LPIMPARTIAI, JEUDI LE 27 JUIN 1901 L L'IMPARTIAL | Correspondances FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l’1le du Prince Edouard. 4 it HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : DR un, 8 1.00 BIXMOÏS... ose srssoccee OÙ Trois mois... ..........….30 Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1re insertion, 2 cents la ligne les insortions subséquentes. Toites communications doi- vont être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L’IMPARTITAL TienisH, 27 Juin 1901 Pensons a L'avenir. Il y a un proverbe qui dit : Un sou économisé est un sou gagné. C’est vrai. Bien des gens gagnent de bons salaires et cependant meurent pauvres. Ils n’appré- cient pas la valeur de la petite é- pargne souvent répétée et patiem- ment accumulée. Supposons qu’on s’habituerait à sauver un centin par jour. Voilà $3.65 dans un an. Cette petite somme mise chaque année à la banque, à 5 p. o., inté- rêt compesé, donne au bout de dix ans, la somme de $45.25. Mainte- nant, si, au lieu d’un centin, on en met dix, on aura en dix ans la somme de $452.50. Qu'est-ce que représente dans la vie journalière de l’ouvrier une é- conomie de dix centins par jour ? Deux verres de boisson que l’on se sera refusés, deux cigares que l’on n'aura pas fumés. Sans faire d'efforts, sans pencher en aucune manière vers l’avarice, combien n’est-il pas d'occasions où l’on peut économiser dix centins tout en économisant sa santé, tout en évitant l’occasion de compro- mettre sa moralité? Combien de dix centins représente une soirée dans les buvettes? Sil’on y ré- fléchissait, on verrait la sagesse d’exercer l’économie, on verrait le danger de s’exposer à ces libations qui enlèvent l'argent que l'on gagne à la sueur de son front et qui devraient être mieux placé que d'aller s’enfouir dans les tiroirs du cabaretier, Oui, tout chacua devrait former la résolution de pourvoir à son a- venir. Un bon moyen d’y arriver est de prendre une police d’assu- rance sur la vie. Il y en a de toutes sortes, mais nous recom- manderions de préférence la grande association de la A. C. B. M. ou toute autre société en aocord avec l'esprit de l'église. Les verse- ments minimes qu'on est appelé à faire pour se tenir en règle avec ces sociétés assureront une somme considérable à la famille au temps du besoin. LA PROHIBITION A CHARLOTTETOWN Si les nouvelles qu'on nous rap- porte sont correctes, jamais il n’a été vendu tant de boissons dans la ville de Charlottetown que depuis que la loi de prohibition a été mise en force. Il y a vente ininterrom- pue de toutes sortes de liqueurs, parait-il. La majorité dela population de | la ville ne semble pas en faveur de la dernière loi passée dont on dou- te la constitutionnalité, et le conseil de la villea décidé que ses agents manière de donner une sanction ef-! fective À la nouvelle loi. Cepen- | dant, les autorités judiciaires sem- Québec, 16 juin 19o1. M. le Rédacteur de L'IMPARTIAL Je viens vous féliciter bien cordialement de l’article paru dans le No. de votre journal du 13 de ce mois, et intitulé ‘‘Pratiquons notre langue’. Ilétait très opportun de mei :e vos lecteurs Acadiens en garde contre cette tendance néfaste de parler anglais entre eux. Dans le voyage que jefis avec Mgr. l’Archevêque de Québec dans les Provinces Maritimes, j'avais re- marqué avec chagrin l'existence de cette tendance notamment sur votre île charmante. Avec un pa- reil système, c'en serait bientôt fait de la langue française dans votre Province. c'était surtout par des gens ins- truits—gens pourtant plus à même d'apprécier les précieux avantages de notre belle langue—que la chose se pratiquait ! J'espère que votre avertissement éveillera l'attention de ces braves gens sur les dangers de cette tendance contre laquelle vous avez eu la bonne inspiration de mettre les Acadiens en garde, et qu’à l’avenir, dans les conversa- tions d’amusements ou d’affaires, les bons Acadiens de l’île St-Jean se serviront toujours de la langue si claire, si nette, si précise que la Divine Providence a bien voulu leur donner pour langue mater- nelle. J'ai appris aussi avec grand plai- sir que vos écoles françaises seront bientôt gratifiées d’une bonne his- toire résumée du Canada en fran- çais. rite tous nos éloges pour une telle entreprise. A propos d'écoles françaises, avez-vous remarqué le recensement scolaire de la Puissance du Canada pour l’année 1900 ? Nous y vo- yons des chiffres intéressants sur- tout pour la Province de Québec. Tandis que dans Ontario, le nombre des enfants fréquentant les écoles, a diminué notablement de 22,000 et plus depuis le recensement de 1890, Chose étrange !| Le Rev. Père Bourgeois mé-| guère manqué de faire prévaloir ses talents. Les deux jeunes hom- mes sont munis du même grade de licence, et il y avait division entre les commissaires à propos du choix. Ainsi pour résoudre la difficulté, on a fait appel aux contribuables du district qui, au nombre de 27, se sont réunis, samedi soir, à l’école, et après avoir pris un vote au scrutin, ont choisi M. LeClerc par une majorité de 7 voix. Il y avait 10 Irlandais et 17 Acadiens. Juste et correct cela. Si nous n'encourageons pas nos jeunes gens il est futile de croire qu'ils seront encouragés par les hommes des autres nationalités au milieu desquels nous vivons. Toutes choses égales, d’ailleurs, encoura- geons et supportons nous les uns les autres. Cela fera notre force ; nous serons plus respectés dans nos droits justes et loyaux. Comme de raison, il faut bien y penser, nous ne devrions jamais +mpiéter sur les droits des autres, car cela n’est pas franc, ce n'est pes aca- dien. . Observation à part, nous sommes plus ou moins portés à exagérer les fautes de nos gens, tandis que les Anglais pardonnent et aiment à ignorer les mauvaises qualités de leur compatriotes. AJAX Societe D’Agriculture Mardi dernier, l’hon. ministre de l’Agrioulture et M. W. VW. Hubbard de Sussex, N. B., ont or- | s » : ganisé la première des trente-trois associations de cette province. Quoique l'auditoire fut peu nom- breux, ceux qui étaient présents jetèrent les bases de oette associa- tion destinée à produire un grand bien parmi os cultivateurs. Il va sans dire que les cultivateurs d’au- jourd’huiont à leur portée des chances dans l’art de cultiver la terre que rie possédaient pas leurs devanciers, et ils doivent, en con- séquence, profiter des avantages qui leur sont offerts. Le gouvernement accorde un bonus de $50 à toute société orga- dans Québec le nombre des enfants |nisée pourvu qu’elle aît un rôle de fréquentant l’école a augmenté de 51.000 en 10 ans. Résultat vrai- ment significatif en faveur de notre Province Française et toujours de pius en plus française et partant de plus en plus catholique. Je souhaite de tout cœur qu'il en arrive autant à votre si jolie Pro- vince, et qu’elle redevienne par l’intercession de notre saint patron, St. Jean Baptiste, l'ile St. Jean d'autrefois, c’est-a-dire au moins toute catholique sinon toute fran- çaise. Je voue réitère mes souhaits ds succès dans le but que vous pour- suivez par votre journal ‘‘L/ImpAR- TIAL'’,a savoir, de maintenir et répandre en même temps que le ‘‘doux parler de France’ les nobles traditions catholiques et françaises principalement sur l'île St. Jean. Je demeure Cher Monsieur Buote, Votre très humble serviteur J. CI. ARSENAULT Ptre. Secrétaire De l’Archévêché de Québea CA ET LA L'action des commissaires de l'école grammaire, quoique pou- vant être considérée comme peu 50 membres ou plus. À l'assemblée de mardi, les per- sonnes dont les noms suivent ont été nommées officiers de l’associa- tion pour les Lots 1 et 2: MM. Ar- chibald Haywood, président ; Michael Gavin, vice-président ; James Morrisey, secrétaire ; Napo- léon Gallant, trésorier. recteurs nommés sont MM. J. J. Arsenault, J. Cadigan, T. B. Ham- mil et deux autres dont la nomina- tion sera faite à la prochaine as* semblée qui aura lieu le 15 juillet. Voir l'annonce. Il est regrettable que tous les cultivateurs des Lots 1 et 2 ne se soient pàs rendus à la salle Ste. Marie pour entendre M. Hubbard parler des vaches, des méthodes à suivre pour réussir. Sa conférence fut très intéressante. Il faut espérer que nous aurons encore le plaisir d'entendre M. Hubbard à Tignish pour nous en- tretenir sur un sujet qui se rap- porte si directement au bien-être de notre population agricole. Le 20 de ce mois l’hon. ministre de l’agriculture et M. Hubbard ont tenu une assemblée à Wellington et ont formé, là aussi, une société d'agriculture pour la section com- prenant les Lots 14, 15 et une par- tie du Lot 16. Le comité exécutif suivant a été à propos, a prouvé d’une manière nommé: MM. Octave M. Gallant, : | non équivoque que les Acadiens! de Tignish, comme ailleurs, com-| mencent à se réveiller de leurs sou-| Eli E. Arsenault, John Campbell, John M. Goodwin, Jean J. Gallant et M. J. E. Arsenault comme se- cis et intérêts nationaux quasi en-|crétaire. doermis. Il s'agissait de remplacer | le principal de l’école grammaire, | En attendant que tous se rendent à | C M. Jos. Gallant, qui a démissionné | OME ! Nous reviendrons sur ce sujet. la salle Ste. Marie le 15 juillet. pour monter un grade plus élevé | Voir l'annonce. dans l’échelle sociale. dais de la paroisse, bien instruit et très respecté, et l’autre M. LeClerc d'Egmont-Bay, professeur depuis blent décidées à sévir contre cette | deux ans au collège St. Dunstan. inertie qui pourrait tourner la loi | en ridicule. Tel est, nous dit on, | M. LeClerc, avant de devenir pro- fesseur au collège, avait fait sa l’état actuel des choses à Charlotte- : marque parmi les instituteurs aca- town, par rapport à la boisson. |diens de l'Ile, etau collège, il n’a! chez tous les marchands. l Ily avait! deux candidats pour la position. | ne devaient s'occuper en aucune L'un, M. Fitzgerald, jeune irlan-| PILLS ia seule véritable Pilul | : TONIQUE pour la Constipatio Beach's ÉTOMACH and LIvER: et lIndigestion. L'ussige de | Pilules de Beach ne vous rene pas inalade ni ne vous cause au cune douleur. Euvoyez 10cts à la Cie Baird, Woodstock, N B pour échantillon, la bouteille grandenr régulière 25 cents, Les Di-| UNIVERSITE DU COLLEGE ST. JOSEPH, N. B. mn Nous accusons, avec nos plus sin- oères remerciements, réception de deux exemplaires de l'Annuaire de l'Université du collège St. Joseph, Memramcook, pour l’année sco- laire qui vient de finir. En par- courant ces petits livres uous cons- tatons que la dernière année l’a encore emporté sur ses devan- cières par le nombre d'étudiants et les progrès opérés. Le cours d'Etudes dans cette grande institution se divise en deux sections : le cours commercial}, quia pour but de préparer les jeunes gens à la carrière du com- merce, et le cours classique, qui a pour objet de mettre les jeunes gens en état de se livrer avec avan- tage à l'étude des diverses profes- sions libérales. Les langues fran- çaise et anglaise y sont l’objet d'une égale sollicitude. Les é- lèves français jouissent d'avan- tages tout-à-fait exceptionnels pour acquérir une connaissance pratique de la lange anglaise, car, outre les leçons qu'ils reçoivent en classe, ils ont des rapports cons- tants avec des condisciples et des professeurs dont l'anglais est la langue maternelle. Le collège St. Joseph, est l'ins- titution, par excellence des pro- vinces maritimes. où le jeune Aca- dien peut apprendre, à fond, les beautés de sa langue maternelle. RESOLUTIONS OF CONDOLENCE _— At a regular meeting of Branch No 214 of the C. M. B. A. the following resolutions was moved by Bro W. D White and seconded by Bro M. J. Foley. k WHEREAS it has pleased Almighty- God in his irfinite wisdom to sudden- ly remove from our midst Minnie Maxwell Burke beloved wife of our trusted medical examiner, Dr. Patrick Charles Murphy, and sister of our res- peeted Pastor and worth y Crand De- puty, Rev Father Burke. RESOLVBD that Branch 214 cf O. M. B. A. ofCanada of which they are charter members do give formal ex- pressien to the sorrow its members experience because of the death of this estimable lady and offer at the same time its sincere Qondolence to the Rev Gran‘ Deputy and mdical Examiner. FURTHER RESOLVED that out of res- pect for our aficted brothers the Branch Charter be draped for thirty days and a copy cfthis resolution forwarded to them at once as well as inserted in the official organ and local press. THos E. CAHILL ee | Ass't Rec. Seey Br 214 C. M. B. A. At a special meeting of Branch 294 C. M. B. A. Palmer, Road, on June 15 1901, the following resolution was umanimously adopted : That we the members of this Branch extend to Rev. A. E. Burke, our Provincial Grand Deputy, our beartfelt sympathy on the death of his Beloved Sister and to Bro. ?. C. Murphy of Branch 281 Tignish, our Local Medical Examiner, for the loss of a kind and dear wife, AND FURTHBR RESOLVED that copies of this be sent to Rev. A. KE. Burke jand Dr. Murphy, also to L'IMPARTIAL and Canadian for Publication. GEORGE QUINN Ree. Seoty AVIS M. Aubin E. Arsenault, avocat, sera au magasin de MM. J. O0. Arsenault et cie. Wellington, tous les samedis après midi, durant les mois d'été. Toutes personnes de cette partie du pays ayant affaire alui pourront le voir—Mai 22 I90I tf. ., OUR SIDEWALKS CONTRIBUTIONS. Contributions received at this Office for the repair of the side- walks. Names of contributors published, We begin to-day as follows : L'IMPARTIAL $r.00 À. J. McFadyen 2.00 Dr. Doiron .50 ASSEMBLÉE DES FERMIERS A TIGNISH Lundi le 15 juillet, à 7 heures du soir, il y aura une assemblée, à la salle Ste. Marie, Tignish, pour compléter l’organisation de la 60- ciété des fermiers formée par l’hon. ministre de l'Agriculture. Tous les cultivateurs des Lots 1 et 2 sont spécialement priés d’y as- sister. Il y va de l'intérêt d: tous de se rendre à la salle Ste. Marie, le soir du 7. A. HAY WOOD, Président, J. J. Morrisey, Secrétaire. Tignish, 22 Juin 1901. r 'R; AL is A/R || RATE AA . ETES=VOUS SOURD ?? Tous les cas de SURDITE ou d'OREILLE DURF se guérisent maintenant par notre nouvelie inven- ion. Les sourds-muets de naissance seuls sont incurables. Les bourdonnements d'oreille cessent immé- diatement. Décrivez votre cas. Examen et conseil ee. be anges vous guérir chez vous à un oût relativement bas. t bas © 596 La Salle Ave. Dr. Dalton’s Aura! Institute, CHICAGO, ILL. ANDREWS RHEUMATIC CURE is the remedy to take ïf yon suffer with rheumatism, sclati- ea or kidney ‘roubles. This medieine acts on ‘the kidneys and bowels, driving the poisons out of the system that cause th: suflerings of rheumatism and sciatica. 1t sharpens the appetite 1hus gv- ing more strength. ANDREW'S RHUMATIC CURE is being used more this s>ring than ever before, and everbody that has used it or is using it praise it very highly. 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