à | hs Bonne Replique ‘ques. L'avarice du fermier Martin etait légenriaire à dix lieues à la ronde. À table, il faisait de maigres parts de pain et de viande à ses domesti- Aussi, Dieu sait comme il en changeait souvent ! Parmi ses serviteurs était un jeune berger d'une quinzaine d’an-| nées qui avait la garde du troupeau de chivres. C’est lui qui, d'habi- tude, avait la plus petite ration. Tiens ? lui disait le fermier Martin, ronge cet os, drôle ; il n'y a pas peut-être beaucoup de viande, . ’ s “ mais c’est antour desos que se | femme s’en retourna chez elle. A trouvent les morceaux les plus, nourrissants. Le gamin se taisait | et dépiutissait avidement les quel-| ques rniettes de bidoche qui lui é-. taient dévolues. Cependant, il résolut de venger, son ventre, presque toujours non rassasié. Depuis quelque temps, | les chèvres maigrissaient à vue d'œil, certaines même n'avaient plus de lait dans leurs mamelles. | Le fermier Martin, voyant cela, se faisait un mauvais sang noir ;ilue! pouvait s'expliquer ce changement | subit. Un jour, à table, devant | tous les autres domestiques, il in-| terpella durement le petit berger : | — Dis donc, drôle, voudrais-tu | m'expliquer un peu d’'ousque ça| vient que mes chèvres, qui, jus-| qu'ici jouissaient de la juste répu- | tation d’être les plus belles des en-| virons, d’ousque ça vient, dis-je, qu’elles soient maigres comme des piquets de vigne ? — Ben ! on sait pas, patron. on sait pas |! D'un formidable coup de poing, le fermier Martin fit voler en éclats les verres et les assiettes qui se trouvaient sur la table. — Vaurien ! scélérat ! Com- ment, tu nesais pasce qui fait maigrir mes chèvres, et c’est toi qui les gardes ?....A qui donc faut-il que je le demande ? Dis, réponds un peu, voir... L'air têtu, le gamin tête sans répondre. Surexcité var ce mutisme, le termier Martin vo- ciféra : —-Eh bien ! ou je t'assomme ! mènes-tu paître mes chèvres ? —-Ben, v'là ! je les conduis dans baissait la parleras-tu, drôle, Voyons, où la carrière de cailloux qui se trouve au fond du Pré-Fermé. Ebahi, le patron demanda : Mais, est-ce que tu n'es pas fou ? Dans la carrière....Æt que veux-tu que mes chèvres broutent à? Oh ! patron, min avec un petit air plein de ma- lice, iiy atrès peu d'herbe dans la carrière, il est vrai, mais le peu qui pousse entre les cailloux est bien plus nourrissante que celle qui pousse dans le pré. Le fermier Martin baissa la tête Il avait compris. répondit le ga- sans répondre. Aussi, à partir dece moment, ne fit-il plus les parts à ses domesti- ques, et ne donna-t-il plus d'os au petit berger. PE CNRS Une Eruption volcanique à Java Des avis annonce Amsterda.n, Hollande reçus ici disent qu'on qu'un village entier de l'ile de Java aété englouti par une éruption volcanique, et que des centaines de personnes ont été tuées. Plus tard, on a reçu au ministère des colonies une dépêche du gou- verneur de Batavia signalant l’é- ruption du volcan de Merapi, dans l'ile de Java, et disant que douze personnes ont été brûlées vives et que vingt autres ont éte griévement blessées. L'éruption à été accom- pagnée d’une pluie de charbons en- flimmés. ere en cum | Le dernier verre M. Tarfute est un hypocrite ; il s'attache à ne jamais mentir, mais dans sa bouche la vérité même peut devenir mensonge. M. Tarfue est un buveur a- charné. Il s’attarde souvent à boire de la bière, au point que sa femme est obligée de venir le qué- rir pour l'arrêter dans ses excès de Jibations. Hier soir, M. Tarfute était atta- ché, comme de coutume, dans une | |je prendrai. D mm, L'IMPARTIAL, à. brasserie, et, devant Ini, les sou- coupes s'accumulaient en une é- norme pile. L'heure s’avançait et il ne son- geait pas à partir. Tout à coup, Mme Tarfute fit irruption dans la salle, et, s'adres- sant à sou mari, ie somma de reu- trer au domicile conjugal. —Je viens, je viens, fit le buveur invétéré. Et montrant à sa femme le verre plein, devant lui : | —Tiens, ajouta-t-il, je te jure que c'est le dernier que je prendrai aujourd'hui. Sur cette assurance, la brave lors, M. Tarfute, aui ne savait pas mentir, appela le garçon : — Prenez ce verre, dit-i:1, et met- tez-le-moi de côté, j'ai promis à ma femme, que ce sera le dernier que Vous m'en servirez encore trois autres, et celui-ci pour finir. Et, tranquille avec sa conscience, M. Tarfute se remit à boite. na om dues ROME en RE Le Chant Gregorien La Croix, de Paris, nous donne un intéressant extrait de la Voce della Verita du 1er et 2 janvier, touchant le plain-chant grégorien. Il est d'une rlume très compétente : ‘“,.Le chant de la musique sa- crée fut remplacé, à Rome, vers, 1620, par le style et le genre des concerts, d'origine profane. ? “Le chant grégorien fut généra- | lement aboli dans les églises, et si l’on en parlait c'était comme d'un souvenir de temps à jamais effacés. ‘“Des tentatives de réforme n’a- | | | vaient point manqué, çà et là, dans | | la première moitié du XIXe siècle ; | c'était toutefois des œuvres isolées, | € sans conséquence pour le chant gré- gorien.. . 0 ‘““La gloire d'avoir ouvert les voies au renouveau du chant gré- gorien revient à juste titre aux édi- tions de Reims et de Cambrai ; elles commencèrent l’œu\ re qui fut enfin achevée par les fils de la Congré- gation de Solesmes. C’est grâce au zèle et à laténacité de ces moines savants que les mélodies grégo- riennes revinrent à leur intégrité et à leur pureté. ‘#Toutefois il est bon d’avertir le lecteur, pour la pleine intelligence de la question, que, voici trente ans, quelques personnes, se défiant peut-être de la résurrection du chant grégorien, provoquèrent une nouvelle impression de l'édition médicéennes, et que cette édition prépara et hâta la restauration complète du chant grégorien dans son intégrité. ‘“Si l’on souhaitait connaître la différence caractéristique qui dis- tingue les éditions pures d’avec les éditions médicéennes, nous dirions que celles-ci contiennent un chant grégorien raccourci, ce qui lui Ôte la mélodie et la beauté originales, c2 qui occasionne aussi une exéCu- tion plus hachée, moins coulante, pour ne point parler des altérations qu'y subissent les formes grégori- ennes, par suite de règles souvent très étrangères à ce chant. ‘‘Au contraire, le caractère du chant grégorien pur est celui de la suavité et de la douceur, comme on peut aisément l’entendre et le sen- tir dans les mélodies ramenées à leur forme intégrale, conformé- | ment à la tradition, et exécutées | suivant l’enseignement que d’ex- |! cellents travaux ont permis de pré- ciser. “Le Saint-Père couronne l’oeu- vre comimencée par Léon XIII, ct. “ ce mème à sa perfection la réforme de la musique sacrée ; il sanctionne pontificalement l'idée de populari- \ser la liturgie, grâce à la vulgarisa- tion du chant grégorien, —ce chant qui résouna partout, mais spéciale- ment en Italie, dans nos églises, monuments elles aussi de civilisa- tion italienne, et dont l'Italie est redevable au Pontificat ro- maini* .....))? Abonnez-vous a L'Impartial JEUDI. LE 25 FEV. 1904, Clotures Indestructibles, Jolies, Parfaîtes. 200. seule- ment par pied courant, Fournies par nous ou le marchand local, WALKERVILLE, MO our Pelouses THE PAGE WIRE FENCE CO. Limited 202F NTRÉAL, WINNIPEG, ST. JOHN Lorsque le caoutchouc brut de Para a été raffiné et séché, 11 est traité par notre composé secret chimique. Ce dernier est.intimement mélangé au caoutchouc par un passage répété entre les rouleaux chauds d’une machine à broyer, jusqu’à ce qu’il se soit parfaitement allié à chaque atome de caoutchouc. C'est alors que ce caoutchouc durerà ! Les CLAQUES GANADIENNES ont été fabriquées depuis cinquante ans—ce composé secret spécial est le fruit de cinquante ans d'expérimentations et d'études con- stantes. Nous trouvons que ce composé produit une plus grande durabilité que toute autre méthode de traiter le caoutchouc qui soit connue dans l’univers entier. C’est le plus précieux actif de notre . commerce. 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Erwin, président de l’Atlantic Coast Line Raïlroad Company, ac- compagné de ses deux secrétaires, vient d'être victime d’un bandit pègre qui, entre Savannah et Ma- con, a pénétré dans son wagon. Un conducteur a été blessé, mais légèrement. Le bandit, après avoir réussi à monter dans le traiu, sans être a- perçu, à ure station où le mécani- cien s'était arrêté pour faire de l’eau, a fait son apparation un peu plus tard dans le wagon où M. Er- win et ses secrétaires étaient cou- chés. Un revolver à chaque main, il ieur a ordonné de ne pas bou- ger, puis il a fouillé conscienciease- ment dans les poches de ieurs vête- ments et a enlevé l’argent qui s’y trouvait, environ $500. Il a en- suite fait un paquet des vêtements qui lui plaisaient le mieux et après l’avoir chargé sur son dos s’est di- rigé vers la porte du wagon où il s’est trouvé face à face avec le con- ducteur qui était endormi lorsqu'il y avait pénétré, mais venait de se réveiller. ‘Que faites-vous ici? ?” s’est é- crié le conducteur, en voulant ar- rêter l’homme mais celui-ci ne lui en a pas laissé le temps et lui a tiré une balle dans la cuisse ; puis, sans attendre que le train qui à ce moment-là marchait à 40 milles à l'heure, diminue de vitesse. le nè- gre a sauté sur la voie et ne s’est fait aucun mal, car ses victimes l'ont aperçu qui s'enfuyait à toutes jambes dans la direction d’un bois du voisinage. A l’arrivée du train à Savannah, M. Erwin et ses secrétaires ont dû attendre pour en sortir qu’un tail- leur de cette ville leur apporte des vêtements. sms Le Mn 22m 0e mn Le Japon et la Russie 15 Février—Les Russes font sauter trois de leurs propres vais- seaux qu’il méprennent pour des vaisseaux Japonais. 12,000 japonais out un eugage- ment sur terre avec les Russes et sont repoussés pas ces derniers. . Les Japonais font sauter trois vaisseaux russes. 16 Fevrier —Un croiseur russe est détruit avec tout son monde— 197 officiers, les soldats et tout l'équipage. Les Japonais capturent le vais: seaux russe Rasboynik. 18 Fevrier —Deux vaisseaux russes le Variag et le Korietz sont détruits par des torpilleurs japo- nais, 17 officiers et 438 russes y perdent la vie. eme dues man ed | Le bon tour du pere Moise Le madré sémite Moise et son compère Schluppman étaient invi- tés chez un riche coreligionnaire, à l’occasion du prochain mariage de sa fille. Le dîner fut plantureux, les vins généreux versés en abondance, aussi la plus cordiale gaieté régnait- elle parmi les convives. A un mo- ment donné, on servit une crème au citron, et l’on plaça, pour la manger, devant chaque convive, une cuillère massive de vieil argent artistement travaillé. A la vue de cette arge#terie, les yeux de Moïse et ceux de Schlup- (pmann brillèrent de convoitise, mais il faut croire que, chez ce der- nier, la tentation fut la plus forte, car après avoir conscicncieusement mangé la crème, ii glissa furtive- ment la cuillère dans sa poche, mouvement qui échappa aux invi- tés, mais nou à l’œil de lynx du vieux Moïse. Après le dîner, quand la société | Si vous tousssez, prenez le - à s me” k EE EE ram? AE, AE à _ BAUME RHUMAL gina, pour se distraire un brin, de ‘se livrer À de petits jeux, tours de |passe-passe, magie innocente, etc., et les plus malins de ja réunion fu- rent mis en réqui-ition pour l’amu- sement de tous. —Eh ! compère Moïse, dit tout à coup l’amphytrion, ne vous sou- vient-1l plus de ces bons tours que vous exécutiez jadis à ‘‘l’Agle d'or.” es fut réunie dans le salon, on ima- | —Eu fait de tour, repond 1e con- vive, il en est un dont je me rap- pelle, et je crois qu’il vous fera rire. Faites-moi donner, je vous prie. une de ces cuillères d'argent avec lesquelles nous avons mangé la crèine. L'objet demandé fut apporté aus- sitôt. Alors, le père Moïse, se posant bien en face des spectateurs, mi tos- tensiblement la cuillère dans la po- che de sa redingote, — Mesdames et messieurs, dit-il, en faisant des passes magnétiques autour de lui. L'objet que vous m'avez vu mettre dans ma poche va eu sortir invisible, pour aller se lo- ger dans celle d’un de vous. Puis, continuant ses passes en- core un instan*, il s'arrêta enfin. — Voilà qui est fait, dit-il, en cli- gnant de l'œil. —Où est la cuillère ?... où est la cuillère ? demande-t-on de tous cô- tés. —Eh bien ! Mesdames et Mes- sieurs, regardez dans la poche de M. Schluppmann et vous allez l'y retrouver ! Are a True Heart Tonic, Nerve Food and Blood Enricher, They build sp and renew all the worn out and wasted tissues of the body, and restore perfect health end vigor to the entire system, Nervousness, Sleeplessness, Nervous Pros- tration, Brain Fag, Leck of Vitality, After Effects ot La Grippe, Anæmia, Wesk and DL eve Loss of llemory, Palpitation ot the Heart L oss of Energy, Shortness of Breatb, etc., can all be cur using Milburn’s Heart and Nerve Pills. Price 50c. a box or 3 for $125. All dealers or Tux T. 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