ve ee A L’'IMPARTIAL, JEUDI LE 14 MARS 1901 L'IMPARTIAL | FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HB&BDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : ie ct t O8 nn: 08 Trois mois........................30 Les abounements sont paya- bies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1è re iusertion, 2 cents la ligne les in- certions subséquentes. To.tes communications doi vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISEH. IL. P.E. L'IMPARTIAT, TiGNISH, Mars 14. 1901 Nos Fromageries L'association des marchands de beurre et de fromage de Montréal désire attirer la scrupuleuse atten- tion des fabricants, sur l’importan- ce de discontinuer la fabrication du fromage d’étable sachant que cette marchandise ne tend qu’à faire baisser le prix d'une manière sérieuse en même temps que dé- précier la haute réputation des produits canadiens sur le marché anglais. Il est essentiel que si nous voulons vendre notre fro- mage de la saison de fabrication à des prix rémunérateurs il ne faut pas qu’il y ait sur le marché de grands surplus de l’année précé- dente etil est d'intérêt commun une bonne demande locale et une portation à des bons prix. ait, pour laquelle il y a onjape] | | L'association par reaommande fortement aux fabri-/de leur bon curé pour exprimer cants de se munir de machineries | leur joie et leur satisfaction de voir démarches et le'sur le grand marché de Paris, deux { nécessaires pour la fabrication al- ternative du beurre et du fromage etlaoù iln'y a pas possibilité de d'étable il est fortement recom- maudable de le donner aux ani- maux, avec le lait de beurre, et à plus forte raison avec le lait entier, ils’en suit que le sol est meilleur et les animaux commandent un plus haut prix. La À C. B. M. A ST. ANTOINE DE BLOOMFIELD. La A. C. B. M. qui maintenant est implantée dans presque toutes les paroisses du diocèse de Char- lottetown, vient d'établir une suc- cursale dans la belle et florissante paroisse de St. Antoine de Bloom- field. Mardi le 5 du courant le Grand Deputé M. l'abbé A. E, Burke, y organisait la suceursale No 342, sous le vocable de St. An- toine. Dix-huit membres se sont enrôlés dans les rangs de cette noble association qui déjà compte tant de milliers dans les diverses parties du Canada. A part ces dix-huit nouveaux membres, le Régistre de cette nouvelle succur- sale en montre deux autres, parois- siens de St. Antoine, qui ont été transférés de la succursale d’Al- berton, de sorte que la succursale No 342 fait son début avec un con- tingent de vingt membres. Onn'’a qu'à jeter un coup «d'œil sur la liste des officiers et des autres mem- bres qui forment les différents co- mités, pour se convaincre que la succursale No 342 saura être à la hauteur de ses devanciers et passer même ses aînées, par zèle à propager l'influence et le prestige de la glorieuse A. C. B. M. sur- SOI] de ne pas encombrer le marché avec un fromage d’étable lors- qu’il existe des stocks de la der- nière saison. L'expérience des années passées démontre que le fromage étranger sur le marché d'Angleterre pro- vient principalement du Canada, des Etats-Unis et de la Nouveile- Zélande, ces pays à eux seuls suf- fisent pour fournir ce que de- mande la consommation anglaise dans une saison à un prix profita- ble sans compter ce qu’elle fabri- que elle-même. Prenez comme exemple la saison actuelle. Les exportations du fromage du Cana- da et des Etats-Unis depuis le pre- mier du mois de mai 1900 jusqu'à la fin de janvier 1901 se chiffrent à a-peu-près 2,900,000 boîtes, tandis que la fabrication anglaise est de 15 p. c. plus considérable que n’im- porte qu’elle année précédente, Cette grande production est cause qu'il ya du fromage canadien et américain mis de côté et l’on comp- te quatre mois de consommation entière pour écouler ce surplus de stock. Si en plus de cestock con- sidérable on fabriquait du fromage d'étable avec le nouveau lait du printemps prochain, il est inévita- ble qu’il en résulterait qu’au mois de juin il y aurait un gros surplus de vieux fromage sur le marché anglais, ce qui serait fatal pour le nouveau fromage fait aveo du lait des vaches étant à l'herbe, Pour ces raisons il est préférable pour les producteurs canadiens plutôt faire une perte immédiate que d’injurier la réputation et le prix de la pro- duction de tout l'été prochain. <n vous faisant ces recomman- dations l’association n’oublie pas la diffioulté que peut avoir le fer- mier avec son lait d’étable. Il vau- drait mieux, si nécessaire, de le jet- ter que le convertir en fromage; mais ce sacrifice n'est pas nécessai- re. Comme ii semble impossible de fabriquer une marchandise de première classe avec du lait {’éta- ble, ila été prouvé qu'avec une scrupuleuse proprété et avec les méthodes scientifiques, il est possi- M. l'abbé F. X. Gallant Dir. Spir. Frère André Martin Pres. | ‘David T. Botts 1 Vice.do. | _«Benj. T. Gallant 9 Vice-do. ‘Stanis'as B. Pitre Sec-Arch. ‘Paul B. Doiron Ass. Sec-Areh. ‘François Gallant Sec-Fin. Frère Napoléon Doiron Com. Ord ‘Prosper T. Poirier Sentinelle ‘Sylvain T. Gallant } ‘Dominique Leclair ( Bureau ‘François Blanchard | des ‘André Martin } Syadics Ben]. T. Gallant j Après l'élection des officiers on procéda à l’élection du Représen- tant et du substitut à la Conven- tion générale qui doit avoir lieu le 27 août de cette année. Le choix tomba sur le Rev. F. X. Gallant et Frère Benj. T. Gallant. Le Prési- dent assigna le rôle de chancelier à Frère Nazaire Doucet et nomma les divers comités, tels que pres- crits par la constitution : Joseph E. Gall:nt Comité Thomas Nelligan -+ des Fidèle Poirier Affaires. Joseph I. Doiron Comité Benj. T. Gallant : des Paul B. Doiron \ Finances Prosper Poirier 7) Comité Jean J Arsenault j pour le bien David T. Botts | de l’As- Sylv T. Gallant } sociation François Blanchard | Après la nomination des comités, M. le Grand Député fit tenir à la nouvelle succursale une assemblée selon le Rituel et la Constitution. Lorsqu'on en vint à la clause Pre” de l'Association, le Revérend Père Burke, dans une allocution courte et préaise, félicita les membres de la nouvelle succursale et leur es- quissa en peu de mots leurs princi- paux devoirs comme membres de l'A. ©. B. M., après quoi il invita le Révérend Père Chaisson à porter la parole, ce qu'il fit en félicitant la paroisse de St. Antoine de pou- voir se glorifier de posséder une succursale de cette grande et belle Association qui est destinée à ac- aomplir tant de bien parmi nous. Le Directeur spirituel ne put s’em- M. l'abné FX. Gallant curé, Trés. |: tion dausla paroisse et il était{et si cela ne cause rien qu'un peu heureux de constater que ses efforts | de bi demande considérable pour l'ex- avaient été couronnés de succès. que cela marche. | Le Président et le second vice Pré-| à quelque chose conséquent |sident joignirent leurs voix à celle Cette discussion à propos que les travail persévérant de leur | zélé curé avaient fini fabriquer du beurre avec ce lait {l'emporter sur les difficultés qui "| présentaient et que l'institution d’une succursale de l'A. C. B. M. était maintenant un fait aocompli. Puis un vote de remerciement fut présenté au Grand Député et au Père Chai:son. Tous deux expri- mèrent leur reconnaissance à la succursale No 342, ainsi que leurs vœux sincères pour sa prospérité Ca et La. J'ai lu, iln'y a pas longtemps,une lettre d’un monsieur qui se fait un plaisir d'écrire dans les journaux des provinces maritimes—notre province est si petite, voyez-vous— demandant à un professeur de grande renommée de lui faire par- venir 150 lettres écrites par les é- lèves des écoles de France, pour être distribuées parmi les élèves de nos écoles ce qu’on est convenu d'appeler la Correspondance Inter- scolaire, c’est-à-dire, que les éco- liers d’un pays écrivent aux éco- liers d'un pays étranger et ceux-ci leur répondent. (C'est une très bonne idée, une chose très inté- ressante et à la fois instructive pour l’élève ; car en recevant sa lettre, l'élève tout naturellement, voudra savoir de quelle part du globe sa iettre vient et illui faudra, s'il ne le sait pas déjà, étudier sa géographie et même un peu de son histoire. Ensuite l'échange des i- dées se fera, ce qui lui vaudra un bon sujet de composition. Enfin, il y aura émulation à savoir qui é- crira la meilleure correspondance, ce qui le conduira à écrire une faut, que beaucoup de monde, lettre comme ïl chose inême quel- ques instituteurs, ignorent. Mais pourquoi aller si loin pour obtenir cet échange de lettres ? Pourquoi he Ï as | dance entre les difiérents districts acquérir cette correspon- des Ou province ou bien | | de notre lautres provinces de l’ Acadie ? sinous voulons aller plus loin, pourquoi ne pas faire l'échange a- vec nos compatriotes de la pro- vince de Québec, nos cousins ce St. Jacques d'Achigan, St. Gré- goire, Bécancourtet la Beauce ? Ceux-ci pourraient nous écrire tou- chant leur majestueux fleuve St. Laurent dont ils ne cessent jamais de chan‘er les grandeurs, tandis que les nôtres pourraient écrire sur la maguificence de notre immense golfe St. Laurent. (Ceux-la pour- raient nous renseigner sur la cul- ture du tabac, sur la manière de faire du suore d'érables et leur fa- meuse soupe aux petits pois, tan- dis que les nôtres pourraient vanter notre culture avancée, nos beaux chevaux, nos poissons au goût dé- licieux comparés à leurs petits poissons blancs et maskinongés. Enfin, une chose surprendrait les grands, sinon les petits, ce serait de leur démontrer que nous par- lons etécrivons le français tout aussi bien qu'eux. Bien entendu ici que je parle d’école de cam- pagne, sans les collèges, et autres instituteurs de haute éducation où on enseigne très bien le français. Voyez-vous si vous faites l'échange avec la France, les petits français pourraient écrire sur bien des choses comme la loi militaire, la suppression des congrégations, le socialisme, le nihilisme, la loi des associations de Rochefort, Waldeck Rousseau et sur d’autres sujets que nos enfants ne comprendraient que pour être soandalisés. Donc, je répète, la correspondance intersco- laire, c’est très bien, mais n’allez pas si loin pour ce qu’on peut trou- ver si près de chez nous. Notre inspecteur d’écoles aca- pêcher d'exprimer la satisfaction et le légitime orgueil qu’il éprou-| vait en constatant que ses efforts] avaient été couronnés de sucoès. | ble de manufacturer une bonne qua- lité de beurre avec cette qualité de! — Depuis longtemps, dit-il, il avait| travaillé à implanter cette associa- diennes et un de nos instituteurs sont encore en dispute à propos de Qui au- rait dit qu’un tel sujet aurait causé Pourtant c’est le cas, cette pauvre minéralogie. tant de bile. par La discussion en était rendue aux parier le. tant mienx : mais sur le ton ça pourrait venir de plus sérieux. de miné- ralogie me rappelle à la mémoire deux petites anecdotes. Un jour, vendeuses se mirent en dispute. gros mots lorsqu'une voisine Ss’ap- procha de l’une d’elles et lui dit : ‘ Appelle la donc une vaurien avant | qu'elletele dise.” Et ioi, l’un pourrait accuserfl’autre de ne point dire la vérité avant que l'autre en eut la chance. L'autre anecdote est à propos de deux jeunes hom- mes. Leur conversation tournait toujours sur le même sujet, et lors- qu'ils se rencontraient o’était tou- jours la même question : “Quand as-tu vuta brunette, j'ai été voir la mienne hier au soir.’ Et toujours ils parlaient de leurs brunettes. Au bout du compte l’un a marié une blonde et l’autre, moins fin, n'a marié ni blonde ni brunette. Il en est un peu ainsi avee la minéra- logie et la calligraphie. Le surin- tendant d'éducation pourrait peut- être ordonner qu’on fasse plus d'attention à l’orthographie et l’é- criture, mais je doute si jamais il ordoune d'enseigner la minéralogie dans nos écoles primaires. Monsieur le sénateur Poirier, excellent citoyen et brave défenseur des droits acadiens, commet une erreur dans ce cas-ci. La minéra- logie, la chimie et autres sciences Æjusdem farinae n'entrent pas dane le cadre d'étude des écoles primai- res. Avouons franchement que ces études sunt trop négligées dans nos collèges. Si elles sont ensei- gnées, ce n’est que théoriquement. Quand au laboratoire de chimie et de physique, choses indispensables pour enseigner les sciences, vous ue les trouverez que rarement et presque jamais au eomplet. C’est pour cela que dans certaines pro- vinces du Canada tout le monde jaistruit peut faire de bons discours remplis d’éloquence et parfois de citations latines et grecques d’Ho- A \°TI àr 116 race et d'Homère. Aiméri- ains, moins savants en rhétorique t Belles--Leitres, mais fortifiés par Les c e les hautes études scientifiques de leurs colièges et universités, vien- nent exploiter les immenses forêts et les magnifiques pouvoirs d'eau qui abondent dans Québec et Onta- rio, et là où chantait le pauvre mais bon poète ‘‘canayen,’ l'améri- fortunes et vit dans l'aisance. Sach is life, mais le système d'éducation en est pour beaucoup la cause. cain amasse des AJAx Qai est ce qui n’a pas entendu du KENDRICK Lini- MEN® ? Des milliers de per- <onnes ont fait usage de Ken- driok, le meilleur pour la mai- sonet l'écurie. C’est un remède infaillible dont se servent toutes les familles, lO THE PUBLIC —X— As lhave had several years practical experience in Boston in Watch Making and Repairing And as 1 have decided to open a watchmaking, re- pairing and jewelry shop here, 1 therefore soiicite the pa- tronage of the public. 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