+ Et GP COTON TS Su D. den . Din SE Er at een PORT A EPS TN ASTRA PT TER tanins Bvlenmn jo pe dd MC PR AE EE AT DR HAN DV ME A SU D DU CRC oc ERP PO Ne CR ER SOS TT RSS CNRS ES LT TM APUE Pen Dep . slots ps vu a e tintin map - à Ms ” y TT #80 PE …" V'p POTTER snty sie naT SN PE PORTES = | ge Î k s nm giant vent PARQUET DT Lg me: [de la page 1) a beau redoubler d'ingéniosité et de rage, il doit finir pas s’a- Yousr vaincu. Etense retournant, il voit les yeux du mort qui semblent se river sur lui et le poursuivre d’un regard ironique. 11 renverse le cadavre d'un coup de pied, le traine dans le caveau, le débarrasse de la fatale cravate, le barbouille du suif de la chandelle, puis, après à- voir jeté au coffre-fort un der- nier regard de convoitise déçu:, il s'évanouit dans l'ombre com- me un fantôme malfaisant. À peine a-t-il disparu, et déjà, de toutes parts, dans les profon- deurs mystérieuses, des yeux luisent, formant bientôt un cer- cle de points étincelants, qui se resserre, de plus en plus étroit, autour dun cadavre du vieux... puis ce sont des trépignements, une mélée, des cris de plaisir et de fureur ; puis un fracas si- nistre de mâchoires voraces, dé- chiquetant l'étoffe et les chairs.— Les rats sont attablés à leur fes- tin. La sensation d'horreur est tellement violente, que je m'é- veille. Après un long silence, Ernest dit en rae fixant: —Je suis sûr que tu me consi- dères comme un visionnaire ou comme un imposteur...Eh ! bien, non moa cher, il n'y a, de ma part ni folie ni mystification. Prends ce jeurnai, et lis ce fait- divers encadré d’an trait de cra- yon rouge, là, sous la rubrique “Dévoré par les rats.” “A X...avant-hier on vient de faire une lugubre découverte ; le matin, la femme de ménage d’un vieux rentier, qui habite dans la rue du Prieuré, ayant frappé longtemps sans obtenir de réponse, courat avertir la justice ; on força la porte, on fouilla la maison de fond en comb:e, et dans la cave, en face d'an coffre-fort que le malheu- reux n'avait pas eu le temps d'ouvrir, on trouva son sque- lette net blanc comme s'il avait subi une préparation anatomi- que. On suppose que, poussé par l’avarice à vérifier son trésor, le vierilard a été pris d'un étour- d'ssement dont les rats, qui pn|: lulent dans £ette-zave, ont pro- ñité pour le dévorer.—C'est, du moins, ce qui résulte des consta- tations des médecins ;: on ne s’est pas arrêté à l'hypothèse d’un crime, puisqne toutes les 1ssues de la maisou étaient fer- mées intérieurement et que le coffre-fort ne portait pas de tra- ces d'effraction.— Avis aux aya- Re” | —Ce fait divers, je l'attendais- la vision du drame avait été si nette, si intense, qu'il ne se pou- vait pas qu'elle fût une halluci nation-je l'attendais pour ap- prendie le nom de la ville où mon âme était allée se promener endant cette nuit terrible, pour constater enfin la réalité de cette promenade … C'est fait. —Tu es allé à X......? —J'en arrive et- “j'ai vu l’as- sassin”, Jean-le-Rouge”. Je regardai Ernest dans le blanc des yeax. —Tu me crois fou ?-me dit-il doucement-eh bien ! écoute... Pour boucler ma valise, je n’attendis pas vingt-quatre heu- res après la lecture du fait-di- vers. Le lendemain, je descen- dais à X...où l’émoi n'était pas encore Calmé ; la fin tragique de l’avare défrayait à peu près toutes les convarsations, et les “Monsieur Prudhomme” de l'endroit en prenaient texte pour se répandre en assommantes ho- mélies sur les inconvénients des passions, et de l’avarice en par- ticulier. ques badauds. Laissant ces im- béciles se morfondre devant les volets clos, je contournai le pâté de constructions dont la maison du crime fait partie, et, sans grand étonnement, je reconnus la rueile de mon rêve, bien qu’à cette heure le soleil de widi, y tombât d'apiomb et l’inondât de lumiere.- Te poussai jusqu'au cul d3:- sac, et. là encore, mes prévi- sions se trouvaient confirmées ; la trappe de chêne existait, je l'entrebailai… Alors, satisfait de mes consta- \tations, j’allai déjeaner. Tu imagines aisément que je grillais de visiter la fameuse cave : mais une semblable vi- site ne se pouvait entreprendre en plein jour ; je devais la re- mettre à la nuit. : En attendant, pour tromper l'impatience qui me dévorait, je visitai X .…..où-te l’ai-je dit ?-je n’avals encore jamais mis les pieds : dois-je te l’avouer, je ne perdais pas l'espoir de me trou- ver en présence de ‘“Jean-le- Rouge” ; je parcourus de préfé- rence les quartiers excentriques, eù je p'ongeai des regards de lynx jusqu’au fond des bouti- ques et des cabarets-mais js ne “encontrai pas ce misérable gre- din. La nuit vint. Je me munis, à tout hasard, de mon revolver que je chargeai soigneusement, et aussi d’une de ces excellentes petites lanternes sourdes, à é- cran mobile, dont se servent les “policemen”. Il pouvait être dix heures et demie lorsque je m’en- gageai dans la ruelle, après l’a- voir explorée du regard. J'arrivai sans encombre au cul-de-sac, et je me disposais à soulever la trappe... mais une réflexion subite m’arrêta : si par hasard--et cela n'offrait rien d'improbable-- ‘l’homme” se trouvait déjà dans la cave en train de forcer le coffre où 1 pouvait supposer qu'on eût lais- sé les valeurs du mort ! Leres- peut des sceilés n’était pas fait pour arrêter le gail:ard détermi né qui n'avait pas reculé devant un assassinat. La perspective de me sentir tirer par les pieds tendis que je serais engagé dans le soupirail, puis appréhendé au cerps, as. sommé, et finalement, livré en pâture aux rats, cette perspec- tive ne me souriait nullemet. Je résolus d'attendre un peu ; je relevai donc le collet de mon pardessus, je me blottis derrière un gros tas de matériaux, et, la main sur la crosse de mon revol- ver, je commençai ma faction 1] faisait un froid humide, pé- nétrant, et jete prie de croire qu'il failait que je {usse diantre- ment empoigné par cette mysté- rieuse affaire, pour ne pas me décider à regagner mon lit. Et encore, regagner mon lit! Je pouvais très bien me rencon- trer dans ce mince et tortueux boyau, nez à nez avec mon par- ticulier—diable ! Le veut s'était suhitement le- vé--un vent violent du sud onest, gros d’averses ; comme “l’autre nuit”, il poussait devant Jai un troupeau de nuages en désordre et promena:t sa plainte lugubie à travers les cheminées et les girouettes. Onze heures sonnèrent. Je me décidais—non pas à ahandonner la partie—mais à chercher dans la cave, à la fois un refuge et la pleine confirmation de la réalité de mon rêve, quand, tout au beut de la rnelle, il me sembla percevoir un bruit de pas.Bien- tôt, il n’y eut plus à s’y tromper, le bruit se faisait (le plus en plus distinct ; quelqu'un, encore in- visible, marchait Jonurdement, j'entendis même un juron pro- voqué par une glissade dans une flaque d'eau. C'etait ‘“i’homune” ! Le sang m'afllua au cœur, dans le premier saisissement de ff” Une douzaine de gamins m'es- | la surprise ; mails presque aussl- cortèrent jasqu'à la rue dultôt, je retrouvai ma lucidité d’es- Prueuré, où stationnaient quel- | prit et mon sang-froid. Comme “l'autre nuit l'hem- me’, par manière d'acquit, pro- mena un regard souçonneux au: sur mon recoin. Mais enfin ne remarquant rien de suspect, “l’homme” déposa sur le sol une barre de fer, ouvrit la trappe et s’engouffra dans le soupirail. Ta me diras, loccasion était belle pour &écamper et aller chercher mainforte. Sans doute, mais une curiosi- té inconsciente m'aiguillonnait, m‘excitait, contre toute considé- ration de pradence, à tirer aa clair et d'une façon définitive, la solution de l‘irritant problème. Je m'étais approché du soupi- rail, et là, l'oreille collée au pan- neau, j'écoutais. Bientôt, j'entendis des coups sourds qui me donnèrent la preuve que l‘homme s'escrimait déjà contre la ferrure du ca- veau. Alors, je n’hésitai plus, j'allu- mai ma lan‘erne, dont j’eus soin de rabattre l'écran, je soulevai la trappe, et je m'insinuai à mon tour dans le trou béant, non sans me rendre compte que je commettaie une insigne fo- lie. À mi-chemin, mes pieds ren- contrèrent, en guise d’escalier, un morceau de détritus du haut duquelje me laissai glisser à terre. Une double rangée de fatail- “l’homme” et moi. Guidé par la lueur de sa chan: faire, “l’autre nuit”, et je recon- nus les lieux, -voûte, s'étaient mon souvenir. robuste que la première fois. quiver, n'est-ce pas ? m'hypnotisait ! Brusguement, l’homme s’arré- front, il regarda de mon côté. gerde, je m'étais avan:é hors de bre, peesque em pleine zône lu- m'nense, L'homme crut de sa main droite un abat-jour ; m'aperçut, ramassa son et marcha vers inoi. 11 ne m'était plus possible de ger ;; jJ'avançai de mon côté. Jamais je ne m'étais senti la rassis. Jean-le-Rouge, lui dis je, tres l’un de l’autre, Jean-le-Rou- l'angle où il s'était accroapi que : —Où avez-vous appris ça 2... m'avez espionné ?....… Vous avouez donc ? vec une rage—Mals tu en sais trop long. mon beau monsieur ! Et avant que je pusse le pré- ta dans sa besogne, et, tandis !|ba'taient : dans mes qu'il essuyait la sueur de son |bourdonnaient distingner quelque chose de susject ; je le/ce!—J’étais à bout de courage, vis froncer le sourcil et se faire|à bout de forces, sentais la il fixa sur moi ses yeux durs, —Oui, oui, oui ! gronda-t-il a-| gnit. Je ne suis pas capon—pour- tant je me sentis froid dans les tour de lui, ce regard s'arrêta! moelles, en songeant à l'issue possible du duel qui s’engageait ‘entre nous—duel à l'américaine, ou plrtôt vraie chasse à l'hom- me, où j'allais être chasseur et gibier—gibier ! il me sem- blait déjà sentir sar moi les ignobles raorsures des rats | Je pressai le ressort de ma ianterne—plus personne |— l'homme avait disparu, et, avec jui, son levier : déjà, il devait être tapi derrière sa barricade de futailles et me guetter. J’eus beau promentr le faisceau lu- mineux partout. jusque dans les coins les plus sombres, je ne vis rien. Par exemple, un projectile adroitement lancé par le misérable fit rouler à terre ma lanterne, et nous fûmes re- plongés dans l'obscurité. Je n'osai pas me baisser. Je fis un bond de côté etje ne bougeaiï plus ; cet abominable gredin é- tait doué d’uue telle adresse et d'une telle agilité, qu’un mou- vement décelant ma présence à un endroit précis pouvait me coûter la vie, je devais me tenir sur la délersive ei demevrer immobile, collé au mur le Jong duquel je me trouvais par bon- heur Deux heures se passèrent ainsi—tu entends bien, deux heures l—deux siècles —deux les vides formait un mur entre |heuïes durant lesquelles le bruit le plus insignifiint me faisait sursauter ; deux heures de fiè- deile, je me faufilai entre les|vre, d'énervement, d’exaspéra- futailles, comme je lui avais vu |tion atroce. Malheureusement, il ne tenait encoi-| pas à moi de faire cesser cet é- gnure, cayeau, etc.,—tels qu'ils |tat de choses ; l'homme me cou- photographiés dans|pait la retraite, c’est-à dire la ioute du soupirail ; —lui, sans La lumière tombait d’aplomb | doute, avait tout loisir de fuir— sur la figure de “l’homme”, je-|je te jure que je n’aurais pas tait des rutilements sur sa bar-|songé à le poursvivre -Mais Je be et sa chevelure rouge, accen-| possédais son secret, et: 1l esti- tuait l'expression farouche Ges|mait avec raison que les morts traits, accusait les saillies des|seuls ne païlent pas. muscles tendus par l'effort. 1] me parut plus grand et plus|je me fisgurais entendre là, tout Deux heures !...Oh !... Parfois, près, le frôlement de ses pieds Ma curiosité était satisfaite,| nus sur le sol ; je c:oyais sentir archisatisfaite. J'aurais dû m'es-| passer sur mon visage le fou de . . r, son haleine il me scmihiait perce- Eh bien ! ma parole, je ne s1is!-+oir des froissements d'étoffes, QuoI in clouait Ïà, me iascinait,| comme s'il levait le bras pour m'asséner sur la têt,: un coup de sa barre de fer ; mes (empzs oreilles d'obsédants “hou, hou” et des chucote- Peu à peu, et sans y prendre | ments : “les rats ! les rats !...” Je sang me fourmillait aux jambes, ma cachette, hors de la pénom-|la peau me picotait, mes pupil: les se diiataient dans une ten- siou éperdue. Deux heures de ce suppli- folie envahir mon cerveau .…… gne des murs où je m'accoetais, je vis flambover deux yenx é- fuir, l’eussé-je voulu ; d’ailleurs, | n0Tmes ; je tressaillis, j'avais re. tu me connais, je n’ai pas l’ha-|Connu les prunelies phospho. bitude de reculer devant le dan-rescentes de j’10omme...…. Elles semblaient grandir lentement... 11 devait ramper sur le ventre, tête aussi froide, les nerfs aussi | dans ma direction, bien que j>! |n'entendisse pas uu bruit. Evi- féroces ; 1] me voyait dans l’obs- ge, assassin, voleur, un pas de |curité, et moi je nelvoyais pas : plus et je te brûle ia cervelle ! il me tenait à sa merci. 11 brandit sa barre—je l’ajus- tai—il laissa retomher son bras.|semblant de ne l’atoir pas aper- Je lui ordonnai de retourner! çu ; mais, du coin de Je réprimai uu frissou et fis l'oeil, |j'observais l'approche continue dans la nuit du crime, et alors, |des deux points étincelants, tan- à son indicibl etupeur, que je|dis que, par une suite de mou- te l'ai retracée. Quand j'eus fini, vement imperceptibles, j'assu- il me demanda d’une voix rau-|rais dans ma main la crosse de mon revoler, et que je posais le doigt sur la gâchette ; puis sa-| Vous étiez caché ici ?... Vous |tistaït après tout, quoiqu'il dût avenir, de voir se dénouer enfin Ila situation, j'attendis......…. L'homme continuait sa repta- tion silencieuse, comptant me surprendre. Ses yeux, dont lé. iclat devenait insoutenable à j } venir, d’un coup de pied il ren- | mesure qu'il se rapprochait de versa la chandelle qui s’éte:- moi, ses yeux me faisaient l’effet | de se trainer derrière les fu‘ail-! L'iMPARTIAL, JEUDI LE 186 DECEMBRE, 1897. HAVE YOU A LEAKY ROOF Have you a roof that you have tried all kinds of Roofing on ani! cannot get tight and waterproof? If you have such a roof, you should try Canvas Roofing and then you will be happy. CANVAS READY ROOFING Is cheaper and better than Shingles for a piteu or pitch roof and gravel for a flat rocf. Will Turn The Water Every Time And is the Cheapest and best Roofing in the Market Can be seen in use;on Schurman, Lefurgey & Co's drying house at the rear their New Miil, or on D. Rogers’ dwelling house, or W. P. 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Je n'ens pis le courags» qui aurait glissé vers moi d'un | d'aller linquiéter dans son repai- mourementinexorable pour melre, bien qu'on püût suivre sa pis- broyer, sans q7'il me fût possi- te à une large traînée de sang. bie de l‘éviter | Je m'élançai hors de cette J'estime qre cela dura bien | cave q iavait failli devenir mon cinq minutes—qui me parurent tombeau ; et si l'axonie du si- autant d'heures. Inistre gredin à été horrible, si Alors, je ne sais quel i:stinct les rrts se sont charges d2 sa | secret m'averiit que l'homme PpninRs il n'a subi, après tout, se ramassait pour houdir. que la peine du talion. Brusquement, je me retour-| Je ne jugeai pas à propos d'a. ec \ôrma S “ { . 1 Po à . nai au moment même où 1l se) vertir :a po'ivc—à quoi bon !— | dreseait jentendis le bras, j'a-| |jastai droit entre les points brillants et je tirai. | gare prochain»: et me voici... 11 fut arrêté a: milite et son élan | ë. Le lendemain, dès Ja première deux heure, je me fis conduire àla ....….. et fitun soubresaut| >Dontes -tu ? termina terrib'e ; i: devait être touché à | Ernest”en dardant sur moi un ° ; " ‘ 3: fe : » 1 ® . - chaïis à tâton ma lanterne ct que| ner avec foi à X...ette montrer je l'allumais, il eut le temps!le squelleitte de Jean le Rouve, Maxime Andonie, : : | / =. ( ; %. .