SHARE TR AA? EST Int SUITE sf DR RC ee A £ È Ë È Ÿ £ , = < " “ + L ; * . SG rene a LA BELLE REVEUSE — X —— Tont est silencieux, le bcage est sans voix : Et calme est de son lac la plaine diaphane ; Car, nul pied maintenant. n’imprime dans ce Lois Une trace profane. Pendant que le zéphyr de son souffle nouveau, Secouait mollement sa longue chevelure, Elle se reposait comme sur un berceau De fleurs et de verdure. Ah ! dans sa blanche robe elle était belle à voir, Tenant dans une main sa guitare charmante, Sur laquelle mirait, com me dans un miroir, Sa bouche souriante. Mais relevant la tête, avec de doax transports, Ev saisissant l’ivoire entre son doigt fébrile, Elle mêle son chant aux suaves accords De sa lyre docile, “Pourquoi faut-il toujours ressentir dans le cœur, Je ne sais quoi vraiment d’une vague tristesse, Qui trouble tout mon être, ajoutant au malheur Qui me suit et m'oppresse ? “Chantez, petits oiseaux, apaisez mon émoi, Conduisez mon esprit vers plus brillante aurore ‘ Et pour me réjouir, en revenant vers moi, Vous chanterez encore ! Ari, s . . ‘J'ai conuu le bonheur, je fus heureuse un jour, Lorsque mon cœur brulait d'une fervente flamme : Mais aujourd’hui de moi, s’est envolé l'amour, Le soutien de mon âme. Elle se tut alors. Les larmes de ses yeux, Par perles lentement coulaient sur sou visage : Et l’écho redisait ces sons mélodieux Jusque sur le rivage. Puis, pour rivaliser de génie et d: nom, Les chanteurs du bocage achevant l'harmonie : Quand, gonflant son gosier, le babillard pinson, 9 Repreud la mélodie. De c> charmant concert, la fillette s’éprit : Se penchant, eile écoute à l'oiseau sur la branche, Et, fermant son œil noir, heureuse, s’endormit Aves sa robe blanche. Nomoias L'AGRICULTURE ET NOTRE AVENIR NATIONAL Le grand économiste Sully a écrit quelque part que l’agri- culture et le pâturage étaient les deux mamelles de l'Etat. Le sage ministre d'Henri 1V disait vrai. Ce qui a fait de tout temps la force et la riches- se de Ja France, c’est la fertili- té de son sol. Une nation ne grandit et nese fortifie qu’en autant qu'elle prend racine dans le soi: noire nationalité en offre un exemple frappant. Détachés comme d'un arbre, quelques colons français furent jetés il y a trois siècles, par les vents de la Providence, sur ce nouveau continent. Ballotée par mille tempêtes diverses ;: menacée par toutes sortes de dangers, affaiblie par des guer- res sanglantes, soumise au joug du vainqueur, la nationa- lité canadienne-française est restée debout, droite, ferme, dans une atlitude fière et confi- aute. Elle n'a jamais covrbé le. front devant le plus fort. Elle a su conserver à toutes les épo: ques, “ians la bonne comme dans la mauvaise fortune, cette noblesse de cœur, cette fierté de caractère qui distingue les dans la source où elle a puisé| \ peuples destinés à vivre long- temps. Nos aïeux avaient puisé leur force, leur fierté nationale et leur énergi2 aux vraies sour- ces : Fils du sol qui avait été témoin de leurs travaux péni- bles, et de leurs luttes héroi- ques, ils y étaient profondé- ment enracinés ; de là ieur force. Travailleurs des champs, ils étaient habitués à l'air libre de l'indépendance ; de là leur fierté. En tout temps, fils sou- mis de l'Eghise, ils avaient ap- pris d’Elle à croire en l’avenir ; de là leur énergique confian- ce. En observant de près ce qui. s passe aujourd'hui dans notre sociét*, en considérant l'en- combrement des professions li- bérales et du commerce, il nous est permis d'entretenir des craintes sérienses pour l'avenir de notre nation naissante. I] faut maintenir un juste équi- libre entre les diverses profes sions qui s'exercent daus an pays. Quand cet équilibre dis- parit, il s'en suit un malaise une langueur qui peut conduire à leur ruime les sociétés qui en sont afl:ctées 11 ny a pas à se le dissimuler, l'état de notre [société n’est pas parfaitement équilibrée. Le commerce et les professions libéraies comptent un trop grand nombre de mem- pres, relativement à no: besoins et à notre sphère d’action. Ce malheur:ux courant qui ar- rache le fils du cultivateur à la vie libre et paisible des champs pour le conäuire dans ies cités et les villes, où il vé- gèce et le plus souvent n'ar- rie à rien, teud à devenir de plus en plus fort. L’émigration de nos compatriotes aux Etats- } Unis, cette plaie profonde qui jaffaiblit graduellenent notre çnätionalité, nese guérit pas. Notre peuple est donc atteint d'un mal social qui le ruine et l'empêche de croitre-: Il est en- core temps de réméedier à ces |maux. Mettons nous courageu- sement à l'œuvre et le succès jcouronnera nos efforts. Le grand remède, croyons-nous, est celui ci : Que notre jeunessa |in'abandonne pas la voie suivie | par nos ancêtres, qu'elle cou- |scrve précieusement Jes tradi- itioas de Ja famijle, semblable à ua jeune arbrisseau qu'on àr- ra he trop tôt au sol natal, qui |s’étiole et meurt sur une terre étrangère, notre jeune nation ine trouvera les forces neces. Isures à sa conservation que | | } . . . : ists principes de vie sociale, inotre bonne riè.e, | Î c'est-à-dire dans l'agriculture. | Littérature Française. Retournons au plus tôt vers!inan complet dans ce numéro. | la torre. lest iulitulé ‘Le Bracelet, de indépendance sur les bords du St-Laurent. | Un monument devra redire aux générations les plus rec :- lées l’époque de cet événement, mémorable. Et, si j'étais l'ar- tiste chargé de l'exécntion, j'y graverals en caractères “sl | + façables ces trois noms: le Prêtre, l'’instituteur et l'Agri-| culture. Î | C. J.MAGNAN. Le Pionnier de Sher. NOUVEAU-BRUNSWICK M. N. D. LeBlanc a été nom- mé cflivier des pêcheries en remplacement de M. W. 5. Dea CON. Le vapeur ‘Northumber- land” attend maintenant l'arri- vée du train de cinq heures da Pacifique Canadien, avant de lever l'ancre et de s'éloigner de la Pointe-au-Chêne pour l'Ile du Prince Edouard. La fermature des cours à l’é- cole de Fredericton a eu lieu vendredi le 4 juin. À cette oc- casion des discours ont été prononcés par Son Honneur le. Juge Landry, le surintendant Inch et autres. Parmi:es élèves qui ont suivi le dernier terme, nous remarquons M. Placide LeBlanc et Miles Eliza D. Cor- | mier Léonie F. Cormier, Marie Anne Bourgeois et Anne St. Pierre. | L'houorable Charles LaBil-| lois, membre de l'exécutif “ | | cette province, vient d'être éle- vé au poste de ministre de l'agriculture. Le nou- veau ministre a prêté] serment vendredi après midi. | FL hon. M. LaBiliois est le troi | sième de nos compatriotes à | porter ie titre de ministre de Ja! couronne dans cette province. | Le premier qui eut cet honneur! fut l'hon M. Pierre Laudry, au-! jourd'hui juge de la cour Su-| prême da Nonveau-Branswick, qai devint comimissaire en chef| des travaux publics en 1878, et! le deuxième fat l'hon. M. A D. Richard, qui fit pertie pendant | quelques mois de j'administra- tion Blair, à titre de Solliciteur général L: Monitear Acadien. | etc AN TEUD-Asent: for (Queen | Victoria, Her Keign and Diamond | Jubilee? Oveiflowiug with latest «nd | richest pi turcs. Coutains the endor, | ed biographr of Her Majesty, wit authentic History of her remarkab e | reign, an fu l'account of the Dia | mond Jubiee, On y $1.54. Big book | Tremendous demand. Bonanza for à- | geuts Commissin 50 per cent Cre | dit siven. Froig t aid Qutfit Free. | Duty paid Wie quick for outtit and | teritioiy. he DOMINION COM-| PANY, LDiept 7.336 Deuborn St. Chivsgo | ! June 24{--8 is. | LE DRACELET DE COR ve recevoir le! | anméro de juin de La Bonne Le Ro-. Nous venons de Pur“c#ail est une r’forme | Corail” par Gabrielle d’'Arthez | très im Oo tante à opérer; la voici : dirigeons d'une main Isure ct foime Je courant le [li struvtion populair: ver, j’a- Igiculiure Faisons pénéer dans le cœar de chaque enfant uu amour vrai pour le +0! na- tal. Faisons de l'agriculture une science véritab'e en l'en seignant conscienciensement dans toutes les écoles de nos | campagnes. | Notre nationalité, continuant :sa marche progressive, arrivera sûrement au terme de sa matu- rité Car,ilen est des nations ‘comme des individus, elles sont jeunes d’abord, puis elles parviennent à l’âge viril. Et quantité de choses intéressan-| | | Î dans un avenir pent-être plus! prochain qu'on se plait à le croire généralement. le penple Canadien français terminera sa C'est alors qu'une Nouvelle France chré- jenne avec le libreet œénéreux carrière coloniale. su’ réception de 19e en argeut :assentiment de la puissante An! gleterre prendra place an fover | des nations, et prociamera son | gs. En outre du roman ce nu- L'héroïne est uue jeune fille belle, riche, aimable, sous le coup d’une reprobation raie ceusée par le souvenir del son fère,uu haut dig uituire | d'une des souvcrainetés d'Amé-| rique qui avait terni son blason | par des actions cruelles et ra-| paces. Le mérite personnel de la jeune fille et son courage et sa loyauté dans des circonstan- ces difficiles la relèvent aux yeux du monde et finalement elle triomphe de tous les préju- géné- | méro contient de beaux articles httéraires et poétiques et uze tes. | Ce bean numéro sera envoyer | à toute adresse par Leprohon & | Leprohon Libraires-Editeurs 25 | Rue St Gabriel Montréal Can.! ou 1ic en thnbres poste caua- diens ou américains. Ripans Tabu!es cure headache. itüipans T2abules cure nauseu. Ripans Tabules eure bad breath. tipuus ‘lubules cure jaundice CE ! REQUISITE 0/1 CONSTRUCTION (AE MNINIELL | ZAE WHITE SEMNG MACHIE @. CLEVELAND, Of110. LE YORX BOSTON SAN FRANS = LADON PARIS | In DpEr - > INSTAYING (65 QUALITI IN DEAU Q me A NOT ES hors) PE 0 ré IL di PIN] { Pr l n A \ QF \\ |A n Le + ce SCHOOL CHEAPEST AND BEST CHAIRS P. E. I. ET Make— them ourselves FA WRITE For Curs AND PRICE FURNITURE Good, Strong & Cheap he x Ÿ ‘ CE ONE, Ai OX st ‘! MARK WRIGHT & CO. 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