILILILLLLE] AVCZ- Vols déjà pris des Piluies Rouges de la Cie Chimique Franco- Américaine Losoossocess sobsstete ....... Combien de bites Lsovsour: .. nn mn nt sonne une 0 0 0 nee moon nes N. B.- A; utez iei ou sur une lettre les infsrmations complémentaires. none more re LERMELLELRELLELEELELLERELLLLLLER LILI EL] CELELRELLELLRELLLLELELLEREEEELELLLINELILLLILL)] ...... LLLELLLLLRELLLELELRRELRLELEEILIELLLLE] OO 0 DO On OR OR D ee 00e connues sr. eee et coter sooreere nero some se normes tenre onvroners core. os... OR OR OR DO 0 po e FZ E REMÈDE EFFICACE GUE UTES LES MALADIES É Henveusts ET COMPLIQUÉES PARTICULIERES AUX FEMMES RECONSTITUE LE SYSTÈME ET CMBELLIT LE TEINT Fourtoutes las énformations lire la crulair cr 2 PrixSOCenrs Six Borres $2 S0. COHPAGNTE, CD TQUE FRANCO AMERICATME À, MINTRENL. € arnna PARIS. rammuce BOSTON.U.S.n. a où DER PATIO CARNET ST EG an rc 000 00000 10000 one none noces LEELLLELER ELLE ERELRERELLLERLELLLIRIILILIILT] LES PILULLES ROUGES NE SONT QUE POUR LES FEMMES. Prière de vous rappeler que le nom entier de la C1 CHimiQuEx FRANCO- AMÉRICAINE est im- primé sur chaque boîte de Pilules Rouges, et sfin d’éprouver leurs bienfaisants effets, il est 7, nécessaire d'acheter les véritables. Si votre 4} marchand ne les tient pas, nous vous les en- \? verrons, soit au Canada ou aux Etats Unis, sur réception du prix, 50 cts la boîte ou six boîtes pour $2,50, ) Cse CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE 274, rue St-Denis, Montréal. The Evolution of a Club Woman, HARDWARE And Supplies required by the Farmer The Fishermar The BlackSmith or the Car- penter A large Siock and lowest Prices. Brace McKay & Co. itü Summerside P. E. I. Jan. 2oth. 1904 BIG DISCOUNT SALE As we intend making a decided change in Business we will offer the following lines at the discounts named : Wall paper, Window Blinds, Photograph Stock, Purses and Pocket Books at 12 price. * China Ware, Glassware, Silverware, Watch Chains, Ladies Chains, Bracelets, Lockets, Charms, Brooches, Cu Bnttons and belt rings 74 off. Blank Books, Stationery, Poets, Miscellaneous Books, Bibles, Prayer Books, Music Books, Violins, Accordeons, Banjos, Mouth orgaus % off. | Watches, Hymn Books, Inks, 1-5 off. School Books 1-5 per cent off. Sewing Machines, Organs, Pianos, at Special Prices. TERMS CASH LEONARD MORRIN SUMMERSIDE McKinnon’s English Ointment CURES Fever Sores, Salt Rheum, Scald Heads, Itching or Bleeding Piles, Pimples, Sore Eyes, Ringworm, Blotches, Erysipelas, Inflammation, Blood Poison, Cuts, Bruises, Burns, Sprains, Chapped Hands, Corns, and all Eruptions of the Shin from any cause whatever. It also cures scratches, and wounds on the Backs and Shoulders of Horses. PRICE, 25 AND 35 CENTS For Sale by all Druggists and Country Merchants NEIL McKINNON, Proprietor Sumimerside, Prince Edward Island JAMES THOMAS, Summerside, says : ‘I desire to bear testimony to the great hcaliug powe:s of Me- Kinnon's English Ointment I suffered a great deal from Sore Eyes caused by snow-blindness. I] was induced to try a box of your Ointment which made a perfect cure of them in a few days. I bave also usei your Ointment for other purposes ard find it far supe- , 0x to auy salve on the market’’ Re ve #