DR dr re dis EE RE oil ne à L'IMPARTIAL JEUDI LE 28 NOV, 190 l valent été pos$s sur sonchemin | Homme, ses goûts ne pouvaient changer. On le disait à dix lieues à la ronde, et, ceux qui vantaient son dévouement fra- ternel se heurtaient bientôt à des contradioteurs qui répli-| quaient que ce dévouement ne! lui coûtait guère, et, qu’aveo ses idées, il devait se trouver hen- | reux d'avoir une famille em blable à {a sienne. Quelques-uns, c'étaient des méchants, évidemment, aflir- maient qu’un oncle à héritage est toujours le bienvenu, et, que madame Lobeau, malgré sa grosse fortune, verrait avec dé- en uLfitce, Jes jalons en plaisir, pour ne pas dire mieux, le mariage de son frère, serait-ce avec la fille d'un pair. Ceux-là ne s'étomnaient pas de l'espèce de réclusion dans laquelle on vivait à Fineste. Ils pensaient bien que cette réclusion aurait un terme, qu'il faudrait recevoir tôt ou tard, que Gaston et Her- miue voudraient jouir de leur position, de leur jeunesse, et le temps était venu où la prédic tion s'était réalisée. Philippe n'était pas un vieil- lard : allait-il rompre avec ses habitudes ? Qui sait ! Le soir du bal, toute la socj- été avait les yeux sur lui. 1] ue fit danser que Fernande. —C'est une maladresse, dit- on tout bas. Et jes comuwmentaires allèrent leur train. Pauvre réputation, que tu fus discutée ! Et quil faut peu pour'éveiller la médisance ! Ni Fernande ni Philippe, ni aucun habitant ou habitué du châteav, ne se donta de ces pro- pos. Il fallut à Philippe la plaisanterie de madame de Blanchemin, pour lire dans son propre cœur. Il aimait Fer- nande, et cet amour convait de- puis longtemps en lui comme aue cendre chaude que jl'étin celle, va embrasser. Il n'avait pu vivre côté à côte avec sans être enivré de ce parfum de jeunesse, d'inuocence, d’abné. gation, de dévouement qui éma- nait d'elle. Elle imposait à tous le respect ? chez Ini, ce respect s'était transformé en a. doration. Il souffrait, lorsqu’- elle n’était pas là, et si, devant lui, on parlait du temps où elle u’y serait plus, cette souffrance devenait intolérable. 11 Jui semblait qu'elle faisait désor: mais partie de la famille, et que sou départ laisserait un vide av foyer. 11 n'aurait pas songé à donner un nom à cette affection qui prenai: en lui de si fortes raci nes. 1l s'était laissé entraiaer doucemest, peu à pes, et ce n'est qu'à la voix de madame de Blanohemin que la vérité Jui était apparue tout entière. Alors ii comprit ses sollicitud s pour elle, ses colvres intérienres, lors qu'il la devinait blessée par un acte où un propos lui rappelant sa situation dépendante ; ;il comprit l'extase de l'église, l'émotion du bal, ses projets de réfurmes, et, il alla à elle pom lui dire merci de cet amour qu'elle avait fait éolore, et lui demander le sien. 1} recula nn moment, devant cette ombre austère évoquée par la jeuue fille : le devoir! et s'il prononça le mot qui vibrait dans son âme, ce fut au nom de l'inconnu. 1! vit son trouble, sen émoi, et n'entendit que sa réponse, ré La Jenne Fille Pauvre! rprctisnt à ses propres yeux, et retenant à peine les lourds sanglots qui soulevaient sa poitrine. 1lerra toutce jour, en proie) au plus étrange délire, appelant Fernande, fermant parfois sa paupière pour mienx la voir, dans son esprit, tour à tour désespéré et furieux. Le hasard le conduisit devant le presbytère. L'église était \ ouverte, il y entra. Personne autour de lui. Que n'eut il pas donné pour entendre sa voix pénétrante ! 11 était seul :la brise, en passant à travers les vitraux entr'ouverts, faisait balancer la lampe suspendue deraut le saaotraire, comme un encensoir aérien devant le Dieu caché. Elle dit que la prière calme, marmura-t-il. Oh! la paix! Üu peu de paix Seigneur ! Dona uobis pacem! Non, non! ce serait le néant ; elle m'en a tiré, ne m'y rejetez pas ! a détresse de cet homme eût fait pitié à voir. Et Fernande qui écoutait si le bruit familier de ses pas n'arrivait point jus- qu'à elle !...1l ouvrit ‘l’harmo viam ; touchr l'ivoire efHeuré si <oavent par ses doigts ; balbu- tia une invocation, et sortit, bien décidé à révéler à l'abbé Satur- uin l’état de son coeur. Au moment de parler, il se tut. Comme si le prêtre n’a pas un baume pour toutes les douleurs! L'excellent prêtre, il est vrai, était aussi simple que la nature, mais aussi bon qu'elle, 11 n’a- vait rien connu des agita- tions de la vie, et était pas- sée des bancs dn séminaire dans la pauvre chaire de sa petite paroisse. 1l n'avait pas eu à tonner contre ses ouailles ; ses jours s’éconlaient doux et paisibles au milieu de eeux qu'il appelait ses enfants. A l’'Ex- emple du Maitre, il vivait fa- milièrement avec tous, et avait la même gaité sereine dans Îs chaumière et au châtean. 11 avait la science de l'âme piutôt que celle du cœur humai», et l'exaltation de Philippe l'aurait peut-être plus surpris que tou- ché. Celui-ci devina-til, en voyant sa physionomie transpa- rente, ou préféra-t.il garder son secret ? Qui pourrait le dire ? Toujours est-1l, que l’excel- lent abbé mit Ja surexcitation de Philippe sur le compte de la lassitude, et causa tant et s1 bien, qu'il ne s'aperçut pas qu'ii le faisait pour deux. M. de Fineste avait la fièvre lorsqu'il rentra le soir au chà- teau. il avait résolu de fuir la jeune fille, de redevenir l'indif fsrent d'autrefois, de courir les bois, l8 haeards. En attendant, il vint s’enivrer à son atmos phère, la chercher, parler à son omb e, et demander aux objets extérieurs le dernier mot de sa pensée qu'il croyait y trouver linprimé. S'il eût interrogé Fernande au milieu de cette nvit Jumi ueuse, dans ce silence de la s0- litude et le charme du vivant Lêtes trop. gré. Et tandis qnr, immobile devant sa fenêtre, elle se de- maudait : Qu'a-t-il ?...lui, n'a. vait pas, songé à demander : Qu'at elle !......... D'autres l'avait compris, mais ils ae disaiezt rien. XXXIV LE REMEDE D'UN MED!HCIN SANS DIPLOME Que pensez-vous de ma ‘bonne aventure, chère ? inter- rogeait madame de Planche min, quelques jours ces inci- dents. —Que voulez-vous que j'en pense. ma bonne amie, répon- dait madame Lobean, sinon que vous allez toquer nos jenne: inventer. Comme u'est-ce pas ? —Comm: pour Philippe. — Ces que j'ai avancé, les car tes le disaient. —0Oh ! le charmaut hasard ! — Charmant en eff.t:il est vepu confirmer mes doutes. —Sur qui ? —Sur Fernaude, si elle v con. scnt. —Eh! 1: sujet en peine. — Je ne conteste pas. Que lui direz vous ? Je ‘ignore. J'ai b:soin des carie», Ge la coupe, etc., etc, Allons done ! Vous saurez gens et nos Jeunes filles. — Grand merci da compli. ment! Donner un pareil mal, Dien m'en préserve ! —Bah ! le mal est qneiqne- fois chéri. Vous n'avez qu’à tenter l'épreuve. — peur Philippe, vaut Ja — Vous aviez des doutes...sur le langage des cartes ? — Vous voulez rire ! Sur quoi, alors ? Sur l’amour de Philippe, Vous dites ? C: que vous sav:z mieux que n Oi. Oh ! la bonre plaisanterie ! À moins qu'il ne soit épris de la lune, je ue vois pas. Est suriont avengle celué qui ne veut pas voir, chère. Je n’y suis plus. Peut-être parce que vous y Contez-moi ge grand mystère, Sérisusement ? Tiès-sérieusement. Voici la baronne : elle vous renselgnera. Soit. Les deux fmmes se levèrent et Coururent au devant ds Jeur bonne amie. Qu'à Philippe, baronne ? de- manda sans préambule madame de Blanchemin. l'tut saisi par ce brusque appel, celle oï1épondit pourtant -n artangeant Ja mauchette qu'avait froissée son amie : 1l est amoureux. Eh! bien ? interrogea ma dawe de Blanchemin. Cela doit être, Puisque vous le dites, mesdames, réplique en riant madame Jobeau. Reste à savoir quel est l’objet de cette. brûlante flanime. souvenir qui la tenait eveillée, | ileût pent-êitre été moins mal-; henreux ; peut-être. en posant la main sur ce cœur que, Jus- que-là, la douleur et l'angoisse avalent seules fait vibrer, au- rait-1l senti le tressaillement qui révèle la vie, et, le metsant à nu devant la jenve fille, aurait-il fait éclater sur ses lèvres le ert qui résonnait en Jui ? | 1l u'en fit rien. Fernande resta, pour lui, froide comme ponse, résonnant douloureuse- went à ses oreilles, et lui met- tant le doute au éœur. Elle ne l’aimait pas! 1 crut que quelque chose se brisait en 11, et il s'enfuit, emportant sa blessure, égaré, anéanti, s’ao. cusant de froideur, d incapacité, ces monts que couronne la neige, et que nul pied n'a jamais foulés. Aveugle! 1l ne vit pas sa tête que caressait le vent du soir ; il ne devina pas sa pré- sence, et la brise ne lui porta pas le parfam de sa chevelure qu'elle avait laissée flotter à son Quai, sinon .....…. Continuez... alles sil y a en elle l'étoffe des fraie, evfin. Qu'est ce que cela, chère ? Fatilité ! Cette j-ane fille n'est point futile ;elle plait davan: age telle qu'elle est. Qu'est-ce qu'un ruban. un vœud, une fleur pour elle ! Elle n'en a aul besoiu. Ce nest pas une de ces poupées qui ne songent qu'à d'une femme forte, répliqua as- sez vivement madame de Bian- chemin [À WOMEN WILL TALK. contiuner] Can’t Blame them for Tel- ling each other about Mil- burn’s Heart and Nerve Pills, THE GREAT REMEDY FOR WEAK NERVOUS VYOMEN. It's only natural that when a woman find: a remedy which cures her of nervousness and weakness, relieves her pains and aches, 'puts colorin her cheek and vitality in her whole system, she should be anxious to let her suffering sisters know ofit. Mrs. Hannah Holmes, St. James Street, St, John, N.B., relates her experience with this remedy as follows :—‘{ For some years Ï have been troubled with fluttering of the heart and dizzinaes, accompanied by a smothéring feeling which prevented me from resting. My appetite was poor and I was much run down and debilitated. #4 Since I started using Milburn's Heart and Nerve Pills, the smothering feeling has gone, my heart beat is now regular, the fluttering has disappeared, and I have been wonderfuily built up through the tonic effect of the pills. 1 now feel stronger and better than for many years, and cannot say too much in praise of the remedy which restored my long lost health." AT THE TIG NISH Jeweilry Store dé C0 CELA Pie, Handsome Lockets, Chains, Stick Pins, The never slip collar Button, Cuff Links, Fancy Clocks, Parlor Clocks, SURDITÉ OÙ D'OREILLE DURE SE GUÉRISSENT MAINTENANT incurablies. par notre nouvelle invention. Les sourds-muets de naissance seuls sont inc LES OTRDONNENENTS D'OREILLE COSSENT IMMÉDIATEMENT. . DEL MOTTE, DE CHICAGO DIT: VOYEZ CE QUE MONSIEUR 1. DE ee + MES venue, Chicago. 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