. | | RE rare + ” ét + cn il nn. ERA TEE, ur see an. - Ba LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. 4, NO. 2 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 10 MARS 1904. Il ANNEE ofn ache or si fr LA 7 send 1 seliin LEGS with man kinds. lhey will cure the worst case of head- a nervous headache, neuralgic headache diate reli‘f, are safe, pleasant and Er et ; 4 E = Er #) Ê . x DORA NES RE LE 2 y % rs Es EF LÉ CES GN ED ÊRT CAO OPA TO EE , What's the use of contirual'y making experiments y so<alled headache cures which utterly fail )) to relieve and are often dangerous to the health ? It has been proved in thousands of cases that therc is one plain, honest, natural cure for that distressing )) malady—':umfort Headache Powders. These po: itural remedies for headaches of al! È\ They afford imme- \ in à few minutes. whether it is ck hezdache. effective and have no unpleasant after elrects. 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Si donc que David se lève ur ma- tin plus de bonne heure que de cou- tume, va faire son train aux bâti- ments, revient à la maison, se fait la barbe comme un dimanche, et s'habille de son mieux. —Où vas-tu, mon homme ? que jui dit sa femme ; comme tu t'es mis faraud ! vas-tu voir les filles ? Vous entendez que tout ce qu’elle en disait était histoire de farce ; elle savait ben que son mari était honteux avec les femmes, et point carnassier pour la créature ; mais la Tèque tenait de son oncle Berui- Castonguay, le plus facieux Eile son chon corps de toute la côte du sud. disait montrant mari : bété là (vous ce n’était guère poli d’ane femme | il n'aurat souvent en vous voyez ben ce grand hé- l'excusez, dit José à son mari), eh bien jamais eu le courage de me deman- der en mariage, moi, la plus jolie créature de la paroisse, si je n'avais fait au moins la moitié du chemin ; et pourtant les yeux lui en flam- baient dans la tête quand il me vo- yait. J'eus donc compassion de ui, car ilnese pressait guère ; il est vrai que j'étais un peu plus pressée que lui : il uvait quatre bons arpents de terre sous les pieds, et moi je n'avais que mon gentil corps. Elle mentait un peu la farceuse, ajouta José ; elle avait une vache, ure taure d'un au, six mères mou tonnes, son rouet, un Coffre si plein vévrrvsver | de hardes qu’il fallait y appuyer le mélancolie empreinte de compas- | genou pour le fermer ; et dans ce | coffre cinquante beaux francs. |tout honteux dans un coin, sans |oser m'accoster : et je lui dis: Je | sais bien que tu m'aimes, grand | bêta ; parle à mon père, quit'at- tend dans le cabinet, et mets les | bans à l’église. Là-dessus, con.me il était rouge comme un coq d’Inde, sans bouger pourtant, je le poussai par les épaules dans le cabinet. Mon père ouvre une armoire, tire le flacon d’'eau-de-vie pour l’en- hardir ; eh bien ! malgré toutes ces avances, il lui fallut trois coups : dans le corps avant de lui délier la langue. Si donc, continua José, que la Tèque dit à son homme ; Où vas- tu, mon homme, que tu es si fa- raud ? vas-tu voir les filles ? Prerds garde àtoi: situ fais des aver- dingles, je te passerai en saindoux. —Tu sais ben que non, fit La- rouche en lui ceinturant les reins d'un petit coup de fouet par façon de risée? nous voici à la fin de mars, mon grain est tout battu, je m'en vais porter ma dîme au curé. —Tu fais bien, mon homme, lui dit sa femme, qui était une bonne chrétienne : il faut rendre au b.n Dieu ce qui nous vient de lui. Larouche charge donc ses poches sur son traîneau, jette un charbon sur sa pipe, saute sur la charge, et s’en va tout joyeux. Comme il passait un petit bois, il fit rencontre d’un voyageur qui sortait par un sentier de traverse. Cet étranger était un grand et bel homme d'une trentaine d’anuées. Une longue chevelure blonde lui flottait sur les épaules, ses beaux yeux bleus avaient une douceur J'en eus donc compassion, dit- : sion. Il portait une longue robe bleue nouée avec une ceinture. Larouche disait n'avoir jamai rien vu de si beau que cet étran- ger ; que la plus belle créature était laide en comparaison. —Que la paix soit avec vous, mon frère, lui dit le voyageur. —Je vous remercie toujours de votre souhaït, reprit David ; une bonne parole n'écorche pas la bou- che: maïs c’est pourtant ce qui presse le moins. Je suis en paix, Dieu merci, avec tout le monde : j'ai une excellente femme, de bons enfants, je fais un ménage d'ange, tous mes voisins m’aiment : je n’ai donc rien à desirer de ce côté-là. —Je vous en félicite, dit le voya- geur. Votre voiture est bien char- gée : où allez-vous si matin ? —C'est ma dime, que je porte à non curé. —H parait alors, reprit l'étran- ger, que vous avez eu une bonne récolte, ne payant qu’un minot de dîme par vingt-six minots que vous récoltez. — Assez bonne, mais si j'avais eu du temps à souhait et à ma guise, ça aurait été bien autre chose. —Vous croyez ? dit le voyageur. —S$i j'y crois! il n’y a pas de doute, répliqua David. | eu bien du regret, la pauvre créa- ture ! car il lui avait dit en colère : Prenez bien garde, jeune femme, de n'avoir que des enfants lou- cheux. Elle tremblait, la chère femme, à chaque enfant qu'elle mettait au monde, et elieen avait | Sujet ; car voyez-vous, le quator- zième, en y regardant de bien près, _parsit «voir une taie sur l’œil droit, —Mais, pensait toujours Larou- che en lui-même, s’il y a des mau- vaises gens qui courent les campa- gunes pour jeter des ressorts, je n’ai jamais entendu parler de saints 2m- bulants qui parcouraïent le Canada pour nous faire faire des miracles. Après tout, ce n’est} pas mon af- faire : je n’en parlerai à personne ; et nous verrons le printemps pro- chain. L'année suivante, vers le même temps, David, tout honteux, se lè- ve à la sourdine, longtemps avant le jour, pour porter sa dîme au | curé. Il n'avait besoin, ni de che- val, ni de voiture : il la portait tou- te à la main dans son mouchoir. Au soleil levant, ïl fit encore , rencontre, à la même place, de l'é- tranger qui lui Ait : — Que la paix soit avec vous, mon frère ! —Jamais souhait ne vint plus à propos, répondit Larouche, car je crois que le diable est entré dans ma maison, Où il tient son sabbat jour et nuit : ma femme ne dévore depuis le matin jusqu’au soir, mes enfauts ne boudent, quand ils ne font pas pis ; et tous mes voisins sont déchaînés contre moi. —J'en suis bien peiné, dit le vo- yageur ; mais que portez-vous dans ce petit paquet ? —C'est ma dime, reprit Larou- che d’un air chagrin. —Il me semble pourtant, dit l’é- tranger, que vous avez toujours eu le temps que vous avez souhaité ? —J'en conviens, dit David : quand j'ai demandé du soleil, j'en aieu ; quand j'ai souhaité de la pluie, du vent, du calme, j'en a- vais ; cependant rien ne m’a réussi ! Le soleil brûlait le grain, la pluie le faisait pourrir, le vent le renver- sait, etle calme amenaïit la gelée pendant la nuit. Tous mes voisins se sont élevés contre moi ; on me traitait de sorcier qui attirait la ma- lédiction- sur leurs récoltes. Ma femme même commença à ne mou- trer de la méfiance, et a fini par se répandre en reproches et 2n invec- tives contre moi. Jusqu'à mes en- fants qui prirent la part de leur mè:e ! En un mot, c’est à en per- dre l'esprit ! —C'’est ce qui vous prouve, mon frère, dit le voyageur, que votre vœu était insensé ; qu’il faut tou- jours se fier à la providence du bon Dieu, qui sait mieux que l’homme ce qui lui convient ; ayez confiance en elle, et vous verrez que vous n'aurez pas l’humiliation de porter votre dime dans un mouchoir. Après ces paroles, l'étranger dis- parut encore au pied du même coteau. Larouche se le tint pour dit, et —Eh bien, dit l'étranger, vous accepta ensuite, avec reconnais- aurez maintenant le temps que vous | sance, le bien que le bon Dieu lui souhaitez, et grand bien vous fasse ! Après avoir ainsi parlé, il dispa- rut au pied d’un petit coteau. —C'est drôle, tout de même, pensait David. Je savais bien qu’il y avait des mauvaises gens qui cou- raient le monde en jetant des res- sorts sur les hommes, les femmes, les enfants, les animaux : témoin la femme à Lestin Coulombe, qui s'était moquée, le propre jour de) ugélique, et toute sa figure, sans !$es noces, d'un quèteux qui lo1-. être positivement triste, était d’une [ de l'œil gauche ; faisait, sans se mêler de vouloir ré- gler les saisons. P. A. DE GASPE, PERE WAN{IED-—SEVERAL PERSONS OF chara er and good reputation in each state « ne in this county requir:d) tore presen. and advetise old established wealthy business house of solid finan. cial standing. Salary $821.00 weekly with expenses ad4itional, all payable iu cash each Wednesday direct from head offices. Horse and carriage furnishee when necessary. References. 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