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LA PANTHÈRE NOIRE ‘enlever tout moyen de reconnaître / dit à Walter tout son courage ; car, | Le la route suivie par le pauvre Ru-| Lil redoutait la soif dévorante qui | pert. eût infailliblement épuisé ses! bi (suite de la 1re page) Walter ne songeait pas à lui ; il forces. | Le Son employ: comme Fourrage de [leur autre nourriture: Pour les chevaux, le son ajonté à l'avoine ion d'une partie du La tendance qu'on remarque no; jours chez les cultivateurs qui veulent progresser, c'est leur re- cherche de nouveaux grains ou fourrages pouvart donner un meil- leur rendeinent que les anciennes dans la propoi premier pour trois parties de la se- conde, a donné des résultats plus que satisfaisants. Pour le jeune vaii tés. Cette ambition en soi, |bétail, poulins, veaux, agneaux, est louable ct les diverses fermes ex-|le son est la meilleure nourriture, périmentales aidant de leurs expé-|et on devrait l'acheter au sac. L'hivernement se fera dans de bien meilleures conditions, si une ration de son est jointe à la ration de paille des bêtes. L'homme pra- tique connaît la valeur du son com- me fourrage, etil se range à l'o- pinion des analystes et ces chimis- tres agricoles qui ont expérimenté toutes ses propriétes nutritives. riences, il est assez facile de la réaliser. Mais il ne faut pas cepen- dant que le cultivateur tout à l’en- thousiasiné de produits nouveaux, néglige quelques-unes des ancien- nes variéts qui ne peuvent être surpassées. I n'y a aucun aliment fourra- ger ou autre qui vaille le son pour la formation des os et des muscles chez le jeune bétail ; de même pour la produétion du lait. Non seule- ment le son est très précieux com- me aliment, mais c'est un laxatif et un correctif pour les animaux, et il est utile souvent de l'ajouter à Le son contient une grande propor- tion de protéine et, quand îül est donné aux animaux avec d’autres grains, influe grandement sur leur santé et leur apparence générale qu'il rend meilleure. taine d'énormes oiseaux se mirent à fuir à tire-d’ailes : un cheval lan cé au galop eût eu de la peine à auginentait toujours et que sa cou- à les | bre, il s'arrêta pour mieux se ren- suivre. Mais Waïter visa rapide-|dre compte. Ce n’est pas un ment un des plus gros ;ilfit feu, nuage, se dit à la fin Walter : et le volatile tomba en battant des qu'est-ce donc alors ? ailes, | Les hardes effrayées des habi- | ne heureux chasseur rapportal'oi-|tants du désert se précipitaient | eaux à son campement ; i} alluma | toujours en avant. a feu, découpa sur l'estomac du! Tout à coup l'idée vint à Walter | dindon les aiguillettes les plus dé-|que ia prairie était en feu, et à! licates, et, les embrochant d traversa-t-elle baguette de bois, les fit griller. 112 pensée Rupert s'était abondamment re- |tude de ne s'être pas trompé. | pu au milieu dece verdoyant pâ- | Les symrtômes de ce désastre Walter fut bientôt en! qui se manifest selle, le cœur rempli de douces é- semblaient aux descriptions que Daniel lui avait souvent faites de tte scène d'horreur. En effet, la bande noire qu'il apercevait à l'horizon était formée de nuages de fumée de plus en plus | reconnaissables s'étendaient { | motions à la pensée de la réception | qui lui serait faite. Le . bn Le jeune homme se décida à sui- | | vre les traces qu'avait 1la cheval rissées son | jusqu'à l'endroit où l'ours: | était tombé ; une fois parvenu à Ce qui leur devenait de plus en plus som-. |sGn cerveau, qu’il acquit la certi-| oubliait toute fatigue, la faim et la soif, qui commençaient à le tortu- core par l'approche de la nuit. La nuit devint bientôt si noire qu'il lui fut impossible de distin- J se courba enfin le long du ruisseau pour y étancher sa soif, et à enlever la guer du haut de sa selle la moindre trace sur le sol. Il fut donc forcé de mettre pied à terre afin de sui- vre la piste. Tout en supputant les faibles chances qui avaient pu favoriser le jeune homme, il se vit obligé, pour distinguer quelque chose, de se courber presque jusqu’à terre. Il | mettait à cette occupation toute la | célérité possible, quand tout à coup | ses regards tombèrent sur le terri- ble animal tué par Walter. î ‘Sauvé ! mon jeune maître est sauvé !’’ tel fut le cri qui s’échap- Fi pa de la poitrine haletante du nè- | gre ;eten même temps ïil éleva 4 vers le ciel ses mains jointes. Il Fr s’approcha du carnassier, et put se convaincre que sa mort avait été produite par les balles du jeune chasseur. ‘Tout entier à Sa joie, Daniel poussa un cri strident, qui fut répété par mille échos, et dé- chargea presque en même temps les deux coups de sa carabine. Les hurlements plaintifs des hi- boux lui répondirent seuls ; car Walter était trop loin pour que le bruit des détonations pût parvenir jusqu’à lui. Pendant toute l’après-midi, l’im- prudent jeune homme s'était atta- suivre les “ ché avec persistance à traces des sabots de son cheval. Il lui avait été impossible de recon- naître la direétion qu'avait prise % À l'animal, et, par surçroit de mai- NW heur, le soleil était déjà au niveau de l'horizon. Walter avait alors porté la main à sa poche pour y D 7 M RP 2 laissé cet utile instrument à la mai- | son. Malgré son incertitude, le courageux enfant trop alarmé. 4 son qu'en trouvant les traces de son k cheval, il aurait le guide le meilleur | : qu’il pût souhaiter. Au moment même où ne Daniel | Walter commençait à certaines difficultés à piste. Le cœur serré, plait avec crainte le ciel, suivre rer. JIln’avait qu’un but, qu’un songea, après cela, désir, celui de retrouver son brave | seile du dos de son « | coursier. ji attacha celui-ci à un jeune arbre ! A la fin toute trace disparut, et | par sa longe, en laissant toutefois à il était trop tard pour chercher à ce lien une longueur suffisante les retrouver ; Walter dut se rési-| compagnon pour que la bête pût se nourrir des : gner à remettre ses recherches au | magnifiques avoines sauvages qui lendemain. Il s’étendit donc sous croissaient en abondance sous les: un chêne pour y goûter le repos|vieux chênes. I! enleva ensuite | dont il avait tant besoin. Appu-|son vêtement de chasse, étendit sa ! yant sa carabine contre le tronc/peau de jaguar sous un arbre, et se de l'arbre, ikse disposait à ouvrir | laissa glisser dessus afin de goûter : son havresac, quand 1il lui sem-|le repos dont il avait si grand be-| bla voir quelque chose remuer sous | soin. bois à une assez grande distance. Mistriss Taylor avait eu la pré- | | Il reprit alors précipitamment | caution de placer dans son havre-. son fusil, et se glissa sans bruit!sac du pain et de la viande : ces | d'arbre en arbre. A force de se rapprocher, il distingua soudain la peau mouchetée du jaguar sous la forme indécise de son cheval. ‘‘Rupert ! Rupert !’” cria-t-il afin de se faire reconnaître au plus vite de l’animal affolé et de l'empêcher ainsi de fuir de nouveau. Petit à petit, en effet, il se raparocha de l'animal en le hélant de sa plus voix. Le cheval avait promptement re- connu son maître, il lui répondit par un joyeux hennissement. Et comme Walter avançait toujours en lui disant : ‘‘Rupert, mou brave Rupert, c’est bien moi ; ne veux-tu donc pas revenir près de ton ami ?’’ l’animal fit quelques pas à sa ren- contre, et posa sa tête sur l'épaule du jeune homme en hennissant de nouveau. Le courageux chasseur se décida provisions se trouvèrent 1à fort à’ propos pour apaiser la faim que la tranquillité dont il commençait à | jouir aiguisait terriblement. Walter ne se dissimulait pas que | la famille Taylor devait être grave- | ment alarmée à son sujet ; mais son | intention bien arrêtée était de se! remettre en route à la pointe du jour | pour retourner au fortin. Comment pourrait-il s'y diriger ? | Sur ce point Walter était loin d’ê-! tre fixé ; mais il se disait avec rai- son que bien certainement le soleil se lèverait le lende:nain d’un voté ou de l’autre, et qu'il n’aurait qu’à avancer vers le point de l'horizon | où l’astre paraîtrait : il attendrait ainsi Bear-Creek, dont le courant | allait du sud au nord, jusqu’à son ! confluent avec la rivière Rouge. Rassuré sur ce point. la cons- cienice heureuse d’avoir. fait une bonne action, Walter se coucha, re- { | chercher sa + boussole : malheureusement il avait s'était pas. Il pensait avec raïi- rassuré sur l’endroit où il se trou- il contem- | pert de ce côté ; qui se | même l'empreinte de ses sabots sur | procurer une succulente addition à couvrait de nuages gris et mena- | le sol détrempé, ce qui prouvait ,ses provisions presque épuisées. çants ; sa crainte la plus vive était! qu’il était venu précédemment ur qu’une pluie torrentielle ne vint lui|cet endroit, Cette découverte ren- | dernières broussailles, une cinquan- nage ; mais, comme l'épaisseur en | enfin à prendre quelque repos. Il était sur le point d'enlever selle et bride à ia pauvre bête, quand il a- perçut une sorte de hallier au mi- lieu du bois des chênes ; cet en- droit lui parut préférable pour y passer la nuit : il était facile de s’y dissimuler, et i! n'était nullement posant sa tête sur la selle de sou cheval, et ne tarda pas à goûter un sommeil doux et réparateur. Le jour parut enfin et le trouva debout, regardant autour de lui avec surprise ; Car au premier mo- ment il ne s’était pas rendu compte de l’endroit où iise trouvait. Les vait, l’obscurité l’empêchant de)hennissements de Rupert le rame- | bien le reconnaître. Il fit donc/nèrent au sentiment de la réalité. F passer Rupert à travers les brous-|Il entendit en outre le gloussement |° rencontrait le cadavre du monstre, |sailles, et découvrit, à sa Rp lequel les dindons sauvages éprouver | | joie, une source d’eau vive, la | avait probablement déjà attiré Ru- qui! saluent le lever de l'aurore. | Walter saisit sa carabine et se on apercevait|précipita du côté où il pouvait se | \ | i point, il espérait retrouver facile- ment le chemin du logis. Mais, : | hélas ! les herbes, couchées par Les :sur près d'une lieue et se dévelop- paient au fur et à mesure du pro grès de l'incendie, _|Throat. dre, | qui se trouvait à l’est. entra où il avait choisi ceite & aperçut à l'hrézos une large bande | Au moment où il atteignait les noire qu'il prit d’abord pour un! sabots de l'animal, s'étaient vées au souffle du vent, tait plus de | rele-! À ce moment l'ouragan changea de direction et se mit à souffler un re plus si l'est. ct il n'é- possible de rien aperce- | voir. Walter regarda autour de! Walter concevait encore l'espoir ; lui avec embarras, ense deman- de se diriger sur Bear-Creek et de dant quelle direction il devait pren- | pouvoir parvenir promptement du dre. |côté de son confluent avec la ri-| Il eut beau y apporter toute son Ë attention € vière Rouge. Quoi qu'il en fût, il. t lancer sa monture at | trot de tous les côtés, dans l'espoir il se trouvait : de trouver quelque indica- l'arracher à l'in teur, rien ne vint l'aider. I] n'en n'en pouvait guère être autrement, puisqu'il suivait un chemin tout opposé à celui qu'il croyait pren- et tournait le dos fortin, signe sion des flammes et à üne mort horrible Trade Mark Registere@. au Quand il crut être arrivé près de tué l'ours, il mais il le chercha inutile- Wailter dans la s'arrêta ; |ment de tous côtés. reprit ! Design Copyrighted. The Oxien lencore sa course même direction , toujours J ; il avañca pendan Fablets and Oxien | plusieurs heures, et se trouva ino-|Pilis are recoguized to day as the | FPE sur la lisière du bois, au | leading nerve builders on the mar- bord de la prairie. | | ket. Bientôt cheval et cavalier arrivè- L No medecine has been placed be- rent devant un bouquet de!fore the public which has done so |bois que Walter crut reconnaître | muc as the aill ù s’étai assé lle SAT ; FRONT PS ERNE ONE RE Se EIOXIEN TABLETS and PILLS Plus il h got od terrible drame de la veille ee : Send 30 cents for Oxien Pills lapprochait, } lus1il était convaincu à De Ne “ . -, and 40 cents for Oxien Tablets to que c'était Dia là le bsis près du- ae VEYL, KINN quel ii s'était séparé de ses frères NEIL MCKINNON, le soir précédent. Il était donc dé- Summerside. sormais certain Ge retrouver is che-|and be convinced that Oxien Pills min du fortin. jand l'ablets are the Best medecine Mais ïl chercha inutileme:t à ever sold on the Island. découvrir la forêt de Bear-Creck. |- Alors un profond ser à: nent de NOTICE TONY Ir ITCCUION. : se pense indebted to the Es- ntit À ent 4 A nero :tf Vrcaves ? nat + à : E< ut à coup il ape sut, Vers se Joseph F. Chiasson, on sud, uie énorme quantité de bêtes K accounts are liereby - notified be avant | that unless payment is made at n'avair | 090,10 the undersigned, proceed- |ing 5 sh all be taken to collect with- mais remarquée aup } jamais quee auparavant dans | out any further notice. les hardes de ces animaux : Peu) AÏ56 all persons indebted to said allure devenait celle de l’épouvante, | estate on notes of hand shall be re- et la présence d'un homme ne d e- | quired to make payment this fall, vait certainement pas avoir cet d ma 7 MP erdne shall be influence sur leur course si WiHiouE respect of persons. 4 1S sued fot sas ch apide, The undersigned are the only Le pauvre enfant, déjà | par la violence du vent, eut SUrpris | | parties authorized to receive pay- | un nouveau suje diverses se précipitant en { l tristesse lui fit regretter d' avoir | 4 | | | | ae L inquiétude qu'il avec une bientôt | ment of accounts and notes due de crainte, 11/Said Estate, | Date: i July 29th A. 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