mit tee its D. ous Qt fu > en EU 27 di. pairs À : “it - “ fs ” d pu à + L AA mia HIS dr AT MÈRES à À Æ à ee “ L Au He Lire jEle LE RS RIRE PE NE Po k + - = = Res snu “ CMETÉEE à 0 1 PRE à " Ü } . L'IMPARTIAL, JEUDI LE 17 NOVEMBRE, 1898 Notes Artistiques EOCE HOMO Au fond d'un palais du seizi- ème siècle, à Florence, dans une | galerie nue dépouillée de tout ornement, dont les murailles ne sont revêtues que d’üne simple draperie de sérge noire, il est un tableau qu'on ne montre aux voyageurs que pendant les trois derniers jours de la Semaine Sainte. Ce tableau est le chef-d'œu- vre d’un peintre inconnu, qui a dénensé pour cetie unique tra- vail sa vie éutière et qui est mort sans l’achever, assure-t-on, car il le voulait plus sublime encore et plus vivant. Sur un fond d’un bleu cru, éclatant—le bleu incomparable, d'une transparence lumineuse, du ciel d'Orient—ressort une f- gure en pied qui, à trois pas de distance, semble animée d’une vie surnaturelle. C'est un homme, debout, nu avec un lambeau d'étoffe rouge tombant de l'épaule et ramené en ceinture autour de la taille. Ses mains liées l’une à l’autre par les poignets retien- nent un roseau à lourde heuppe brune. Sa tête est couverte d'un monceau de ronces vertes, en- roulées en forme de couroane. C'est Jésus, montré aux Juifs, du haut de la terrasse du palais de Pilate, par ce juge inique et corrompu qui n’osait pas con- damner ce Justw, et qui deman- dait grâce au peuple irrité, non pour le Juste, mais pour lui. même. Le corps sacré du Rédemp- teur est d'une beauté à nulle aatie pareille ; les lignes sont pures, les membres sont gra- cieux et robustes, d'une propor- tion parfaite ; les attaches sont fines, délicates ; la poitrine est ample, les épaules, iarges, ar- rondies ; le cou délié, un peu long ; en un mot, du premier coup d'œil on voit que c’est là la plus belle des créatures sor- ties des mains de Dieu. Le visage est incomparable : un front haut, où briilent l'in. telligence et la grandeur; un nez droit, d’une forme pure : une bouche suave qui exprime la bonté idéale et la douceur sans égale du Pasteur divin; les yeux ont une couleur brune semblable à celle de la topaze brûlée. La chevelure, d'un brun cuivré, se déroule en anneaux bouclés ; la barbe un pen rare, vierge, se sépare en deux pointes. Mais comme cette merveil- leuse beauté est maintenant al- térée par la souffrauce! Quelle angoisse terr‘ble, et anssi quelle miséricorde surhumaine, dans ce regard qui daigne s’abaisser sur la fou'e en délire ! Les Jè- vres sont crispées par un sou- rire plein d’amertume et de compassion. Les joues ont la pâleur livide, blême, jaanâtre du cadavre ; des larmes brü- lantes et âcres y tracent un double sillon. et ces larmes de l'Homme-Dieu téconderont le monde. Le fiont est crevassé, bleui par place, rayé de lignes rouges, les épines de l’affreuse couronne ont percé la peau, troué les tis- sus ; les cheveux pendant em- mêlés, souillés de sang et de poussière. Un empâtement glu- ant couvre les sourcils, fino- ment arqués. Du sang partout : il suinte sur la peau, il tombe, perles de rubis, des boucles blondes ; il coule en ruisselet sur le cou et la poitrine ; il se plaque, figé, sur les épaules ; il s’amasse ep caillots ; aux lèvres de chaque plaie, et c3 corps divin est couvert de v!aies bé- antes. Ah ! comme ils ont torturé le corps du Messie, ces Juifs qui! prétendent que le Messie est à | venir et que Jésus est un cer- rupteur de la nation, un révo:- lantionnaire ou un {ou ! 1ls l'ont frappé de verges, ivres qu'ils étaient de fureur ; il n’est pas une place qu'ils n'aient meur- trie ! Leurs fouets, leurs laniè- res, leurs pointes de fer ont bri- sé cette chair, amollie par les coups, noire de sang extravasé, déchirée, frémissante et qui frissonne de froid et de honte sous l’indigne morceau de pour- pre dont ils l'ont couverte ! Dire l'expression inouie de ce visage céleste, décrire l'attitude majestueuse, le regard de sur- naturelle pitié, le sourire, na- vrant, la grandeur infinie de ce Christ vivant, trois fois saint, véritablement fils de Dieu et Dieu lui-même, ce serait l'œu- vre possible d'un poète, égal comme génie au peintre de ce tableau. Pour moi. quand je le vis, je n’éprouvai qu’un sentiment d'indiguation qui débordait en moi, comme la lave déborde du cratère incandescent ; un sent.- ment de haine satanique contre les déicides. Et je compris alors pourquoi, au moyen-âge, on persécutait avec tant de colère les descendants de ceux qui a- valent dit : QUE SON SANG RETOMBE SUR NOUS ET SUR NOS ENFANTS !… Mais, quand je revois, par le souvenir, le chef d'œuvre du peintre inconnu j'oublie le coar- roux anti-chrétien, et je ne res- sens qu’un amour immense pour l'Etre qui se montre ainsi un Jour à la meute déchainée de ses créatures en révolte, et de- vant l'expression suprême du pardon, je ne me souviens que du seul droit de pardonner, qui appartient au fils de Jésus. Charles Buet. UN PECHEUR NOYE On le retrouve pendu par les pieds au quai Chatham, N. B., 10.—On a trouvé samedi soir, à minuit, le corps de Peter Murray, un pré- cheur possèdant une certaine ai- sance, pendu par les pieds à des biliots, près du quai Ritchie. Murray était ici avec une goé- lette pour vendre du poisson, et il avait terminé ses affaires. La goélette devait partir pour Ca- raquet, où demeure Murray, à la dernière marée, samedi soir. Au moment du départ, on s’est aperçu de l'absence de Murray qu'on a trouvé mort, n- près deux heures de recherches. Murray avait été sur d'autres goélettes d’où il serait parti à six heures, dit-on pour revenir à bord de son navire. Le cadavre portait une pro. fonde blessure à la tempe droite et à ia mâchoire, comme s'il a- vait été frappé avec une brique ou avec le dos d'une hache. On ue doute pas que Murray ait été assassiné. Une enquête a été ouverte mais il n'yaeu aucun témoi- gnage contre Labare et Paulin (et non Poirier comme il est dit haui plus). On croit maintenant que Murray serait tombé da quai et aurait reçu sur un clou ses blessures qui l’aurait étourdi et que dans cet état il se sera noyé. La question des Phi- lippines L'Allemagne montrs les grosses aents Berlin.—La nouvelle que les Etats Unis demandent mainte- nant l'archipel éntier des îles Philippines a cree beaucovp d'intérêt ici. Les journaux alle- mands commentent cette nou- velle d’une façon défavorable. La “Grazette de Cologne” cri- tique sévèrement la demande des Américains à propos de la lhonteux d'avoir de semblables |ne sont munies de dents, pour & ge cession de toutes les iles Philip | pines, et dit : “Cette effronterie sans bornes doit faire rougir äe honte ies A- méricains. Ceux-ci veulent s'emparer des iles Philippines, qui sont dans les eaux étrangères et en dehors de la sphère d'influence et des intérêts de l'Amérique, où, par suite des hostilités les navires de guerre américains sont allés. Tout autre pays civilisé serait présentions à un moment où les puissances se préparent à s'oc-} cuper de la question d'un dé- sarmement général. Dans cette affaire l'Allemagne ne doit pas rester indifférente, que ce soit le pavillon américain ou le dra- peau espagnol qui flotte sur ler Philippines. “De pins, av point de vue hu- manitaire, la demande des Amé- ricains est inouie ; elle signifie qu'on cherche à sucer à l’enne- mi abattu jasqu'à la dernière goutte de son sang etne sert qu’à tenir le nom du vainqueur. Tout les sympathies du monde sont pour l'Espagne, brutale- ment jetée à terre par son ad- versaire."” La “Gazette nationale” fait re- marquer que, entre les mains des Américains, les iles Philip- pines deviendraient d’une im- portance commerciale immense, d'une importance telle ‘que toutes les puissances ayant des intérêts en Extrême-Orient sont obligées de considérar sérieuse- ment.” 1ls'ensuit que la “Ga- zette nationale” pense que quelque puissance pourrait s'op- poser au changement de pro- priétaire. La ‘Gazette de Voss” blâme les Etats-Unis de leur avidité et la “Gazette allemande” trai- te la d: mande des Etats-Unis de pièce d'impudence yankee caractéristique. Le journal de- mande à l'Eurepe de mettre ie holà pendant qu'il en est enco- re temps.” Au Pole Nord On a imaginé bien des façons de se rendre au Pôle Nord, mais il paraît qu'aucune de ces fa- çons n'ést la bonne, puisque jusqu'à présent aucun explora- teur n'est parvenu à ce point ex- trême de notre planète, si l'on peat dire qu'il existe sur une sphère un point qui soit plus “extième” que les autres. Nien bateau à voile, ni en bateau à vapeur, ni en traineau, ni en ballon, on est oncore arri- vé à ce point terminus. Quel- ques explorateurs s’en sont ap- prochés : ils ont tourné autour du pô...le, mais aucun n'y est arrivé. Bien entendu, les inventeurs ue se découragent pas, et l’un d'entre eux s'est dit que puis- que décidément on ne pouvait parvenir au Pôle en passant sur la glace, le plus simple était d’'assayer d'y arriver en p+ssant dessous. Cet inventeur, M. A. Crush, a exposé son idée l’autre jour dans une séance de Ja “John Hopkins University’, 11 a fait le plan d’un bateau spé- cial avec lequel il se vante de pouvoir atteindre le Pôle Nord en passant sous les banquises. Un autre explorateur, M. Mulkey, fidèle au vieux jeu, s’obstine à gagner le Pôle en passant par la route ordinaire. mais en se servant, pour avan- cer sur la glace. d’un véhicule tout à fait spécial. Ce véhicule est une construction particu- lière. Les roues de cette machi- mordre sur la glace, et l'avant est garni d’un éperon qui éven- trera les obstacles. Elle sera ac- tionnée par le gaz, et remorque- ra, assure-t-on, quarante millions de kilos de provisions sur des pentes de 90 degrés. Rien que M. Mulkey compte partir! pour le Pôle Nord le 4 décem- bre prochain, avec quelques a- mis. REMEDE 1INFAILI1BLE POUR KAGUERISON DU CANCER mn, On annonce d'Athènes qu’un médecin de province nommé RÉPARER ERA es MAR RS) ARR ie. ébe datée attty à PR ee Re RO os Sn OP 3. I NO Er as à 2: ALLEZ-VOUS BATIR ? LPS, LS ublic du Comté de Prince que nou cessaire à la coustrustion Ges ge s sommes nous désirons informer 'e P dans une position de fournir tout ce qu'est n6 Batisses. 4 Si vous vous proposez de batir, venez nous voir et re De Vous noue trouverez préts à fournir toutes espèces de matériaux de 78 leure qua ité MECHANICS MUNAFACTURING CO., LTD Poulopoulos a trouvé un re: mède infaillible pour la guéri- son du cancer. Le decteur Poulopoulos avait écrit, il y a quelque temps, à plusieurs sommités médicales d'Athènes, leur annonçant la découverte. On ne fit pas d'a. bord attention, mais sur ces ins- tances, le docteur Pou:opoulos fut invité à se rendre à Athè- nes, où on lui confia deux mala- des atteints du cancer et même dans un état tellement avancé que toute épération a été jugée inutile par les meilleurs chirur- giens de la capitale hellénique. Le docteur Poulopoulos com- mença l'application de son trai- tement à l'hôpital civil d’Athe- nes et la marche de la maladie était suivie tous les jours par plusieurs médecins. Or, quel ne fut pas l'étonnement de ses mé decins en constatant au bout de quelques jours une amélioration sensible dans l’état des mala- des ! Le cancer diminuait à vue d'œil et des chairs saines rem- placaient la partie atteinte jus- qu’à présent par le terrible mal Après un traitement de quelques semaines, les deux maiades ont quitté l'hôpital complètement guéris, Ce miracle a été obtenu au moyen d'une poudre très fine faite avec une plante inconnue et dont on saupoudre simple- ment tous les jours la partie du corps atteinte par le cancer. Le docteur Poulopoulos affñ:- me très modestement que le mérite de cette merveilleuse découverte ne lui appartient pas. Le remède était connu depuis longtemps parmi quelques pay- sans de Messenie, dans le Pélo- ponése. Il n’a fait lui que l’em- prunter à ces paysans, et il l’ex- périmenta avec succès sur plu- sieurs malades. Il est question de soumettre à l’Académie de médecine de Paris ce cas extraordinaire de la guérison radicale du cancer. Ou dit même que le docteur Poulopoulos viendra tout ex- près à Paris, muni des certificats des premiers médecins d’Athè- nes quiont constaté l’cfficacité de l'application de ce remède. Les Rayons X ET LES POULES C'est un Américain qui a tin giné l’applicaticu des rayons X à l'industrie. Possesseur d'une vaste ferme où il élève quelque chose comme quiuze ini! e pou- les, coqs et poulets, notre hom- me avait remarqué, comme tout le monde, que sur cinq poules, en moyenne, se trouvait une mauvaise pondeuse De là, perte dans les bénéfices. 11 a eu l’idée, aiors, de soumettre ses pension- paires à l'épreuve des rayons cathodiques qui lui ont fait dé- couvrir certains vices de confor- mation chez les sujets aux pro- duits moins bons ou moins nombreux. Voilà bien de l'élevage 1n- tensif. On peut examiner ainsi de trente à quarante bêtes par heure. Les mauvaises pondeu- ses sont venduts aussitôt en- graissées, et voilà une augmen- tation de production de vingt- cinq pour cent ! Vous verrez qu'avec ça on va leur découvrir des dents ! kRipans Tabules assist digestion. Ripans Tabules: pleasant laxative. cela ! + up Ripans Tabules cure liver troubles. bégrtr 2e Oct. 14th 1896. G W. ROBINSON MGR WELLINGTON STORE NEw Go0pS NEW (GOODS We invite the public to leok through eur stock. We know you will be pleased with both quality and price. 1n fall and winter Goods we have a stock which cannot ba excelled. THE NEWEST AND LATEST IN THE MARKET. Ready made clothing, Boots and Shoes, Hats, Caps, Gent‘s Furnishing, etc. We take ail kinds of produce in exchange for goods. We pay the highest market prices. J © ARNENAULT & NON WELLINGTON SIOVES ALL KINDN Farmers‘ Boilers, Plow metals, Pumps, Horse Shoes, Nails, Iron, Steel, Glass, Locks, Knobs, Horse Rugs, etc. AT LOWEST PRICES Brace McKay & Co. TELEPHONE CONNECTION SUMMERS DE, FE. EE ISLAND Sept. 22nd. 1898. 4 IMAGINER That the Bicycle Season is nearly over ? We have three months of the best riding of the season, and il you are not already supplied with a wheel, you have only to calt on us and we can sell yov a RED BIRD —Or a— MASSET-HARRIS For a small} amount of money They are up to date wheels We are up to date people We can supply you with anything you want ‘n this line We can repair ay part of your whel We are the oniy people of this Island who can supply allthese wants 2 dt We are the people you should patrouize. Rogers and Rogers= PRINCE COUNTY BICYCLE DEPOT Summerside, July 28th 1898. nai shéht de Mat A de age Lite mon LÉ Ro SE a da CPR to Li