mm mm as: LA ee CIE. DA PUB. _ VOL. 5. NO. 10 DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. a NY — #Y Mesclcr T IGNISH, æ Fondé en 1893 par Gilbert Buate et son fils, | ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 20 JUHIET., 1905. &) DGA -LELU SAS AS AE EEE SE SA SÈSISÈSE RS —LA-:- } ® # GUIRLANDE DE HOUBLON + & FRS @, BRIE ‘Chère petite, dit l'inconnue | d'une voie engageante. mais avec une prononciation rapide et un ac- un peu d'argent te ferait-i: plaisir ?‘‘ Cette question étonna Catherine. Oui, dit-elle, aujourd hui mes parents auraient com- vous ceut étranger, «1 bien besoin d'argent ; mais ment le savez-vous, et d'où vient l’idée de n’en offrir ? — Ecoute, dit l’'inconnue, qui n'était nullement une apparition surnaturelle, comme l'avait pensé Catherine au premier moment : voudrais-tu me vende ton cha- peau ? Je viens par accident de perdre le mien, un coup de vent me l'a enlevé et l'a emporté là-bas davws le précipice, j'ai encore un long voyage à faire, et je ne puis me passer de chapeau : veux-tu me rendre le service de me céder le tien ? jzte le payerais volontiers. —J'y consens, mademoiselle, quoi- car c'est | | que j’5 tienne beaucoup ; un présent de ma bonne mère. qui me l’a arrangé hier pour ma fête, | et voici la première fois que je le porte. J'y tiens donc beaucoup ;| mais en cet instant ma mêre est faudrait de l'argent | malade, il nou pour la soulager, et je donnerais! ma vie pour elle. -Eh bien ! dis-le-moi franchement, j tu te le voudras.'’ ep ea payerai tout € Catherine mademoiselle d'un chapeau, car je n’en ai jamais que repoudit : ‘‘Vraiment, J'ignore la valeur acheté -Voyons, le tien est joli, d’une paille bien fine et dela façon de | 1° porte aujourd'hui : je ceux qu’on t'en donnerai un écu de six francs: ! je pense que cela te conviendra: affaire conelue, le chapeau | Mais actuellement, d's- pour la! c'est un? est à moi . moi ee que tu demandes jolie guirlande dont tu l'as orné.” Catherine Hxa étonné, et crut qu'elle! celle- C1, sur la demoiselle un regarii plaisanter ; continna avec vi- voulait mais join de plaisanter, vacité et d'u céder cette 2) +, En) ea voue que j CN SUIS folle. Et —Kh ! m1 borne demoiselle, pondit Catherine, je vous la donne rs pat dessus le mar-| ré- très vi: lonti ché.’ En ta son chapear: ‘Oh ! lisant ces mots, elle Ô-! et le présenta à l’é-| trangère. non, celle-ci, je ne puis | - rie fleurs de houblou pout rien, combien en veux-tu ? | dans son paniér lui donnala preuve da, ton d'enthousiasme : ! s'écria sible ! s ’écria le père en regardant accepter ces |ce beau louis d’or tout neuf avec c'est|des ye -ux où brillait la pius vive EPISODE LARERSRERSRERIRS RE Ga SES ARS RSI ES un présent trop précieux. Grâce à Dieu, je suis en état de.te les pa- ver.” Touten parlant ainsi, elie Ôta son voile, et, après avoir posé le chapeau sur sa belle chevelure, elle s’écria avec joie : ‘‘Oh ‘il est tout justement de la grandeur de ma tête, comme si la. mpdiste m'eût pris mesure. Je pense qu'il} doit m’aller à ravir : qu’en dis-tu, ua bonne petite ?’’ Catherine fit un signe affirmatif. En ce moment onemtendit le son du cor d’un postillon. ‘“Allons, ne perdons pas de temps en paroles inutiles ; la chaise de poste est arrivée au haut de la montée, et j'aperçois maruan qui avec son mouchoir me fait signe de la rejoindre. Tiens, voilà un louis d'or : six francs pour ton chapeau et dix huit pour la guirlande. ‘A- dieu, ma chère enfant !”’ A ces mots; zellé jeta la pièce dans le panier de Cäfherine, et cou- |rut d'un pas rapide vers la vo:ture, dans laquelle elle monta ; le postil- lon fit claquer son fouet, et, comme il se trouvait à une descente, l'é-| | quipage disparut bientôt dans un nuage de poussière. Tout ceci semblait un rêve à Ca- |therine ; maïs Ja pièce d’or trouvée que tout était hien réel ; elle regar- tourua et retourna wplusieurs | fois la brillante pièce d'or, €étse mit l'esprit à la torture ponr deviner [les motifs qui pouvaient avoir por- Ité l'étrangère à. payer” si Cher: la guirlande de houblon, ‘‘Ilfant, | disait- elle, que ce soït une person- me bien riche, puisqu'elle a tant 'd'argent-à dépenser. : Mais six francs pour le chapeau ettrois fois plus pour la branche de houblon Le | Dieu a daigné exaucer la prière que je lui ai adressée pour ma pau- ivre mère; et qu’au moyen decet or :nous serons en état de faire: venir lle médecin et de payer toutes les | choses dont elle a besoin dans sa | maladie.”? ‘Plus je regarde cette guirlande | VII de houblon, plus je la trouve mer-| 4 fi De c'est = véritable chef-| Rivalité —— _— d'oeuvre. Ma mère s’est fait ve-| Catherine prit son panier rempli | uir dernièrenient À Italie une caisse | d'herbes odorantes et le posa sur de fleurs qui sont fort chères, delsa tête en disant : ‘‘Oh! que mes très bon goût, mais qui sont loin | parents seront heureux quand je d'être comparables en beauté, en | leur montrerai cet:or, qui est véri- fraîcheur, en perfection, à cette |tablement un secours envoyé du œuirlande. Je conviens que les ci2l ! Hâtons-nous de le eur Apphr- couleurs en sont plus variées etiter. J'ai cueilli assez d’herbes plus brillantes ; mais ces jolies | pour aujourd’hui ; maintenant que fleurs, dans leur nuance vert ten- iesoleil est si ardent, cette cor- dre, entreméiées de ces feuilles d’un | beille me servira de chapeau en me beau. vert foncé, me plaisent infini- | donnant de l’ombre.'’ Elle doubla ment mieux ; elies font ut effet ra-|le pas, descendit la montagne avec vissant sur le jaune éclatant du|la légèreté d'une biche, traversa le chapeau. Allons, dis-moi sant | jardin et entra toute joyeuse dans crainte ce que tu cxiges pour me |la chambre de sa mère. : uirlande ;: car je t'a-| ‘Cher papa! ‘bonne maman : s'écria-t-elle avant même d'être en- trée, ne bonheur j'ai à vous, an- |inoncer ! Voyez cette pièce d’or, qui, m'a-t-on dit, vaut quatre écus de six francs. __Comment ! ma fille, est-il pos- est pourtant singulier. c'est que À pe: à 5 joie : où as-tu trouvé cet or, qui vient si à. propos ? Vingt-quatre francs sont une somme considéra- ble our de pauvres geus coume ous.” Thérèse se mit sur son séant, prit ia pièce, que son mari lui pré senta, et l'examina aussi ; ses re- gards exprimèrent également une douce satisfaction. ‘‘Mais faites- moi donc voir aussi cette pièce J'ai déjà entendu si souvent parler de l’or comme d’une chose que tout le monde désire, que je serais bien aise de savoir ce que c’est. Sa mère lui remit la pièce. ‘‘Eh quoi ! ce n’est que cela ! s’écria-t- il; je m'en faisais uneidée plus grandiose d’après toute l’importan- ce qu’on lui donne. Oh ! nous vons daus notre petit vallon grande quantité d'or, bien plus, beau, bien plus brillant que cette | mesquine petite pièce ; il n'y a pas | de c ,mparaison. Le soir, quand le soleil se couche, les nuages, la cime des montagnes, le ruisseau de notre moulin, les fenêtres même de nos! paysans sont toutes en or ; oui, le | soleil lui-même, quand il descend à la fin du jour, offre à nos yeux | a- | misérable petite pièce jaune que je! vous vois considérer avec tant de de tout cela ? — Et comment es-tu te procurer cet argent ?” de nouveau le père. Catherine ra- parvenue à | cédé som chapeau à une jeune é- k traugère qui en avait besoin, ayant perdu le. sien, et comment elle en avait reçu cette pièce d’or e1 é- change. À ce récit le visage de Thérèse, d'or, dit alors le petit Frédéric. | à une :£ la | ; plus magnifique boule d'or, Cette | L demanda | i conta de quélle manière elle avait | Ë médecines Davis & Lawrence Co., Ltä., Montréal oi " FERROVIM Un Vin Tonique, agréable au goût DONNE DE LA FORCE FAIT DU SANG NOUVEAU REFAIT LE SYSTEME CHASSE LA FAIBLESSE Un b'enfait pour les personnes con- valescentes à la suite de fièvres et de longues maladies, En vente chez tous les marchands de À VE TOUSSEZ PLUS $ PRUCINE LE REMEDE DU JOUR À Une Combinaison de Gomme d’Epi- uette, de Cerises Sauvages, de Marrube et de Goudron. Scientifiquement préparée sous forme d’un Sirop agréable au goût. Un des remègles les plus efficaces qui aient jamais été présentés au public, pour le soulagement immédiat et la gué- rison des Rhumes, Toux Bronchite, En- rouement, Coqueluche, Croupe, Asthme et tous les maux de la Gorge et des Poumons. 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