L'IMPARTIAL JEUDI LE 29 AOÛT, 1901. ’IMP ARTIAL ces nobles paroles qui ne peuvent | sortir que d'un cœur mû par les sentiments du vrai patriotisme. Merci, merci. L'IMPARTIAL se fera toujours un devoir de remplir aussi fidèlement que possible la mission qu’il s'est imposée —faire prévaloir nos droits etuous faire avancer de plus en FoNDR EN 1898 Le seul Journal français de l’1le du Prince Edouard. — mt tune HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. plus dans l’échelle sociale. Ainsi, travaillons d'un commun accord et le succès, de part et d'autre, cou- ronnera nos efforts. N'oublions pas la devise : L'UNION FAIT LA FORCE. ABONNEMENT : css cd 01.00 scie nnéss : DO } Trois mois... ............30 Les abonnements sont paya- »les d'avance. . Annonces 10 cents la ligne Lre insertion, 2 cents la ligne les insertions snbséquentes. _ Toates communications doi. rent être adressées à | | L'IMPARTIAL TIGNISH. IL P.E L'IMFARTIAIT, Tianisx 29 Aout 1901 Neuvieme Congres DES INSTITUTEURS ACADIENS La convention des instituteurs cadiens qui a été tenue à St. Jac- ques d’'Egmont-Bay jeudi et ven- dredi de la semaine dernière a été ee vrai succès sous tous les rap- rts. Presque tous les instituteurs étaient présents et l'éclat de la fête tait rehaussé par la présence de ous les membres de notre clergé acadien qui veille toujours avec un Min affectueux à l'éducation de notre génération acadienne. Pen- Jlant les séances, des questions im- portantes ayant rapport à l’avan- ment de l'éducation française ont Été discutées et ont fait ressortir s arguments qui démontrent que -hotre corps enseignant français est à la hauteur de sa position. Nous nous abstiendrons d’entrer dans de plus amples détails de cette belle réunion jusqu’à ce que nous Soyons mis en possession du compte rendu que nous attendons de M. Je secrétaire. à Qu'il nous soit permis, cepen- dant, de féliciter les jeunes institu- rs sur le succès immense qu’ils put obtenu dans le drame ‘‘Felix Poutré” qu'ils ont executé le pre- ss Soir de la convention (jeudi). Karement nous a-t-il été donné d'assister à une séance dramatique où les différents personnages se sont acquittés si honorablement de -eurs rôles respectifs. Il n’y a pas “moyen de particulariser. Tous, Sans exception, dans ce drame dif- “icile, se sont montrés maîtres de va situation. La pièce a été si bien zoûtée, qu'on en a demandé la répéuition à la salle St. Philippe pour lundi soir, pour ce soir( jeudi) à Mont-Carmel. : emerciements Sinceres D prenons cette occasion de remercier très cordialement tous es braves gens des paroisses d'Eg- | wmont-Bay et Mont-Carmel pour le | Pi accueil qu’ils nous ont fait lors e e Æérnière visite au milieu | eux et pour le généreux patro-| “page qu'ils nous ont accordé. La! : belle liste de nouveaux abonnés! . nous avons recueillis dit assez | haut que les Acadiens de cette pro- | “vince sont bien résolus d'appuyer | Miss efforts de L'IMPARTIAL qui tra- “ vaille incessamment à l'avancement | de notre population acadienne. “Musieurs braves cultivateurs que bus avons visités prennent an sé- | “enx le succès de l'organe acadien | … l’île et manifestent un orgueil. 4 gitime d’avoir un journal français | “dans cette province. Ilest bon, a isent-ils, d'aider les journaux | "ps mais faisons-nous hon- | “ neur en nous supportant les uns les. Le. chez nous, d’abord ; ensuite | les journaux étrangers, si nous | pouvons. w sat x %, UN GRAND JOUR (Du moniteur Acadien) Le 15 août restera à jamais gra- vé dans la mémoire des citoyens de Memramcook et de tous ceux qui ont eu la bonne fortune d'assister à la fête extraordinaire qui ce jour- là, pour nous servir d’une heureuse expression de l'éloquent prédica- cateur, Mecque de leur pays. Memraim- cook a vu bien des fêtes, assisté à de grandes solennités religieuses et nationales, réuni de belles et im- posantes assemblées ; mais jamais démonstration n'y fut plus conso- lante et mieux goûtée que ceile de jeudi dernier. Une température idéale, un beau soleil, tempéré par les fraîches bri-| ses de la baie française, un ciel pur et serein, une atmosphère embau- mée des parfums d'une vigoureuse végétation, tout en un mot concou- rait à rendre la journée propice et agréable à la multitude qui dès les premières heures de la matinée affluait par toutes les avenues vers les hanteurs où s'élèvent les majes- tueux monuments religieux qui ont rendu l’antique paroisse de Mem-: ramcook sicélèbre dans tout le pays, À l'heure donnée les visiteurs et la foule pénétrèrent immédiate- ment dans l'église, ornée de ses plus belles parures, où la fête dé- butait par une grand’messe solen- uelle, célébrée par M. l'abbé F. X. Cormier, curé de la Haute Aboujagane, et doyen dn clergé acadien. M. l’abbé Jean Hébert, curé de Saint-Paul, faisait les fonc- tions de diacre, etleR. P. Guy, as- sistaut-supérieur du collège St- Joseph, celles de sous-diacre. Au chœur on remarquait le Très-Révd Père À, Roy, supérienr de l'uni- versité, les RR. PP. E. KE. Lab- bé, À. LeBlanc, A. D. Cormier, J. B. Lauglais, À. B. O'Neill, de Memramcook, et MM. les abbés F. X. J. Michaud, curé de Bonc- touche, Ph. L. Baelliveau, curé de Grande-Digue, D. F. Léger, curé de St-Anselme de Fox-Creek, Al- ban Robichaud curé de Ste-Anne, etc etc. Après la communion, M. l'abbé P. C. Gauthier, assistant-directeur et professeur au collège St-Duns- tan de Charlottetown, monta dans la chaire de vérité pour donner le sermon du jour. C’est un jeune prêtre d’une belle prestance, à la physionomie mâle et douce à la fois ; voix sympathique, sonore. distincte, geste naturel et agréable ; pour toute l'assistance, à peu d’ex- ceptions près, c'était un prêtre in- connu ; au premier mot il captive l'attention de ceux?qui l’écoutent, et jusqu'à la fin il les tient rivés à ses lèvres, d’où s'échappe une élo- quence coulant de source. Grands et petits, gens du peuple ou sa- vants, tous suivent avec une reli- gieuse avidité les heureux dévelop- | pements que le savant prédicateur | donne à son texte, et quand il pro- |nonce l'ainsi-soit-il de la fin, cha- cuu regrette qu'il ait été si court. Nos lecteurs trouveront dans nos colonnes, aujourd'hui, le sermon du Rev. P. C. Gauthier. leur Nous demandons de lire cechef- d'œuvre d'éloquence dela chai- re. —Red. CATALOGUE G RAT | Sur demande nous enverrons notre nouveau catalogue de LIVRES POUR TOUS": Ouvrages popu- laires. Choix de 700 volumes pour tous les goûts. Prix 5c. à $1.25 le volume. Ecrivez : LIBRAIRIE BEAUCHEMIN ” Nous nesaurions trop wppuécier | 258 RUE ST-PAUL, MONTREAL, Que. (5) |croirais pouvoir faire cette lugubre conviait les Acadiens à la | prophétie, en face de cette foule | qui m'écoute, et devant nos frères / Discours Prononce A MEMRAMCOOK LE 15 AOÛT | canadiens français, dont la sympa- thie nousest acquise, qu’à leur vrochain voyage sur nos rives ils trouveraient ici, non pas un petit peuple plein de sève et de vitalité, travaillant, avec ardeur, à sa régé- nération,—mais un corps, pour ainsi dire, inanimé, sans vigueur, sans ambition, sans idéal, désespé- rant de l'avenir, —également inca- pable et d'apprécier les largesses de ses frèreset de leur rendre les services attendus en temps oppor- tnn. . PAR LE REV. PH. BELLIVEAU CURE DE GRANDE DIGUE Mesdames, Messieurs, Il me semble qu'en vue des élo- quents discours que nous venons d'entendre et de ceux qui nous sont réservés au cours de cette journée, M. le président aurait pu, facile- ment, vous faire grâce des quelques remarques que je suis appelé à vous faire. Je sens, cependant, au fond de mon cœur, un sentiment, qui en uu jour comme celui-ci, me pousse violemment à me joindre à ce con- cert de patriotisme, vibrant dans toutes les âmes. Enfant de l’Acadie, ce déploiement de beauté, de jeu- Ceci est pour moi une convic- tion profonde, Mesdames, et Mes- sieurs et je l’exprime sans crainte, et avec toute la franchise dont je suis capable—Et j'ajoute que plus l'on respectera notre histoire—uni- {que dans l’histoire du monde—ifñ- nesse et de virilité tout ensemble, | mortalisée dans la prose, dans la qui se déroule aujonrd’hui sous nos | F°ésie, et bientôt, je l'espère, dans regards, dans eette riante vallée de!la peinture—plus l'on respectera Memramcook, m'émeut ce sentiment qui nous a fait choisir transporte. Ce n’est pourtant pas| Pour patronne la pius puissante tant cette joie qui se reflète sur | protectrice du ciel, parceque nous toutes les figures—ce n'est pas tant | étions le penple le plus opprimé de cet entrain, qui, comme un courant | la terre—plus l’on respectera nos d'électricité, agite cette foule qui | droits d’Acadiens dansces provin- se presse autour de cette tribunc—|ces maritimes—plus l'on contri- ce ne sont pas tant les sons joyeux | buera à cimenter cette union inti- de nos clocheset de nos fanfares- .|me, si désirable et en si bonne voie ni ces oriflammes, qui, gracieuse- | d'accomplissement, entre des frères ment, se balancent au souffle des| par la foi, par le sang et par la zéphyrs, qui parlent à mon cœur, langue. en ce jour solennel, et le remplis | Les dates différentes de nos célé- sent d'émotion—mais c'est surtout |brations nationales, au lieu de cette pensée primordiale, vers la- | nuire à l'action générale, nous per- quelle toutes ces choses convergent | mettront, au contraire, l'échange et se concentrent et qui dégagée de | de ces procédés courtois, dont nous ces brillants décors, plane, grande avons aujourd'hui un si bel exem- et sublime, au dessus de toutes ces|ple—et de ces visites généreuses et manifestations—c'est-à-dire l’idée | fraternelles que nous nons faisons à française, étroitement unie à la foi (l'occasion. Le plus fort aimera le de nos pères, sur ce continent | plus faible d'un amour véritable, d'Amérique.—Peu importe, pour | et l‘aidera, pratiquement, dans la moi, que ces nobles élans se mani-| revendication de ses droits lésés— festent au jour de la St. Jean-Bap-let le tiste, au jour Ce l’Assomption, ou | cette à l'anniversaire de la prise de la! que, mais pratiqne—rendra à son Bastille—l'important, c'est qu'en frère amour pour amour.—Ceci ces jours de ralliement national, les|est mon rêve, Messieurs, et me plus sympathie, non pas platoni- et. je cœurs battent à l'unisson, et que |arois, le rêve de tous mes compa- les sentiments et les aspirations |triotes. soient les mêmes. Ce que nous ferons les uns Il est peut-être | pour les autres sera dans l'intérêt mieux, Mesdames et Messieurs, de | de tous—et cette solidarité de sen- laisser à chaque groupe ce cachet |tiinents tournera au plus grand a- particulier qui détermine son ac- | vantage de l‘idée française dans tion, active sa volonté, et stimule|ncotre beat Canada etsur tout ce son zèle pour les grandes choses du | continent—ce qui doit être, et est patr'otisme.— Que ceux qui yous | réell ment, le but de toutes nos as- veulent sincèrement du bieh le |birations.—-Ainsi, la main dans la comprennent une fois pour toutes :| main, fiers de notre passé, contents le Français a soif d’idéal.—Enlevez | du présent, et regardant l'avenir lui cet idéal qui le soutient dans les luttes dela vie, dans _Jle combat pour l’existence—vous enlevez à l‘arbre sa sève, et vous le condam- nez à mourir. Notre idéal et notre avec confiance, nous marcherous unis, tous ensemble, vers les glo- rieuses destinées que Dieu nous réserve. FT . ‘ { faible reconnaissant de RENSEIGNEMENTS AGRI- COLES RECOLTE DE LA POMME DE TERRE a — L'arrachage des pommes de terre est une opération de pre- mière importance, s’il est fait eu temps opportun, c'est à dire à ’époque de leur maturité ; les ment indiquent leur état eom- plet de maturité Tout le monde sait que l'airachage doit être pratiqué par un beau temps en laissant se ressuyer sur le sol, pendant une journée ou deux, les tubercnles propresà la nour- titure de l'homme etdes ani maux. Quant aux tubercules ehoisis pour la semence, il ne faut pas les rentrer tout de suite et les mettre entas comme les précédents ; après de nom} reu- ses expériences on a cCoustaté qu'on peut les laisser sar le ter- rain pendant huit on dix jours ou dans une cour un peu ombrée Ce procédé a pour effet de par- faire la maturité de la semence. Lorsqu'on aura rentré la se- mence dans la cave, destinée à leur conservation, en ayant soin de les isoler de la terre par des planches, il faudra encore pren- dre quelques précautions, On aura soin de les remuer une fois par mois, afin que toute la se- meace jouisse de la même quan- tité d'aret de lumière, seul mo- yen de la conserver saine jusqu’- au moment de ja plantation, sans aucun épuisement. DIFFERENTES METHCDES mn |D'UTILISER LE TREFLE COMME ENGRAIS VERT ee — Votre sol cstil pauvre au point de ne pouvoir vous donner un® récolte de trèfle, ensemencez d’abord en sarrasin que vous enfouirez sous nn bon labour. à l'époque de la floraison. Quinze jours à trois semaines plus tard, travaillez bien votre terrain avec la herse bèche, pour y épandre ensuite 50 à 60 bois- seaux de cendres, on tout antre engrais potassique, à raison de 200 à 250 livres à l’acre ; faites feuilles desséchées naturelle- ambition, à nous, Acadiens fran- çais, c‘est de nous rendre dignes de nos glorieux ancêtres, de ré- parer les désastres de la déporta- tion, dont vous, frères de la Pro-| vince de Québec, êtes venus, si) généreusement, fêter aveo nous le | douloureux anniversaire, —de re- | prendre, pacifiquement, une partie | du patrimoine dérobé par des enne- | mis séculaires, de travailler jus- qu'au bout à ce travail, lent mais! sûr, d'expansion dans ce pays même | qui a été le théâtre de nos mal-| heurs—et de reprendre notre place au soleil dans toutes les sphères accessibles aux humains. La lutte! est pénible, messieurs, et les obs-! tacles difficiles à surmonter et nous avons besoin de tout ce qui est 1Ôtre pour ne pas faillir à la tâche— Sans le souvenir des vertus de nos pères et leur foi catholique---sans notre nom d’'Acadiens, confiance en Marie, notre patronne —sans nos traditions et notre lan- gue française que uous faisons tant Î sans uotre d'efforts pour conserver —c'en se- rait fait de nous Perdons la plus petite de ces choses qui nous soutiennent, notre idéal s’évapore, et notre œuvre qui est l’œuvre toute ! française de ce continent, est com- promise à tout jamais, pour nous comme ponr elle. Bref, qu'on nousenlève notre cachet particu- lier —comme de la famille un Montréalais en exprimait, récem- A Correspondant le désir—ce nom d’ ment, ÂAcCa- diens—qui nous a été transmis dans les larmes et le sang, et je suivre l‘'épandage de ces engrais NOS ACADIENNES J. H.Myrick & Co Importers sad Prealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fisiing Supplies ATTIGNISEH and A LBERTON We have just opened à full and complete stock of NEW G00DS. ; Es = ki NE : | We are prepared to supply the wants ofthe farmer, fish- d’un léger hersage. Au prin- temps suivant, labour hersages énergiques en tons ; semences de 12 à 15 livres de trèfle rouge eue avec M. Monck au retour de] Mammonth et de 10 livres de la récente visite de celui-ci à Mer- graines de lnzerne bien mélan ramcook, on serait porté à croire! gées ; finalement, dernier et que nos frères Canadiens ignorent léger hersage. Aussitôt votre la beauté de n10S acagiennes. C’est trèfle en fleurs, passez le rouleau pourtant un fait bien établi et re- épandesz 10 à 12 mi de c! connu depuis longtemps que nos P ” REP acadiennes sont de belles et gentil- s enfonissez _— 5. bons, LM it Quinze jours à trois semaines mortalisé par la description qu‘il a plus wauvais arpent de votre faite d'Evangéline. le poëte! terre vons en aurez fait le meil- américain vivait de nos jours, ilne| leur, prét à vons donner les plus belles récoltes de céréales. Dans une terre plutét pauvre mais pouvant néanmoins donner une récolte quelconque, semez Peut-|avec vos eéréales 12 à 15 livres Ge quelques! de Mammouth, ou 10 livres de uns de non hommes prominents qui! ]nzerne et cinq livres de Mam- ont inspiré cette idée à nos frères mouth, tard à l’automne, épan- | dez sur votre trèfle 50 boisseaux de cendre ou 200 à 250 livres d’un engrais pottassique i l'an- née suivante, enfouissez sous un | profond jabour, à l’époque de la À lire l‘entrevue qu’un reporter du Journsl de Montréal dit avoir les femmes. VÉ lui serait pas nécessaire de faire la! cour aux Muses ; car à la vue seule! de nos acadiernnes—jeunes et vieil- | les—il serait tellement inspiré BR les Muses lui en saurait gré. être que c'est l‘uniou canadiens ; mais voyez-vous, lors- que Cupidon s‘élance, les nationa- lités sont ignorées. Hotel Bernard floraison avant que la fibre dur. |cisseet que l'azote ait pour la plus grande partie passé dans l'his house is thoroughiy fitted up ;| œrai . fé: thin 2 minutes walk from depot It is la graine ; {ray ailiez votre so! — } — lucted on firsé class priuc pies, every | ER Conséquence après l'enfouis- | attention being given to the confort or! . | he s?ment,. | | aus une terre de richesse DER RE | Moyenne, même quautité de trè | ile semée avec les céréales : ici, Leg Hopuarg [0 enfouit cette récolte de trèfle PORT Re Ge. à l'époque des derniers labou:s d'automne | oi ne dir a i ….. ' | SHOE TAGS which are « erman and mecha- nicC. We invite in- tendinco: purchasers to give us à call, and they will find we can meet all competitors, and Save to them the trouble and ex- pense of going to Summerside OF Charlottetown. DON'T THPCW THEM AWAY It is justlike throwine away money when You throw av a: tbe SXKOW every plug AND CUR. COCO. 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