| û { n Tree ” J wu 4 Rom a La ” [ES CERN PP rt g Le a 7 0 rs ES ss sa ad LP mr Prades vo DOUÉ LC # à 'hsdtat CRE da 2 | EL 7 A SOLE TE ON LE Ge LI g: Fe LEA hs LE PETIT PATRE (suite) Enfin, ce jour tant désiré ar- riva. Vous devez penser que le petit Jean ne fut pas le dernier ! à pénétrer dans l'église, et à aller prendre sa place, —hélas ! une des dernières —-quand la cloche annonça l'heure du ca- téchisme. Quand la prière fut dite, M. le curé procéda aux interroga- tions, en commençant par Vin- cent Chiroux. Celui-ri se leva avec son assurance ordinaire et récité sa leçon sans fante, mais non sans de nombreuses hési- tations. À un moment, même, il se mit à annoncer si fort que plusieurs de ses camarades, par: mi lesquels se trouva Jean Ber- taud, ne purent s'empêcher de rire. Vincent leur lança un re- gard furieux, la présence de M. le curé ne lui permettant pas de corriger autrement ceux qui venaient d’avoir l'audace de se moquer de Jui. Silvain Bordat, le second du catéchisme, récita également sa leçon sans en omettre un seul mot. BE Le troisième, le quatrième et le cmnquième firent chacun deux fautes. Puis, on arriva aux en- fants q.i savaient moins, et en- fin à ceux qui ne savaient rien, et au nombre desquels se trouvait habituellement Je jeune Jeannot. Quand ce fut à son tour de réciter, ce dernier se leva, rouge et ému, comme s’il venaït de commettre une mauvaise ac- tion. En ce moment, le gros Vincent le regardait avec un sourire mouvais, s’apprêtant à se venger par la raillerie de l’imprudent qui avait osé rire a ses dépens. Mais déjà le petit Jean avait repris son sans- froid, et, à l’étonnement de tous, tranquillement et avec une voix ferme et assurée, il se mit à reciter sa lecon tout eu- tière, demandes et réponses sans la moindre hésitation et sans en omettre la plus petite syilabe. Le gros Vincent ne riait plus 1l était là, bouche béante, se demandant s’il rêvait, et fu. rieux du triomphe inattendu que venait de remporter son camarade. Alors M. le curé reprit Ja pa- rol: : — Voilà un enfant, qui a su mettre à profit ses quinze jours de son camarade, et, Iui met- | tant son poing sous le nez, il lui dit d’une voix que la colère faisait trembler : —Tu mériterais |... Malgré sa petite taille, Jean- not était brave et courageux. 11 ne reula pas derant la me- nace de son ennemi, et se con- tenta de Jui dire : —Oh ! je n’ai pas peur de to. Déjà les autres enfants, cu- rieux d'ass'ster xu combat qui s’annonçai , commençalent à faire cercle autour des deux adversaires, s'apprêtant à juger es coups qu'ils aliaient se por- ter, quand un nouvel acteur entra en scêne. Ce nouvel acteur, ‘Caporal”. Ce jour-là, le brave chin a- vait suivi fon jeune maitre jasqu’'à la porte de l'église, at- tendant patiemment la sortie de i’enfant pour s’en retourner avec iul. 1! venait d'entendre sa voix et de le reconnaitre au mo- ment où le gros Chiroux me- uaçait de lui faire un mauvais parti. L'intelligent animal comprit sans doute ce qui se passait, car il vint aussitôt se placer à côté de son maitre, montrant à son adversaire des crocus longs et aigus qui n’avait rien de ras- surant. —Oh ! la sale bête; s'écria celui-ci, en lançant un violent coup de pied au chien qu'il n'atteiguit pas. c'était Mais l'intention fut réputée pour le fait, car d’un bond ‘“Caporal”, qui n'avait pas la patience de son maitre, s'élanca sur le gros Vincent, le saisii par le fond de son pantalon, dont une partie lui zesta dans | la gueule, et, après l'avoir se- coué comme un prunier, je coucha tout de son long dans son ruisseau, où une boue noire et épaisse put servir d’emplà- tre au pauvre garçon pour ca- | cher les blessures que sa mal- heureuse culotte venait de re- cevoir. Dire ja joie folle et les rires inextinguibles qui gagnèrent les spectateurs de cette scène | grotesque serait impossible. Chiroux n’en demanda pas davantage. 1l avait sans doute ce qu'il lui fallait, car, sans plus d'explications, il s’'empres- sa de quitter le champ üe ba- tailie qui venait de lui être si funeste, et d’alier cacher Sa L'IMPARTIAL = un chapitre de catéchisme un peu plus long et plus difficile que d'habitude, le malheureux s’embrouilla si bien qu'il lui fut impossible &'en sortir à son avantage. En vain chercha-t-il à se reprendre : il hésita, il se répéta, et finalemevut il fit plu- sieurs fautes importantes en omettant une question tout en- tière. La rage, le dépit, la confu- sion lui firent monter le rouge au visage, et, dans ce monent, Dire toutefois que sa peine fut partagée par ses camarades serait une assertion par trop hasardée, car ceux-ci ne l’ai- maient pas et faisaient secrète- ment des vœux pour le iriom- phe de Jeannot. Une seule chance restait au malhevreux Chiroux: celle de voir son adversaire se tromper comme iui et le laisser encore une fois le maître du terrain. Mais le petit pâtre ne devait pas lui donner cette consola- tion. Quand il se leva à l’appel de son nom, ii était aussi calme et aussi tranquille que lorsqu'il partageait son goûter avec le père Laroche. Tous les yeux étaient fixés sur lui, et on eût entendu voler une mouche. Ah !c’est que pour ce petit peuple d’enfants, se passion- nant pour ce dernier combat qui devait surement décider de la victoire, l'instant était solen- nel. Plus que tout autre, le petit Jean le sentait ; mais il ne s'en laissa pas émouvoir, ét so fat ‘sv0e0 En |voix ordinaire, avec une assu rance et une süreté de mémoire parfaites qu'il füt possible de remarquer la moindre hésità- tion. Ses efforts et sa persévérance venaient enfin d’être couronné du plus légitime succès, et :il fut proclamé vainquer par M. le curé. Quand il se leva pour oceu- per la première place qu'il a- vait si bien gagnée, tous ses camarades, comme à un sigual donné, applaudirent en frap- pent dans leurs mains. au contraire, il semblait heu- reux de cette petite manifes- tion. Lorsque le silence se fut rétabli, il prit la parole en ces termes : —Mes enfants, vous venez d'applaudir au triomphe d’un il n'eùt pas fait bon se moquer | trop ouvertement de son échec. tion au travaiiet par le pro-| grès qu'il a déjà faits, tout porte à croire que le petit ber- ger, qui ne demandait jadis qu’ à savoir lire pour apprendre sou catéchisme, cst appelé à devenir un homme instruit, et peut-être—car avec le travail et la conduite on arrive à tout —\n grand savant, et un per sonnage illustre qui fera, un jour, honneur à sa famille et à son pays. Fin MUNIC Miss L. Hackett will open a class for Piano and Organ ins- truction and the Theory of Music. Lessons given at pupils’ homes if required— Terms low. Tignis, Nov. 3 rd 1896. èm MAGASIN POPULAIRE L'endroit le plus populaire et où vous trouverez le plus de satisfaction est à notre magasin. Nous tenons toujours en mains. Farine, Melasse, Sucre, Thé, qualité extra, Huile la meil- leure, Marchandises Séchès Bottes et Souliers, Groceries, Clous, Poeles, Habile- ments. etc. | le tout vendu à bas prix pour payment comptant. Nous avons aussi Coton, In- diennes, Casques de pelleterie, Drap. etc. Le plas haut prix payé pour les produits. Nous venons de recevoir des Graines de jardin, de toutes sortes : Graines de foin ,Trèfle M le curé ne les arrèta pas : | Let lentilles (veiches). Aussi : livres d'école, Frangais et An- | glais. | . J. B. Gaudet Gérant St Louis, AVIS J'ai besoin de volailles — Oies, Dindes, Poulets ete. pour lesquels je paierai le plus haut prix en argent. Aussi, Auguil- les, Eperlans,— Venez me voir JEROME J. BUOTE Little Tignish 5 Nov. 1896. PRINCE COUNTY de congé. Je lui en fais mon|honte ailleurs, se réservant de compliment bien sincère 1i à’a | prendre sa revanche plus tard, qu à continuer, et je ne déses- | Si Jamais Jeannot Iui tombait DRUG de vos camarades. Vous avez bien fait, car c’est une justice que vous avez rendu au plus père pas de le voir arriver à la prewière place. Pour aujourd’ hui, ila droit à la troisième qu’il a parfaitement méritée. Jugez du bonheur du petit pâtre en se voyant d'un seul Coup parvenu presque à la tête de ses camarades. 1] n'avait donc pas trop présumé de $es forces, et son rêve pouvait donc se réaiiser ! Oh! être le pre- mier du catéchisme, quelle joie pour lui, quel bonheu: pour ses parents si jamais il pouvait y arriver. Comme il va redou- bler d'efforts pour occuper cette place du gros Chiroux. qui jus- qu'à present a eu tant l'air de le mé priser ! — Faut pas tant faire le fier lui dit ce dernier en sortant de l'éghse ; tu n'auras pas tou- jours deux semaines pour ap- prendre ton chapitre de caté- chisme. —Ni quatre ans d’ecole, com- me toi, riposta Jeannot. ,|vantage |tout seul sous la main. | Le lendemain, notre petit |berger, continuant ses exploits, | gagna encore une place que (Silvain Bordat, qui était un aimable garçon, lui céda sans rancune, —Décidement, se dis le gros Vincent, c'est sérieux, et il n’y a pis à s'amuser si je ne veux pas prêter à rire une seconde fois à mes camarades. Pendaut huit jours de suit, ce fut un combat sans merci entre les deux enfants rivali- sant avec une ardeur sans pa- reille à qui réciterait le plus imperturbablement sa leçon. Vincent Chiroux avait l'a- | de la position acquise, jmais Jean Bertrand l’emportait |par le calme et le sangfroid ; |car, autant Celui-ci était ému et furieux au dedans de lui- studieux et certainement au plus méritant d’entre vous. Ce- pendant, ce n’est pas assez, car Jean Bertaud mérita mieux que vos appilaudissements, il mérite votre admiration. Alors le bon curé, qui était au courant de tout, raconta la charité du petit berger envers le père Laroche, et comme quoi grâce au vieux mendiant, il a- vait appris à lire en un mois, et avait ainei préparé le triomphe qu'il venait de remporter, Ce qui prouve, ajouta le digne prêtre qu’un bienfait n’est ja- mais perdu, et que Dieu re- compense souvent des cette vie les enfants studieux et charita- bles. inutile d'ajouter que le pau- vre Vincente Chiroux ne put jamais ratiraper sa place perdu et qu’il dut même se contenter jmême de se voir disputer la! | e | première place par un pauvre petit berger qui ne savait. de la troisième au jour de la première communion, Silvain Bordar Jui ayant joué la mau- — Voyez-vous ce vâcher qui |même pas lire, —du moins il le/vaises farce de passer égale- STORE The oldest and most reliable Drug establishment PRINCE COUNTY À full stock of every thing kept in a first class DRUG STORE Personal attention given toc compounding. 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Le neuvième jour de Rendu furieux par ces paro-|cotte sorte de tournoi devait les, le gros Vincent s'approcha! être fatal au gros Vincent. Dans! ace tqenre ee ment avant jui. Quaut à Jeannot, il a cédé à | un autre sa place de pâtour, au WANTED | grande chagrin de “Caporal”| . , 7" 5 P Six young men in each town to ad vertise 6 imported articles ne k | qui ne peut s’en consoler, M. le 1e ER curé, voyant les heureuses dis |{hrughout P. E, L. ; N. B. and N.S positions du cher petit, l’a pris | Good pay “+ a nee ur ses di ri Lt lo Goods and instructions for e _. ane. ot Inis commencé Ie \siiver, No stamps taken— Address. latin. | U, S Advaitis‘ng Agency À en juger par son applica- Stoneham, Mass. | Winchester Mass « w REMOVAL SALE ee — . + As we expect to vacate our present place ot business in the near future we want to reduce our stock as small as possible and will give bar- œains in every line. 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