ee ee AE MEN FAP . population de collégieas et del 2e ee CORRESPONDANCES ee A L'IMPARTIAL | Oak Lake, Manitoba, 20 Dec 1895 M. le Rédacteur. Je vous ai promis de vous écrire quelques lignes après mon arrivée et je vais essayer à remplir cette pe-! tite tâche. Je suis arrivé ici hier au R] soir ou plus-tôt ce matin à | Charlottetown à Pictou samedi: le 14 décembre, à temps pour prendre les chars de 12,10 (midi) | qui rencontrent à “Oxford Junction” Je train d'Halifax | pour Quebec. Le détour est 187) milles plus long que directe-| ment de Summerside à Shediac. | Arrivés à Montréal nous y| avons retardé une journée afin | d'y voir une ancienne mai-| tresse de ma petite fille Sœur | Ste Melchiade de Tignish, mais | à Montréal depuis le mois de, juin. inutile de dire qu'elle! nous a reçus à bras ouverts et nous à fait voir, moi et mes en° fants, tout ce grand pensionnat des Sœurs de la Congrégation de Notre Dame. C'était vrai- ment an trait d'information de voyage intéressant pour mes jeunes enfants de voir cette grande maison d'éducation avec ces nombreux enfants et toutes ces maïitresses sous le même toit. Partout la properté et l’or- dre y règnent comme dans toutes Ces maisons d’'éduca- tion. Nous sommes allés aussi! au séminaire St Sulplice, lieu doublement intéressant pour mes enfants ; Car c’est mon | Alma Mater principal. J'y ail étudié jusqu’en 1865. T1 y al bien des Changements en 30 ans, aussi je n’y ai rencontré aucune personne parmi cette | bitable, 11 y a pierres et gros rochers, petites rivières, grands Let petites lacs et précipices en- tre rochers. On craint d’être précipité avec chars et tout le bagage et d'être tué. En regar- Î , 21 ’ | dant par la fenétre vers le pré- cipice, on se retire avec eftroi- Toute de suite, on se précipite chars, engin et tout, dans un cap et on se trouve en pieines ténèbres à rien n'y voir en plein midi. Arrivé à Port Ar- thur, 427 milles de Winnipeg, les arbres sont plus grands et dors Mas avions lovsres de | les rochers moins fréquents. On laisse le grand lac Supérieur derrière-soi—-ce lac qu'on a co- toyé depuis plus d’une journèe et demie. On approche 109 milles de Winnipeg: et les habitants commencent à se montrer, mais loin à loin. Le pays est plat—un petit buisson et quelques arbres. À l'ouest de Winnipeg c’est une plaine unie. Par fois après avoir fait 75 milles on trouve des dunes et des buttes de sa- bie, celles-ci sont prês de Sid- ney environ 100 milles à l’ouest de Winnipeg. La province de Manitoba est une immense prairie de terre fertile couleur noire sur une glaise jaune. La production est de 25 à 30 minots de blé par arpent. Beaucoup ont en cette année :7 minots par ar- pent, de sorte que cette année la moyenne va être de 30 mi- nots de bié par arpent. Nous n’avous que 25,000 fer- miers et une population de 200,000 âmes sur une étendue | presque 40 fois plus grande |que l'Ile du Prince Edouard. En 1883, 12 ans passés, nous n'avions semé que 260,842 ar- pents, en ble et récolté que 5,- 686,385 minots de blé. Cette année, après avoir augmenté graduellement notre culture nous avons semé 1,140,286 ar- pents en blé, et on estime un rendement de plus de 31 mul- professeurs que je connaisse. | Le directeur Lenoir est mort, semé au Manitoba 482,658 ar- ainsi que ses successeurs Le-|hents d'avoine et récolté en febvre et Deguire. Jusqu'à mon moyenne de 46 à 73 minots par bien-aimé professeur que je | arpent—un total de 22,556,735 voyais en 1885 (À. Deschamps), | d'avoine. Orge, on en a semé est mort. Nous avons visité, 1153,839 arpents rendant une tout de même, le nouveau col- moyenne de 36 minots par ar- lêge bâti suries lieux où Jj'ai|pent. Total, 5.655,036 minots tant de fois joué des parties (d'orge. Graine de lin, environ de crosse (shindy) et où je me|1 200,000 minots. Grand total suis baitu eve mes adversaires | compris le seigle : 61,3394 de jeu jusqu'à y tomber par|600 de grain en tout. Les 25 .- terre. C’est un immense bloc|690 fermiers de Manitoba avec des corridors et d’immen- |n’ont pas été suffisants pour la ses pièces, ou ailes, de bâtisses | tâche de récelter ce grain et il en pierre, des murs d'environ nous a fallu importer 6,000 trois pieds d’épais. La longueur! hommes d'Ontario. Cette fois-ci totale d’est vers l’ouest doit | encore, comme toujours, Onta- être de 750 à 800 pieds. 1} y al rio a reçu le grand bénéfice de trois dortoirs, deux salles de | nos gages, etc. récréation, une grande cha- lions de minots de blé. On a | | | Les jeunes gens qui sont en- pelle, une salle d'exercice ou gagés à des prix exorbitants de prière, une salle de théâtre| (pour un fermier) recoivent au bien fournie de scènes, une in-|moment des récoltes $25 à $85 finité de salles pour i?s classes! par mois et même, en certain et deux salles de musique|cas, on demande $150 par ainsi qu'une infinité de cham- jour, avec pension. Un bon bres confortables pour les pro-|nombre sont déjà retournés fesseurs. Dans le b1s se trouve | avec leurs argents. Ontario re- une grande salle à manger ou | coit un grand bénéfice direct réfectoire pour 250 élèves et 25 |de cette nouvelle province. 1ls prêtres et professeurs. Avec les |nous ont envoyé presque les 3 externes le total des élèves est | de nos premiers habitants qui de 325. C'est vraiment un beau | ont choisi les localités. 11s nous et immense collège. jont fourni leur surpius de che- Mardi matin nous partions vaux et de bestiaux, d'instru- de :a gare Windsor sireet à|ments aratoires, des chaussu- 9.50 pour l’ouest et dans les!res, des habits faits, ete. Main- premières 24 nous | tenant, ils nous envoient leurs avions fait 615 milles, et jeudi, | fils et leurs domestiques pour à 9.53 du matin nous étions|ramasser notre peu d'argent. 608 milles plus loin À Winni-| L'Ile du Prince Edourd n’a a peg, 1424 milles de Montréal à | pas profité à proportion, mais 4 heures du soir et chez nous |je crois que notre population à Oak Lake à 12.15 minuit, | acadienne est trop grande pour 1589 milles de Montréal. Dis- le terrain qu'elle occupe et tarce totale de Oak Lake à | pour les facilités de gagner ce Tignish, 2380 milles, via She- | qu'elle a. Connaissant l'indus- diac, mais y ajoutant le détour |trie de nos Acadiens et leur ac- par Pictou, 2567 milles. Les eaux du lac Supérieur|tain qu'avec un peu de capital très bien ici. Ceux heures | tivité à l'ouvrage, je suis cer- sont encore actueliement navi |ils feraient gables. 11 n'y parait pas de |qui n'ont pas de capital pour-| i glaces du tout. Tout ce pays là |raient encore, je pense, faire! | e ? | . mis A mn au du eus u à « > r à } ‘ pour 1100 à 1200 milles n est mieux ici que de mie: dans | lièremenr à l’école, Vivant à 1 . 2 4 ? à .' € ras S « saint habité.et n'est, guère ha-.des centres où la pé | $: oem TT a de ? L'IMPARTIAL si resserrée, On vient s'établir ici des cen- tres européens, à 3000 milles plus loin que ne l’est l'Ile du Prince Edouard, et pourquoi ne viendrait-on pas d'un point plus rappreché ? Si on me don- ne les noms de ceux qui vou- draieut venir, je trouverai les moyens de les faire transporter à petits frais. Je tâcherai de vous écrire encore quelques lignes plus tard à propos des ressources dn pays, etc. Je ne dois pas oublier de vous dire que Son houneur le gouverneneur Howlan m'a re- cu, lors do mon passage à Charlottetown, avec beaucoup d'honneur. J'accepte cet hon- neur au nom de mes concito- yens et amis de Tignish et de Wellington. Moi et ma famille nous étions les les bienvenus à la maison du gouverneur—go- vernment house. Après la priè- re du soir—triduum à Ja ca- thédrale, il nous a entretenu à un magnifique concert à ‘St Patrick's Hall,” où toute ma famiile occupait les places ré- servées devant, au même rang de sa Grandeur Mgr. McDo- nald. J'ai à remarquer que de- puis 140 ans les rapports entr la reine et les avcadiens sont bien changés. Autrefois, en 1755, les représentants de sa Ma- jesté étaient envoyés pour rassembler nos pères à l’église avec leurs familles fin de les détruire et les disperser comme nationalité. Maintenant, un ré“ présentant de sa Majesté d’An- gleterre, nous recoit avec ami- tié. 11 est proverbial que l'hos- pitalité du gouverneur How- lan est des plus libérales. Il serait à souhaiter que tous les hommes publics travailleraient à faire autant de bien que le fait le gouverneur Howilan, soit pour l'avancement de l'é- ducation, soit sous d’autres rapports. C’est un homme pu- blic qui s'occupe de ïa chose publique ; aussi les citoyens de Tignish se rappellent bien que par l’hon. George W. Howlan. Au revoir Mon cher 1MPARTIAL Jean J. Arsenault EXAMEN A L'ÉCOLE LE TORONTO ROAD L'Examen semi—annnel de notre école à eu lieu mardi Je 31 décembre, au milieu d’un grand concours de parents e! d'amis qui avaient voulu être témoins des progrès dans no- tre école pour les derniers six mois. Parmi, ceux qui étaient pré- sents, on remarquait le Rev. J Æ MoDon:ld, curé de Ja pa- roisse, qui examina les élèves sur ie 6eme livre anglais; M. lsidore Buot», instituteur de St. Chrysostôme, qui prit soin des eme et 4eme livres anglais, de l’arithmétique et de l'his- toire; M. Jean Blaquière, du collège St. Dunstan, qui cut la grammaire française et anglai- se ; M. Isidore Doiron, irstitu- teur de Cavendish Road, qui entendit la classe du 3eme li- vre et M. Gilbert Buote de T g- nish, qui examina la ciasse la- tine. Les classes du ler livre et de la géographie furent exa- minées par l'instituteur lui- même M. 1gnacs Buote. A Ja fin de l'examen, l'instituteur a- yant offert ses remerciements à ceux qui avalent bien voulu répondre à son appel, le Rev. curé McDonald fit un beau discours au cours duquel il f6- licita le maître, les élèves et! es parents sur les progrès dont | il venait d’être témoin. 11 en-| lien une communaut: 2x ares |couragea fortement les parents, à ne rien négliser pour {aiel instruire leurs enfants et de voir à ce qu'ils assistent régu- les grandes améliorations d'’an-| ciennes dates ont été obtenue on, nn énneast {e, le Rev. monsieur fit ressortir la nécessité où nous sommes de nous familiariser avec la langue anglaise, mais il appuya fortement sur le fait que, com- me français, nous devons nous eforcer par dessus tout de nous perfectionner dans notre langne maternelle — le français. Les remarques judicieues de M. le curé furent accueillies par de vifs applandissements. Sur in- xitetion, M. G. Buote fit un {discours sur la monière habile +-VENTE AU RABAIS -+ GANTS ED Comme nous nous proposons d'abandonner de vendre en Détails nous offrons à prix coutant pour argent comptant et à un rabais libéral sur crédit approuvé, notre immense stock de Marchandises, consistant en :— Marchandises Seches, Bottes et Souliers, Habillements, Quincail- dont s'étaient acqui:tés les élè- ves et conseilla aussi aux pa-! rents de ne pas priver leurs en- fants des avantages qu'ils ont: à leurs dispositions pour s’ins- truire, surtout en français, MM J. Blaquière, I Buote et 1s. Doiron adressereut aussi la paro- le et Canus de beaux discours firent preuve qu'ils sont de vrais athletes dans la profes- sions de l’enseignement. Enfin un vote de remercie- ments ayant été donné unani- mement au Rev. Pasteur de la paroisse pour l'interêt et le zèle qu’il manifeste pour l’avance- ment de ses paroissiens dans le sentier de l'éducation, la foule se dispersa se promettant bien de revenir à la prechaine occa- sion. Présent Ce 4 jan, 1896. | lerie, Epiceries, let quantité d'autres marchandises trop nombreuses pour être énumérées, Ceux qui sont éloignés de la ville trouveront qu'il sera à leur avantage de venir par les chars acheter à notre magasin. Par les bons marchés qu’ils y trouveront, ils sauveront de l'argent et paieront leurs dépenses. D, ROGERS ET FELS, Jan 16 ‘96 SUMMERSIDE, I. P. E. +JOSEPH GALLANT®% —NEGOCIANT EN— MARCHANDISES SECHES, GRO- CERIES. BOIS, CHARBON, PRODUITS DE TOUTES SCRTES. RUSTICOVILLE IPE Jan. 1696 | LIBRAIRIE FRANCAINE DU COMTE DE PRINCE SUMMERSIDE 1. P. E. À ja Librairie Francça' o, on trouve toujours u1 ::.ortiment complet de Livres d’Evcole Fran- cais, Bibles Françaises, Testa ments, Livres de Prières. etc. La Série de Montpetit tou- jours en mains. 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