ses ous mat touméimnuns. Re partent fps DR DURS eut Paper re mag med Are ns DR din in qes an past nnts © Re dt ne. TUE T'IMPARTIAI, JEUDI LE 28 AVRIL, k598. _ LE FACTEUR SOUVENIRS DE LA GUERRE DE 1870-1871. J'étais l'été deruier chez un de mes amis de collège, dans un petit village des Vosges. Nous nous disposions à sortir pour al- ler respirer l’air pur de la forêt voisine, lnrsqu'’un bruit de pas nous fit {onrner la tête. — Tiens ! le facteur ! dit mon compagnon. Attends-moi, j'ai une lett.e à lui donner. Elle est là-haut sur mon bureau. Le nouveau venu était un homme de vingt-six à vingt- sept ans, aux traits à ja fois doux es énergiques, ie front dé- gagé, le regard clair. Quand il m'aperçut, il inclina légère- ment la tête pour me saluer. —Fichtre, me dis-je à moi- même, en voilà un qui n’est pas bavard ; il ne dit pas bonjour ! Pohriant, comme sa figure m'allait, je ne lui tins pas ri- gueur et, m'adressant à lui : —Rude journée, hein ? lui dis-je. 11 doit faire chaud à cou- rir les champs... 1] baissa la tête, faisant signe que oui. Ah ça! ïl ne savait donc-pas parler ? Le jeune homme Jut dans mon regard une surprise. 1l sourit, d'un sourire un peu tri.te, porta deux doigts à sa bonche, et secoua la tête. Cette fois, j'avais compris. — Vous êtes muet, mon gar- çon ! lui dis-le. À ce moment, Dubreuil reve- nait. 1} entendit ma question. —Oui, dith1l, il est muet, le pauvre Jean Barrot ! Mais ça ne l'empêche pas de faire son ser- vice, puisqu'il sait lire et écrire, et qu'il entend tout ce qu'on dit. —Pas muet de naissance, a lors, puisqu'il n’est pas sourd ? —Non, pas muet de naissan- D. — Par accident, alers ? — Accident n'est peut-être pas ‘e mot juste.…...N'est-ce pas, mon vieux Jean ? Le jeune homme sourit d’un air uu peu embarrassé. 11 tendit la main pour prendre la lettre que tenait Dubreuil. Celui-ci se mit à rire. —Ah!ah! mon garçons, ça t'embêie, ça! Tu sais qu'il va falloir que je conte ten histoire et tu ne veux pas rester à l’en- tendre ?......Eh bien ! va, mon vieux, je ne teftiens pas. J’atten- drai que tu sois parti. Et Dubreuil, en lui remet tant sa lettre, lui serra la main chaleureusement. l: jeune homme salua, tour- ua le dos et partit à grandes en- jambes. Alors, Dubreuil me prit le bras, et voici l'histoire qu'il me conta, en me conduisant vers le bois dent la verdure sommeil. lait sous les blancs rayons du soleil d'août : lean Barrot, me dit-il, avait quipze ans à peu plès à l’épo- que de la guerre. Son père, déjà vieux, vivait dans une masure, au coin d'un champ avec ses deux fils. Jean, le plus jeune, et Louis, l’ainé, qui avait dix ans de plus. Jean, irop jeune pour se bat- tre, était resté. Louis, qui avait en un bon numéro dans le temps, était parti dans un corps franc. 11 s’é- tait déjà bien comporté dans deux ou trois affaires. Mais il avait rendu d'autres services. Connaissant admirablement le pays, il avait demandé la pé. rilleuse faveur de porter des dé- pêches à travers les lignes aile. mandes qui séparaient l'armée de Metz du reste de la France. Trois fois déjà, il avait accom- AUSSI] pli ce dangereux veyage, et le[où sont les papiers, ils seront Dept. Y. Chicago. vieux Barrot, qui le savait pour|fusillés tous les deux. Si tu le avoir sis doute reçu la visite|dis...je leur d: s01 gras, par quelque a re. L'enfant consulta son père du noire, n'avait pu retenir sa enr regard. gue et avait révélé partont les exploits de son grand Louis. depais un mois la campagne, | me si on nous tuait devant toi, surrveillaient sa biceque du coin|ne parle pas ! de l'œil, sans en avoir l'air, se] L'enfant lit : disant qu'il y aurait là proba-| —[C'est bon. blement une bonne capture à| —A demain, donc ! conclut faire, un jour ou l'autre. l'oflicier avec un geste de co- La chose arriva comme ils l’a-|lère. vaiept pensé. Le lendemain, dès l'aube, sur Un soir que le grand Louis é-| la place du village voisin, de:- tait arrivé et causait avec le!vant le mur de la mairie, le père dans un coin de la cuisine | vieux Barrot et son fils Louis e- saus lumière, des pas lourds ré-!|taient debout, tête nue, imino- sonnérent au dehors, et la porte biles et pâles. A vingt pas fut soudain ébranlée par des|d’eux, le peloton d'exécution 6- coups de crosses. tait massé, l'arme au pied. Tout 11 faisait trep noir pour que|autour de la petite place, main- le père et le fils se vissent pälir,| tenus par un cordon de s£oidats, mais leurs mains se rejoignirent des femmes et des enfants se dans l'ombre et se serrèrent)penchaient pour voir, avec des d'une étreinte convulsive. murmures de rage, des lèvres La maison était cernée, ils é-'tremblantes et le sang aux taient perdus. yeux. Tout à ceup, Louis appela! A côté du peloion, entre deux son frère à voix basse : soldats, le petit Jean se tenait —Jean ; fit-il, approche ! Tà-|tout droit, le visage iivide, mais che de te faulfiler par 1° la-|le front hant. carne de l’étable et va cacher ça! Une demi-heure avant, l'ofli- dans le champ. cier l'avait fait conduire dans la 11 avait arraché un paquet de Fes de la mairie où son père et papiers cousu à l'intérieur de|son frère étaient gardés à vue, sa chemise, sur sa poitrine, et le |et i: avait ordonné qu'on les tendait au gamin. Celui-ci le|laissät seuls. prit, ouvrit u_e porte et dispa-! Qu'espérait-il de cette entre- rut. vue ? Une défailiance des deux À ce moment, la porte céda, hoïames, sans doute, devant les et sept ou huit soldats prus-| larmes de l'enfant !... L'enfant a- siens entrèrent, le revolver au!vait pleuré, certainement, car poing. ses yeux étaient rouges...Mais L'explication fut courte. Des | qu'avait dit le père ? mains brutales s’abattirent sur! Quand le petit Jean était sor- ies épaules des deux hommes. |ti, l’eflicier lui avait demandé : Le fils espion, le père recéleur, —Veux-tu parier maintenant? leur affaire était bonne, ils se-! Le petit Jean avait répendu : raient fnsillés le lendemain. —Non ! En attendant, sans perdre lors on avait pris son père minute, on fouillait le jeune | et son frère. On les avait collés homme, lui arrachant sa blouse au mnr, sous ses yeux. Mainte- et sa chemise... Rien | | nant ils étaient là devant lui, at- —Les dépèches que tu por-| tendant la mort. tais, où sont-elles ? demanda! 1iyeut une minute d'horri- l'efficier qui commandait les ble silence. hommes. Enfin, l'officier dit en aile- —Des dépêches ?...répondit mand : Lovis Barrot. Je n’en avais pas.) ln joue. —Allons donc !...Qu'y avait!) Les soldats braquèreut leurs donc tout à l'heure à cette fusils … place ? reprit l’officier en mon-, L'oflicier se trant sur la toite de la chemise | l'enfant : un lambeau d'étoffle déconsn, —Veux-tu parler ? ditil. qui avait dû former pocheetd'où! Les lèvres de l’enf nt ne bou- pendaient encere des fils 'gèreut pas ; mais sa figure eut —Vous croyez donc que je! un brusque mouvement. Une portais là des papiers ? jaffrease expression d’angoisse — J'en suis sûr et tu devais! parut sur ses traits, et un cri de les avoir encore il n’y a qu’un | douleur étouffé gronda daus sa instant. gorge…il chancela. —Eh bien ! puisqu'ils n'y | L’eflicier s’approcha de lui, é- sont plus, cherchez-les ! | piant l'aveu qui allait sortir de —Fouillez parteut ! cria l’offi ses lèvres atrocement contrac- retourna vers — Jean, fit le vieux, écoute Les Prussiens, qui tenaient |bien ce que je vais te dire. 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L’oflicier recula d'un dres du foyer.….rien, toujours | bond.…Sar son uniforme, en riea ! | pleine poitrine, juste a la place À ce moment, deux soldats du cœur, une tache rouge s'éta- apparurent sur le seuil de ja | lait, horrible, taudis qu’à ses porte tenant le petit Jean par! pieds, quelque chose d’informe les bras. 1ls avaient été laissés let de rouge aussi tombait sur le! de garde au dehors.et venaient pavé. d'apercevoir l'enfant en train de) Avec ses dents de jeune loup, ramper derrière une haie. 1ls le l'enfant s'était coupé la langue, | poussèrent devant eux, dans Île let l‘avait crachée à la face de! cercle de lumière tremblotante son bourreau que projetait la lampe fameuse.| Feu ! cria celui-ci, fou de! L'eufant dissimulait ses mains |ragenee haine. derrière son dos. Une décharge rouia-comme — Qu'est ce que tu caches-là ? | un coup de tonnerre. lui dit l'officier d'une voix rude.| Et le petit Jean, évanoui, — Moi ? rien. tomba par terre en même temps —Fais voir tes mains, alors ?|que ie vieux Barrot et son fils L'entant tendit ses mains. | Louis, foudroyés. Elles étaient pleines de terre. Et voilà pouiquoi, conclut —ÀAh !petit gueux, cria r’ofhi-|}‘ami Dubreuil, notre facteur est cier, c'est toi qui les à cachés, | muet. les papiers !...Où sont-ils ? L'enfant resta muet. —Eceute, reprit l'Allemand. Celui-là est ton père, n'vst-ce- pas ?..Et celui-là ton frère ? Le petit Jean répondit : —Oui, par deux signes de tête. —ÆEh bien ! situ ne dis pas ANTED-TRUSTWORTHY AND active gentlemen or ladies! to travel for responsible, esta-| biished house ia Prince County.| Monthly $65 00 and expenses. | Pesition steady. Reference. En-| close self-addressed stamped en- velope. 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Elle était couchée de- puis une demi-heure à peine quand l’hôtelier entendit réson- ner daus son établissement un bruit violent et continu qu'il a cemparé, à l'audience, à ce-jui d’un train de marchandises pas- sant sur un pont de fer. Toute le maison sursauta : les ocatai- res affolés sortirent demi-nns de leur chambre en appelant au secours, taudis que ceux qui conservaient leur sang-froid s'empressaient de déguerpir em- portant leurs bagages. La cause de tout ce bruit 2 Les ronflements de la jeune fille qui aVoua n'avoir pu, à cause de son infirmité, garder une pla. ce plus de huit jours. On l'invita à déguerpir, mais miss Jane Phip avait payé huit jours d'avance et entendait pro- fiter de la semaine entière. L'hôtelier a porté plainte et le tribunal Ini a donné gain de Cause. Et voilà la panvre fille of all description. Nails, Glass, Futty, etc., etc. We are taking all kinds of produce as usuai in exchange for #oods at highest market prices. 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Dept, B® S/-ndon Ont. | ‘e S6c0000c08o2s802:c080802 nceg œ Entre amis : “Ma fomuwe est malade. —Qu'est.ce qu'elle a-! de ! deman. de Calino. —Je ne sais pas, toute la jourute. —Je vois ce que c'est, dit Ca- Lino, c'est une pleurésie,” clle pleure PA CMP TA LOT RACE ANNE A EAU SD ES SA REP MEET 2 Le De ARE