DACYT NE DANCE ASE EN Et a, fs EPP P ONE" ANSE SN à ta. : 9 YEN ! ; 4 : 1 Î ‘ : L'IMPARTIAL JEUDI RTS FA: à ee Fe TE " Le LÉ È ré é ue + \ M “ 5% S M: Ve A $ Fa ha é A se - L | é à à ee. ee AE LS sm « = … F . + À ; ti * -É ° ” # si ; | si ; % 3 LE 6 AVAL, 6800 “ . LA VOIX DU SANG Le lendemain, le bohémien revint. Ilne vit pas le vieux bûcheron, qui, parti le matin, était revenu de bonne heure, à — Allons ; père, dit elle, —elle \l'improviste, et qui, caché der. l'appelait aiusi parfois, —ren-|rière un massif d'arbres, guet- trons ; lasoupe est prête, et tait et observait. vous devez avoir faim. Le bohémien fit entendre un 111 appel, et Mariette parut. Et voici qu'un soir, sous le Le père Fouleux avait saisi ciel gris, alors que l'automne sa rude cognée. De ses mains finissaii, un cortège étrange ap-\lo0uJours robustes, il l'étreignait. parut sur la route montante, à Une rage folle le saisit,et ii al- l'autre extrémité du plaieau, lait se précipiter vers l'étrau- près des bois. : . D'abord, il y avait, trainés Mais à quoi bon ? par des chevaux faméliques, des Déjà, toujours sans être a voitures énormes aux essieux | PeTÇU, il l’'entendait parler, et il Des gens bizarre- entencait Mariette lui répondre. Et c'étaient des paroles d'a: mour qu'ils échangeaient. Puis, le bohémien parlait en- core de son existence vagabon- de. 11 racontait comme sa race portait au cœur le besoin de la liberté. Et il disait à Mariette Qu'elle serait heureuse avec lui. (suite de la ler page grinçants. ment occoutrés vêtus de peaux pour Ja plepart, suivaient. D'autres voitures, plus petites, fermaient la marche. La troupe, à un cri gutteral poussé par un des hommes, s'ar rêta. Les ‘“ronlottes” furent rangées au bord de la route. ee : ; En un clind'œüil, les ehevaux, Tandis qu'il parlait, es mains détélés errèrent à travers les dans les siennes, tout près de pâtis. Et, bientôt, de grands 1 comme pour boire ses paro feux allumés envoyèrent vers les, ia jeune fille l'écoutait avec le ciel des tourbillons de fumée. | 8 ravissemeat dans les yeux. Une bande de bohémieus in- Un grand frisson secoua tout stallait son campement. entier le père Fouleux. 11 baissa Il y avait là des familles, an la tête. Le destin devait s’ac- cêtres à barbe blaache, hom-|c0mplir. à à : | mes murs à bras robustes, jeu-| 1V. ue: hommes nerveux, vieilles | € Pourquoi vouloir lutter con- femmes, jeunes filles, en ants | tre la nature ? ; jolis malgré | e ds ù bruns, pes, Le vieillard se sentait impuis- l:ur repounssante raalpropreté | sant. , 1 e - | è rie se mou-| Dès l'aurore, ieur D vait en des occupations diver-| à de Mariette, j'homme avait dit ses. Les hommes tressaient des qae la tribu des bohémiens par- paniers, des corbeiiles ; les fem mes allaient de porte en porte, ; jetser vente, di-; offrant ces obj. L tard, qu'il reviendrait, É re : les en-| ho sant la bonne ax pat ; se riette s'était écriée : . ts È « »* € es . favts meudiai ut, au hasar Je t'attendrai ! chemins. lit Ils se quittérent. EN a a b e Ls: père Fouleux tressaillit en Ce utéet Gus Jongtennse aval Quelque chose: repasserait quelques mois plus et Ma. les percevant. ri vers le soir, que le bûcheron cie: ‘an dau- comme la prescien0e L rentra. e he lui serra le coeur. L ger proch FOR quelques heures, son 1lévita d'avertir Marette de l'arrivée des bohémiens Mais le lendemain, pendant son absence, un des hommes, rôdait par le plateau, jusqu'au- see mains seu nblaient dix huit ans, |COrps s'était cassé, bitement tre Pendaut riette , mière le rayon de soleil qui, Fe de la eRoRNers .|vosole et qui égaie. Mais le: | Soudain, il se épris face à oeil tournait, Et l'ombre tace avec la pren fille : plus triste, plus épaisse, plus An lieu de fuir, celle-ci °- froide, allait CR nn PR t ” os Mariette aimait …. En elle! mieu, sans erainte et défiance. pourtant l'idée du devoir res gars bien mus- ‘était un beau de | tait encore... Elle voulait Iut- “lé et decouplé,avee des veux, PT y ter, elle voniait cacher sa souf- poire superbes, des cheveux >rérélés d« s derts de jeune ce. + : : au pauvre vieux oup, d’une blancheur ex\raor | : No | Mais celui-ci savait ce qui se dinaire. Son teint était pres-| DRE dans le coeur de la que semblable à celui de Mari- ette et il y avait-encore-entre! .. ° 3 rière ses sourir:8 1l vit des eux d'aatres points de ressem- larmes. biauce. 1! lui parla Sa harmonieuse, €Cares-| . .,. Ë : LL: . | vait bien que, désormais elle ne Mariette frissonait à serait plus heurense l'entendre. | ique des ...,,..| Lui non plas ne voulait pas voix était chantaute, sante. Hit : avec Jui, chansons ne D MORE draient plus — D'où était-il ? où allait-1l 2] P L ess : | Alors, 1l changea soudain ll 'expliqua la vie jibre de la! : d'humeur. 11 devint sombre ‘et tribu, sa éternelle à! EU : jmnauvais. Jamais, jusque à, il n'avait malmené la jeune fille il se mit à la rudoyer. Résignée, le regarder et à Eile l'interrogea : ' sur ses 'evres. course travers tons les pays de la ter- iv 1l ne faisait rien ou pres-| que...On se d'air et d'espace, on ne campait jamais | ; : >oint. longtemps au même endroit | E. À : * ut mi Des mois avaient passé. Et le | père Fouleux se reprenait à : chaient les veux de Mariette CS P & à T . a es AT érer Saus doute, le sn 1ls les rencontrèrent... Et ce fat | P Fes < ohémien [avat ou lé sa ro à & e, ; : en eux une extase. promess et 1! grisait elle ne répondit | ne reviendrait plus. Au retoar, le père Fouleux! Le | Mais, un jour, au milieu des trouva Sa fille adoptive plus! .. 1 à Ë | nAtie, des colonnes de f triste encore, avec un visage | L : à se 0 * |montèrent vers 1 anx traits tirés, anx veux rou : — * ciel et des gis. 1l vit qu'elle avait pleuré. | A Re Dagriane | C'étaient les nomades. jui. | De nouveau ils campaient Il comprenait de plus en plus près de la forêt. Le sang de Mariette se révol-! Le vieux bûcheron se dit que - l'heure érait venne. brisa en chose se de sa race, " à | \ )ré à ln elle ne pouvait être heureuse! Sous un prétexte quelconque, que libre. Elie souftrait ainsi |1l s'emporta contre Mariette et, tenue dans eette ehanmière de|*imulant la colère, la chagea. bûcheron. L'instinct fatal et| Elle sortit la tête basse, s'en iuvincible, la portait vers les|alla sur le plateau, —vers les Nols.i siens... tait le soir même, mais qu'elle | Ma- | aval! été datis sa chau- |qne Mariette souffrit, et il sa-| refien: | Le lendemain, apiès une halte d'un jour, le camp était levé ; les voitures s’eb:anlaiut, redescendaient Ja côte. Du senil de sa chinmine vide et morne, le père Fouleux les regarda partir. 11 les regarda lorg‘empe, longtemps, lo 1g'emps. Et quand la troupe eut dispa- ru, là-bas, au bout de ja route, de ses gros doigts caileux, il essuya deux larmes qui, débor- dant soudain de ses yeux, cou- laient sur ses joues, le long des rides profondes PAUL ROUGET. —Les voies honnêtes suivies et les honnêtes moyens employés honnêtement par une honnête maison française honnêtement ex- posés sur notre édition de ce jour VOIES ET MOYENS.” C'est à lire. GOOD ADVICE The following dialogue was hearp few days ago in one of our neighboring settlements. Read it — Pat—"‘Hello, Peter !” Peter—‘Hel-oh eh-oh-ho, Pat.” Pat, ‘Why’ Peter, that's a terrible cough you have.” Peter. I know. It's killing me Pat.‘ Pat. ‘Why don't you get something to cure you ? Peter Sure I have tried all the cough medicine on the market but they did me no good. Pat. Why don't you go to the doctcr ? Peter, Well, L inte:.ded to go, but Barney called over to see me last night and told me not to bother, with any of them ? Pat, Wh was that, Peter ? Peter, * Well, ke says last spring when Margaret was sick she hsd all the doc- tors in the place to see her, and the de"il the bit she was the better of thein. Pat And will you tell me what cured 2 | Peter, Well, he says he heard great talk about this MacDONALD:S DKUG STORE keepiug very fine medicine for | man or beast, and he started at once to see Mr. McDonald:, himse!f. Ile gave | him two bottles of MacDON 4 LD S AN |ODYNE PINE EXPECTORAN', | which only cost him 25 cents apiece. | This cured her completely. | Pat, Well ! Well ! that was cheap | Peter, Yes and he says if he had gone to MeDorald's brug Store and got this | medicine in the fir & start he would bave | saved over $50 that he had paid out for | doctors’ bills and medicines. | Pat. Dear, oh dear ! My, vh my ! Peter, 1 would advise yeu to go to Sum- merside and see &: at man at once! Peter. Well, Pat, I will go to see him this day with the he'p ofthe Lord aud the old horse. Good bye, Pat. Pat. Good by e, Peter, P.S. Pat— oy! Hi! Before you go take this 25 cents with you asd bring line La bottle of that MecDouxld s Anvodyue : Pine Expcetorunt for Ann, Peter —1I will that, sure. | | | : | Milbuims St-rliug H adach- : Powders cont#iu wuelher | de nor opiüurm. 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