4 1 DATE Ga NE a DRE On RE € #3 ” 1 el en —— en LA g CIE DE L'IMPARTTA ———…— L, Propri etai re Fondé en 189. 7 a Gilbert Buote et son fs Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante Vol. | 44 3 No. 44 Nouvelle RL TIGNISH, Ice DU PRINCE EDOUAID, MARDI LE 16 MAI I9II 13 ANNEE LA LOYA Deere eme. nee UNE NOUVELLE SOCIETE GATHOLI QUE DANSANTE. Les Knights of Columbus, com we nous le prévoyions, ont fait une victime. Leur mauvais exemple a été fu- ueste. La victime, nous avons peine et regret à le dire, est une de nos plus grandes sociétés nationales, l’Union Saint-Jean-Baptiste d’ Amérique. Cette société qui a un beau pas- sé, joue un rôle très important au milieu de nos compatriotes des E:- tats Unis. Malheureusement elle | traverse une crise intestine difhcile depuis un an, ce qui semble l’avoir grandement affaiblie. Le microbe de la danse propagé par les K. of C. au milieu des ca. tholiques des Etats-Unis et du Ca- nada ynettait une occasion favora- ble pour s’introduire dans nos so- ciétés nationales. Jusqu’à présent toutes ses tenta- tives avaient été vaines. Les K. of C. restaient isolés comme des picotés, La Tribune de ,Woonsocket, du 26 avril, nous apprend que la con- tagion vient de se déclarer au sein depuis l’année derniëre,ce qui est dû aux officières et membres inté- ressés qui travaiilent sans cesse au | recrutement des membres.'? | On croitait lire le compte rendu d’une réunion de K. of C. Et nos confrères appellent cela du progrès. | Malgré la présence du président | | général de la société qui semble a- | voir permis la danse, nous cpu) espérer que ce n’est là qu’un ul |isolé qui sera vite mis en quarau- | |taine. Nous avons encore assez confian- ce dans l'Union Saint-Jeau Baptis- te d'Amérique, son passé a été| trop honorable, pour croire qu'elle va se fourvoyer aussi banalement et qu’elle va se ravaler au rang! d’une vulgaire association dansante. Si elle devait suivre l'exemple des K. of C. nous ne craignons pas de le dire, il en serait vite fait de son influence. La crise qu'elle | vient de traverser ne serait rien à côté de celle que lui amènerait cette nouvelle orientation. La grande majorité de nos compatriotes est de l’'Uniop Saint-Jean Baptiste d’A- mérique. cite l’Opinion Publique, raconte le malheureux incident qui s'est dé- roulé à Putnam. ‘La sôée d'initiation et d'amu- sements nnée dansla salle des Forestiersi samedi soir, a donné lieu à une! jolie réunion mutuelle et patriotique, qui ne sera pas sans donner de bons résultats. Les membres fürent honorés de la pré- sence dg M. Félix Gatineau, pré- énéral et de Mme Briilou, 15 mem- ’équiye Jeanne d’Arc, dans ses holis costumes, donna plu- sieurs évolutions et intéressa beau- coup l'assemblée qui se termina par la duñse. Le conseil La Con- corde a fait beaucoup de progrès INVENTEUR FRANCISCAIN L'Eglise continue toujours à donner des savants au monde. “Un jeune reiigieux franciscain, concitoyen et émule P. Adriano qui un appareil des- la collision de trains en marche, vient de faire bréveter un transformateur appli lisons-nous, de son confrère le inventait naguère tiné à empêcher cable à la manoeuvre des voitures électriques. Cet appareil très sim- ple a. paraît.il, l'avantage de sup primer plusieurs des inconvénients des appareils similaires et d'être |Jes religieux d'éteiguoirs et d'igno-\y |ses moutons. d'un prix beaucoup moins élevé. |jeton de l’américanisme, qui souffle Îsur les Etats Unis et quelque peu Voici fomment le confrère, qui) socket, qui procédèrent à | opposée à ce néc cathoiïicisme, re- déjà sur le Canada, Les profondes sympathies que nous avons pour l'Union Saint Jean Baptiste d'Amérique ne nous aveuglent pas au point de nous em-| pêcher de nous rendre compte des | causes réelles qui ont provoqué les |difficultés de cette société et sa ré l'organisation. Nous avons suivi les événements | de trop près pour être dupe. La lutte autour et au sein de l'Union Saint-Jean-Baptiste d’ Amé- | rique s’est faite bien plus contre les principes de la société, jugés par une certaine faction libérale trop. sévères, que contre quelques pré- tendus abus de ses administrateurs. | Au fond, il nous a semblé y voir | Ja vieille inimitié qui daus tous les | se nomme le P.! Il est âgé de 26] études | Ce religieux Mario Bontempi. ans,et, après de bonnes dans la province des Abruzzes dont | Col'ège Saint Antoine, du fameux | Père Placide Lemos, nommé consulteur de :a Propagan- de. | Les religieux tiznnent bieu leur raug daus le mouvement scientifi connue ils l’ont | récemment | que contemporain, | sées. ” Lu Cela n'empêche pas évidemment! nos anticléricaux inpies de traiter | rartins. tenu d'ailleurs dans les âges pas- ‘il rencontra dans un champ, tandis qu’il s’en allait le dimanche faire le | chetés, | pays se manifeste entre les tenants | hé à à du libéralisme catholique et les in- tégristes, les ultramontains. Ou y a fait disparaître certaines têtes dans le but de changer la mentalité de cette belle société na- tionale par trop catholique et tradi- tionnelle. D'ailleurs, les adversaires de l’ancienne direction n’ont-ils pas publiquement accusé l’Union, le vaillant organe de l'Union Saint- | Jean-Baptiste d'Amérique d’avoir “été trop militante, d’avoir accom pli l'oeuvre d’un journal castor. L'Union faisait vigoureusement la guerre à la danse, qu’on cherchait à introduire dans certains cercles de la société. né ce forfait. Les partisans de la danse triom- On ue lui a pardon phent ; souhaitons daus l’Intérêt de l’Union, pour l’honneur de no tre nationalité que leur triomphe soit éphémère. Quoi qu’il advienne, ces singes de la columbusterie nous trouve ront sur leur chemin. Nous combattons sans merci les K. of C., non pas parce que c'est une société irlandaise, ce qui serait odieux, mais parce que, selon nous, elle propage parmi nos catholiques déjà si énervés l'esprit du siècle sous des formes trompeuses, par | des moyens dignes de la franc ma çonnerie. En somme, c’est c'est l’américanisme, c'est | dernisme que nous combattons dans nocre campagne contre les Kuights of Colombus. Et ces erreurs nous les combat :trons avec la même ardeur partout où nous les découvrirons, dans nos le libéralisme, le mo sociétés nationales, comme dans les associations étrangères. De notre part ce sera une guerre sans merci et sans trève. JEAN BOURJET. LA MESSE DU DIMANCHE Mgr Miolis, évêque de Digre | sous le premier Empire et la res- fants. l était heureux quand il pouvait les instruire, les caresser, | les bénir. Sa tendresse pour les enfants pauvres se mauifestait de miile ma- nières. Un jour (il était alors Supérieur d’un établissement ecclésiastique), |catéchisme accoutumé au village | D'OR. AUTE E A SA PATRIE VAUT COURONNE ‘‘Au moins, petit, fait l'abbé, ton maître t'a envoyé à la messe ce matin ? — Eh ! non, répond l'enfant vi- siblement attristé, et maintenant je ne puis laisser là mes moutons pour aller l'entendre. —Oh ! réplique le prêtre, qu’a cela ne tienne? Vaten vite en- tendre la messe ; je garderai les moutons à ta place jusqu’à ton re- retour.’’ Quand le maître du troupeau a petçut son 5etit valet à la messe, il courut à lui s'informer déce qu’- il avait fait de ses bêtes. — Un curé me les garde !”’ ré. pondit l’enfant. ‘‘— Us curé !....Ce ne peut-être qu'un voleur déguisé.’ Et le maître, avec quelques au- tres paysans, de courir après le troupeau volé. On devine l’émotion de ces bra- ves gens, quand ils trouvèrent l’ab- bé Miolis en train de s’acquiter consciencieusement de sa nouvelles tâche. EE LA CHARITE VIENT DU CHAT Pour moi, si jamais ma foi venait à vaciller, pour la raffermir, j'ou- vrirais seulement l’histoire de la charité catholique. J'y verrais le monde comme partagé en deux camps : d'un côté la phalange des héros de l'Eglise de l’autre la tour- be des libres-penseurs et des indif- férents. Puis mon regard allant d'un camp à l’autre, je me dirais : De quel côté Dieu est-il ? Est-il du côté de saint François d’Assise ou du côté de Luther, du côté de saint Vincent de Paul ou du côté de Vol- taire, du côté du curé d’Ars ou du côté de Renan, du côté des guilloti- ueurs, des pétroieuses ou du côté de leur victimes ? La réponse serait vite faite : Dieu ne peut être qué du côté de ceux qui font le bien. Mais ceux qui font le bien, où sont ils? Voyons ! Est-ce Vol- taire qui a fondé les Filles de la Charité? Est-ce (Carrier, est ce Marat ? Est-ce nos impies ou nos indifférents, qu'on voit tous les jours vendre leurs biens pour s2 dé- vouei au service des malades et soi- guer les pestiférés ? Levez vous philosophes philan- de vos creusets humanitaires ! Pas même uve petite Soeur garde ma- lade. Mais levez vous plutôt à tra vers les âges, vous Trinitaires, | Chevaliers de la Merci, et vous Frères de saint Jean-de-Dieu; et vous, religieux religieuses de tout costume et de tous pays; dites- |nous les esclaves que vous avez ra- les malheureux que vous avez consolés, guéris — Ah ! c'est oisin, un petit berger qui gardait | vous qui êtes le camp d= Dieu, les [amis de Dieu. Je n'hésite plus La police a découvert, 4 Hamilton, maintenant : votre foi est ma foi ; je ne puis plus m'y tromper. Quoi! se pourrait-il que l'erreur inspirât l’héroisme et la vérité l’égoisme ? ‘‘Et nos credidimus caritati’”'. Je crois à la Charité. Je crois qu’elle ne peut venir que de Dieu, qu'il n’y a que le Christ qui, ayant pu l’apporter au monde, la puisse faire pratiquer an monde UNE SERIE DE CRIMES Ont., la perpétration d’un crime qui pourräit n'être qu’un anneau d’une chaîne de méfaits tels qu'il n’yena pas de semblables dans Le malheureux que vous secou- rez a besoin tout autant de votre aménité et de votre bienveillan- ce que de vos aumônes. Le pain détrempé par la joie nourrit mieux. Nous ne devons pas nous con- tenter de penser les biessures du corps nous devons guérir celles de l'âme ou tout au moins faire notre possible pour cela. La Bonté ne consiste pas dans une politesse banale qui revêt les sehors de manières avenantes, elle doit exister au fond même de l'âme et le sourire qu'elle met sur nos lèvres ne doivent être que le fidèle reflet de nos pensées intérieures. La Bonté vient d’un sentiment d'estime chrétienne que nous avoas, pour ceux que nous soulageons sous cet estime elle n’est qu’une marque d'hyposie. Pour être vraie elle doit être l’6- Ontario. Par ce meurtre on a vou- lu empêcher des héritiers légitimes d'acquérir la propriété d’un im- meuble considérable en Angleterie, Il y a vingt ans le corps du Dr James Douglas, chirugien pour l’ar- mée fut trouvé dans la rivière Tha- mes, non loin de Londen, Ontario. cho de ia louange d’autri intime dans le sanctuaire infime de notre âme. Prenons garde de donner avec in- térêt. Donnors de tout coeur sans désirer qu’on nous le rendre, C’est le plus sûr moyen de s’attirer la re- connaissance. A l'enquête, le coroner avait rendu le verdict de mort par asphyxie dans les eaux de la rivière. Hier la police locale a appris qu’nn citoyen marquant de Lon- don était assis sur le bord de la ri- vière quand il vit deux hommes re brousser le courant dans une em-; barquation du fond de laquelle il les vit, à un moment donué, soule- ver le corps du Dr Douglas et le précipiter à l’eau. Pour différentes raisons le té-, moin de cette scène ne dit rien de | ce fait aux autorités ; mais, ily a quelque temps, ilen parla à un ami. Le motif du crime serait celui-ci: On voulait dépouiller le Dr Dou- | glas de certains papiers au moyen desquels on acquerrait une riche propriété située en Angleterre au détriment de personnes qui y rési- | sonnes qui ont ici leur résidence. LA BONTE Quand tu Aonnes, donne avec ton coeur en souriant donne avec joie, a- vec amour. Le charme que la bonté met dans la bienfalsence se nomme : la bien- : « : | soilias ilest originaire, il fut élevé, au|tauration, aimait beaucoup les en |thropes et dites-nous ce qui est sort1 | VE Ilance, La bienveillance vaut mieux que l’argent car elle a sur lui un avan ge immense : non contente de don uer largement elle donne avec coeur avec âme. De plus, il est beaucoup de gens qui n’ont pas besoin de notre se sonne à qui notre bonté notre bien- veillante morale ne soient sympa- thiques et morales. Avec la bunté de l'âne nous nous gagnerons tous les coeurs. dent, mais en faveur d’autres pe) cours matériel il n’est permis à per- | La Bonté ne va pas sans l’A- mour ila sont intimement liés on n’est réellement bon que quand on aime et l’on aime bien sincèrement que si l’on est bon. Sachons donc autour de nous faire rayonner no- tre coeur, soyons aimants comme des disciptes fidèles au Maître et si notre situation nous permet des largesees soyons généraux. Jamais on ne regrette d'avoir été bon on peut souvent se repentir d’avoir été dur même sous une fausse marque d'intérêt. Ayons le Grand Amour, l’amour infini qui avréole et fait vivre, l’a- mour qui rend fort et qui fait que même vaincu on est vainqueur. N'étouffons pas le coeur que Dieu fait battre Gans notre poitri- ne, ouvrons-le tout grand au con- traire à la Bouté et à la Pitié. AM1t DES JEUNrS EE LE POIDS DU ROI EN OR Lors de la ville que le roi George V fera dans son empire des Indes, en novembre prochain, visite ont la magnificence n'aura jamais eu d’égale depuis les ‘‘triomphes'’ des empereurs romains, la communau- té hindoue de Calcuta a décidé, avec l’ approbation royale et impé riale, de faire revivre une antique coutume du pays, nommée ‘‘Ta- labbaram”. L'Empereur-Roi se placera sur des plateaux d’une grande balance, tandis que dans l'autre plateau l’on entassera des pièces d’or jusqu’à concurrence du poids de George V. Cet or sera ensuite distribué aux pauvres. Il est regrettebie, pour les pau- vres de Calcutta. que ia coutume n’ait pu être renouvelée pour le feu Edouard VII, dont le poids était considérablement supérieur à celui de son fils. «: um + + PT