A L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. ee HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : OR ribel TE io DE Trois RS Codes. Les abounements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. Toutes communications doit Tent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPARTIAI, Tranisx, 8 Nov. 1900 Etats-Unis Les éleations présidentielles ont tourné en faveur des Républioains. McKinley a été réélu président a- vec une immense majorité. Les Elections d'Hier Selon ce que nous avons pu ap- prendre jusqu'à minuit, les élec- tions de hier dans tout le Canada ont été favorables aux libéraux. Les conservateurs ont perdu Sir Charles Tupper et Sir C. Hibbert Tupper, Hugh John McDonald, Foster, Powell, Mclnerney etc. Dans cette province les conserva- teurs n’ont gagné qu’un siége-M. Lefurgey dans Prince-Est, Dans Prince-Ouest, M. MoLellan est élu avec une majorité de 10; de 316 qu'il avait à l'éleotion de 1897. Nous donnerons un compte ren- du complet au prochain numéro. Nous apprenons depuis que Sir Hibbert Tupper est élu dans Pio- tou. Benedietion ——— Dimanche dernier, Monseigneur McDonald était au Lot 7, où il bé- uit la cloche achetée récemment par les paroissiens, pour leur égli- se. C’est une magnifique cloche pe- sant 851 livres et portant l'insorip- tion : f ST. MARK'S BELL BAPT1ZED Nov. 4th. 1900 MARK-CHARLES-ALFRED BV His Lorpsuaie Bistop McDoNALD REV. À. E. BURKE, PASsroR. Avant de procéder à cette impo- sante cérémonie, Sa Grandeur pro- aonça un beau sermon de circon- etance, après quoi, eut lieu la béné- diction accompagnée de la récita- tions des psaumes et autres prières d'usage en de telle oircenstances. Le Rév. Dr. Chaisson chanta l’Evan- gile. Après la bénédiction, les pa- trons, les uns après les autres, son- nèrent la nouvelle cloche et nne collecte qui réalisa une jolie som- me suivit. Nous félicitons les braves parois- siens de St. Marc et leur zélé Pas- teur, le Rév. Père Burke, sur l’ac- quisition d’ure aussi magnifique cloche. LE PASSE-TEMPS est une superbe revue musicale, lit- téraire et sociale avec texte et musique qui paraît tous les quinze jours. Inté- roessante et utile pour professeurs et élèves. 5 pages de texte et 16 pages de musique choisie : d'orgue, de violon, de mandoline, Vente partout, 5e le numéro. Abonne- a to dite OR PE EE SR — rene no renrtrane. se AP Or ARR L’IMPARTIAI, JEUDI LE 8 NOV 1900. Moeurs D’assassins CEs VorEeurs D'ExncTIeNs De. VIENNENT ÂISEMENT Ds EMPUISONNEURS Ux Cas ErRANGm DE DRSEsPoIrR ELECTERAL Québeo 4—Dit Le Journal : | Les iibéraux, qui se sentent bat- tus à Montmagny, ont tramé sontre le candidat conservateur, M. Alphonse Bernier, le plus odieux complot qu'ii soit pessi- ble d'imaginer. Pendant la dis- oussion, ce matin, à St-Pierre, après la messs, on avait placé un verre d'eau près de M. Ber- nier, qui le porta à ses lèvres. Quand vintson tour d'adresser la parole, il se trouva comme paralysé, on dut le transporter dans use maison voisine ; puis, on fit mander tont de suite le Dr Blouin, de Montmagny, qui constata que l'on avait drogué notre ami. D'après les rensei- gnements obtenus, le médeoin oroit que o’est une solution de oacaine que l'on a voulu admi- uistrer à M. Bernier. Cette nou- velle s'est répandue comme une trainée de poudre dans tont le eomté et ve lâche attentAt a sou- levé l’indignation générale- La Tombe Nous avons à enregistrer, au- jourd'hui, le décès de sieur Ha- bert Gaudet, arrivé à sa rési- dence, Tignish, dimanche le 4 novembre, à l'âge de 77 ans et 4 jours. M. Gandet, natif de Rus- tico, était le fils de Armand étau- detet Osite Pitre, qui vinrent g’établir au Lot 10, Cascumpee, en 1824 et de là, à Tignish, en 1836. Le regretté défant était marié à Marie PDesRoches, et laisse pour le pleurer une épouse in- oonsolable et une famille de hait enfants. Les funérailles ont en lieu, mardi matin, à l'église de la paroisse, an milieu d'un grand aombre de parents et amis. Les Porteurs étaient : MM. Agno J. Gaudet, Piesre B. DesRoches, Jean P. Chaisson, Paul Godin et Jérôme M Buote R1.P. A fine assortment of SILVER GOODS WATCHES CHAINN AND RINGS Now open for inspection. Rings made up with your musique de piano, | own gold if desired. duos, ete, ete. Une magnifique prime st donnée aux abonnés d’us an. En E. W. TAYLOR ment, $1.50 par année. S'adreseer au bureau de L’ImParriar, Tignish où s J. E. Belair, éditeur, 58 St-Gabrid, Montréal. z—- Cameron Bloek COHARLOTTETOWN Colonisation Dans tous les Âges comme dans tous les temps, la culture de la terre a toujours été considérée comme étant la base fondamentale des na- tions. Dieu, Jorsqu’il chassa l’hom- me du paradis térrestre, prononça contre lui et toute l'humanité un arrêt tout à la fois terrible mais juste : ‘‘Tu seras sujet aux fati- gues, aux maladies, à la mort même; leur lâcheté, ils vous répondent et du sein dela terre tu tirera ta nourriture, par un travail continuel. Par là même nous fûmes, dans la personne du premier caondamnés à un labeur de tous les instants. Or, si du sol dépend notre existence, il est donc de la plus haute importance que nous nous appliquions à cet art si utile de l’agriculture. Il est dono du devoir des parents d‘initier leurs enfants dès leur jeune Âge aux travaux de la ferme, et d’incul- quer dans leurs jeunes intelligen- ces la pensée que l‘étât de labou- reur est un des plus nobles devoirs de l’homme en ce monde ; puisque l'existence des peuples dépend entièrement du travail de ses mains. Oui, laboureurs, votre profession est noble et élevée, puisque dans vos mains vous tenez l'existence des nations. Elle est louable, puis- que chaque jour, elle vous met de plus en plus en rapport avec le Cré- ateur. Chaque jour vous êtes à mé- me de contempler kes œuvres de la nature, en voyant poindre un brin d'herbe ; se développer une fleur nouvelle ; ou se métamorphoser un nouvelles merveilles, œuvres du Tout-Puissant. La tâche du 1abou- reur, est donc doublement utile et louable, puisqu'elle donne la sub- sistenoe à l’univers entier et atteste par là de la grandeur et de la bonté de Dieu. Si des travaux de la ferme dé- pend le soutien des empires et des sations, ilest donc urgent que la grande majorité de nos jeunes hom- mes deviennent laboureurs. Mais, je vous le demande, comment nos jeunes hommes vont-ils devenir la- boureurs, s'ils ne possèdent de bon lot de terre, de laquelle ils pourront tirer une subsistence honorable pour eux et leur semblables ? Vous même parents, à peine pouvez- vous tirer une médiocre existenoa du coin de terre que vous ont légué vos aieux. Si par hasard, père de famille, qui avez trois ou quatre fils à établir, vous allez commettre l'impardonnable folie de morceller votre lopin de terre pour y établir vos nombreux enfants, vous n’arri- veriez qu’à les plonger dans une déplorable misère. Mais me direz vous : ‘‘Que pouvons nous faire de mieux ?’’ ‘Nous sommes trop pauvres pour acheter des terres à nos enfants.’’ Mais à celà je répon- drai, que si vous êtes pauvre finan- cièrement, au moins vous êtes riche en conseil que vous devez en justice donner à vos enfants. Le Nouveau-Brunswick ainsi que la province de Québec, offrent, à la jeunesse Acadienne, des avantages que nos jeunes hommes devraient apprécier. Ces deux grandes provin- oes offrent, aujourd’hui, aux colons des milliers d’acres de bonne terre qui ne demandent qu’un peu de courage et des bras vigoureux pour être transformées en vertes prairies, et en magnifiques champs de blé. Aujourd’hui notre province ne peut plus offrir à nos jeunes hommes des moyens d'établissement. Que vont- ils faire, ou pour mieux dire, où vont ils aller ? Deux seules choses restent à faire. Ou ils devront émi- grer aux Etats-Unis, pour s'y louer comme mercenaires, ou bien s'en aller coloniser. Avant de prendre son poste, chaque jeune homme, doit se recueillir, et bien étudier lequel de ces deux partis est le plus avantageux et en même temps le plus honorable, tant pour lui que pour sa nationalité. En premier lieu, s’il émigre dans la république voisine il devra s'engager dans les manufactures, qui déjà sont rem- plies d'ouvriers, et souvent pour s’y introduire il doit y acoepter un salaire réduit. Dans ce cas il n’est donc pas à son avantage pécuniaire américaines au *’ Un autre gre mi çes ave f ' grain de blé. Chaque jour, en un! mot, vous voyez $e produire de} que, généralement, ils dépensent leurs gages aussi vite qu’ils les ont gagnés et après avoir sacrifié leur jeunesse et leurs forces pour enri- chir des étrangers ils nous revien- n2nt en grande majorité plus pau- vres qu'ils y sont allés, avec peut- être cette différence : Ils sont partis paysans, et nous reviennent cita- dins. Leur langue maternelle, aus- si, bien souvent reçoit un choc ter- rible, puisqu'on a honte de la par- ler, et si quelqu'un leur reproche que s'ils ne parlent pas leur langue, o’est qu'ils l’ont complètement ou- bliée. Bien souvent, aussi, l’hom- me qui renie la langue de ses an- cêtres renie également ses prati- ques religieuses. En second lieu, celui qui va co- loniser, continue, pour ainsi dire, l’œuvre de Dieu, en dévouant ses bras à la création de nouvelles pa- roisses. En effet quelle plus noble tâche que celle de s’enfoncer dans ces forêts vierges pour livrer la guerre aux géants centenaires de ces bois. Jadis, nos ancêtres quit- tèrent la vieille France, traversèrent les flots de l’océan pour venir im- planter le germe de Îa civilisation dass les forêts du Nouveau-Monde. De quel courage ne se montrèrent- ils pas doués, en abandonnant leur beau pays, jouissant de tous les bienfaits de la civilisation, et où ils pouvaient gofûiter toutes les dou- ceurs d’une vie passée dans l’opu- lence, au milieu de leurs amis; et échanger cela pour une vie de fati- À ae TE gere a M TEA daient asile ? Cette terre, arrosée de leurs sueurs et de leur sang, ne fût pas ingrate et on vit SUTBIT du sol de nombreux villages acadiens, qui, plus fortunés que leurs devan- oiers, pürent jouir du fruit de leurs rudes labeurs. Si nos ancêtres ont montré tant de courage dans la noble tâche de coloniser le Nouvoau-Monde, et de s'y oréer des patrimoines; mom- trons-nous au moins les dignes des- oendants de ces nobles colonisateurs, et poursuivons avec orgueil et sa bition la tâche qu’ils ont si géné- reusement commencée. Oui, amis citoyens ; emparons-nous du sol, comme étant l'unique moyen de consolider notre avenir ainsi que notre nationalité. Oui, jeunes aca- diens, de l’Ile du Prince Edouard, alkez coloniser : Enfoncez-vous dans ces forêts du Nouveau.Brunswick ou de la Province de Québea où vous pourrez vous choisir de bons lots de terre, d’où, avec un peu de courage et de travail vous pourrez tirer une houorable subsistence. Ce que vos pères ont fait il est pos- sible que vous le fassiez aussi. N'est-ce pas un même sang géné- reux qui coule dans vos veines ? N'êtes-vous pas remplis de courage et de talents? Votre intelligence n'est-elle pas aussi subtile et aussi développée que la leur ? Oui certes ; j'ose dire-et avec bon droit que vous l’emportez sureux, sinon en gence, puisque vos talents on été . . A ; gues et de rudes labeurs? Oui, ces) ducation, ce que vos ancêtres n’ont nest développés par les bienfaits de l’é- force physique, du moins en intelli- | Hyndman & Co INSURANCE AGENTS CHARLOTTETOW N. representing in P. E. 1sland North British & Mercantile Fire ins Co. Union Fire Assurance Society. Phoenix Fire Assurance Co. of London. General Marine Insurance Co. Stendard Life Assurance Co. Canada Accident, sickness and plate glass Assurance Co. insurance effected at low rates. St Dunstan’s College (Affiliated to Laval University) Complete Commercial ant Classical Courses. 000 Studies will be resumcd on THURSDAY, Sept 6th. For further particulars apply to A. P. McLellan, RECTOR. St Danstan's College, Charlottetown, P. E. Island, Aug. 24th. 1900 FALL 1900 ! Is now ready for inspection. 000000 - R. T. HOLMANS FALL STOCK Never more complete than now. R. {[. HOLMAN. nobles pionniers ne songèrent nul- | pas eu le bonheur de goûter. Le co- lement aux misères qui les atten-|lon, de nos jours est aidé et encou- . s \ 1 £ + » daient là-bas. Ils s’embarquèrent, | ragé par nos gouvernements et par traversèrent l’océan et abordèrent ! des sociétés de bienfaisance. Per- dans l’ Amérique du Nord où ils! tout où un groupe de colons va s’é- arborèrent le drapeau tri-oolore et |tablir, le gouvernement y trace des Notre Rédemption. Lorsque Pou- traiscourt, de Monts, l’Escarbot, d’Aulnay, Razilly, etc. abordèrent dans ces sombres forêts du Nou- veau-Monde-ce pays n'étant habi- té que par des sauvages n'ayant aucune connaissance de Dieu-ils s’improvisèrent de misérables caba- nes les préservant, à peine des in- tempéries ; ils livrèrent immédiate- ment la guerre aux arbres de ces y plantèrent une croix, signe de|routes qui avec le temps deviennent | des chemins carrossables. Déjà plu- sieurs jolies paroisses ont été for- |mées an Nouveau-Brunswick ainsi [qu'au Canada où nous pouvons ren- ‘contrer plusieurs de nos amis de la ‘baie Egmont, de Rustico et d’ail- |leurs qui, aujourd'hui, se trouvent ‘à l'aise dans leur pays d'adoption. | Autour d'eux ils voient leurs en- fants établis et dans un état pros- père. N'est-ce pas là un doux eon- forêts primitives. Ils n'eurent pas|tentement pour un père qui a à . d à | , , { : seulement les fatigues et les misè- | oœur l'avenir de ses enfants? Dans res à endurer ; mais en maniant la | chacune de ces nouvelles paroisses hache d’une main, pour faire leur On a vu s'élever, comme par en- défrichement, ils dûrent manier les | chantement, un joli temple, où cha- , | ‘ À , armes ds l’autre pour se défendre | que dimanche, les fidèles s’assem- des invasions des Anglais-ces fils | blent pour offrir au Très-Haut, le de la fière Aïlbion. Délaissés de | Sacrifice par excellence, et y chan- la mère patrie ils durent se pour-|ter les sublimes cantiques de l'E- . » | .. “ . voir à eux-mêmes : et sans leur in-|glise. Là, tous les eczurs crient à domptable courage, aujourd’hui, il l'unisson et implorent la protection ne se trouverait pas un village d'o- de Dieu pour eux et leurs sembla- rigine française, tant dans les Pro- bles. Bien certainement tout n’est vinces Maritimes qu’au Canada, | pas rose dans leur existence ; ils eu- En 1755 Winslow, cet homme, à |rent beaucoup à souffrir et durent cœur de pourçeau, accomplit son |endurer bien des fatigues et des œuvre inique en dispersant, aux | peines ; mais ils gardaient en eux quatre vents du ciel, ces nobles pi-!la douce pensée, qu’au moins ils onniers qui eureut tant à souffriret |accomplissaient un des devoirs les qui dans leurs malheurs, endurant | plus sacrés que Dieu implanta dans les insultes de leurs persécuteurs, | le cœur de l’homme. Encore une durent manger le pain de l'exil ar- | fois, pères de famille encouragez rosé de leurs larmes. Ces nobles | vos jeunes garçons à aller coloniser proscrits, après avoir été pourchas- let se créer des patrimoines où ils sés, maltraités et abreuvés d'oppro- | pourront, sinon, devenir riche, du bes, revinrent de nouveau dans leur | moins, devenir confortables. Je ter- nouveaux établissements. . . £ ‘ +. 20 , + d'aller enrichir ces manufactures|C0mbien d'‘opiniâtreté Avec !merciant de l’ernare run chère Acadie et y fondèrent de, mine, M. le Rédacteur, en vous re- t'ocrur- + Horace Haszard INSURANCE & MANUFACTU RERS AGENT Representing The Western Fire Assurance Company The Commercial Union Fire Insurance Co. The Western rance Co. Marine Aseu- A'so agent for The Acadia Sugar Refining 09) Ltd. The European Exporters' Asso- ciation Ltd. Messrs Purnell Webb & Co Bristol, England. The Famous Brahmin Tea and PLANET FLour HORACE HASZARD À skfor Rates and Prices SOAP! 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