Laç’L' ' ' 200 Fortune. Il est possible qu’il y ait eu d’autres familles dans l’Île, comme à Malpèque et à Rustico, que son équipe n’avait pas encore rencontrées. En 1768, Alexander Morris a compté 203 Acadiens, tous (les hommes seulement) engagés par les Anglais pour faire la pêche.15 Nous ne savons pas où exactement sur la baie de Malpèque était situé le premier village acadien après la Déportation. Il aurait pu être près du village de Malpèque contemporain où, en 1770, les familles acadiennes sont venues au secours des émigrants naufragés écossais du vaisseau Annabella.16 Le prochain recensement, celui de 1798, compte 675 individus dans trois communautés, Malpèque, Rustico et Fortune. Un Joe Gooday, père, est installé sur le lot 19; sur le lot avoisinant, le lot 17, on aperçoit Joe Gooday et Stephen Gooday, probablement ses deux fils aînés, Joseph et Étienne. Les terres - Le défi de possession se multiplie Dans son livre Les Acadiens de l’ÎIe- du—Prince—Édouard, Georges Arsenault écrit: «Les Acadiens se sont particu— lièrement mal accommodés du système des propriétaires fonciers absents. Gens très pauvres, sans pouvoir économique ou politique, presque entièrement dépourvus de chefs instruits, ils sont très vulnérables à l'exploitation des propriétaires ou des agents. Leur caractère indépendant traditionnel les pousse sans cesse à se chercher un “pays” où ils puissent vivre en toute quiétude, à l'écart des propriétaires et des gens hostiles à leur culture et à leurs valeurs.» Lorsque William Townsend et Edas Summers ont acheté le lot 17 en 1798, ils ont demandé aux fermiers acadiens de leur rembourser quelques années de retard dans le paiement de leurs rentes.18 Leur demande a causé le départ d’Étienne et de Joseph fils, qui se sont dirigés vers Tignish en 1799 et en 1800. Pour ceux qui sont restés sur les lots 17 et 19 dans le village connu sous le nom de Rivière—Platte, les choses se sont empirées quand, en 1804, le colonel Harry Compton est devenu le nouveau propriétaire du lot 17. Par conséquent, bon nombre d’Acadiens quittèrent le lot 17 en faveur du lot 15 et fondèrent les pa- roisses de Grand—Ruisseau (Mont- Carmel) et La Roche (Baie—Egmont) en 1812. En 1816, Compton et un groupe de ses tenanciers Acadiens sont finalement arrivés à une entente selon laquelle ils ont acheté un morceau de six mille arpents de lui pour 625 livres sterling. Parmi ceux-ci sont les deux fils de Joseph, Raphaël et François. Le nouveau village serait appelé La Belle-Alliance, aujourd’hui Miscouche. Conclusion Joseph «Chaculot» Gaudet et Marie— Blanche Bourg sont vraisemblablement les ancêtres de tous les Gaudet qui peuvent tracer leur ascendance à la paroisse de Miscouche et de plusieurs qui sont issus de la paroisse de Tignish de par leurs fils, Étienne et Joseph. Leur odyssée incroyable débuta dans ‘le village paisible et prospère de Beaubassin, les a conduits à travers des misères presque in- supportables pour se terminer ici à l’lle-du-l’rince—Édouard où, après une dernière bataille contre l'oppresseur, ils ont finalement trouvé la sécurité, la paix et la tranquillité. pp. 51 et 52. pp. 1464147. Georges Arsenault, op, riI., p. 59. Georges Arsenault, Thc lslnml Acadiens, Ragweed Press, Charlottetown, 1089, if) A.B. Warburton, A Hislory of Prince Edwimi lsluml, St. John : Bnrnes, 1923, Georges Arsennult, Les Acadiens tlt' I’Îlc', Éditions d’Amdie, Moncton, 1087, p. M. n .if—‘wm. . , . , PAGE 3l Pour ceux qui sont restés sur les lots l7 et l9 dans le village connu sous le nom de Rivière—Platte, les choses se sont empirées quand, en 1804, le colonel Il Harry Compton est devenu le nouveau I propriétaire du lot l7. "Il Il a il...