PE sites PME © an Pr Le PRG Last home ui ges il PAS 3 bear Fe) a ds ? à à: 1 î $ : an % ñt. 1. of gr ty aa IL’IMPARTIAIL, JEU 8 FEVRIER, 1898. ——— Lettre Pastorale ee DE MGR BEGIN Au clergé séculier et régulier, aux Communa”tés religicuses ct à tous les fidèles du diocèse, salut et bénédi tien en Netre Selgneur. mn. Nos très chers Frères, Nou: somme; heureux de por- ter aujeurd'hui à votre connais- sance l'encyclique que notre Saint-Père le Pare Léon XILU Vient d'adresser soux archevé- | ques, aux évêq rs et autres or- diuaires de la fédération cana- dienne, en nuion avec le siège apostolique. Nous attendions Pour la pablier, que tous les ar- cherêques et évêques de Ja Puissanoe l'eussent reçue et eussent signé ja lettre collective qui devait l'accompagner, mais voici que le Pape demande de promulguer sans retard ce do- cumemt important, qui n'a été ex;édie encore qu'à nous seul en notre qualité de coadjuteur de Son Eminence le cardinal ar- chevêque de l'église métropoli- taine de Québec, église mère de tontes les église du Canada. Cette encyclique était atten due depnis longtemps Avec l’enseignement de infaillible Doc:eur, la décision du Pins Augaste Tribunal qui soit sur la terre, il nous apporte un nou- veau témoignage de la sollici- tude ct de l'affection paternelle du chef de l'église envers #otre pays. Voila vingt ans que Léon X111 gonverne le monde, vingt ans consacrés sans relâche à la prédication de la vérité. à Ja lutte pacifique pour ie bien, à l'union des esprits et des cœurs. Ses lettres resteront sans contre- dit l'ux des ples siorieux monu | ments de la papauté ; eiies ont conquis l'admiration de l'uni- vers, elles eont esprit et vie. Toutes les questions qui inté- ressent davantage l'individu, la famille et la société, la science et la for, Léon X111 les a suc- cessirement traitées Ces grands prrblèmes qui agitalent les peu- ples, il en a douné la so'etion; il est vraiment le maitre de sun siècle, Mais s'il a enseigné l'Eglise universelle, il n'a pas négligé les églises particalières et iln'en est presque point aujourd hui, en Orieut, comme en Occident, auxquelles sa voix ne se soit fait entend.e et quai n'aient reçu de sa bouche auguste des con- seils et une direction. Son grand coeur embrasse toutes les na- tions les plus humbles comme les plus puissantes, celles quai ont des siècles derrière elles et celles qui vormmenc:nt, ceiles qui sont restées dans la voie droite et celles qui s’en sont dé- tournées. Pour toutes et pour chacune, son admirable inteili- genvce enrichie des pius beaux dons de la nature et de la grâce. aété une lumière comme Île verbe, son divinexempiaire dont elle continue l'oeuvre et le bien fait. Naguére, parlant aux évèques d'Autriche, d'Ailemagne et d: Suisse, au sujet de la question de l'éducation, question qal. plus que toutes les autres, peut être, est l'objet de ses préoccu- pations et &e son zèle. 11 résu: mait dan: une pige magnifique les principes que is catholiques xe doivent jamais perdre de vue : nous avons été trappé de cet enseignement si clair, si ferme et qu répondait si par- faitement aix be.oins de notre époque azitee. Léon X111exhor tait LS «vèque: à ne rien néssli-! ger pour maintewir la foi pleine et e1 tière &: ns tontes :e5 école: celles des jeunes enfants et cel- l:s 1 on :p elle secondaires ou »… démique . 1 m:ttait en gar- dé à ro F6 n n{ire où Lie, cu lareligi :«- al LETTRE re ee Ds | erce et celle dont elle est ban- nie. L'indifférentisme ou la neu- | tral:té dans l’école lui apparais- sait comme un sa: ri ège, et il ne | Pendant vingt ans, ces droits | déferée an Pape, à ce chef vé:| furent reconnus et ja paix et l'harmonie régnèrent dans toute la province du Manitoba. Tout, ! néré de l'Eglise, que les c tho- | iiques reconnaissent comme leur! pasteur suprême, à c: gran | dis cra'gnait pas de dire que ‘“‘orga-!à coup, pour des raisons que | p'omate, à ce m:i re prml-nt et. ‘tact avec la religion, c'est cor- |rompre dans l'âme les germes | mêmes du beau et de l'honnèé- .teté, c'est préparer non point des défenseurs de ia patrie, mais une peste et un fléau pour le genre |humain.” : Maïs désireux de faire bien |comprendre aux chefs de fa- milie «1 à tous ceux qui doivent s'eczup.r d'éducation, que ce que i’eufant réclame comme baptisé et crtholique, ce n’est pas senlement un peu (l'instrnc tion religieuse reléguée au se- cond rang, mais ‘in enseigne ment pénétré tout entier de l’es- prit chrétien, il écrivait ces bel- les paroles que nous aimons à reproduire ic1. “Il fart ven seu- iemsnt que ia religion soit en- selgnée aux enfants à certaines heures, mais que tout le reste de l’enseignement exhale une e- | deur de piété chrétienne ; sans cela, si cet arôme sacré ne pénè- itre pas et me ranime pas l'esprit | des maitres et des élèves, l'ins- |tru-tion quelle qu’elle soit, ne produira que peu de fruits et ‘aura souvent, au contraire, des | |inconvénients fort graves”. | _ Ces izaportantes leçons, Nos | Très Chers Frères Léon XI1II iles répète aujourd'hui en |s'adresssnt à noas dans la lettre magistrale | que nous avons mission da pro: mulguer. Les catholiqu:s du |moade entier en tireront profit, | maïs C’est à vous surtout qu'im- |combe le devoir de les écouter avec ie profond respact et d2 les imeitre fidèlement en | pratique. Que l'immortel Pontife daigne ainsi particutièérement s'occuper de nous, étudier nos multiples besoins, se remdre un compte ex- act de notre état social, de nos forces et de nos faiblesses, cher- cher la cause des maux dont | nous souffrons et des luttes qui nous divisect pour nous indi |quer les remèdes qu: vous de |vons «mployer, c'est assure-pour | Le Canada tout entier un han- | nenr insigne, et un appréciable | avantage. Celvi à qui il a êté \dit par Tésus-Christ lui-même ou “‘pais mes agneaux et mes | brebis, coufirme tes frères”, oui, | celui là qui parle de la sainte colline da Vatican et les pages | pleines de tendresse et de forte doctrine, que sa main a tracées et formerent nan des plus beaux chapitres de ne're histoire na- iionale. Mais jrourquoi le pape atil parler à vos évêques et par eux à tout le peupie canadien ? Pourquoi vient-il vous rappeler avec plus de force peut être qu'il ne l’a encore fait, dans au- cun des documents érmanés de son autorité, ces règles immu- abies dont les enfants de l'E- glise ne sauraiéht jamais se dé: partir en matière d'instruction et d'éducation. :] est bon que vos le sachiez et nous allons vous le dire triéveme:t. Depuis ‘eur enfrée dans la coafedéra- tion canadienne, les catholiques du Manitosa avaient leurs évo- les où lears enfants étaient ins- trui‘s conformément à leurs principes religieux et la direc- tion de l'Eglise, ils possédaient ces écoles non pas en vertu d'une concession ou d'une tolé- rance quelconque, mais en ver- tu d’un pacte solennel que l’hon- neur et la justice défendaient de briser ei dans lequel iis inet- taent leur absolue confiance. Respeciuoux eux-mêmes pour les convictions et les libertés de ceux qui ne parlageaient pas leurs croyance :. ils demandaient non une faveur, mais simple- ment l'exercice du droit qu'ils avaient a’élever leurs enfants suivant les dictées de leur cons- cience. vint jeter la con-termatiom au miiieu de no; frères et leur en lever à eux, les faibles, les moins nombreux, l+s plas pau- vres de cette contrée, une liber- té que leur assaraieut des en: gagements sacrés et à laquelle ils tenaient plus qu'à leur pro. pre vie leurs (coles disparais- saient pour faire place à d:s 6 | coles" publiques, à l'érection et à l’entr.tien desquelles ils étaient forcés de contribuer de leur ar. gent et que leur conscience de catholiques leur faisait cepen- dant un devoir d'interdire à leurs enfauts, à canse des règie- ments qui y étaient suivis des livres qu'on y adoptait de Ja neutralité religieuse qu'on y in: troduisait, ils se sentirent bles sés, ils comprirent d'autant plus l'injustice dont ils étaient vic- times que dans une proviace où les les protestants sont le petit nombre, les frères de ceux qui leur ravisaient leurs droits (- taient traités par les catholiques avec une équité et une cordiali- té hautement reconnues de tous. Ce fut une ère de deuil et de sa. crifices qui cemmenca pour eux Ils protestèrent noblement, éner giquement et dans tout le pays, on peut le dire, tons ceux qui ont le sens de la justice et peur qui les speculations d'un con- trat ne sont pas chose vaine, qu'ils apoartinssent ou non à la même foi, protestèrent avec eux. Après des revendications res- tées malheureus:ment sans ef fet, la lutte légale s'engagea. 1] s’ugissait d’une question qui in teressait au plus haut point la conscisnce cathoiique. Les évèques ne pouvaient donc prs rester neutres et inac- tifs ; ils furent fidèles an de- voir ; auis ensemble, ils firent appel aux catholiques et à tous ls citoy2ns sincères et loyaux. il leur semblait qu'une cause si juste et sisalute devait triom pher bieutôt. Leurs enseigne- ments et leurs couseils sont en- core présents à votre mêmoire ; la postérité, nous en somme: cerlains, leur sera reconmais sante de ce qu'ils ont fait pen dant ces douleureuses années en faveur d'une minorité opp'imée Hélas ! une question que l'on aurait pu si facilement et s1 promptement résoudre d’après les seuls principes d'équité na- turelle, rencontre des c,mplica- tions nombreuses et inattendues Portée de tribunal en tribunal, elle tembha dans l'arène peliti que : là encore, comma c'était leur droit et leur devoir, les &- vêques, se plaçant au-derssons de toas les intérêts de partis et de toutes les spéculations de la politique, essayèrent de la faire triompher, parce qu'alors com: ne avant, elle restait toujours une question de conscience et ils ne pouvaient pas l'abandon- ner. La loi fédérale propcsée pour la résoudre échoua, et depuis ce moment, noire pays Ccoutinue à êire le théâtre d’ane lutte pé- uible. Un. nouveau gouvernement remplaça l'ancien et nous ap- primes un jour qu'entre lai et le gouvernement du Manitoba, une entente était survenue, un compromis avait été arrêté. Ce compromis n’était pas la rest tution des droits violés ; il n’était pas même une améliora- |‘ion qui pomvait se conciller a. vec les prescriptions si fo: miles de l’égiise. Comment l'épiscopat jHTave et afin de d.nrer sitisfuc- niser l'enseignement de manière nons n'avons pas à recherch-r|saze que ceux mêmes qui ne “ Û É . é 1 : | à lui enlever tout point de con- lici, en 1890, une loi malheureusé |sont pas ses fils, ont piusi*ur-, fois cheisi comme arbire &urs. len:s difficuliés, com uw 1! l'a- vait fait en des circoniances a-: Lalogues, pour d’autres peu- ples. Léer X111 voulut bien se! aire notre directeur et notr wide, mais avant de se pronon- cer sur une question aussi tion à tous, ie Souverux l'ou- tife nomma ua délégu: aposto lique et le chargea de lui faire rapport après av>rentendu Île: parties in'é16 ;-6 38. Léon X111 nous a parié Conc aujourd'hui N.T. }. KF, non seulement avec un coenr rempli la plus vive affection mais après avoir tout étudié, tout pe:é mü- rement, confiant que sa parole sera accueillie comme vhe pa- role d'équité et de paix. Son admirable encyclique pourrait fournir le s jet dr» nombreuses et salutaires in:- tructions mal: Ce n'e:t pas notre intention de la commen‘er, aw- jourd'hai, nous voulons simple- ment la promulguer et en den- ner le sens et la portée ; ce sens du reste est bien clair et ne saurait fournir matière à discus sion. Après avoir payé un juste tri- but d'hommages aux gioires re- iigieuse qui ont marqué les cri- gines et les progrès, de l’église du Canada, après avoir rappeli ve qu? l'Eglise a fait au milieu de nous pour l'instruction d l'enfance et ce Ja jeunesse et a près avoir mis le nsuple au ni- veau des peuples des plus pe cés et les plus glorieux, et er avoir fait ‘leur émulé”. Léon X111 se hâte d'aborder pour la résoudre la grande contreverse svoiaire dont neus parlé plus aaut. On pcut,lans sa jeître, dis ‘ngaer trois parties principa- ies. 1 Principes d: l'église ca- tholique en matiers d'éduca tion. 2 Appréciation de tous les evénements qui se rapporte: t à la question scolaire du Mani- toba depuis la loi 1$90 jusqu’ ce jour. 3 Deveir des catholi ques et de tous les citoyens re- lativement à cette question pour Vavenir. PREMIERE PARTIE Privcipes de l’église catho:iqu: en matière d'éducation Dans cette première partie. Léon X111 enseigne : 10 Quai appartient Lardessns tout aux parents, sous la conduite et a vec le concours de l'Eglise, di pourvoir à l'éducation des en. fants et de leur assurer mn gun- re d'enseignement qui convien ne et s'adapte à leurs croyance: religieuses, de voir, dit ii, dan- quelles institutions seront éle- vés les enfants, quels maitre- seront appelés à leur donn:r de- préceptes de morale ; c'est ui droit inhérent à la puissance pa ternelie”. Voilà ponrquoi où peut voir daus les los de 1890, quiont frappé nos coréligion- aaires du Manitoba, non seuie ment une violation da part fédéral, mais en:cre uue at teinte déplorable jo:tée aa: droits imprescriptibles d: l'Egh se et d 8 | arentx. 20 Léon XIII con lamne éner. giquement comme il l'a fait sou- vent déjà les écoles mixtes et neutres. “1] faut fair à tou prix, 'ommet:es furestes, dit il, en parlaut des dernières ; le. écoles où toutes les croyances sont accueillies indifférerameu: et traitées de pair comme si pour ce qui regarde Dien et les autali-ii pu l’approaver ? 11 | déc aa donc in: cep abl: «et les catholiques da contivueront à suutenir leurs propres 6.08 au prix d:s plus grands sacrifices. La situation devenat ‘ep us Leu pius tenlwe, la question fut, Manitoba | | hosus divines, 1] importait peu lressle ou pou de saines doc \trines et d’xdopier ja vérité ov | l'erreur”. | 30 Léon X1I11 définit l'école catholique, «Île qu.e:t tenu: (4 continver sur page 6) TEN GREAT REFERENCE WORKS IN ONE MAMMOTH YOLUME. à Uebster”s Dictionary « Qi Eéir Revieé and Entaped br NEW AND MAGNIFICENTLY ILLUSTRATED EDITION... This Dictionssy Contains Every Word that Noah Webster ever defined, and 10,000 Additional Words, Py the following list it will be seen that the publishers ha ve covered much the same ground as... THE SUPPLEMENTARY MATTER IN THE LATEST $12.00 EDITION. 1798 Pages. ‘ It Embraces 150 Illustrations. mem — An Appendix of 10,009 Additional Words. _ . e .… IT ALSO CONTAINS … Nirie Special Diction- | A Dictionary of Noms aries, protected by Plume. copyright, and not | À Dictionary of My- found in any other thology. dictionary. 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In the great amphitheatre below the falls are seen the boiling waters, strongiy and effectively depicted, and the two staunch little steamers that make their tours under îhe constant showers of spray. Never before has this subject been handied by 7 artist with equal force and impressive dignity, combined with deep, thorough feeling and delicacy oftouch.""—7he Rat/way Age. : nd will en £ copy postpaid on ns g $1.85, or if you will À a littie easant work and secure bscri Len as follows-—The Famous ‘Picture will be Sent Absolutely Free, Seud Posta Card for fall particulers A MOTHER’S VALUABLE ASSISTANT Home Occupations for Little Children By KATHERINE BEEBE. Q À HAT Miss Bcebe's ‘First School Year’ is to the primary teacher this little volume is intended to be to mothers. Miss Beebe believes that the ceasrless activity of children calls for employment, and *’ Home Oc- cupations ” is full of ways and rneans for mothers. 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She simply takes for granted the child's Katherine Bcebe, a weli-known kindergartner, “&e à : of Evanston, 111, will be welcomed by many ceaseless activity and the mother’s desire to mothers, who will find it full of valuable sug- furnish him with material and opportunity for gestions to aid in rearing their littleones, Man uévelopment. & cross and disagreeable children would be - Re + ily restored to good nature if their mother or The occupations here considered nürse knew enough to guide the immature are of three kinds. The first are mind to some pleasant occupation without 108 those which require the active par- ticipation of an older person; the second, those for which only occa- great interference with its own FROM THE KINDERGARTEN MAGAZINE, sicnal direction or assistance is ne- cessary ; the third, those in which ‘ Any mother with the problem of restless tbe child can engage by himself. | little pecple to lead into the paths of hapniness and usefuiness, can find much assistance in Mise Beebe's little book, and wouié co well to avait hersel£ of its thoughtful suggestions, ’? Send Postal Card for full particulars. l'he Best Place to buy everything in Heavy and shelf Hardware, Saddlers Hardware, Carriage Stock. [ron, Paints, Oils, Varnisbes is at W E DAWNON Charlottetown, Nov. 3r41897 D nu rl ne ge NE QE NE | . | | | 2e de de nn 02 2 ee cons Alien à 2 in comme à cg à Ai _— cat COPRT ÉNTRONSE ELA Me y - lime ct à vr